Derniers Avis : Si Beale Street pouvait parler - Page 4
Si Beale Street pouvait parler
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Un visiteur
4,5
Publiée le 10 juin 2019
Le prix de la mise en scène par l’excellence de ces angles de vue qui oriente l’intrigante caméra, le réalisateur de « Moonlight » poursuit sa quête dans ce scénario basé sur la littérature des années 70. Avec de longues séquences de réunions familiales secouées réveillés, des parties très intimistes, l’histoire est intéressante du point de vue venu de l’auteur afro-américain et personnalité des mouvements des droits civiques. Le racisme pesant dans cette société américaine du passé fut combattu avec hargne haut et fort, être au prise d’une injustice pour une minorité ethnique autrefois esclave affranchi de la dominante maître élitiste, c’était pas gagné. Le plus injuste des formes est d’être accusé d’un crime sans pouvoir se justifier de sa défense par une autre ethnie secondaire américaine, le dépassement des événements au vue du contexte socio-racial extrêmement tendu. Le seul moyen qui régit tristement la disparité entre les classes sociales de ce monde, l’argent n’a pu l’innocenté ni le poids de sa famille insignifiante. La pauvreté fut déjà comme une forme de punition judiciaire, une culpabilité qui s’accroche à la couleur de peau ciblée.
Je ne suis pas très attiré par « Moonlight », Oscar du meilleur film à la surprise générale face à « La La Land ». En découvrant « Si Beale Street pouvait parler », je me dis avoir peut-être de bonnes raisons. S'il y a assurément de belles qualités, difficile de s'enflammer pour une œuvre suscitant provoqué autant d'indifférence, voire d'ennui à plusieurs reprises. La technique de Barry Jenkins est impeccable, le visuel très soigné, la qualité de la musique comme d'une poignée de scènes vraiment marquantes spoiler: (l'annonce pour le moins chaotique de la grossesse de Tish en tête) plaidant clairement en faveur de l'œuvre. Mais j'ai envie d'écrire... et après ? À qui s'adresse ce titre ? Que cherche t-il à exprimer ? Qu'il est difficile d'être noir et pauvre aux États-Unis ? Quel scoop ! Si bien que sur la durée, j'ai fini par franchement me lasser de cette histoire m'ayant étrangement laissé sur le côté, ni l'interprétation, manquant de ferveur, ni le propos, finalement banal, ne m'ayant convaincu. Dommage, l'idée d'un cinéma social américain réalisé avec talent avait de quoi séduire. Encore faudrait-il que celui-ci touche réellement le spectateur, car me concernant, il s'agit surtout d'une belle coquille vide. Du talent et de l'élégance ? Sans doute. Mais lorsque ceux-ci ne sont qu'au service de personnages et d'une narration ne nous intéressant jamais vraiment, difficile de crier au génie. Déception...
La difficile réalité d'être noir dans certaine région d'Amérique , c'est très bien interprété mais les scènes sont beaucoup trop longues. On s'ennuie un peu et il manque des émotions.
D'un ennui mortel malgré quelques scènes aux dialogues convaicant. L'œuvre originale avait son importance, ici diluée dans un film qui n'arrive jamais à se détacher de la parodie de film indé politique. Une jolie publicité visuellement travaillée mais sans émotion et sans âme à force de vouloir faire du beau. Propre. Mais vide.
Quel ennui !! 20 bonnes premières minutes puis un ennui mortel ! Mais pourquoi avoir réalisé un si mauvais film ??!!! Les acteurs sont beaux, les images sont belles, mais il en faut plus pour faire un film ! Vraiment on est très loin du magnifique Moonlight
Éclipsé, seulement un court moment voilà déjà le retour de Barry Jenkis, après le triomphe de « Moonlight ». De Beale Street au pénitencier, la vie ne sait jamais arrêter. Derrière la douceur des couleurs et la composition de Nicholas Britell touchant au sublime. Impensable de ne pas tomber amoureux de Tish et Fonny dès le premier regard avec grâce et fragilité. Les prémices de l’amour ne s’oublient jamais, tout comme les voir retrouver un semblant de liberté. Les vingt-cinq premières minutes du film, sont tout bonnement magnifiques. Derrière l’injustice, se cachent des regards tout simplement déchirants et tellement inoubliables. On mettra le lit contre le mur, comme ça je verrais le rayon du soleil illuminé ton visage chaque matin. La beauté des textes de James Baldwin brille, quand cela s’accompagne du talent de Barry Jenkis rien n’entravent cette poésie elle s’illumine même face à l’injustice.
De l’amour, en ce jour de Saint Valentin, du vrai, du pur, du fort, en gros plan, si romantique, un homme et une femme, 22 et 19 ans, beaux et amoureux, la musique est magnifique. L’amour contre l’injustice, le petit couple est noir et l’environnement est plutôt hostile. Autour d’eux leur familles, des voisins, des inconnus, bienveillants ou carrément hostiles. Nous sommes dans les années 70 à Harlem et du côté de Greenwich Village. Suite à un série de flash-backs on comprend la situation dans laquelle ils sont coincés. Un beau film romantique et politique sans rebondissements mais avec de la profondeur.
Franchement, si Beale street pouvait parler, elle nous conseillerait d'aller voir autre chose. C'est sûr. Parce que diable que ce film est ennuyeux !!! Quelle triste façon de filmer l'amour ! Ne parlons pas de l'intrigue qu'on a du mal à suivre tellement elle est partie loin (loin, très loin là-bas, au fin-fond du pays des clichés). Mais pas de souci pour Barry Jenkins, tant qu'il surconsommera les ralentis, les couchés de soleil et la musique jazz, il gardera l'amour indéfectible de Télérama et des Inrocks. Un conseil : achetez le DVD et passez-le en accéléré (ralentis x3 = vitesse normale, soit 1h20 de gagnée).
La photo de ce film est très belle, les acteurs sont excellents! L'histoire d'amour m'a cependant semblé un peu mièvre et le film n'évite pas les clichés. A mon sens, ce film traite un vrai sujet qui aurait dû être abordé dans toute sa complexité.
Nous étions restés un peu circonspect avec le précédent film de Barry Jenkins, Moonlight, quant à l’émotion que le film tendait à déployer ; notre attention ayant plus retenue l’interprétation des comédiens que les vrais enjeux du film. Ici, avec une ascendance très formelle et stylée, il met en scène une histoire d’amour qui traverse les différences haineuses et sociales. Le film s’habille alors dans sa mise en scène d’une lenteur évidente, mais jamais poussive, où le jeu des deux comédiens principaux, sous la direction de Jenkins, est pris en main dans cette histoire pleine d’humanité et de douceur. Peu évident de réussir un tel pari sans tomber dans une naïveté écœurante et fictionnelle, c’est pourtant là qu’on retrouve Si Beale Street pouvait parler, là où les histoires d’amour ne sont pas le fruit d’une chimère mais se parent d’un versant social et réaliste plus que touchant. Formelle , intemporel. requiemovies.over-blog.com
Quel gâchis, le synopsis paraissait alléchant... mais malheureusement je me suis ennuyée. Je n'ai rien contre les histoires d'amour un peu nian-nian où on se dit "je t'aime" toutes les deux secondes mais le thème fort de l'injustice envers la population noire n'a pas été assez exploité pour moi, ou bien d'une manière très lisse et très édulcorée. Je suis restée sur ma faim. C'est plus une histoire d'amour à faire rêver des adolescents qu'un film engagé. Je préfère DETROIT par exemple. Dernière remarque, Barry JENKINS est un réalisateur talentueux mais qui se perd dans la lenteur qu'il donne à ses films. J'ai ressenti cette même lenteur (ennui) quand j'ai vu MOONLIGHT. Avec lui, c'est à chaque fois des sujets forts mais traités d'une manière plus ou moins passive.
Un film de qualité mais décevant après le chef d'oeuvre Moonlight. Répétitif dans ses plans et ses propose malgré une beauté et une pureté qui transportent quand même par instants.
Film excellentissime qui explique les mécanismes qui conduisent à la discrimination et au rejet de l'autre et aux conséquences désastreuses qu'ils ont sur ceux qui en sont victimes ! A méditer...
Quelle déception; autant j'avais adoré Moonlight, mais ici l'image a la lumière ont beau être parfaites, qu'est ce que c'est long et lent! Les deux acteurs principaux sont tres beaux mais hélas ils ont un jeu en retrait qui nous ne les rendent pas sympathiques. Oublié dans les 24h suivantes