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Rourkewhite
104 abonnés
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3,5
Publiée le 1 octobre 2021
Il s'agit d'un très bon thriller SF anxiogène, reprenant le concept claustrophobe popularisé par "Buried", en moins minimaliste et radical. Puis, le film s'éloigne du simple exercice de style, emprunte les contours plus aériens d'une enquête vaporeuse, refuse l'efficacité à tout prix et, bien aidée d'une voix off qu'on cherchera vainement à cerner, prend une tournure quasi métaphysique culminant en une révélation qui donne des frissons! Et ça c'est trop rare pour être méprisé!
Alexandre Aja s'est probablement dit que les spectateurs perdaient toute mémoire d'un film 10 ans après l'avoir vu. Il a donc attendu son heure pour réaliser Oxygène. Malheureusement, c'est raté ; nous gardons un peu la mémoire des choses, surtout lorsqu'elles sont novatrices, et nul ne peut s'empêcher de penser à "Buried" de Rodrigo Cortes en regardant Oxygène. L'histoire est différente mais l'exercice de style est similaire. Certes, l'oeuvre se regarde et la pauvre Mélanie Laurent se débat comme elle peut dans sa capsule... mais les resucées ont le goût des resucées. Il y manque le goût sucré de l'originalité. C'est fade. Dommage.
La démarche la plus intellectuellement paresseuse serait de se dire que ‘Oxygène’ n’est qu’une pâle copie du ‘Buried’ de Rodrigo Cortès, celui dans lequel Ryan Reynolds était enfermé dans un cercueil. Sauf que même s’il s’agit dans les deux cas d’un espace confiné, une unité médicale cryogénique pleine de câbles et de boutons lumineux est quand même moins claustro qu’un cercueil tout pourri où il fait noir et où ça sent mauvais. Bien entendu, Alexandre Aja dissémine quelques éléments pour assurer le suspense : l’alimentation en oxygène du caisson est défaillante, la patiente est amnésique et ne sait pas par où commencer, et l’I.A. est un peu bornée...mais comme Mélanie Laurent (ben oui, le vrai nom du personnage est aussi un enjeu du suspense) trouve assez régulièrement des solutions aux problèmes dans l’ordre où ils se présentent, on finit par suivre ses progrès avec plus d’intérêt que d’anxiété. En serait-il resté à ce concept d’Escape-room en mode allongé que ‘Oxygène’ n’aurait été qu’une simple production Netflix bancale de plus...mais Aja et sa scénariste prennent soin d’épicer - et même d’interrompre - le processus par deux révélations successives qui parviennent à rebattre les cartes et à remettre en jeu la question même de l’évasion. Une fois n’est pas coutume, on peut donc estimer que le scénario se montre inhabituellement solide, en tout cas suffisamment pour que ‘Oxygène’ constitue une appréciable séance Thriller grâce à lui et non malgré lui. Certes, ces twists narratifs, si on y réfléchit attentivement a posteriori, on avait la possibilité et les clés de compréhension pour les voir venir...mais ce constat implique donc que ‘Oxygène’ ne contient pas trop d’aberrations et de deus ex machina...et puis quelle idée d’essayer de toujours deviner tout à l’avance alors qu’il suffit de se laisser porter pour apprécier un film !
L'originalité du film est indéniable, mais c'est finalement la déception qui l'emporte après le visionnage. Mélanie Laurent tient le film à elle seule, mais il y a à partir d'un certain temps une perte de suspense. La vraie raison de la situation du personnage est révélée trop tôt, et la dernière partie perd du coup énormément en intensité...
Oxygène vu un peu plus tôt dans la matinée m'a vraiment fait forte impression. Il y'a pour autant de quoi tiqué ici et là mais honnêtement je n'ai pas tellement envie de m'épancher sur le dossier. Non, là de suite ce qui m'intéresse c'est bien l'implication et la dévotion de ce cinéaste à chopper un concept et à le mener à son terme sans variantes ultérieures. Crawl son avant dernier film déjà parvenait à retranscrire une angoisse et se nourrissait de celle-ci pour bien la transmettre à son auditoire. Oxygène avec un tout autre partit pris retente le même coup et y parviens avec la manière.
Alexandre Aja installe son cadre et raconte son histoire à sa cadence. Il maintient un rythme soutenue dans un cadre restreint. Danny Boyle avec 127 Heures et Alfonso Cuaron avec Gravity me sont en cela bien vite revenu à l'esprit, Aja s'inscrit dans cette lignée. Avec beaucoup d'audace il instaure son huit-clos et se focalise par moment sur ses phases les plus claustrophobes mais se détache également grâce à son récit. L'amnésie de Lise est un enjeu dramatique qui à titre personnel m'a captivé. Mélanie Laurent trouve d'ailleurs un espace pour réciter ses gammes, elle ne s'en prive pas et elle à bien raison de s'employer à fond. La voix de Mathieu Amalric ramène ma mémoire à d'autres expérience dans le genre, de 2001 à Her, c'est dire ...
Le format court, 1H40 est aussi à saluer. Oxygène ne pars pas dans des séquences à rallonge pour épater la galerie. Alexandre Aja découpe avec le soucis de la précision, il est dans le juste sur cette démarche. Il y'a deux trois situations sur lequel je reviendrai qui ne m'on pas complètement satisfait mais comme je l'ai écris plus haut, dans l'immédiat, peu importe ...
c'est dommage, Aja réalise une nouvelle fois un bon film mais rare encore la dernière manche pour en faire un très bon film. Il manque la mise sous tension permanente, ça fonctionne plutôt bien le premier tia du film puis ça se tasse. Il n'est pas spécialement aidé par Mélanie Laurent qui sans jouer mal ne se transcende pas et comme c'est la seule à l'écran... Dans ce style, le film "Buried" est bien mieux fait. Le twist final prenant vraiment aux tripes. Alors que dans Oxygène, le Twist atténue la peur que l'on a de voir le personnage principal décédé. A voir au moins une fois, mais c'est vraiment dommage de voir qui aja n'arrive toujours pas à réaliser son grand film.
Tout commence lorsqu'une jeune femme sort d'une sorte de cocon. On se rend rapidement compte qu'elle est enfermée dans une sorte de capsule. On se rend également rapidement compte qu'on ne quittera pas ces quelques mètres carrés durant plus d'une heure et demi. Deux objectifs dans ce scénario : savoir si la jeune femme (Mélanie Laurent) arrivera à en sortir et surtout pour quelle(s) raison(s) s'est-elle retrouvée dans cette situation. On connait tout le talent d'Alexandre Aja. Après Haute-Tension, La Colline a des Yeux ou encore Mirrors, le jeune réalisateur n'a plus rien à prouver dans le style thriller/horreur. Il revient donc en France pour mettre en lumière ce scénario qui est très loin d'être inintéressant. On avait déjà pu percevoir le côté "enfermé dans une boîte" avec l'excellent "Buried" mais "Oxygène" apporte ce côté futuriste (et pourtant si proche) qui fait de lui un bon film de science-fiction. Pour ne rien cacher, on a un peu de mal à accrocher durant les vingt premières minutes. Un jeu de Mélanie Laurent un peu décousu, forcé mais qui devient plus réaliste au fil des minutes qui passent. Les productions Netflix ont souvent des thématiques et des concepts originaux et vraiment bien pensés mais rares sont celles qui nous tiennent jusqu'au bout. "Oxygène" réussit ce pari et nous tient en haleine jusqu'au dénouement. Alors sortira, sortira pas ? Une chose est certaine, retenez votre souffle..
Je m'ai fais avoir -de pas grand chose- sur le twist final, mais des gens plus intelligents que moi auront tout compris dès les 20 premères minutes, sans pour autant en être surs avant la fin mwahaha. Cela dit peu importe, pour ce film, comme pour un film d'horreur par exemple, l'important est de jouer le jeu autant que possible, bien que notre suspension consentie d'incrédulité est souvent mise à mal. La photographie est des plus réussie, et je ne me suis pas ennuyé. J'ai même pris sur moi pour regarder un film avec Mélanie Laurent qui d'habitude me donne du mal, mais qui ici -comme ailleurs- mérite notre respect pour sa prestation. Et surtout, un grand bravo à Rob pour sa bande originale, dont plusieurs morceaux ont fini dans mes playlists.
2/5 Pas terrible. Si vous cherchez un somnifère, en voilà un très bon ! Autant Mélanie Laurent joue bien, autant le sujet est inintéressant et déjà vu. On a un mix de buried et gravity. Et ça tire en longueur, et ça raconte des histoires dont on se fiche, et hop, ça se termine. Ouf.
Il faut que tu respires On dira ce qu’on voudra mais il faut reconnaître que Netflix sait produire des films et faire se rencontrer les gens. Ainsi, je n’aurais pas imaginé Aja à la tête d’un thriller SF minimaliste avec Mélanie Laurent comme seule et unique actrice. L’idée est séduisante, reste à savoir si ça fonctionne. On est on ne sait pas où dans une capsule scellée. Une jeune femme se réveille de ce qui semble être un sommeil artificiel. Elle a maintenant deux problèmes : Elle ne sait pas qui elle est ni ce qu’elle fait là et surtout, elle manquera bientôt d’oxygène. Ce qui fait toujours un peu peur dans ce genre de projet, c’est que le film ne parvienne pas à développer son intrigue sur la longueur. Ici, pas de soucis, le récit est régulièrement renouvelé par des indices sur l’identité de la jeune femme et sur la raison de sa présence dans cette capsule ainsi que par des petits évènements qui vont attiser la tension. Autre crainte dans ces cas-là, il faut que la comédienne porte le film puisqu’elle est de tous les plans. Rien à redire de ce côté-là non plus, Mélanie Laurent tient très bien son rôle avec parfois quelques fausses notes mais l’agacement que la situation aurait pu susciter ne vient pas. Surtout, le film joue merveilleusement avec le hors-champ. Il nous laisse construire selon plusieurs hypothèses changeantes le décor qui entoure cette capsule. L’autre écran qu’est notre tête fonctionne à plein régime pour recréer le décor provisoire de cette intrigue. C’est en ce sens qu’il faut comprendre le terme minimaliste du projet. En définitive, c’est une belle surprise, plutôt jolie sur la forme et qui sait nourrir un suspens à la fois raisonnable et efficace. Décidément, Alexandre Aja est un homme surprenant.
"Oxygen" est plutôt une bonne surprise. On assiste à un "huis clos" dans un scénario de science fiction qui rend l'expérience assez agréable, notamment par la bonne performance de Mélanie Laurent. Le scénario est très travaillé et ne laisse pas de place à des incohérences (comme nombres films du genre). En point négatif, je relate le final qui s'éternise et qui perd en intensité... il manque ce petit éclat qu'ont les grands films du genre !!
Un temps comparé à l'excellent "Buried", Oxygène n'est pas un film claustrophobique (du moins passé les 5 premières minutes). Thriller d’anticipation plutôt bien mené et porté par Mélanie Laurent, rarement aussi juste et imprégnée par son rôle, le film nous montre une jeune femme se réveillant seule dans une unité cryogénique. Amnésique, elle va peu à peu apprivoiser son environnement et mieux appréhender la situation dans laquelle elle se trouve. Oxygène fait mouche, ça marche, on ressent les choses, la voix de Mathieu Amalric est un personnage à part entière, tantôt rassurant, tantôt menaçant. Alexandre Aja réalise un film sérieux, prend le temps de placer ses éléments et fait monter la tension subtilement jusqu'à la révélation finale.