Avis : Green Book : Sur les routes du sud - Page 6
Green Book : Sur les routes du sud
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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2019
Un très bon film , les deux acteurs principaux sont justes incroyables, les dialogues sont subtils, élégant, drôle et poignant en même temps , à l'image de ce pianiste incroyable. Ce film nous donne envie d'être digne et maître de nous-mêmes face à toutes les injustices de la vie. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film au cinéma donc je vous le conseil vivement vous ne vous ennuirez pas , vous passerez un bon moment et en même temps on apprend beaucoup de choses sur cette période terrible qu'était la segregation aux USA.
Ce merveilleux film retrace l'extraordinaire rencontre entre deux hommes que tout oppose dans une Amérique encore très ségrégationniste. Cette histoire vraie (souvent drôle) nous emmène dans un road-movie musical combinant blues et jazz, elle constitue aussi un excellent remède à la bêtise qui découle de l'absurdité xénophobe...
un vrai chef-d’œuvre tout est parfait. les acteurs. les reparties. la musique. l’ambiance et cette merveilleuse amitié qui a eu du mal à partir mais qui est entièrement ancrée entre les 2 protagonistes. on a du mal à ne pas applaudir à la fin du film.
Peter Farrelly a beau réaliser un drame sur un sujet très fort, il n'oublie pas de faire rire son spectateur. En effet la comédie est l'élément central de Green Book. Ajoutez à cela deux comédiens en état de grâce et vous obtenez un film qui tutoie la perfection.
Un film qui semble léger car quant on sort de la séance on se sent bien, apaisé. La prestation des deux acteurs est excellente. L’histoire est dédramatisée grâce à des dialogues et des situations remplies d’humour, de tendresse (parfois émouvantes). Quoi qu’il en soit ce film est profondément humain et ne tombe (presque) pas dans le patos. Malgré des scènes tres américains c’est réussi
Juste une très belle histoire, ne passer pas à coter de ce film magnifique loin des effets spéciaux, batailles et autres histoires de héros actuel. Une belle leçon de vie sur une époque pas si lointain, ou grâce à quelque hommes les mentalités ont changés
Gentille fable sur l'air (historique : ségrégation) du "racisme, c'est pas bien" - et c'est même ridicule. Quand l'intello, c'est le Noir, et le prolo, un "petit Blanc" : tous deux presque trop "beaux" (archétypaux), pour être vrais (et pourtant, les personnages ont existé...). Gentille fable (avec figures imposées, et morale appuyée), mais virant carrément (et rapidement) à la bonne grosse daube édifiante.... Scénario défaillant donc, et interprétation caricaturale (Mortensen, surtout). On reste confondu devant les 3 Oscars récents décrochés par ce médiocre opus (dont celui du "Meilleur Film"), par un Farrelly en rupture de tandem fraternel, et de verve comique. Cherche (en vain) quelque raison de ne pas mettre la plus basse note possible....
Le film raconte l histoire d un chauffeur blanc et d un pianiste noir que tout oppose. Le pianiste est propre sur lui même, raffiné ... tout le contraire du chauffeur italien. J ai bien aimé le film, les repliques sont hilarantes. On traite le grave sujet du traitement reservé aux noirs americains à une époque sombre de l'Histoire. Les scènes sont bien tournées et chacun des personnages est utile afin de bien cerner la personnalitée du pianiste et du chauffeur.on voit aussi la force qu emploi le pianiste afin de changer les mentalités.
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3,5
Publiée le 4 mars 2019
Un voyage sur la tolérance au cœur de l'intolérance. "Dumb and Dumber", "Mary à tout prix", "L'amour extra large", "Hall Pass". Quand on voit les précédents films de Peter Farrelly, on peut s'étonner de le retrouver à la tête d'un tel projet et pourtant c'est une réussite. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il avait l'habitude des comédies sympathiques, mais plutôt basiques alors qu'ici, il nous propose un vrai feel good movie avec un beau message de fond. Tony et Doc sont deux personnes différentes qui vont apprendre à se découvrir durant ce trip au cœur de l'Amérique profonde. On pourrait croire que c'est un voyage à sens unique avec le cliché du raciste qui va voir ses préjuger évoluer, mais non, le voyage va profiter aux deux. Tony va se rendre compte qu'il a plus de choses en commun avec Doc une fois loin de son quartier tandis que ce musicien talentueux va enfin trouver sa place, lui qui n'était accepté par personne, car mal compris par les uns et rejeté par les autres en raison de sa réussite et de sa façon d'être. Une ode à la tolérance qui place les personnages face à des actes de racisme communs à une époque où la ségrégation était normale et autorisée. Le schéma du film est toujours le même avec le trajet, l'arrivée dans une nouvelle vie, l'hôtel, le concert et une nouvelle difficulté, ce qui est un peu dommage, mais heureusement, on ne ressent jamais de lassitude. Viggo Mortensen et Mahershala Ali sont excellents et portent tout le film. Leur duo fonctionne à merveille entre humour et leçons de vie. C'est ce qui fait le charme de "Green Book", un film au sujet fort avec un traitement léger, mais aussi intelligent. Si je ne suis peut-être pas aussi emballé que le grand public, il faut reconnaître que c'est un bon film avec de très beaux moments.
Avouez que le projet avait de quoi intriguer : l'un des frères Farrelly s'attaquant à un drame sur la ségrégation sous la forme d'un « Miss Daisy et son chauffeur » masculin... Pourtant, très vite Peter sait nous convaincre du bien-fondé de sa démarche : si la mise en place est un peu longue, elle permet de poser solidement les bases et de présenter ce duo que l'on va rapidement apprécier grandement, justement parce qu'ils ne sont pas trop parfaits, chacun « complétant » l'autre par ses qualités et ses défauts. Cela pourrait être longuet, ça ne l'est jamais vraiment. Classique, oui, indéniablement. Mais au sens noble du terme, comme pouvait l'être les films de Frank Capra, par exemple. Le réalisateur parvient toujours à relancer l'intérêt par une situation, une révélation, si bien que nous sommes toujours en mouvement, dans la voiture, bien sûr, mais aussi dans le récit. On y croit, pas seulement parce que c'est une histoire vraie, mais parce que les dialogues sont bien écrits, que la relation entre les deux hommes est loin de se limiter à un simple plaidoyer pro-tolérance, même si c'est en grande partie l'idée, surtout dans l'Amérique de Trump. Oui, c'est consensuel, sans réelle surprise, c'est vrai. N'empêche, il serait dommage de ne pas apprécier ce « Green Book » écrit et réalisé dans les règles de l'art, belle histoire d'amitié menée avec élégance par un duo Viggo Mortensen - Mahershala Ali impeccable : Oscar du meilleur film ? C'est discutable mais me concernant, il n'y a pas de scandale.
Un duo d’acteurs fabuleux. Étonnante prestation de VM en italo-americain!!!! Le sujet est fort et le film est d’autant meilleur qu’il nous fait rire très souvent. L’histoire est belle ainsi que l’amitié profonde qui est née de cette rencontre. Un beau film émouvant mais également musicalement.
«Le génie ne suffit pas, il faut du courage pour changer les mentalités.» Le périple d'un pianiste noir et de son chauffeur blanc dans le Sud ségrégationniste au début des années 60. Un road movie qui manque un peu d'intensité, mais d'une grande humanité, doté d'une belle mise en scène et servi par un duo d'acteurs qui fonctionne bien. Oscar du meilleur film.
En lice pour les Oscars et favori dans plusieurs catégories, "Green Book" captive notre attention via son road-trip à travers les Etats-Unis des années 60, à la fois grave et drôle, et superbement campé par son tandem d'acteurs. Leçon de vie incroyable qui apprend à accepter l'autre dans sa différence dans un contexte de ségrégation, ce film s'avère bien plus subtil et complexe dans l'amitié naissante entre ces deux êtres que tout semble opposer. En effet, de leur couleur de peau jusqu'à leur rapport au monde, ces deux hommes n'ont apparement rien en commun. L'un est un pianiste talentueux, un brin prétentieux, avant-gardiste, cultivé et ayant des goûts de luxe : Mahershala Ali est très surprenant dans ce rôle, sensible et très loin de ce qu'on a pu voir de lui jusqu'à présent. Tandis que l'autre, lui, est bon-vivant, débrouillard, franc-du-collier, vivant l'instant présent à 100%, xénophobe aussi. Viggo Mortensen, dans ce rôle, est totalement transformé et bluffant de conviction tant il est méconnaissable. Dans cette voiture les menant de concert en concert, ces deux spécimens vont confronter leurs principes pour mieux s'apprivoiser. Cette curieuse cohabitation fait l'objet de joutes verbales succulentes, tantôt émouvantes, tantôt cocasses, mais toujours sincères. Ce beau tableau semble fabriqué de toute pièce afin de véhiculer une belle morale de tolérance gratuite. Mais quand on sait que cette histoire est vraie et que le fils ainé de Vallelonga (le personnage de Mortensen) a co-écrit le scénario pour préserver une authenticité, "Green Book" touche en plein coeur ! Car ce récit de presque 60 ans fait écho à notre société actuelle, de la politique de Trump jusqu'aux immigrés en Europe. Ce regard en arrière requestionne nos aprioris, nos barrières, nos craintes et nos idées toutes faites. Les scènes où un homme ne peut manger dans un restaurant ou essayer un simple costume dans une boutique parce qu'il est noir font résonner efficacement les notions d'égalité et de droits en nous. Donc oui, "Green Book" est humaniste mais ne nie pas la terrifiante réalité qui est la nôtre. On ne peut que respecter le réalisateur de comédies faciles Peter Farrelly qui prouve ici son talent en signant son meilleur film.