Licorice Pizza
Note moyenne
3,7
7515 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

420 critiques spectateurs

5
50 critiques
4
112 critiques
3
104 critiques
2
85 critiques
1
48 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yves Aubry
Yves Aubry

15 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2025
Tout est très bon dans ce midi. Le scénario, les acteur, l'ambiance des années 70. C'est émouvant de voir le fils de Philip Seymour Hoffmann dans un premier rôle convaincant.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2025
Qui est le film ?
Avec Licorice Pizza, Paul Thomas Anderson revient sur son territoire d’origine : la San Fernando Valley, déjà explorée dans Boogie Nights. Mais là où ce dernier scrutait l"industrie du porno dans un Rise and fall, Licorice Pizza choisit un régime plus modeste : une chronique adolescente située en 1973, au moment où l’Amérique traverse crises pétrolière, transformation culturelle et nouvelles formes de consommation. En surface, le film raconte l’histoire d’une amitié-amour entre Gary (Cooper Hoffman) et Alana (Alana Haim), deux figures qui s’éprouvent dans un monde de petits business et de grands rêves. La promesse affichée est double : retrouver l’énergie picaresque des années 70 et proposer une variation tendre, sans cynisme, sur le récit initiatique.

Que cherche-t-il à dire ?
L’ambition du film est claire : montrer que le passage à l’âge adulte ne se fait ni à l’école ni dans les familles, mais dans les récits qu'on se construit. PTA substitue à la structure téléologique du coming-of-age un récit par fragments, fait de tentatives, de ratages et de réinventions. Le cœur du projet est Alana : elle traverse une série d’expériences qui lui permettent d’inventer sa place dans un monde d’hommes, de marchés et d’images.

Par quels moyens ?
Le film se construit en vignettes : business de waterbeds, rencontre avec Jon Peters, La logique n’est pas celle de la révélation, mais de la dérive productive : on essaie, on rate, on reconfigure.

Si Gary déclenche l’action, c’est Alana qui la reconfigure. Son arc n’est pas l’innocence qui cède ; c’est la négociation du pouvoir : devenir objet (modèle, actrice), puis instrumentaliser ces régimes (attachée politique, partenaire commerciale). Anderson déplace ainsi le centre du récit vers une héroïne qui refuse de se laisser définir, même par l’amour.

En exemple marquant, 1973 est l’année du choc pétrolier. PTA y inscrit ses personnages à travers une séquence centrale : la livraison de waterbeds sans essence. Le camion lancé en marche arrière devient la métaphore parfaite : survivre, c’est improviser, s’adapter à la pénurie. Alana prend le volant, et symboliquement la maîtrise du récit.

La scène avec Jack Holden et sa cascade nocturne fonctionne comme une révélation. Elle montre le mythe hollywoodien comme spectacle auto-référentiel ; Alana observe le théâtre masculin et en sort plus lucide.

La différence de dix ans entre les protagonistes (Gary 15, Alana 25) installe un malaise constant. PTA ne cherche pas à le résoudre mais à le travailler : les scènes sont souvent cadrées depuis le regard d’Alana, qui éprouve la gêne, la jalousie, la fatigue de devoir se positionner. Loin de naturaliser la situation, le film l’utilise comme prisme critique pour interroger la norme sociale et la prédation diffuse de l’époque.

Chaque business lancé par Gary (photo, matelas d’eau, show, arcade) est un petit théâtre de séduction et de fiction. Gary performe une confiance de vendeur que la classe moyenne adore ; Alana bute sur la respectabilité (politique, show-biz), zones où l’ascension se paye d’un renoncement. Le film montre comment statuts et accents codent la compétence plus sûrement que la compétence elle-même. Ce commerce est aussi la grammaire du couple : leur complicité s’invente dans les gestes partagés du travail.

Le film ne cesse de rappeler que la Valley est un espace saturé de représentations : plateaux de tournage, affiches, meetings politiques. On ne devient quelqu’un qu’en se montrant, en s’exposant. Anderson filme ce territoire comme une scène permanente où l’identité est à la fois promesse et marchandise.

Courir, conduire, dévaler des rues : le film multiplie les scènes de déplacement. Ces courses ne sont pas seulement énergiques ; elles figurent la construction d’un lien. La dernière séquence, où Gary et Alana se rejoignent en courant, n’offre pas de résolution morale mais une synchronisation : aimer, c’est apprendre à tenir le même rythme.

Où me situer ?
Ce que j’admire dans Licorice Pizza, c’est sa capacité à rendre sensible une époque sans passer par le fétichisme nostalgique. La pellicule, le grain, les musiques incarnent une mémoire. Le film réussit aussi à faire de l’humour un outil critique, capable de montrer l’absurde des rapports de classe ou la violence implicite. Là où je reste plus réservé, c’est dans le traitement du rapport entre Alana et Gary : Anderson joue habilement de l’écart d’âge, mais la dynamique reste parfois piégée dans un romantisme qui adoucit la gêne.

Quelle lecture en tirer ?
Licorice Pizza n’est pas un récit d’innocence perdue, mais une chronique d’essais et d’erreurs dans un monde où tout est déjà marchandisé : les biens, les images, les désirs. Grandir, ici, signifie apprendre à négocier sa place au milieu de flux d’argent, d’affects et de représentations. Le film ne cherche pas à délivrer une morale mais à montrer un apprentissage pratique : comment courir, comment se synchroniser, comment se réinventer au fil des épisodes.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2025
Un vent de liberté des années 70 souffle sur ce Licorice pizza et si P. T. Anderson dynamite la comédie romantique, le scénario est décousu, dans un enchaînement de situations absurdes. A noter, quelques guests de passage mais qui n'apportent rien.
Eliott Forget
Eliott Forget

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2025
Très sous-coté malheureusement… Des surprises, un jeu très bon et des prises de qualités, que demander de plus.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2025
Un portrait tendre et nostalgique de la jeunesse californienne des années 70. Paul Thomas Anderson signe une comédie romantique pleine de charme, avec des personnages attachants et une atmosphère délicieusement rétro. Le film séduit par son naturel, son humour subtil et sa bande-son impeccable. Un joli voyage dans le temps, sincère et vivant.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2025
Beaucoup de poésie dans cet opus de Thomas Anderson . Cet amour platonique entre ces deux jeunes ados, mais qui n’osent franchir le pas , et préfèrent vivre cette amitié profonde qui les unit, au-delà des amourettes que chacun vivra en parallèle. Le jeune garçon de 16 ans est un peu un surdoué , acteur au théâtre , dans des troupes d’enfants , petit -business man aussi, et elle est plus passive, majeure, issue d’une famille juive assez traditionnelle.
Beaucoup d’humour, une vision assez cynique de la société , des dialogues désopilants et des situation parfois très incongrues, et puis des moments de délire absolu, comme cette incroyable scène avec Sean Penn , qui joue un acteur star, ( son rôle en somme) en diner en tête avec la jeune-fille , qui cherche à la séduire, en vieux beau en représentation , mais sans s’intéresser à elle , mais qui va retrouver par hasard, dans ce restau hyper-branché un copain metteur en scène célèbre dans ce restau ,il va en oublier sa jeune partenaire et commencera alors un délire avec le metteur en scène , ensemble , faisant le Show , il en en oubliera la jeune fille pour finir à l’extérieur du restaurant par une cacade en moto impossible , devant une audience enthousiaste .
C’est énorme , cela explose de tous les côtés, c’est du Blake Edwards puissance 10 , c’est bluffant, on ne sait plus où en est .
Les deux jeunes acteurs sont très bons et la romance est belle et touchante. Super qualité d’image, très vintage , pellicule Kodak au ton jaunie, et une bande son superbe, très 70’s..
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2025
Je suis sûrement la seule personne au monde a ne pas avoir adoré ce film mais avouez que si ce n'était pas le nom de Paul Thomas Anderson qui figurait à la réalisation, il n'y aurait pas autant de bons avis. L'histoire est assez banale même si les personnages sont originaux. L'ambiance générale est pas mauvaise mais pour moi tout est trop répétitif et assez téléphoné. Mais le pire dans tout ça c'est vraiment le message que l'on veut faire passer sans vouloir spoiler, c'est assez décevant mais vous comprendrez quand vous l'aurez vu. Je m'attendais à tellement mieux que voilà, je suis resté vraiment sur ma fin. Après, tout n'est pas à jeter, on est pas sur un navet mais pour moi c'est du vu et revu. 11/20.
Geoffrey N
Geoffrey N

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2025
Pas vraiment convaincu par le film. Les événements s'enchaînent sans réels poids, ni même n'influence l'histoire d'amour en fond. Par contre la réalisation est soignée et on se plonge facilement dans les années 70 états-unienne.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2025
Cette romance pour teen-agers a recueilli énormément de critiques élogieuses. J’ai le sentiment que « PTA », comme on le nomme çà et là (ce qui participe à une sorte de mythisation), a bénéficié d’un préjugé favorable dû à certaines de ses œuvres antérieures. Car le film -à l’image assez laide- manque considérablement de cohérence et de fluidité ; les scènes et les situations se succèdent, sans véritable lien, et le film consiste en un alignement de scènes, parfois très bonnes, mais le plus souvent médiocres, où la facilité et les artifices l’emportent, dans une approche des personnages et de l’époque montrée bien superficielle.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2025
Un film qui donne l’impression d’attendre qu’il commence… même à la fin.

Licorice Pizza est un film qui avance sans but clair, comme s’il refusait délibérément toute structure. De la première à la dernière minute, j’ai eu la sensation d’attendre un vrai point de départ, un cap narratif… qui ne vient jamais. Ce n’est pas tant lent qu’indéfini.

Les deux personnages principaux sont eux-mêmes difficiles à cerner :
Gary, 15 ans, oscille entre enfant et entrepreneur, enchaînant les projets comme s’il vivait hors du cadre réel — acteur, vendeur de matelas à eau, distributeur de flippers… tout cela sans qu’on sache jamais vraiment où sont ses parents ou qui encadre tout ça.
Alana, elle, est une jeune adulte sans réelle direction, qui semble surtout chercher à s’accrocher à des hommes influents pour trouver une place dans un monde où elle peine à exister seule.

Je saisis bien le propos du film : la difficulté à trouver sa voie, que l’on soit trop jeune ou déjà adulte.
Mais est-ce qu’on est obligés de le vivre à travers des personnages aussi flottants, souvent incohérents, et auxquels il est difficile de s’attacher ?

Sur le plan visuel et sonore, le film est indéniablement soigné. Il dégage une ambiance douce, parfois poétique. Mais cela ne suffit pas à créer de l’émotion ni un réel attachement. Quant à la critique sociale sur les adultes perdus (surtout les figures du show-business), elle reste assez convenue.

Un film qui se veut libre et poétique, mais qui finit surtout confus, lent et déconcertant. Un somnifère élégant, en somme.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2025
Un amour naissant entre une jeune fille et un lycéen déluré dans la région de Los Angeles. Une belle histoire avec deux personnages principaux naturels et attachants (et les apparitions décalées de Bradley Cooper et Sean Penn). Il se dégage de ce film un aspect vintage et fantasque, un charme rétro des années 70 aux US., que j'ai bien aimé.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
Une comédie envolée, dynamique, qui nous fait découvrir les amours tumultueuses et pas si évidentes entre un jeunot adolescent et une jeune femme dix ans plus âgée. De plus, cela se passe dans les années 70, période de mutations sociales et de filles courtement vêtues. Le casting est… disons, très nature, profitant des défauts physiques des acteurs pour la jouer vraie. Cela dit, Cooper Hoffman peine à représenter un jeune de 15 ans et je trouve son personnage un peu trop imbu de sa personne, donc légèrement horripilant.
Mr_meuble
Mr_meuble

49 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2025
un joli film mais beaucoup trop autoréférencé. Il n'y a pas d'histoire, c'est très contemplatif. Comme le film n'est pas séquencé, il paraît décousu avec des scènes qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe ou des personnages fulgurants sans saveur, voire difficiles à cerner. Dès le départ, on comprend bien le coup de foudre du garçon mais on ne voit pas ce qui attire la fille. En somme, un film qui peut plaire aux grands cinéphiles mais devant lequel je me suis un peu ennuyé.
Hugo F
Hugo F

5 abonnés 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Un voyage dans le Los Angeles des années 70 sublimé par les nombreux plans séquences. Le duo Alana Haim et Cooper Hoffman est bluffant.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2025
Ce film est très spécial et ose pas mal d'actions gonflées sur le monde de l'adolescence. Je n'arrive toujours pas à identifier si j'apprécie les 2 personnages principaux qui se cherchent et prêts aux mauvais coups sous la ceinture. Je crois ne pas les aimer...En tout cas, ils ne sont pas mignons ! Beaucoup de longueurs dans l'évolution platonique et amoureuse des jeunes mais le plaisir de voir les années 70 à L.A.
3,3/5
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse