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Kouto
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4,0
Publiée le 25 septembre 2025
Le réalisateur Barry Jenkins conte une histoire d’amour pure et passionnée servant de toile de fond à une dénonciation lucide de la haine raciale. Avec son style fait de longs plans serrés, de silence éloquents et d’un lyrisme appuyé dans sa mise en scène usant d’une photographie aux couleurs feutrées, le cinéaste frappe fort et pour cela se repose aussi sur la grâce de sa distribution de qualité.
Si ce film sur le racisme aux États-Unis est intéressant au début, il perd vite son intérêt à cause de sa lenteur exaspérante et inutile. Vraiment dommage
Je découvre ce film et j’ai passé un bon moment devant ! Par de simples petits dialogues ou moments de vie entre les personnages se dégagent un amour et une émotion qui est parfois difficile à retrouver dans certains films qui ne prennent pas autant le temps de poser leurs histoires comme Beale Street le fait. En revanche le contre coup de ça c’est que le film manque cruellement de rythme et qu’on tourne assez vite en rond, le film aurait sûrement gagné à être plus court. Les acteurs restent excellents et le film est touchant, je recommande !
J avais adoré Moonlight mais la franchement la lourdeur du film !!! Manichéen et sirupeux au possible, vraiment dur d aller jusqu'au bout.. Bon, après un bon point quand même pour les acteurs, surtout les seconds rôles qui sont tres bons, Coleman Domingo en tête.
Film joliment réalisé, image propre et bons acteurs. En revanche, spoiler: pourquoi faire un film en laissant le téléspectateur dans l'inconnu ? Que se passe-t-il après ? Va t-il sortir de prison ? Est-il coupable ?
C'est une bribe de vie mais le tournage valait-il la peine pour cette histoire ? 2,5/5
Dans "Si Beale Street pouvait parler", Harlem des années 60 devient l’écrin d’une romance naissante, brutalement frappée par une fausse accusation de viol, emprisonnant Fonny et laissant Tish, sa compagne, porter leur histoire à bout de souffle. Sa voix(-off) , à la fois résignée et combattive, traverse le récit comme un fil d’or, reliant l’intime au politique, le tendre à l’injuste.
Si l’amour entre Tish et Fonny illumine le film, Barry Jenkins ne détourne jamais le regard des réalités sociales et raciales qui les écrasent. Le système judiciaire, raciste et implacable, devient un antagoniste tentaculaire et inéluctable.
La mise en scène célèbre l’intimité avec une tendresse infinie. Jenkins capte les instants suspendus : regards échangés, caresses et expressions traversées d’émotions. La lumière, chaude et dorée, enveloppe les personnages d’un halo protecteur, fragile contre la brutalité extérieure. C’est un cocon d’humanité au milieu du chaos.
La musique de Nicholas Britell transcende les images. Ses cordes mélancoliques se mêlent aux silences, accentuant les douleurs et espoirs des protagonistes.
En somme, le film privilégie la parole à l’action, offrant à ces personnages, trop souvent réduits au silence, un espace où leurs voix s’élèvent en lieu et place des gestes, de toute façon contenus et retenus contre eux. C’est là que réside toute la puissance du récit : un cri contenu, magnifié, face à l’indifférence d’un monde sourd.
Malgré qu'on soit dans le scénario classique d'une famille noire en Amérique, j'ai trouvé leur amour magnifique et leur histoire touchante. Je ne pense clairement pas que ça vaut un Queen & Slim qui, surtout à l'époque, m'a bouleversé. Mais c'est un film similaire sur certains points qui se défend vraiment bien. La BO est exceptionnelle, coup de cœur.
Récemment intéressé par ce film grâce a la superbe œuvre de Nicholas Britell, la découverte fut mitigée. D’un côté, des images tout à fait resplendissantes qui nous plongent directement dans l’époque des années 70, une interprétation maîtrisée de Regina King ainsi qu’un sujet si important qu’est celui des infractions sexuelles, et plus précisément, de la guerre de paroles que révèle ces infractions mais aussi celui du racisme malheureusement banal à cette époque. Mais de l’autre, un film bien trop mou, qui manque malheureusement de vie, qui tourne autour de l’amour formidable de Fonny et Tish sans aller vraiment plus loin, restant ainsi dans un amour certes beau mais qui ne vit rien à part lui. Barry Jenkins signe néanmoins un film qui est agréable à voir, à contempler mais qui peut - sûrement - s’avérer ennuyeux. Dommage !
Ce film était long et ennuyeux. Quelques scènes captent l'attention, on pense que ça y'est, on est embarqué ... mais finalement non. C'est toujours long et ennuyeux.
(De la part de quelqu'un qui a aimé Moonlight, et qui apprécie généralement les films qui prennent leur temps.)
Une belle histoire d'amour avec deux très bons acteurs dans les rôles principaux. La part dramatique est aussi très présente et maintien en haleine le spectateur. Haine raciale et justice à deux vitesses sont aussi bien mentionnées dans le film. La mise en scène est de bonne facture mais peut-être un peu trop poétique dans sa narration.
Roméo et Juliette noirs sont séparés à cause du racisme policier. Bien joué mais que de longueurs ! Plans interminables et intrigue très mince. Dommage car sensible et toujours d'actualité.
Malgré un didactisme parfois trop appuyé, Barry Jenkins livre à nouveau un récit délicat et esthétique sur le combat d'un couple, et en creux d'une communauté, pour vaincre ses anciennes chaînes et se construire un avenir de justice. Servie par des acteurs en équilibre entre émotion brute et subtil sous-texte, la mise en scène s'égare parfois dans un choix d'alternances chronologiques qui ne permet pas une empathie immédiate avec ces personnages pourtant en lutte constante pour leur survie intérieure. Le rythme singulier manifeste les oscillations émotionnelles des protagonistes confrontés à une société dépeinte avec pessimisme malgré des éclats d'espoir individuels pour ce pamphlet aux allures de poème.
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1,0
Publiée le 3 août 2020
Dans Si Beale Street pouvait parler les scènes sont longues, lentes et sans vie et s'empilent les unes sur les autres. De longs regards persistants des acteurs n'ajoutent rien à l'histoire et tuent le rythme. En plus de ces défauts de base les personnages centraux sont ennuyeux. Ils sont amoureux et nous l'avons compris. Je ne comprends pas la nomination aux Oscars pour ce film. Le vrai tueur est que le film se dirige vers un point culminant spécifique impliquant la fausse accusation de viol et l'incarcération du gars puis tire le tapis sous le spectateur. Aucune histoire n'a été racontée ici. C'est une collection de scènes avec superposition de narration afin que vous ayons un certain contexte sur ce qui se passe. Une caméra tremblante avec des gros plans m'a fait détourner le regard de l'écran pour arrêter le vertige...
C'est un film d'une grande qualité formelle et d'une douceur salvatrice qui touche. D'une grande pudeur, le scénario distille sa sensibilité particulière et languissante qui ne cède jamais face à la violence des injustices sociales. Aérienne et romantique, c'est une oeuvre fragile qui propose un équilibre novateur entre le fond et la forme, sans esbroufe mais avec beaucoup de dignité!