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ninilechat
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3,5
Publiée le 30 novembre 2019
Pari presque réussi que de marier un documentaire sur la préparation des spationautes à la Cité des Etoiles et une histoire de mère, une histoire de femme filmée par une femme hyper douée: Alice Winocour (Maryland, Mustang, Augustine...)
Sarah est choisie pour participer à une mission dans la station spatiale. C'est le rêve de sa vie, l'aboutissement de tous ses désirs d'enfants. On redécouvre Eva Green, débarrassée de son maquillage charbonneux de sorcière en rut.... on s'aperçoit qu'elle a finalement un visage quelconque, mais tellement plein de charme! Et que c'est une excellente actrice, une fois les oripeaux de sex-symbol retirés.....
Mais voilà, Sarah a une petite fille d'une dizaine d'années, Stella, (la talentueuse petite Zélie Boulant-Lemesle), qu'il va falloir confier pour plusieurs mois au papa dont elle est séparée, un bon gros nounours allemand, astrophysicien qui travaille lui même pour l'agence spatiale européenne (Lars Eidinger). Et mère et fille sont tellement fusionnelles....
On suit donc Sarah dans sa préparation (Thomas Pesquet a supervisé, alors ça doit être réaliste) avec ses deux camarades de mission, l'expérimenté Anton (Alexei Fateev) et le bon macho américain, Mike (Matt Dillon) pas trop ravi de coopérer avec une nana.... Et de fait, Sarah a souvent la tête ailleurs. Et c'est en cela que je reste partagée. Un peu trop mère, pas tout à fait assez pro, l'avant dernière scène frôle le grotesque.
Le générique de fin nous donne à voir toutes ces spationautes qui ont été en même temps des mères, parfois de trois enfants.... il y en a bien plus qu'on ne le pensait! Dont notre Claudie Haigneré nationale, mais je me demande si elle n'a pas eu son bébé après la fin de ses missions.
Elever seule une fillette de 7 ans quand on est une femme astronaute n'est pas simple, surtout quand on vient d'être choisie pour effectuer un voyage d'un an vers la planète Mars. Tout l'intérêt de ce film réside dans cette relation mère-fille et dans le combat que va mener cette maman pour garder une forte complicité avec son enfant malgré l'éloignement lié à un entraînement pré-mission exigeant. L'ambiance est très intimiste et l'histoire totalement centrée sur ce lien maternel mis à mal par les événements, la préparation pour cette expédition spatiale n'est qu'une toile de fond bien fade. Certes, Eva Green est excellente, mais on peut tout de même être déçu par un scénario sans grand relief et sans vraie émotion. Finalement, comme dans l'espace, cette oeuvre possède quelques belles étoiles perdues dans une immensité froide et vide... Site www.cinemadourg.free.fr
Proxima est donc une vision du voyage spatial très terre à terre. La cinéaste parle de l'infiniment grand avec des ressorts très intimes. C'est une histoire puissante d'une relation mère/fille obligée de couper le cordon. Eva Green est parfaite de précision.
En dehors de la prestation d'Eva Green qui est irréprochable et celle de la petite fille ( enfin un enfant qui joue bien!), je suis très déçue de ce film. La femme est encore cantonnée au cliché de la mère inquiète qui se laisse envahir par ses émotions alors même qu'elle prépare un voyage dans l'espace, alors même que le père semble parfaitement s'occuper de leur enfant. Dans ce cas pourquoi ses deux coéquipiers ont il une attitude plus professionnelle ? Le propos du film est il de dire que les femmes ont par nature une attitude différente de celle des hommes face à la vie? Le propos du film me semble très genré, je suis surprise. Sans parler de l'ambiance tristounette à souhait. Le moment que j'ai préféré est celui du générique ou l'on voit les vrai astronautes féminines défiler a l'écran.
Film répondant à son synopsis, il fais sortir des sentiers battus en proposant un film sur le sujet du voyage dans l'espace autre qu'un film se passant dans l'espace et avec de l'action. L'intégralité du film se passe donc sur terre et expose la préparation physique et mentale d'une mère de famille se préparant pour un voyage sur Mars de 1 an et des difficultés que ça engendre chez elle et sa fille en termes de séparation de longue durée et d'inquiétude. On la voit donc évoluer entre protocoles d'avant mission d'entrainement intensif et préparatifs familiaux pour s'assurer que tout se passera bien pour sa fille qui vivra désormais avec son père (dont la mère est séparée mais en bon terme), inhabituée car n'ayant jamais coupé le cordon avec sa mère. Il n'y a PAS d'action dans le film. C'est un film sur la dureté du métier d'astronaute et les relations sociales. Eva Green et l'actrice de sa fille sont convaincantes et le film ne perd pas en efficacité niveau émotions. On voit également les rapports hommes-femmes dans ce métier et le travail supplémentaire que ça demande; Sarah est à cran mais ne baisse jamais les bras pour poursuivre son rêve: explorer Mars de ses propres yeux. Quelques incohérences ont été notées.
Quand il s’agit de filmer des spationautes, les réalisateurs privilégient le temps de la mission, du voyage dans l’espace, plutôt que ce qui précède. C’est pour le choix inverse qu’a opté Alice Winocour. Ce n’est qu’à la toute fin du film qu’elle nous montre la fusée décollant de la base de Baïkonour pour un voyage spatial qui doit durer une année et dont on devine au cours du récit qu’il n’est pas sans risque. Or, à l’intérieur du module spatial, il se trouve trois astronautes, deux hommes et une femme, Sarah Loreau (Eva Green), qui est mère d’une petite Stella (Zélie Boulant-Lemesle), une enfant de sept ou huit ans, dont il faut donc qu’elle se sépare. C’est comme s’il fallait couper une deuxième fois le cordon ombilical, sauf qu’il s’agit d’une petite fille qui est en âge d’exprimer ses réactions et qui, on le conçoit volontiers, a du mal à accepter que sa mère puisse la laisser pendant une durée si longue. Tout l’intérêt du film se concentre d’ailleurs sur ce point particulier. Les séances d’entraînement de Sarah ont certes quelque chose de spectaculaire, mais on ne peut les regarder sans ressentir une impression de déjà-vu. Même si les cinéastes préfèrent filmer le temps des voyages spatiaux, ils nous cependant déjà fait voir plus d’une fois des séances d’entraînement, cela n’a rien d’original. Ce qui donne sa particularité au film d’Alice Winocour, c’est donc le regard de l’enfant. Comment faire comprendre à une fille de sept ou huit ans qu’il va lui falloir se séparer de sa mère ? C’est d’autant plus compliqué que celle-ci vit seule, séparée de son ex-mari, à qui il faut bien néanmoins confier la garde de Stella. Alice Winocour a, fort heureusement, évité toutes les scènes de pathos. Il lui suffit de peu pour faire ressentir la peine ou l’incompréhension éprouvées par l’enfant : son visage aux grands yeux interrogatifs, une séance de préparation sous l’égide d’une accompagnatrice dévolue à ce service, la mère et l’enfant séparées par une vitre… Tout au long du film, on ne peut que s’interroger. Sarah est passionnée par son métier, elle désire depuis longue date effectuer un voyage spatial, on le comprend fort bien. Mais le fait d’être mère d’une enfant de huit ans ne devrait-il pas l’emporter sur toute autre considération ? La réponse est peut-être qu’il faut que la petite fille accepte que sa mère soit habitée par cette autre passion : aller vers les étoiles et la laisser, pour un temps, sur terre, elle qui est, elle aussi, une étoile (Stella) !
Un conseil , lisez bien le scénario avant d'aller voir ce film car vous risquerez vite d'être rattrapé par l'ennui : une histoire de maman qui doit faire avec sa fille , quelque peu désorientée , et un ex mari un peu perdu et pas très responsable . A part ça c'est un bon film ...
Je m'attendais à un film sur l'espace, il s'agit d'un film de relation mère/fille dont la mère va dans l'espace. Alors oui, c'est un bel hommage aux femmes astronautes mais quand on appelle un film Proxima on pense en premier à un super voyage dans l'espace...
Après Augustine et le formidable Maryland, j'attendais Alice Winocour au tournant. La bande-annonce ne m'avait pas emballé plus que cela. Mais le thème + Eva Green + Matt Dillon étaient on ne peut plus alléchant. Le résultat est au delà de mes espérances. Sur un sujet spectaculaire, voilà un film intimiste, sans esbroufe, sans effets spéciaux, sans pathos. Mais chargé d'une magnifique émotion. Très vite, on se fiche un peu du voyage vers Mars, pour se focaliser sur la relation entre la mère (formidable Eva Green, un de ses meilleurs rôles bien loin de chez Tim Burton) et sa petite fille (très convaincante Zélie Boulant-Lemesle pour sa première apparition l'écran). Le tout est fait avec un tact et une douceur qui contraste avec l'ambiance virile et machiste du projet (bien pire dans la réalité selon la réalisatrice). Une mise en scène et une écriture des plus simples et des plus délicates, où les caractères et les états d'âme des personnages sont parfaitement soulignés. Le tout sur un rythme assez lent mais jamais ennuyeux, accentué par le fait que tout a été tourné sur les lieux même et dans les installations (l'agence ESA, la Star City de Moscou et Baikonour) où se dérouleraient les faits décrits ici, aucun décor n'a été construit pour l'occasion. Il ne faut pas chercher de scènes spectaculaires ou dans l'espace ici, il n'y en a pas. L'essentiel de l'intrigue se passe pendant les préparatifs du vol mais le suspens reste entier, partira, partira pas ? Le tout dépourvu de ce qui aurait alourdit un film américain, une intrigue amoureuse et/ou un père absent. Au final, un magnifique portrait de femme, bouleversant, féministe, puissant, intimiste, tout autant qu'un formidable hommage (on en voit défiler quelques unes sur le générique de fin) à toutes ces héroïnes de l'espace qui doivent se battre deux fois plus pour atteindre leur rêve. Un côté très documentaire pour un drame familial déchirant mais simple. Et une réalisatrice, après un formidable deuxième film, une fois n'est pas coutume, qui confirme. Une belle surprise et une belle réussite pour l'un des meilleurs films français de l'année.
Ou la conquête de l’espace vu sous l’angle maternel ! Bon, dit comme ça, on ne s’emballe pas ! La conquête spatiale, par le petit bout de la lorgnette ? Deux parties ou deux thèmes centraux: - après la sélection des cosmonautes: la préparation, l’entrainement physique, la surveillance médicale,presque documentaire. - la Maman, qui se prépare à quitter sa petite fille, avec tous les problèmes psychologiques (vais-je revenir? j’abandonne ma fille) et de la petite fille (Maman préfère l’espace à sa fille). Une approche singulière qui fait l’intérêt du film
Alors que la plupart des films traitant des voyages dans l'espace sont loin d'être terre à terre (logique !) et contribuent à l'image quelque peu enjolivée de l'espace, ce film a le mérite de rappeler la difficulté et les conséquences pour devenir astronaute. Et c'est loin d'être une sinécure ! Il faut être à la fois très intelligent, très fort physiquement, très fort mentalement et très fort socialement ( un surhomme ou une surfemme en fait). Après avoir vu ce film, on a d'autant plus de respect pour ceux qui sont à la fois assez forts et assez fous pour être arrivés jusque là. Chaque enfant rêvant de devenir astronaute devrait voir ce film ! S'il n'a pas changé d'avis à la fin, c'est déjà bon signe ...
Vraiment un mauvais film. Il ne se passe rien. Insipide. à part la petite fille qui joue son rôle comme elle peut, Eva Green est n'est pas crédible, ni dans son rôle d'astronaute, ni dans son rôle de mère.
Un très beau film tout en finesse qui rend hommage aux femmes astronautes qui sont avant tout des mères. C'est émouvant et touchant, très bien dosé. On suit Eva Green avec plaisir dans ce nouveau rôle qui lui va parfaitement. La jeune actrice qui lui fait face est très bien choisie également. Un très bon moment et une superbe découverte !
Je suis mitigé après ma séance. Eva Green est magnifique, le reste du casting passe bien mais n'arrive pas à la hauteur d'Eva. La bande annonce donne très envie (adorant les films sur les astronautes et l'espace) mais cette relation Mère-fille est trop présente et par moment agaçante. Je n'y suis pas du tout rentré dans le film.
"Proxima" est avant tout une comédie dramatique familiale dont la trame principale reste la relation mère-fille. La cinéaste s'intéresse moins à la préparation technique qu'aux relations de l'astronaute femme avec ses collègues masculins, elle doit s'imposer comme telle alors que son instinct maternelle ne lui facilite pas la tâche. Idem pour la relation mère-fille, si le personnage principal reste Sarah, jamais on oublie l'angoisse de Stella de perdre sa maman. Par contre, on se demande pourquoi avoir ajouter au drame des petits handicaps à Stella ?! Superflus en tous points (pas un handicap, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !). Le film est d'une justesse et d'une subtilité rare sur ces sujets (mère-fille, maman au travail). A voir et à conseiller. Site : Selenie