Ce film aurait pu ne valoir que 2 ou ...mais déjà, il réussit, 9 ans plus tard, à reprendre le casting original, et garder sa ligne. Mais surtout, il devient, en ces temps troublés, éminemment politique !
Je retire une étoile pour les incohérences qui peuvent se remarquer (les arrêts maladie semblent durer 2 jours après des coups presque mortels, par exemple !) Mais les USA comme eldorado des migrants, et comme piège mortel ? la souffrance des plus faibles et des laissés pour compte ? le trafic qui se fonde toujours sur le profit de l'immonde ? Cette partie semble réellement trouver un fondement, surtout en ces temps troublés de Trump, où les rafles se multiplient, comme un écho, d'autres en profitent évidemment largement...marché parallèle !
Mais je retire aussi une étoile pour la mise à profit de la vague de sympathie sur l'autisme, qui n'était pas autant exploitée dans le premier (un enfant autiste lambda éduqué par un père adepte d'une théorie très controversée dans les années 2000 sur l'autisme pouvant se dépasser par la souffrance). Ici, les autistes vus, même les non verbaux, ont tous les capacités hors du commun, sont tous des "super-héros", et ont tous une capacité émotionnelle face à la souffrance d'autrui (devant leur pc, en train d'aider), qui n'est absolument pas perceptible dans la réalité. Pour moi, la pire vision de l'autisme revient à les enfermer dans ces clichés ! J'ai passé un bon moment, moins que pour le premier, car j'aurais préféré une vision plus nuancée du monde où vit le personnage principal, dont les routine semblent d'ailleurs, pour l'occasion, s'être énormément assouplies !! Comme si on pouvait guérir de son autisme...
Dommage, c'est un film bien rythmé, dont les plans mettent en valeur les acteurs et leurs actions, qui est l'éloge de l'acceptation des autres, dans sa propre famille, et l'on sait que ce sujet, clivant, divise !