Derniers Avis : Si Beale Street pouvait parler - Page 7
Si Beale Street pouvait parler
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Carloscritique
3 critiques
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2,5
Publiée le 26 septembre 2022
Si Beale Street pouvait parler elle en dirait bien plus que ce film. Nous sommes humains, nous avons tous déjà aimé alors oui ces deux jeunes gens transpirent l’amour, le vrai, le grand. Je dirai même que leur amour les transcendances. On voit une telle alchimie à l’écran qu’on en vient à se demander si les acteurs ne sont pas tomber amoureux l’un de l’autre. Jenkins communique des émotions douces, un romantisme égaré mais n'a pas le sens du rythme. Alors Beale street est un diamant dans sa forme, une photographie sublime, une bande son magnifique, des dialogues partiellement excellents, des costumes extremment bien tailles. Malheureusement perd de sa valeur quand on comprend le manège pénible de longues séquences ralenties enchâssé par de courtes séquences très rythmées, comme pour dire "Il y a toujours un enjeux, restez bien accrochez à vos sièges." Il n’en est rien ! Mon problème c’est que le film ne veut pas seulement raconter les retords d’une histoire d’amour. Il veut aussi donner à voir la situation des noirs dans les 70's au sein du Bronx alors on peut sentir l’intention par les photos en noir et blanc balançaient ci et là, l’attitude du policier, quelques commentaires etc. Mais voilà ça retombe à plat parce que voulant être un peu politique, un peu romantique, un peu intellectuel, Beale Street n’est rien du tout.
Esthétisme léché, interprétations subtiles et justes, ambiance feutrée et romantique, ce film déploie des atouts de forme indéniable qui auraient pu lui permettre de délivrer des messages forts, émouvants. Malheureusement il n’en a rien été pour moi. J’ai trouvé le film creux et convenu sur le fond. Reste un bel objet, une histoire d’amour poétique et un goût d’inachevé.
un drame humain d'une grande force dans cette Amérique ancrée de façon néfaste et honteuse dans le racisme primaire, la seule scène avec le flic en dit long sur le quotidien de ces pauvres gens. le film prend le temps de raconter, la lumière est extraordinaire , la BO envoutante les acteurs excellents et la scène de la rencontre parents beaux parents est jubilatoire. le grand oublié des oscars.
Il n'aura fallu que de deux films à Barry Jenkins pour s'imposer comme l'un des meilleurs cinéaste contemporain. La douceur qui émane de sa manière de filmer, est subjuguante et donne force à son récit et ses personnages. Pour lui, dans un monde chaotique et violent, l'amour et la paix sont les chemins à emprunter pour parvenir à la libération des êtres. On pourra toutefois reprocher dans ce film-ci un manque d'apreté et un discours trop timoré sur la condition souvent déplorable des afro-américains. Mais encore une fois, son discours est porté par la foi, l'espérance que la bonté, la compréhension l'emporteront. Au sein d'une magnifique photo cuivrée, de légers ralentis, les acteurs font exister chaque vibrations de leurs personnages, Kiki Layne réalise une performance fantastique entre force et renoncement, son charisme inonde l'écran.
Un film d'amour tout à fait oubliable. Je ne m'en souviens que pour lui attribuer une note faible pour le déconseiller. Je regrette les longueurs de ce film et un intrigue loin d'être palpitante. Loin d'être un must...
Je me faisais une telle joie d'aller voir ce film ! Je l'imaginais romantique, bouleversant, vibrant... Or, bizarrement, je n'ai ressenti aucune émotion palpable, pas le moindre œil mouillé ni gorge serrée. C'est une étrange romance, plutôt languissante, esthétisante, sur fond politique noirci d'images d'archive, une romance surtout longuette. Peu de dramaturgie, d'interminables dialogues. Bien sûr, certaines scènes sont très belles, presque léchées (l'accouchement dans la baignoire,; les retrouvailles finales au parloir...). J'e me suis assoupi durant une scène interminable (la visite d'un appartement ?). Il y a aussi quelques clichés, des outrances : le rictus du méchant flic, les roulements d'yeux de la belle-mère cul-béni... Heureusement, les deux jeunes acteurs interprétant Tish et Fonny sont très beaux, très touchants, là encore d'une perfection morale presque outrancière, mais, je me répète, leur histoire d'amour contrarié m'a laissé de glace, pas captivé, à peine en empathie. J’ajoute que l'image mordorée, genre chromo à l'ancienne, est lassante pour les yeux et ne donne pas de punch au récit, loin de là ! Tout baigne dans une sorte de halo, de flou... soporifique. Bref, déception et ennui. Et regret : qu'est devenue la patte du réalisateur de MOONLIGHT, flagrante et enthousiasmante dans son 1er opus ? Je pense que Berry Jenkis est menacé de "communautarisme artistique". Qu'il élargisse sa vision des êtres (et de l'histoire américaine). Sans doute se renouvellera-t-il alors, pour notre plus grand plaisir !
" Si Beale Street pouvait parler " de Barry Jenkins oscarise pour le chef oeuvre " Moonlight " est un drame romantique profond. En effet en dépit de longueurs et d'un thème rabâche (la ségrégation des noires aux États Unis ) est une oeuvre émouvante et cruelle avec une sublime bande sonore et mention spéciale à Regina King nommée au oscar en mére courage.
Bon film mais l'actrice principale a un jeu qui rend son personnage un peu trop niais. Le film ne fait pas "pleurer" comme je l'avais imaginé, moins d'émotions que prévu, un peu déçue.
Avec Moonlight et maintenant Si Beale Street pouvait parler, Barry jenkins possède déjà sa carte de grand réalisateur. Attention quand même à une tendance qui s'affirme encore davantage dans son dernier film, celle d'un certain esthétisme qui n'est pas loin de toucher au maniérisme, en particulier dans des passages qui ne requièrent aucun effort de beauté formelle, a priori. Ceci posé, Si Beale Street pouvait parler est un somptueux long-métrage, une histoire d'amour fou telle qu'on peut en trouver chez Frank Borzage, rempart contre l'iniquité et le racisme rampant de l'Amérique des années 70. Bien entendu, cette adaptation de Baldwin vaut aussi pour son message social et politique dans un contexte sans ambigüité, celui de l'injustice de la justice blanche à l'égard de la population afro-américaine (symbolisée par un flic à la peau pâle cependant un tantinet caricatural). Si l'on veut trouver un autre reproche à faire au film, ce serait peut-être quelques langueurs dans son montage avec une propension à abuser des scènes contemplatives et ornementales alors qu'une poignée d'autres montre une énergie farouche qui contraste habilement avec la douceur générale de la mise en scène (le crêpage de chignon dans la rencontre entre les familles des deux héros est superbe d'intensité et d'humour ravageur). Les deux interprètes principaux sont excellents : Stephan James et surtout Kiki Layne, au jeu nuancé qui fait de Si Beale Street un émouvant portrait de femme : passionnée, forte, résignée et lumineuse.
Remarquablement filmé, bien joué. Manque juste un petit peu de rythme... 1H40,ça aurait été parfait... Excellente musique qui accompagne le film un peu à la façon d'un certain M. Legrand...
Sur le papier, le scénario est beau : une histoire d'amour, une lutte contre l'injustice et la ségrégation raciale. Sur l'écran, il manque cette étincelle, de poésie et de délicatesse, qui aurait pu faire chavirer le film vers un chef d'œuvre. L'inertie et la placidité remplacent la pudeur des sentiments et la passion charnelle est réduite à la démonstration proprette voire superficielle d'une romance. On est loin du sublime "In the Mood for love" de Wonk Kar-Waï
Si Beale Street pouvait parler, elle dirait sans doute à Barry Jenkins de se taire.... car, voyez vous, je n'ai jusqu'à présent jamais lu, je l'avoue, de James Baldwin. Eh bien, après ce film, je n'ai plus du tout envie de le découvrir. Preuve que le film est mauvais....ou qu'on ne sait pas exactement ce qui est vraiment dû à Baldwin dans le film.
Dit autrement: est ce que le militantisme est soluble dans l'esthétisme? On est tentés de répondre non....
L'histoire semble bien simple pourtant. Tish (la ravissante KiKi Layne au visage délicatement expressif) et Fonny (le très body-buildé Stephan James) s'aiment. Ils sont amis d'enfance et voilà, ils s'aiment. Elle est innocente; il veut devenir sculpteur. Ils cherchent un appartement pour se marier; et puis elle est enceinte. Ses parents, Sharon et Joseph (Colman Domingo) sont ravis. Tout va donc pour le mieux, jusqu'à ce que Fonny soit accusé d'un viol avec violences qu'il n'a pas commis, à l'autre bout du Bronx de plus. La victime s'enfuit à Porto Rico. Mais seule compte la parole de l'accusateur, un petit flic raciste (la tête du flic! on n'a pas peur de la caricature....) qui s'est déjà opposé à Sonny et lui a promis "de le retrouver". Sharon (Regina King), dans une séquence particulièrement ridicule, toute en perruque chic et en paillettes, tente de retrouver à Porto Rico cette victime pour la convaincre de changer son témoignage, sans succès. Finalement Fonny plaidera coupable, pour avoir une moindre peine.
Cette dénonciation de la discrimination subie par la communauté noire vis à vis de la justice, elle devrait nous toucher, nous bouleverser, d'autant que, de nos jours encore, on sait que les armes restent inégales; toutes ces victimes noires de bavures policières.... Elle nous toucherait si elle était racontée simplement, à la Eastwood.... Mais ici, les temps s'étirent, les scènes se traînent, tandis que nous regardons interminablement les amoureux se regarder interminablement... avec des yeux de charolaise. Parfois l'esthétisme tombe juste, comme pour la "première nuit" merveilleusement cadrée et éclairée. Mais, le plus souvent, c'est juste de l'ennui.
c'est dommage : l'histoire commençait bien. Il y vaut de l'idée dans le scénario et pourtant..qu'elle déception !! Les scènes sont extrêmement lentes, on a l'impression que les personnages ne ressentent aucune émotion. Vraiment déçue
Après le magnifique "Moonlight", Barry Jenkins revient avec l'adaptation d'un livre de James Baldwin, son auteur préféré. L'histoire montre l'amour entre deux jeunes de la communauté afro-américaine dans les années 70 et les injustices policières et justicières face à leur communauté qui les séparent sans raison. C'est beau et touchant. La réalisation, à la fois contemplative et énergique, apporte une dimension poétique spectaculaire. Les images sont superbes. Les acteurs sont très bons, surtout l'actrice jouant la mère. Il faut bien dire que c'est très réussi mais on notera des petites longueurs, surement dues par le côté contemplatif. Du coup on accepte cette envie de réalisation car elle est assumée. Barry Jenkins nous promet de très beaux films à venir.