Derniers Avis : Si Beale Street pouvait parler - Page 3
Si Beale Street pouvait parler
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Un visiteur
3,5
Publiée le 12 mai 2019
Si Beale Street pouvait parler a les mêmes éléments que le film précédent de Barry Jenkins, douceur, mélancholie, simplicité, ce qui en fait un film de très bonne facture, même si il n'a pas la même force que Moonlight. On a la confirmation qu'il s'agit d'un réalisateur à suivre.
Un film beau et émouvant avec des acteurs au jeu impeccable. Néanmoins Barry Jenkins joue un peu trop avec ses personnages et le film traine en longueurs.
Deuxième film très attendu de Barry Jenkins après son sublime Moonlight, Beale Street m'a en partie déçu. Cette histoire touchante d'un amour confisqué par la ségrégation raciale est servie par une direction artistique de toute beauté, images et musiques enveloppant le film dans une sorte de cocon protecteur. Enfermés dans cette écrin les personnages semblent prisonniers de pages en papier glacé, l'émotion n'infuse pas comme elle devrait et l'oeuvre trop langoureuse alors qu'elle aurait dû être âpre finit par lasser.
Oscarisé en 2017 pour son film « Moonlight », Barry Jenkins adapte le roman publié par Baldwin en 1974 « Si Beale Street pouvait parler ». Tish est enceinte de Fonny. Mais ce dernier est en prison suite à une erreur judiciaire. Chaque jour les amoureux se parlent donc à travers une vitre. Au fil des flash-back, le film décrit les circonstances qui ont mené à l’arrestation de Fonny. Si l’action se déroule dans les années soixante-dix, le racisme et la violence policière envers la communauté noire fait malheureusement encore écho aux Etats-Unis. Ce drame est un cri de révolte à tant d’injustice. Toutefois, Barry Jeankins a fait le choix de placer son intrigue au cœur de l’histoire d’amour, faisant ainsi couler un peu trop de sentiments délicats. Le message pour les droits civiques des noirs est néanmoins présente et en fait une œuvre nécessaire. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Tish a dix-neuf ans, Fonny trois de plus. Amis depuis l'enfance, ils s'aiment d'un amour infini. Mais l'Amérique des années soixante-dix n'est pas douce aux Noirs. Fonny est emprisonné pour un viol qu'il n'a pas commis. Épaulée par ses parents et par sa sœur, Trish, qui attend un enfant, tente de l'innocenter.
Si Beale Street pouvait parler est réalisé par Barry Jenkins, auréolé du succès de son précédent film. Moonlight a un défaut rédhibitoire : il a usurpé, dans les conditions que l'on sait l'Oscar du Meilleur film 2017 à La La Land. Mais, cette réserve posée, Moonlight était l’œuvre d'un grand réalisateur dont on voit la marque dans son film suivant. On y retrouve le même esthétisme, les plans très rapprochés, presque carressants, la musique élégiaque, le soin apporté à la direction d'acteurs.
Si Beale Street... est l'adaptation d'un roman de James Baldwin. Robert Guédiguian s'en était déjà librement inspiré, transposant l'action de New York à Marseille. La vie et l’œuvre de James Baldwin ont connu, depuis la sortie de I am not your Negro de Raoul Peck en 2017, un regain de popularité. Son intarissable colère contre le sort de ses frères de couleur, son combat pour leur donner une voix (on parlerait en américain d'empowerment, expression que traduit mal le terme "émancipation") percent dans ce roman dès son titre et dans l'adaptation qu'en fait Barry Jenkins. Les Blancs n'y ont pas le bon rôle : flic odieux, prédateur sexuel... seul le jeune avocat qui accepte d'assurer la défense de Fonny sauve la mise.
Mais on se tromperait à résumer ce film à un seul plaidoyer en faveur des Noirs. Si Beale Street... est plus que cela. C'est d'abord, c'est surtout le portrait lumineux d'un jeune couple fou d'amour. Ils s'aiment avec la légèreté de leurs vingt ans et la gravité de qui aime pour la première fois. Sans doute ce film a-t-il des longueurs et aurait-il pu être amputé d'une bonne demie-heure. Sans doute a-t-il une gravité qui vire parfois à l'ostentation. Il n'en conserve pas moins une beauté, une majesté qui forcent l'admiration.
Magnifique! Deux ans après Moonlight, Oscar du meilleur film en 2016, Barry Jenkins revient avec Si Beale Street pouvait parler, adaptation du roman éponyme du militant afro-américain James Baldwin, mis à l’honneur avec le documentaire I Am Not Your Negro de Raoul Peck. Le couple est interprété par KiKi Layne (Selma) et (série Homecoming) Primée au Festival de Toronto, cette histoire d’amour au goût amer des parloirs de prison, dénonce les injustices communautaires de l’Amérique des années 70 tout en les reliant aux problèmes persistants dans celle de Trump.
La grande majorité des films parlant d injustice raciale sont très engagés et très véhément. Si Beale street ... n enfonce pas spécialement la porte ouverte « l injustice c est mal, mentir n est pas bien ». Le film insiste plus sur la difficulté de se défendre contre l injustice, l impuissance des proches, le cercle vicieux financier et social (l avocat perd de sa réputation à défendre un tel pauvre).
Je regrette que le film montre une rencontre entre Fonny et le policier. Cela donne une explication à pourquoi le policier accuse Fonny. Il me semble que l explication proposée plus tard est bien plus intéressante et bien plus forte. Ils le font parce qu ils peuvent le faire. Donner une explication fait entrer dans des discussions du genre « cela ne méritait pas les conséquences qu il y a eu ». Cela ne devrait pas arriver, ne devrait pas être possible pour un détenteur d autorité d en abuser, peu importe ses raisons. Je ne pense pas qu il n’y ait de seuil à partir duquel on puisse comprendre (et encore moins accepter) le comportement du policier.
une histoire creuse, un film sans rythme, sans rebondissement, y'a meme pas d'histoire d'amour puisque le héros part en prison jeune, bidon de chez bidon
Film qui décrit l'histoire d'amour de deux afro américains dont l'un est accusé à tort de viol sur fond de racisme dans les années 60 . L'esthétique et les qualités d'image sont indéniables et les dialogues plutôt lyriques , mais l'atmosphère générale me parait trop romantique ( notamment les ralentis pas vraiment nécessaire ) avec un sujet aussi grave qui aurait mériter plus de rage . La voix off ne fait que renforcer cet aspect contemplatif pesant . Beaucoup moins bon que son film Moonlight très réussi .
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2,5
Publiée le 18 mars 2019
Ce n'est que le troisième film de Barry Jenkins, le deuxième que je vois, et pourtant on peut déjà facilement cerner l'univers et le style du réalisateur. Avec "If Beale Street Could Talk", il ne bouleverse pas les codes qui ont fait son succès et l'on peut retrouver dans ce film les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans "Moonlight." C'est toujours aussi bien filmé et les acteurs sont encore une fois parfaitement dirigés, mais comme dans son précédent film, j'ai été frustré par l'histoire. Dans le film avec l'excellent Mahershala Ali, j'étais frustré à cause des sauts dans le temps, mais l'histoire restait prenante jusqu'au bout alors qu'ici, c'est plus général comme si l'histoire ne menait à rien. Pourtant ce n'est pas le cas, car l'histoire adaptée du livre de James Baldwin développe des choses bien précises comme le racisme et l'injustice. À travers cette histoire d'amour, ce film dénonce les injustices subies par un peuple. Le sujet est pertinent, mais il manque quelque chose au film comme cette petite étincelle et surtout plus d'émotion. Pourtant entre la grâce des flashbacks et le fatalisme du moment présent, il y a quelques jolis moments, mais pas assez sur deux heures. Je ne me suis pas attaché aux personnages et je n'ai pas été transporté par l'histoire. Ça reste quand même correct et j'aurais pu mettre un point de plus, mais je suis quand même sorti frustré du visionnage ce qui explique ma note.
Une romance dramatique intimiste et touchante très centrée sur la relation naissante amoureuse d'un jeune couple noir dans les années 70 sur fond de relent raciste. L'histoire tourne parfois un peu en rond par manque d'évolution dramaturgique dans l'enquête pour essayer de prouver l'innocence du prévenu. Il n'en reste pas moins un joli film désenchanté, à la photo chatoyante et à l'ambiance seventies réussie.
Les plans séquences sont l'unique beauté de ce film, le scénario est presque vide et les acteurs sont remarquables. Toutefois, il est dur d'apprécier un jeu d'acteur sur des scènes à rallonge qui semblent interminables.
adaptation du roman de J. Baldwin évoquant une jolie histoire d'amour et l'injustice. filmé avec beaucoup d'élégance, ce drame, au tout début prometteur s'avère toutefois inabouti. de plus, le rythme assez lymphatique le dessert, le rendant ennuyeux.
Récit d'un amour et d'une injustice, à Harlem, dans les années 1970. Barry Jenkins, c'est un peu l'anti-Spike Lee. A la violence et à l'humour corrosif des films du second répondent la douceur sentimentale et la jolie esthétique ouatée de ce film. A la révolte et au décryptage sociopolitique répond un mélo étonnamment lénifiant. On peut trouver le résultat gentillet, un peu esthétisant et longuet...