Celle-ci va être très longue, très longue; très très très longue...
Tout simplement, pour moi, le meilleur film de l'histoire (pour moi), ce chef d'oeuvre contient tous les atouts et caractéristiques d'une merveille, d'une oeuvre intemporelle et immortelle, une oeuvre grandiose et merveilleuse.
J'avais déjà vu des nombreuses fois ce film, mais dans cette course aux Oscars j'ai dû, avec grand bonheur, y retourner. Se fut la première fois que je ressenti tant d'émotions, de passions et de joie devant un film, bien plus qu'avant. J'ai eu cette impression de vivre un moment hors du temps, un moment si fort, si pesant mais si humain et vivant, ouahh. Dès le début, avec cette musique, on sait qu'on est parti pour vivre l'Histoire, l'histoire du cinéma, et jusqu'au bout on est émerveillé, subjugué par tant de perfection, de chaleur et de frénésie.
On assiste au plus grand duo (avec Rain man) du cinéma. Cette combinaison est extraordinaire et semble magique voir irréelle. Les deux s'apportent tant, l'un donnant de la confiance, du courage et de l'envie, l'autre de la subtilité, de l'amour et de la compassion. Ce film est une leçon de vie, il nous montre comment la sociabilité, l'acceptation, la gentillesse sont essentielles et si importantes dans notre société. Parti avec des préjugés immenses, que ce soit le racisme anti-noire ou la discrimination envers les personnes plus pauvres issues d'une classe sociale différente. La manière dont ce film nous transmet l'amitié et la découverte de soi et unique et si singulier. La fin le montre parfaitement, on commence avec un Tony qui semble inférieur, qui doit assister le Docteur pour finalement un bouleversement des rôles, ou en tout cas un équilibre et une égalité admirable et angélique, on est tous des êtres humains.
La sujet du racisme et de la discrimination est traité d'une justesse choquante. On se rend compte à quel point l'effet de groupe, le fait d'appartenir à une communauté peut venir annihiler son propre jugement. Cela entraîne une fermeture sur le monde, une impossibilité d'accepter l'autre sans le juger, sans le mépriser. Or, dès que les deux personnages se retrouvent seules, ils se rendent compte à quel point l'amour peut prévaloir, à quel point ils peuvent apprendre l'un de l'autre et c'est si beau. Bien sûr, pour nous transmettre ce message il faut bien plus qu'une intrigue, il faut des acteurs merveilleux (les deux auraient dû avoir l'oscar), il faut une BO pertinente et quelle BO, tout bonnement incroyable, elle nous rend si joyeux et accentue magnifiquement les moments d'exaltations ou de tristesses, une BO légendaire. Il faut aussi des images, un rythme particulier pour qu'on vivent à la perfection le scénario et que dire de ce road movie, les couleurs sont généreuses et réchauffantes, elles vont parfaitement avec la beauté du piano, avec la beauté de cette relation...
Cette opposition est si émouvante, on finit ce film avec un sourire à la Joker, quelle oeuvre. La manière dont ce film finit, je le répète, est parfaite. Les deux ont tant appris en deux mois, ils ont tant changer, se sont humanisés, ont réussi à mettre de coté tous les préjugés pour créer une relation unique et irremplaçable. Entre le racisme assumé du début avec les verres et l'acceptation magnifique de la fin avec la scène de noël, vraiment que dire. De voir le docteur Shirley sortir de la solitude, sortir de cette renonciation à la vie, cette renonciation à la découverte, à la passion et à l'amusement est sublime. Plus le film avance, plus on s'attache, plus le film avance et plus on le comprend, plus on comprend l'ampleur qu'est le racisme aux Etats-Unis et partout dans le monde à cette époque et toujours de nos jours. Cette hypocrisie crasse et raciste des hommes blancs des états du sud fait de la peine et fait honte à l'espèce humaine, toujours bon de rappeler que de ne pas aimer l'autre simplement pour un aspect physique et peut être la chose plus inhumaine et stupide qui existe. Leur relation a commencer sur cette opposition des classes et de couleur pour finir sur une relation sentimentale fondée sur une histoire, une tendresse que tout homme devrait manifester durant sa vie.
Bref, je pourrai continuer comme ça pendant très longtemps, entre l'attachement qu'on éprouve à l'égard de Tony avec sa manière de protéger de défendre le Docteur, cette présence qui rassure qui nous autorise à oublier le racisme. Mais aussi le rôle de Delores qui apporte cette humanité initiale, qui illumine le film du début à la fin, qui vient confirmer et affirmer le changement de Tony, un changement qui représente un espoir si fort et si puissant pour toutes ces communautés qui n'arrivent point à s'aimer à cause des préjugés. Finalement ce n'est pas un blanc et un noir qui ont réussi à s'aimer, c'est bien deux hommes identiques et passionnants qui ont réussi à faire prévaloir l'amitié sur les préjugés. Je vais m'arrêter là mais je pense bien que je pourrai regarder ce film infiniment tellement il est beau est réconfortant, si je pouvais j'aurai mis dix étoiles sur cinq et je le pense sincèrement.