Si Beale Street pouvait parler
Note moyenne
3,3
1309 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

118 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
22 critiques
3
40 critiques
2
35 critiques
1
11 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2019
Contrairement à certains qui ont vu un film lent et qui se sont ennuyés, moi j'ai vu un film contemplatif, qui prend son temps pour infuser son histoire, de toute beauté et apaisant.
Un vrai chef d'oeuvre émotionnel et calme et cela fait un bien fou.
floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2019
Après le sublime Moonlight, Barry Jenkins est de retour sur le grand écran pour nous faire vivre une histoire d'amour qui manque de rythme et d'originalité. Conforme à ses habitudes, le réalisateur se distingue par un casting quasiment composé intégralement d'acteurs et actrices noires ce qui permet de faire exploser quelques talents à l'écran. En effet, Kiki Layne et Stephan James sont vraiment excellents. Les deux stars de ce film savent nous faire vivre à chaque instant leur histoire que ce soit simplement par un regard, un geste, une parole. L'alchimie entre les deux est telle que les longs monologues auxquels les long-métrages du genre ont pu nous habituer n'ont pas leur place ici. Tout se fait subtilement et en délicatesse et c'est rafraîchissant. Néanmoins, le reste du casting est quelque peu décevant, les deux acteurs monopolisent l'écran de par leur charisme et leur place dans l'histoire ce qui ne laisse aucune place aux autres personnages pour se développer ou nous exposer leur talent. De plus, le scénario qui accompagne cette histoire d'amour peut s'avérer considérablement clichée, bien loin de certains films actuels. Même si on adhère facilement à l'histoire, on se demande s'il n'aurait pas été plus judicieux d'y apporter une touche d'originalité par moments. Par ailleurs, en voulant défendre la cause des Noirs aux Etats-Unis à plusieurs reprises Barry Jenkins donne une certaine dimension moralisatrice à son long-métrage qui laisse à désirer. Il faut cependant souligner que le récit s'accompagne d'une très belle bande-originale. Bien qu'un peu clichée, celle-ci est très efficace pour nous faire rentrer dans le film, proposant des morceaux orignaux ou des grands classiques de la soul américaine pour nous plus grand plaisir. Dans tout ça, il est vrai que Barry Jenkins dirige son film d'une main de maître. Dans la lignée de la réalisation incroyable de Moonlight, le réalisateur américain continue à nous époustoufler. Sa façon de diriger la caméra, le regard du spectateur est impressionnante, tout est fait pour qu'on se focalise sur les personnages principaux, pièces centrales de son film. Si Beale Street Pouvait Parler est bien loin d'être ce que certaines critiques ont voulu nous vendre mais s'avère malgré tout être un bon film qui se regarde surtout pour ses qualités visuelles.
Sofia S
Sofia S

11 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2019
Gros coup de cœur pour la bande son si poétique rendant les scenes bien plus belles et émouvantes (Eros, A Rose in Spanish Harlem, Eden...) j'espère que Nicholas Britell emportera l'Oscar. Belle photographies, lumières, costumes, couleurs. Artistiquement parlant, c'est d'une pure beauté. L'histoire est touchante, le film est tout simplement beau.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2019
Un film gnangnan sur une erreur judiciaire déplorable dont on ne connaîtra que très peu les circonstances et qui condamne un gentil noir à la prison sans explications
C est long repetitif et ennuyeux
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2019
Un chef d’œuvre, une consécration. Une sensibilité amoureuse touchant à la perfection et une critique des procédés implicites de marginalisation de la communauté Noire aux États-Unis juste et parfaitement dosée. Des acteurs au jeu fantastique, la direction d'acteurs est d'une qualité exceptionnelle.
Un véritable sans faute sur tous les aspects.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2019
Deux amoureux se tiennent par la main, ils marchent doucement, la caméra se pose sur eux par le biais d’un plan original, vu du ciel, tournoyant lentement et finissant par se poser à leur côté, sur fond de Jazz langoureux. Les couleurs sont chaudes, les acteurs irradient d’amour et de sensualité contenue, on se sent bien… Il est rare d’être autant captivé dès les premières secondes d’un film et ce sentiment ne sera que renforcé tout au long du film.
Après l’excellent et audacieux « Moonlight », Barry Jenkins adapte le roman de James Baldwin « Si Beale Street pouvait parler ». Le réalisateur poursuit ainsi son exploration des relations amoureuse et de la masculinité afro-américaine.
Loin des clichés, nous découvrons une famille unie, consciente de l’environnement dans lequel elle vit et faisant de son mieux pour vivre dignement. L’apprêté de la vie dans le Harlem est expliqué en peu de mots et quelques photos d’époque très bien choisies. Tous les éléments qui permettent de reconstituer la vie au début des années 70, des vêtements aux cannettes de bière, rien n’est laissé au hasard et ce travail minutieux nous transporte dans ce passé tumultueux. Le racisme, les ghettos, la drogue, la violence policière, la double justice qui laisse croupir la communauté noire en prison, la haine… Tout y passe avec justesse et loin des caricatures (à part, peut-être, le policier).
De nouveau aux commandes de la photo, James Laxton nous livre des plans soignés, audacieux, avec ses couleurs inimitables et un gros travail sur les éclairages. Véritable écrin visuel qui, comme pour Moonlight, peut sembler paradoxal : pourquoi mettre en si belle lumière de telles violences ? La bande son donne le tempo, un Jazz puissant mais lent, enivrant, ce rythme ne va certainement pas convenir à tout le monde. Dernier point au niveau du son, la jolie voix off de Tish est mixée de sorte à nous envelopper dans un bain de douceur cotonneux, ça fonctionne à merveille ! Les silences ont aussi une importance capitale.
Tous les acteurs sont excellents, c’est un plaisir de retrouver Stephan James et de découvrir Kiki Layne, sans oublier le reste du casting, comme Regina King et Colman Domingo au diapason. La pudeur de cette histoire d’amour, la beauté de leurs sentiments face à la laideur de ce qui les entoure est une fort belle démonstration de la transcendance.
Si vous parlez anglais, la scène entre les deux familles (fort mal traduite), est un régal d’humour.
Ce bijoux délicat ne peut s’apprécier que si l’on aime la bande son, que l’on se laisse porter par son tempo et que le romanesque ne vous fasse pas horreur.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2019
C’est un roman qui ne peut laisser de marbre qu’a adapté Barry Jenkins pour son troisième long-métrage. Écrit par James Baldwin et paru en 1974, il raconte l’histoire d’un amour plus grand, plus fort que tout ce qui s’emploie à le détruire. Situé dans le Harlem de 1970, le récit s’attache à deux personnages de la communauté noire, Tish (jouée par Kiki Layne dans le film) et Fonny (Stephan James). Tous deux se connaissent depuis l’enfance, ils sont inséparables et, bien sûr, leur complicité en vient à s’épanouir dans un amour total. Ils ont 19 et 20 ans et se préparent à se marier et à passer le reste de leur vie ensemble.
Or leur projet s’écroule lorsque Fonny est accusé faussement d’avoir violé une Portoricaine. Emprisonné, il a beau clamer son innocence, rien n’y fait. L’Amérique n’en est pas à une erreur judiciaire près, surtout quand il s’agit des Noirs. De son côté, Tish annonce à ses proches, puis à Fonny lui-même, qu’elle est enceinte. Ce qui ne l’empêche pas, avec le soutien des membres de sa famille, de mener son combat pour prouver l’innocence de Fonny.
Un tel sujet méritait d’être magnifié par une mise en scène inventive mais, malheureusement, ce n’est, le plus souvent, pas le cas. Les deux personnages principaux sont beaux comme tout, mais ils sont à la ressemblance de l’esthétique plan-plan que le réalisateur a le mauvais goût de privilégier, prenant ainsi le risque de faire sombrer le spectateur dans l’ennui. Les scènes sont jolies, si l’on veut, mais elles s’étirent et n’ont pas plus de force, bien souvent, que des images de papier glacé. Quant aux personnages secondaires, la plupart d’entre eux sont massacrés par une mise en scène qui n’en fait que des pantins caricaturaux : ainsi la mère « cul-bénit » de Fonny ou le flic raciste.
Restent néanmoins quelques séquences ou quelques scènes qui échappent au style peu inspiré qui en plombe beaucoup d’autres. spoiler: Ainsi, quand Fonny fait visiter à Tish un entrepôt qu’il prévoit d’acheter pour y faire leur future demeure. Sceptique, la jeune femme finit néanmoins par se prendre au jeu et à imaginer à quels endroits pourraient être placés les différents meubles. Fonny, avec la complicité d’un jeune juif, propriétaire des lieux, qui les accompagne, fait semblant de déplacer et d’installer des appareils électroménagers. Une fois ce petit jeu terminé, Fonny s’étonne de la complicité et de la gentillesse du juif envers eux. Ce à quoi ce dernier répond : « J’adore les gens qui s’aiment » !
Tout simplement. Dommage, vraiment dommage, que tout le film ne soit pas aussi inspiré que cette séquence-là !
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2019
« Si Beale Street pouvait parler » est magnifiquement filmé, une véritable beauté formelle qui à elle seule pourrait presque suffire à rester en suspens et à nous émouvoir.
Un écrin sans doute somptueux et à la hauteur, pour ce film de Barry Jenkins, dont le roman éponyme de James Baldwin en est l’inspiration...
En effet, les éclairages sur les visages sont tout simplement sublimes et que dire de tous ces regards fabuleux presque hypnotisants !
Seulement voilà, si on est séduit par cette esthétique indéniable, puisque tout est misé sous cet angle, le cinéaste enfonce le clou jusqu’au bout avec une musique également au diapason et des dialogues d’un lyrisme redondant, même si cette atmosphère empreinte de romantisme et de mélancolie pourrait nous envoûter à elle seule quelque part...
La voix off de la malheureuse Tish, ne fait que renforcer cet aspect très descriptif, jusqu’à entrer dans une contemplation qui devient envahissante et très pesante, à la limite gênante, au point de laisser les personnages principaux en retrait.
On aurait envie face à cette histoire d’injustice, où l’erreur judiciaire est apparemment le thème central, de rugir sous forme d’échanges où la colère et la rage sont à fleur de peau, alors que même à la prison, lors des parloirs, on philosophe sur la différence entre un artiste et un artisan !
Cette réalisation semble tellement sensible et belle, qu’elle en devient édulcorée, presque mièvre dans le traitement des personnages, de leurs caractères sans compter ce manque de naturel flagrant ressenti dans les dialogues, avec bien souvent des considérations ampoulées pas toujours explicites ou pertinentes, ce qui produit un côté artificiel plein d’affèterie.
C’est d’autant plus dommage, que quelquefois on perçoit enfin de la sincérité, une forme de vibration qui frémit tout à coup, sous forme d’un trop bref instant de justesse et de vérité pour retomber de plus belle dans ce maniérisme de principe.
De plus, on se demande parfois quel était l’enjeu principal car on pourrait en voir plusieurs, à moins que Barry Jenkins ait voulu justement croiser ses intentions et ses messages au risque de se perdre et de nous perdre aussi.
Du cinéma très stylé, un peu comme un exercice esthétique qu’il faut absolument réussir en oubliant l’essentiel, les vrais rapports humains faits à la fois d’amour, de vengeance et de haine, surtout dans ce terrible contexte, que cette forme doucereuse et très étudiée finit par desservir absolument...
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2019
Le réalisateur nous avait éblouis avec un "Moonlight" incisif et poétique dont la force pamphlétaire et poétique constituait un tour de maître. Cette fois, le cinéaste poursuit son travail de dénonciation du rejet que subit la communauté noire aux Etats-Unis en transposant son récit dans l'Amérique des années 60. Cela pourrait être une histoire banale, celle d'un couple qui s'aime, qui se rêve un avenir, sauf que leur destin commun est mis à mal par une dénonciation apparemment calomnieuse de viol par une jeune mexicaine à l'encontre de Fonny qui se retrouve incarcéré. La famille décide alors de mener un combat acharné contre la machinerie judiciaire, elle aussi convaincue de la culpabilité évidente du jeune-homme noir.

Evidemment, il est difficile de résister à l'horreur discriminatoire que subissent les populations noires aux Etats-Unis qui se veut pourtant la nation de la réussite sociale et économique. Le sujet du film est noble et habile. Mais hélas la mise en scène se perd dans une série de dialogues longs, très longs, dans des portraits totalement manichéens de deux familles, et surtout dans des effets visuels sirupeux et inutiles. La musique accompagne d'un bout à l'autre le récit qui aurait à gagner à plus de simplicité et de dépouillement. Les ralentis alourdissent le propos qui, au lieu de provoquer la colère contre l'injustice, accroît l'ennui et l'agacement. Si la photographie particulière du cinéaste avait tout son sens dans "Moonlight", ici, elle se transforme en une sorte de bonbon indigeste superfétatoire.

Bref, "Si Beale Street pouvait parler" passe à côté de son sujet. Et pourtant, il faudra encore des décennies de films pour que la tragédie de la discrimination raciale disparaisse de nos sociétés modernes.
Aubert M.
Aubert M.

21 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 février 2019
Film trop long et ennuyeux , sans substance, scénario plat
Aucune émotion l'histoire d'amour est d'une platitude, un navet, à fuir
Zeu d'Homme
Zeu d'Homme

17 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2019
Perso, j’ai clairement vu une beauté plastique indeniable au travers d’une très belle photographie avec des éclairages travaillés, des gros plans sur les très beaux visages de ces personnages et des mises en scène intérieures ou extérieures très réussies.
Mais je n’ai pas ressenti de réelle émotion et d’empathie vis à vis de ce couple. Les personnages manquent de dimension et sont un peu enfermés dans leur rôle monolithique.
J’ai trouvé certaines scènes et certaines relations entre les personnages assez ampoulé et le tout un peu trop manichéen.
C’est un peu trop lisse à mon sens, un peu trop appliqué, classique et linéaire dans la forme. Le style trop romantique ne m’a pas totalement convaincu.
Le film a plein de qualités mais je suis resté assez extérieur à ce qui m’était montré.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 février 2019
Malgré un esthétisme un tantinet poussé et une longue scène de réunion familiale un peu lourdingue (l'enlever aurait rendu le film un chef d’œuvre) c'est un film puissant, avec deux comédiens qui restent en tête, avec leurs émotions silencieuses. A ne pas rater
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 février 2019
Film avec de belles images et de beaux acteurs. Pourtant, on s'ennuie ferme. De nombreuses pistes sont lancées mais jamais traitees: le travail de l'avocat, la belle-mere aigrie, la recherche de l'appart mais aucune n est vraiment suivie. Un film avec un potentiel mais pas très bien traité. Dans le genre, il y a mieux!
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2019
L’adaptation d’un roman est toujours quelque chose de difficile. Car aucun auteur n’écrit et ne construit son récit comme un scénariste. Pour l’adaptation à l’écran, le scénariste ne retient donc généralement du récit que l’action et laisse de côté les pensées et réflexions de l’auteur original pour demander aux acteurs de les remplacer par quelque chose relevant de leur jeu. Mais ici, le scénario a voulu garder en partie le style propre à l’écrit. Il s’ensuit que l’action s’estompe et s’aplatit en perdant du rythme au profit de quelques pensées au travers de la voix off d’un des personnages principaux. Mais regarder un film, ce n’est pas tourner les pages d’un livre à son rythme, avec cette capacité de s’arrêter au besoin sur un élément essentiel dans la pensée et en revenant un peu en arrière si nécessaire. Au cinéma, l’immersion dans le récit se doit donc d’être plus rapide, plus directe, plus franche. C’est ce qui manque ici, apportant une certaine lenteur à ce propos et finissant par affecter son intensité dramatique. Ce qui n’était certainement pas l’objectif sur ce type de sujet sociétal.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2019
un couple de noirs américains dans les années 60 s ' aimaient d ' un amour tendre , vous ne me croyez pas , mais regardez , ils se regardent les yeux dans les yeux de longues ( très longues ! ) secondes , regardez , ils se tiennent les mains dans les mains langoureusement , d 'ailleurs ils s ' aimaient déjà dans leur prime enfance . leur si bel amour va être brisé par l ' accusation de viol , injuste bien sûr , de l ' amoureux ! on dirait l ' adaptation d ' un roman à l' eau de rose ! bon , passons aux choses positives , une interprétation excellente , une photo et une musiques remarquables ! mais pourquoi cette lenteur !!!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse