Les Chatouilles
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419 critiques spectateurs

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Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 638 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2018
Un coup de poing dans le ventre. La respiration coupée. Et beaucoup de mal à la retrouver…
Et pourtant n'allez pas croire que les "chatouilles" soit un drame larmoyant, pessimiste et moralisateur. Tout le contraire. Cette œuvre peut être joyeuse, souvent déconcertante et imprégnée d'un grain de folie. Mais le crime originelle rôde et étouffe le spectateur progressivement. Il faut solder le passé pour revivre. La puissance du scénario, la qualité de son écriture, l'originalité de la mise en scène structurent efficacement le film et le rende inoubliable.
Sans oublier une interprétation globale exceptionnelle, avec des acteurs/actrices totalement engagés dans leur personnage respectif. Mention spéciale à Karine Viard, au sommet de son art.
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Un film très dur des actrices de marques mais un film qui montre aussi les tabous de l abus sexuelle que soit familiale ou sentimentale un scénario quand même décousu
Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2018
Le sujet (la pédophilie), dans toutes ses composantes et le mal endémique qu’il provoque, la mise en scène, hyperactive qui mêle la danse et la fantasmagorie, tout un ensemble de propositions cinématographiques parfois maladroites, souvent inédites qui font de ce premier film un essai plus que réussi. Une histoire très personnelle pour la comédienne-réalisatrice-chorégraphe, Andréa Bescond, qui la transcende dans une vérité tout aussi inaccessible. Elle est prodigieuse dans sa mise en abyme intime et douloureuse, totalement portée aussi par le jeu de ses collègues dont peut-être en premier lieu Karin Viard dans le rôle d’une mère exécrable, intraitable. Il y a d’ailleurs une forte ressemblance entre les deux femmes …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2024
En adaptant au cinéma sa propre pièce de théâtre, Andréa Bescond co-réalise avec Éric Métayer une œuvre puissante et déstabilisante. Inspiré de son vécu, la réalisatrice ne se limite pas à dénoncer les actes pédophiles mais expose surtout la difficile reconstruction mentale que rencontrent ce type de victimes. La mise en scène déconcertante, tant elle alterne les allers-retours dans le temps, finit par imposer un style ravageur ponctué de séquences de danse laissant éclater toute la rage intérieure de cette femme. Au délicat rôle du pervers interprété par Pierre Deladonchamps, s’ajoute celui de la mère (Karin Viard obtenant le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2019) au comportement tout aussi déroutant. Bref, une œuvre très personnelle mais terriblement dénonciatrice.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2018
les chatouilles traite un sujet grave et d ' actualité , la pédophilie au travers du drame vécu par la réalisatrice et actrice andréa bescond , le film est émouvant et nous montre l ' horreur vécue par cette petite fille , il est excellemment interprété karin viard , clovis cornillac et tous les autres moins connus . mais il pêche un peu par le parti-pris choisi par les scénaristes de naviguer entre le passé ( la petite fille ) et le présent ( la femme actuelle ) , entre la réalité et le rêve .
Abus Dangereux
Abus Dangereux

70 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2018
Rarement un film n’aura autant fait ressentir la colère que « Les chatouilles ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de la hargne et de la colère d’Odette (Andrea Bescond), jeune femme danseuse professionnelle, ayant dans son enfance, subie des violences sexuelles de la part du meilleur ami de la famille(Pierre Deladonchamps, mielleux à souhait). Cette colère qu’elle n’arrive pas à contenir même en se jetant à corps perdu dans la danse, la drogue et le sexe. Pour se libérer de ce lourd secret, elle va être aidée par une psy (Carole Franck) qui non sans mal va l’emmener jusqu’au bout du processus (révélation, plainte, et procès), ainsi que par l’amour de son compagnon et par l’amitié se son copain d’enfance. Et c’est l’annonce faite par son violeur, aujourd’hui futur grand-père, de l’arrivée prochaine de deux petites -filles, qui servira de détonateur. « Les chatouilles » est tout sauf un film tranquille car Odette est une jeune femme au comportement explosif dont les souvenirs d’enfance sont bien évidemment empreints d’une violence sous-jacente. La tension ne se relâche jamais et en cela, la mise en scène d’Andrea Bescond et d’Eric Metayer est terriblement efficace ainsi que le montage fluide entre les scènes fantasmées ou réelles et les allées-venues entre présent et passé. Eric Metayer, homme de théâtre, marque surement ce film de son empreinte, notamment dans la jolie dernière scène ou Odette, apaisée, se réconcilie enfin avec son enfance. Avant cela, le spectateur aura été secoué par le procès (avec l’incroyable puissance du témoignage de la sœur de l’accusé- grand numéro d’actrice) ainsi que par la colère du père d’Odette (Clovis Cornillac, impeccable) et extrêmement ému par son pardon. Puis aura été choqué par l’incroyable déni de la mère (Karin Viard, monstrueusement excellente). Vous l’aurez compris, « les chatouilles » est un film coup de poing adressé au spectateur. Un film destiné à nous alerter. Un film utile !
Sam L.
Sam L.

25 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2018
Un thème délicat traité magistralement par Andrea Bescond. Le casting est au top. Film efficace, plein de symboles, on ressort sans mot. A voir absolument
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2018
Un film très fort sur un sujet très dur. Les acteurs sont bons et la réalisation est originale. Deux petits reproches cependant : quelques scènes du début sont ratées (celles avec Ariane Ascaride tout particulièrement) ; il faut dire qu'il n'est pas simple de transposer une pièce de théâtre à l'écran. D'autre part, le spectateur peut ressentir une sorte d'embarras sur la fin du film. On comprend que l'oeuvre fait partie du processus de résilience mais on est gêné d'être pris à témoin quand Andréa Bescond règle ses comptes avec sa mère.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

139 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2021
Alors, forcément, vu le sujet lourd et tabou, je m’attendais à me prendre une bonne baffe
Et, oui, « uppercut dans ma face » il y a bien eu, et le premier quart d’heure du film, ta situation de spectateur impuissant te donne un peut l’envie de te lever et traverser l’écran pour tout casser
Mais, là où j’arrête tout de suite les plus sceptiques qui diraient des choses du genre « Non, mais t’as vu le sujet du film, il y a bien assez de misère dans le monde pour aller voir ça au cinéma »…
Parce que là Andréa et son compagnon réussissent un tour de force, c’est avec leurs mise en scène « déconstruite » pleine d’énergie, nous faisant voyager entre réalité, récit et rêve, en réussissant à y apporter à mon grand étonnement beaucoup de poésie par moment et encore plus fou à nous faire rire. Cet aspect comique et parfois décalé permet au spectateur de reprendre un peu son souffre et de prendre un peu de distance, sans jamais rendre la situation plus acceptable (un peu comme cette héroïne qui cherche à se réconcilier avec son passé)
A l’image de ce que j’ai pu entendre du spectacle, la danse est extrêmement présente dans le film et offre des tableaux qui sont un concentré d’émotion brute
Et au niveau des acteurs, évidement Andréa perce l’écran, mais que dire de la prestation sidérante de Karin Viard dans son rôle de mère exécrable
Ce film est une leçon de vie et de résilience, poignant sans jamais être dans le tire larmes et rien que pour ça il mérite d’être vu
Mon seul regret, être aller le voir seul, car forcément, tu en ressors chambouler, mais aussi plein d’espoir avec une folle envie d’en discuter
Alors merci Andréa Bescond pour ce GRAND moment de cinéma

https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 octobre 2018
Quelle claque! Film vu en avant-première, j’y retournerai sans hésiter lors de la sortie en salle (14 novembre) et j’y emmènerai le plus de monde possible. C’est un film qu’il faut voir, surtout quand on sait que, d’après le Conseil de l’Europe, un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle avant d’avoir atteint 18 ans. Andréa Bescond est admirable (future césarisée?). Les autres acteurs sont tous excellents aussi. Le film est rythmé. Emouvant souvent, drôle aussi. On n’en sort pas indemne. Parlez-en autour de vous car le sujet peut faire peur, mais allez-y, allez-y et retournez-y avec vos proches!
Alexis G
Alexis G

32 abonnés 27 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 novembre 2018
Un film dont on sort en détestant plus la mère de la fille que le violeur c'est moralement très discutable. Pathos en permanence.
sylounette
sylounette

59 abonnés 243 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 novembre 2018
il faut aller voir ce film si on aime la danse car la majorité du film est sur la danse… c'est trop !
les visites chez la psy sont complétement ratées ; toujours de la danse, des visions de ce qu'elle a fait , ou aurait fait, des personnes qui se trouvent au milieu de ses délires - Une psy nulle.. cela ôte tout intérêt sur la libération de la parole - La psy semble aussi folle que la patiente !
La seule réussite de ce film consiste à constater les réactions différentes des parents ; le père, contrit, malheureux, qui se sent coupable et qui aime réellement sa fille et lui montre - La mère, froide, autocentrée, qui ne pense qu'au quand dira t on et qui n'a pas une parole ou un geste de réconfort pour sa fille..

Ce film qui voudrait être un cri d'alerte sur le viol n'amènera guère de réactions car la victime a du mal à nous émouvoir et à force de ne rien montrer ou de ne rien dire, on s'ennuie fortement
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2018
Film vu en label UGC. Je ne savais pas ce que j'allais voir... Qu'elle baffe, que d'émotion, de joie, de peur, d'indignation et de danse !
Ça vous paraît étrange ? Allez voir ce film et ça deviendra évident (j'espère).

J'avais entendu parler de la pièce, je ne l'ai pas vue... Mais le film est fort.. A voir absolument !!!
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2018
J'avoue que si je n'avais pas su que « Les Chatouilles » était adapté d'une pièce de théâtre, qui plus est avec la seule Andréa Bescond sur scène, je ne l'aurais jamais deviné. Preuve que cette dernière et Eric Metayer ont fait un sacré travail pour la transposer à l'écran, et ce avec de vraies idées, de vrais choix forts. Pas mal de fluidité, une réelle habileté pour jouer des décors en passant presque sans transition de l'un à l'autre, introspection mentale, liberté de ton... Il y a vraiment de belles choses, cette volonté de se livrer tout en gardant une réelle pudeur, une grande dignité étant à saluer. Malheureusement, tout ne m'a pas convaincu pour autant. Que la danse (contemporaine) soit omniprésente dans le film, quoi de plus logique puisque c'est elle qui l'a peut-être « sauvé ». N'empêche, si quelques passages m'ont plu, je continue à y être réellement hermétique, me faisant parfois pas mal décrocher : c'est bruyant, voire fatigant, me faisant regretter les moments où l'actrice-réalisatrice se confie intimement. Autre problème : à force de naviguer entre réel et « replongée mémorielle » (allant jusqu'à modifier certains faits), le discours devient embrouillé, confus, voire plus très intéressant. Impression confirmée à chaque retour au « concret », à la source du propos, beaucoup plus réussis. Surtout, cette résilience est rendue d'autant plus difficile et douloureuse par la relation de l'héroïne à sa mère, spoiler: femme dure, insensible, presque cruelle (le pire, c'est que, parfois, ses propos se défendent)
, interprétée par une glaçante et comme toujours remarquable Karin Viard. Clovis Cornillac n'est pas mal mais dans un rôle plus conventionnel, tandis que l'on regrette presque de ne pas voir plus Pierre Deladonchamps tant sa composition de pédophile manipulateur et presque « sympathique » est saisissante. Enfin, dans son « propre rôle », si elle manque légèrement de naturel et de technique, Andréa Bescond s'en sort avec les honneurs. Bref, si tout ce qui touche au traumatisme enfantin m'a plu et touché spoiler: (cette ultime scène, je l'ai trouvé vraiment jolie)
, ponctué par quelques audaces formelles de belle facture, l'aspect musical et « psy » m'empêche d'y adhérer pleinement, jusqu'à sortir un peu déçu de la salle. Au moins y a t-il une vraie personnalité aussi bien dans la forme que dans le propos : voilà qui n'est pas donné à tout le monde.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 320 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2018
De Andréa Bescond, Eric Métayer (2018).
D'emblée ne soyez pas dans un esprit chagrin voire plus avant d'aller voir le film. Le sujet très lourd néccéssitera un esprit clair et reposé. Tirée d'une histoire vraie (d'ailleurs comme de nombreux enfant) . Le film tiré d'une pièce de théatre autobiogrphique. Le film est d'une puissance et pourtant filmé avec une pudeur et une grande retenue. L'insondable n'est jamais montré directement mais suggéré. Le film nous entraine dans un nombre important de sentiments même celui de rendre sympatique au premier abord le prédateur . C'est d'ailleurs la grande réussite du film parce qu'aussi très bien interprété. Pierre Deladonchamps est exceptionnel dans un rôle vraiement pas facile, celui de Gilbert.
Andréa Bescond, à la fois réalisatrice et actrice campant son propre rôle dans la vie est d'une grande force faite de colère et de rage. Karin Viard est elle aussi excptionnelle en mère dans le déni et la culpapibilité refoulée .Tout comme Clovis Cornillac . Le plus intéressant dans le film est le cheminement des divers sentiments des différents protagonistes . De la sympathie au rejet, de l'incompréhension à la colère . De l'accompgnement au déni . Et puis, la symbolique de la danse à la fois comme exutoire et thérapie est très bien redue.
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