Si Beale Street pouvait parler
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118 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 avril 2020
Les Plus :

- Bonne interprétation des acteurs en particulier Kiki Layne et Stephan James qui monopolisent la caméra avec brio.

- La musique américaine des années 70 qui vous reste dans les oreilles.

- Les décors, les costumes qui nous immergent bien dans l'époque.

- Un scénario qui se concentre avant tout sur l'histoire d'amour entre Fonny et Tish, deux personnes de couleurs qui s'aiment dans une Amérique des années 70 où les mentalités n'ont guère évoluées et où malheureusement le racisme est toujours bien présent.

Les Moins :

- Manque de précision à certains moments spoiler: (Comment l'arrestation de Fonny s'est elle passée ? A combien s'élève la durée totale de sa peine après qu'il ait plaidé coupable ?)
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2020
Aux Etats-Unis, noirs et blancs n’étaient pas égaux. C’est en tous cas ce que rappelle ce film, puisque nous avons aujourd’hui presque oublié la ségrégation qui a régné de droit jusqu’en 1964… Le scénario dévoile progressivement le mécanisme diabolique qui conduira Fonny en prison ; le pouvoir d’un simple policier en dépit des faits et de la justice ; la légèreté d’une décision de justice qui ne s’appuie sur aucune preuve factuelle ni aucun motif.
Le premier tiers du film livre des images magnifiques sur ce jeune couple et son amour profond, traité avec délicatesse. Les deux acteurs sont remarquables. Mais petit à petit le rythme ralentit, s’arrête presque pour devenir ennuyeux ; ou bien parfois caricatural (réunion de famille avec la belle mère de Fonny par exemple, la bêtise du policier qui va s’en prendre à Fonny…).
Il reste tout de même un regard humain et d’ailleurs sans complaisance sur cette communauté afro-américaine, qui reste fondamentalement déshéritée dans cette société américaine, écartelée entre le désir d’émancipation et la solidarité intra-communautaire, obligée parfois d’entrer dans l’illégalité pour survivre (ou payer l’avocat en l’occurrence).
Un film sombre pour un propos militant mais un peu dépassé sans doute.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2020
Malgré une thématique importante, j’ai trouvé ce film vraiment ennuyant. En fait sa construction ne m’a pas du tout plu. On aura une utilisation des flashbacks excessive. Ceux-ci ont pour but de nous expliquer en détail l’histoire des deux tourtereaux avant cette fameuse arrestation. Le problème est le décalage de rythme entre le présent et le passé. D’un côté nous aurons un récit direct assez vivant et ouvert sur la société. De l’autre, des explications narratives sur les faits antérieurs qui seront très lent, et centrés sur le couple. Cela casse totalement l’histoire à chaque transition. Ce qui est le plus surprenant, est que la manière dont tout est expliqué hors flashback, est tout à fait claire. Ces derniers paraissent donc un peu inutiles et surchargent l’histoire. Il y en aurait eu moins, on aurait pu garder l’intensité du récit tout en s’attachant aux personnages. Outre la réalisation, qui vous l’aurez compris m’a fait rejeter le film, le fond est très intéressant. On nous plonge dans les années 70 d’une Amérique marquée par le racisme. Les deux personnages vont tenter tant bien que mal, de surmonter les épreuves de ce système, pour vivre leur amour. Pas évident quand votre couleur de peau peu vous faire condamner d’office. Les acteurs sont d’ailleurs excellents. Que ce soit la jeune KiKi Layne mais aussi l’un peu plus expérimenté Stephan James. Le Canadien avait déjà dénoncé la condition des Afro-américain dans le très bon LA COULEUR DE LA VICTOIRE et ACROSS THE LINE. Et comment ne pas mettre en avant le talent de Regina King qui a remporté le Golden Globes de la meilleure actrice dans un second rôle.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2020
Il y a un vrai savoir faire, dans la mise en place, dans la recherche des plans. Mais cette beauté un peu trop lisse ne permet pas de rendre compte de la violence du propos. Et les acteurs sont pareils, beaucoup trop lisses, beaucoup trop dans l'introspection, dans la retenue, dans un film qui se regarde un peu trop faire, dans des scènes d'une longueur incompréhensible où tout est un peu trop dit, un peu trop souligné.

Le film n'est pas à la hauteur de ses revendications légitimes, de sa colère trop contenue. Et c'est dommage.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2020
L'histoire d'amour contrariée mais inconditionnelle de deux afro-américains à Harlem dans les années 70 sur fond de ségrégation raciale. Un film délicat et émouvant à la mise en scène sublime et magnétique.
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2020
C est avant tout un film très esthétique avec une mise en scène magnifique et très soignée. Beaucoup de plans serrés, de regards, de silences... Ce qui peut être ennuyeux même si l'histoire reste assez captivante. Elle met en évidence des sujets forts et délicats.l
Renaud
Renaud

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2020
Film ouvertement raciste anti-blanc. Plusieurs propos amalgament tous les blancs, notamment comme des êtres non-humains, des démons. Affligeant. Par ailleurs le film est d'une lenteur, sans esthétique intéressante. Une pleurnicherie sur le sort des noirs en amérique, rappelée par les photos d'actualités au début et à la fin du film. On comprend mieux les propos racistes de certains groupes racisés en France, inspirés de ce type de navet.
Stéphane R
Stéphane R

29 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2020
Un bon début. Tout est beau, les acteurs notamment. Quelques belles scènes entre les amants et les deux familles. Mais ce n'est pas abouti. L'alchimie du romantisme et de la pression sociétale ne fonctionne pas (contrairement au magnifique Carol de Todd Haynes). Et l'aspect judiciaire aurait dû être développé, et éviter au final de tomber à plat. Que les acteurs sont beaux... Certes...
moket

660 abonnés 4 678 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2020
Un drame assez poignant sur le papier mais qui, en insistant davantage sur l'esthétique que sur les personnages, laisse un peu l'émotion à l'état d'embryon et n'immunise pas totalement contre l'ennui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2020
Très bon film,une histoire banale en faite,mais de très bons acteurs une image exceptionnelle du gospel,tout prêt du film dramatique parfait.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2020
C’est surtout la référence à James Baldwin qui m’a poussé à voir cette adaptation de son roman « Si Beale Street Pouvait Parler ». La mise en images des personnages, fort bien interprétés d’ailleurs, est très belle mais cette retenue et lenteur narrative un peu maniérée m’a fait le même effet négatif que lorsque que j’ai vu « Moonlight » du même et prétentieux Barry Jenkins. A trop vouloir se la jouer, il loupe l’essentiel : faire passer l’émotion.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2019
Parce qu’il ose la simplicité, parce qu’il ose le mélodrame qui n’est en soi que du drame sublimé par du cinéma, Si Beale Street pouvait parler peint une fresque où l’intimiste enfante les valeurs, les horreurs et les espoirs d’une communauté noire dans une Amérique au pouvoir blanc. Comme Loving sorti en 2016, le film de Barry Jenkins fait le choix d’une focalisation resserrée sur l’unité familiale qu’il complète par quelques photographies en noir et blanc rapportant les violences à l’encontre des personnes de couleur : c’est d’abord d’un couple dont il est question, sur le point de fonder une famille et soucieux d’offrir à son enfant le meilleur avenir possible. Sur le ton de la plaisanterie, on parle de fuir le continent, mais Tish ne sait pas nager. On parle de gagner de l’argent, beaucoup d’argent. On parle de refonder une communauté dans un entrepôt industriel ouvert à la location. D’ailleurs, Fonny est artiste, et sa sculpture sur bois traduit symboliquement son potentiel créatif et libertaire : il entaille le bois comme le racisme creuse les chairs et meurtrit les âmes. Ce racisme, il le subit alors comme un vitre que l’on pose entre lui et ceux qu’il aime, entre ses ambitions et leur incapacité à aboutir dans un monde où le noir est une couleur qu’on attire à soi pour en sentir les parfums qui la perlent. Contre ça, Jenkins oppose l’art des corps dans un décor tout droit sorti des peintures d’Edward Hooper : les immeubles aux façades peintes voient s’allumer devant eux les couleurs des vêtements qui ne marchent jamais seuls longtemps, qui se suivent et s’enlacent avant de céder la place au noir des corps au creux de l’intime, cette nuit de première fois où les amants comprennent qu’ils ont grandi et que les jeux de mousse dans la baignoire de leur enfance sont loin derrière. Pourtant, le sérieux n’est affaire que de rétention : il intervient lorsque la belle-mère fanatique tient un réquisitoire contre le péché, lorsque Fonny explose de l’autre côté de la vitre, à bout. Ils se tenaient par la main, ils s’embrassaient dans la rue ou près des quais ; c’est un fil de téléphone qui s’y substitue, puis la salle de visite, sur la table de laquelle l’enfant fait disparaître avec ses crayons les barreaux et les chaînes. Si Beale Street pouvait parler, il chanterait c’est sûr. Cet air de blues qui tourne avec le vinyle et qui rassemble père et mère dans une danse lascive et amoureuse. Cette complainte lumineuse et tragique qui cristallise les tensions d’une Amérique encore souffrance aujourd’hui. Et face à l’inhumain, face à l’injustice, la plus belle des révoltes est peut-être l’œuvre d’art.
lili L.
lili L.

1 abonné 83 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 janvier 2021
C'est long, je n'ai pas adhéré. je n'ai pas compris la mise en scène, c'est dommage, car le sujet avait l'air émouvant et intéressant. Je ne l'ai pas vu jusqu'à la fin. Une histoire d'amour et de racisme qui va jusqu'au tribunal, mais mal tournée
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2019
Oscarisé pour "Moonlight", Barry Jenkins signe ici une romance dans le Harlem des années 70. Tish et Fonny ont grandi ensemble et peu à peu leur complicité s'est transformée en amour. Le jour où Fonny est incarcéré pour un soi-disant viol, tous leurs beaux projets s'écroulent, bien que sa compagne soit enceinte. Le rythme du film est très lent et la voix-off est assez pénible dans la première partie très "fleur bleue". Heureusement, la suite est ponctuée de moments plus graves, Barry Jenkins dénonçant le racisme ambiant de l'époque, pour laisser planer un suspense sur l'issue du film. C'est plaisant mais loin de susciter l'émotion de "Moonlight".
Aure L
Aure L

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2019
Il y a une réelle poésie dans ce film que cela soit au niveau de la lumière ou de la musique alors que l'histoire qui se joue se révèle profonde et sombre.
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