Licorice Pizza
Note moyenne
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420 critiques spectateurs

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50 critiques
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112 critiques
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104 critiques
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85 critiques
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Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2022
Quelle déception ! Alors que s'annonce un désert cinéphilique de plusieurs semaines en ce début d'année 2022, on attendait beaucoup du regard porté par PTA sur la jeunesse des années 1970, après avoir décortiqué l'histoire de couple archi-sophistiquée de Phantom Thread. La bande-annonce était très prometteuse. Les tous premiers plans du film le sont aussi, notamment un long plan séquence où les deux personnages principaux tombent instantanément amoureux l'un de l'autre en une discussion des plus animées. Mais le film s'enlise vite. Cette jeune femme de 25 ans n'osant pas assumer son amour pour cet ado de 15, les deux amis passent en mode "je t'aime moi non plus", au risque des répétitions et de la lassitude. Ces 2h15 semblent franchement en durer 4. Quantité de scènes paraissent tout à fait arbitraires et inexplicables, comme les caméos de Sean Penn et Bradley Cooper. On descend une colline en marche arrière à bord d'un camion sans essence, on s'immerge dans une campagne électorale sans queue ni tête, on vend des matelas pneumatiques puis des flippers, on se propose pour un casting télé assez tendu, etc. etc. Mais pourquoi ? Mystère. Peut-être simplement pour dresser la chronique d'une petite ville californienne des années 1970. C'est trop peu. Espérons que PTA sera plus inspiré la prochaine fois...
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

158 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2022
Une histoire d'amour entre un jeune gars prêt à bouffer l'Amérique et à lui vendre n'importe quoi, une sorte de Donald Trump de 15 ans, et une brune Barbara Streisand de 10 ans son aîné... les deux suant la jeunesse et l'enthousiasme et passant leur temps à courir dans la rue sur une bande son géniale...il y avait de quoi rester collé à son siège...!
En réalité, c'est un gros BOF...! : le réalisateur fait du remplissage avec des scènes qui bien souvent apparaissent sans intérêt pour l'histoire... il fallait absolument filer un cachet à Sean Penn et Bradley Cooper alors on leur a inventé un petit rôle qui n'apporte rien ... l'analyse psychologique des personnages est au ras des pâquerettes et nos deux héros n'évoluent guère finalement malgré l'amour qui leur tombe dessus et plus de deux heures et quart de film...!
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2022
C'est bien mais c'est long. Une chronique de l'adolescence narré par PT Anderson, c'est tentant. Ce réalisateur a un talent presque indécent, la manière dont il parvient à injecter de l'inattendu dans chaque scène est stupéfiante. Il arrive aussi qu'il se perde dans sa narration et c'est un peu ce qu'il se passe ici. Le film s'appuie sur peu de ressorts narratifs une fois la première heure passée. 2 jeunes attiré l'un par l'autre sans qu'ils se l'avouent. Anderson retrouve les parfums de l'adolescence, la frime, les bloquages, les paradoxes, l'envie de vite grandir, qu'il renvoie au spectateur mais sans l'accompagner d'une histoire solide ou des personnages consistants. Il y a un manque d'émotion malgré les scènes étonnantes, les travellings de toute beauté.... Le parfum se dissipe vite donc, le film finit presque dans la banalité et la langueur.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2022
Sur le papier le film avait tout pour me plaire puisqu'il s'agit d'une romance estivale, mais cette romance est réalisée par Paul Thomas Anderson dont le cinéma ne m'intéresse plus réellement depuis The Master. Mais je me suis malgré tout laissé tenté par une séance inespérée en VO et je dois dire que c'était pas si mal.

En fait la vraie bonne idée du film c'est la distribution : avoir pris des gens avec des physiques normaux ça change absolument tout. Alana Haim qui joue l'héroïne n'est pas une bimbo, mais ça ne l'empêche pas d'avoir un certain charme et surtout elle fait femme de la vraie vie. Et c'est pareil pour Hoffman fils, il a de l'acné et rien que ça au cinéma c'est tellement rare, ça donne immédiatement une touche d'authenticité (surtout que ce n'est source d'aucune blague, d'aucune moquerie... c'est juste un ado normal, avec une peau d'ado).

Donc immédiatement, avant même qu'ils ouvrent la bouche, ces personnages sont crédibles, ils ne font pas faux.

En plus sont plutôt bien dirigés et tout de suite ça fonctionne, on arrive à croire à cet ado obsédé par cette fille bien plus âgée que lui et qu'elle, ben elle est quand même intriguée et qu'elle s'attache un peu malgré tout.

Le film ne s’embarrasse pas réellement d'une intrigue, si ce n'est l'intrigue amoureuse : va-t-elle céder aux avances du jeune homme et c'est fou comme ça fait souffler un vent de fraicheur sur le film. C'est l'été, ils font des trucs un peu dingues (mais pas trop), genre monter des entreprises... et il n'y a pas besoin de plus pour voir les personnages se tourner autour, essayer de se rendre jaloux... Ils font juste leur vie. Surtout que l'évolution de leur relation est plutôt finement amenée, entre les moments où ils se rapprochent, font preuve de complicité et d'autres où la fille se rend quand même compte que c'est un gosse, qui a beau être doué pour plein de trucs, reste un gosse.

Par contre le soucis c'est que vu qu'il n'y a pas réellement d'intrigue, tout ça semble se conclure un peu vite (pourquoi là ? pourquoi maintenant ?), alors qu'avait on avait quelques séquences, parfois longuettes, qui s’étiraient un peu trop (notamment avec Sean Peen et Bradley Cooper), j'ai eu le sentiment que la fin faisait un peu précipitée.

Et de manière générale si j'ai bien aimé le film, je ne suis pas emporté totalement, il y a quelques moments où le film semble forcer un peu (genre le plan "comique" devant le cinéma à la fin, c'était prévisible au possible et ça tombe à plat). Aussi, si de manière générale j'ai vraiment beaucoup aimé la mise en scène, on a quelques très beaux travellings horizontaux, il y a quand même pas mal de scènes où ça me semble filmé de trop près, où il semble manquer un plan d'ensemble afin de réussir à situer les personnages dans l'espace. Je pense notamment au premier RDV entre les deux dans un resto chic où la fille s'assoit à côté de lui où j'ai eu la désagréable impression de ne pas réussir à comprendre quelle était la configuration de l'endroit et pourquoi elle se mettait à côté de lui (et pas en face). Bon c'est du détail... C'est de loin pas un mauvais film, mais je suis loin d'être aussi enthousiastes que certains.

Il faut néanmoins noter que PTA arrive à ne pas juste faire un simple film nostalgique sur les années 70, c'est qu'il n'oublie pas que c'était une autre époque, avec d'autres mœurs et que celles-ci étaient pas forcément géniales. Disons que le portrait n'est pas tout rose et est plus nuancé que d'autres films. Il n'est pas dupe. Et pour le coup ça en fait un film plutôt intelligent dans sa manière d'aborder cette période, certes il y a l'innocence lié à la jeunesse, mais il y a malgré tout des aspects moins reluisants qui ne sont pas occultés.
Epikouros
Epikouros

53 abonnés 45 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2022
J'ai couru voir ce film, propulsé par la réputation du réalisateur (maints films m'ont emballé dont "Magnolia"), dopé par une critique parisienne unanime. Résultat ? A la mesure de mon attente. Interminable, nunuche et filmé à la va comme je te pousse. Une série de scénettes, une attraction sentimentale peu probable, des couleurs passables, des interventions de stars superfétatoires et interminables, ici ou là un sourire, il est vrai... Et je vais y aller à mon coup de griffe politiquement incorrect : il est est dit que les deux jeunes acteurs sont "atypiques". En bons français, ça se traduit : moches comme deux poux ! Leur talent ne suffit pas et le happy-end est improbable. Bref, c'est raté, yankee certes, mais adolechiant et abyssalement creux.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2022
Pour commencer, on ne peut passer à côté d'un paramètre essentiel, celui des deux personnages principaux et de leurs interprètes. Alana/Haim est sans maquillage, ne cache pas ses cernes, et Gary/Hoffman ne son côté joue avec son acné. Par contre, leur 10 années d'écart ne se voit pas réellement, ce qui empêche tout intérêt et/ou enjeu sur cette importante différence d'âge, d'autant plus que le jeune de 15 ans est mature, ambitieux et devient entrepreneur alors qu'elle est encore chez ses parents, n'est pas encore indépendante et ne sait pas vraiment ce qu'elle veut. C'est le plus gros soucis du film. Mais pourtant ça fonctionne à merveille, ils nous touchent, nous émeuvent, nous font sourire, nous agacent aussi mais ils sont aussi une vraie source de jouvence. Avec eux Paul Thomas Anderson nous replonge avec délice dans les années 70 avec une dose de nostalgie non feinte. Une B.O. inspirée, des seconds rôles savoureux, une reconstitution idéalisée des seventies avec ces petits détails qui font tout (Viêtnam, homophobie, crise pétrolière,... etc...). Une chronique amoureuse réjouissante qui évite les clichés du genre, ce qui est en soi déjà un cadeau.
Site : Selenie
SuperJS
SuperJS

49 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2022
Le long, très long, bien trop long parcours de 2 jeunes séparés par 10 ans d’âge, oscillant entre amitié et amour. Errance, incursions dans le dur monde des « adultes » par le biais de rencontres, références made in US de cette époque qu’il faut sûrement connaître pour éventuellement les apprécier : on se demande où Paul Thomas Anderson veut en venir (le sait-il lui-même ?), pourquoi les critiques sont-elles si bonnes, et quand (et comment ?) cette histoire, certes très bien jouée par tous les acteurs, va enfin se terminer vu le rythme monotone et affreusement ennuyeux.
Au final, tout ça pour ça ???? 
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2022
Encensé par la presse, c'est le moins que l'on puisse dire, Licorice Pizza risque de ne pas répondre à toutes les attentes des cinéphiles qui ont vu et aimé sans restriction les précédents films de PTA. Cet enthousiasme unanime des critiques a quelque chose de suspect, quand même (le cinéaste est-il intouchable ?), comme s'il n'y avait pas débat et motif à avouer que bon, le charme dégagé par cette pizza à la réglisse était réel, mais de là à en faire un chef d’œuvre ultime, il y avait de la marge. C'est plutôt le sentiment de regarder un premier film, inégal et imprévisible, qui prédomine pendant la plus grande partie de Liquorice Pizza, avec quelques tunnels narratifs au passage, et en contrepartie plusieurs scènes assez folles, notamment avec les caméos survoltés de Tom Waits, Sean Penn et Bradley Cooper. Mais au final, il faut bien avouer que la maîtrise de PTA est confondante, au service d'une comédie romantique très contrariée et sujette à des épisodes plus ou moins crédibles. Il s'agit d'un film on ne peut plus américain, c'est une évidence, mais qui récuse quelques clichés hollywoodiens bien ancrés, comme la différence d'âge entre ses deux tourtereaux (15 ans pour lui et 10 de plus pour elle, mais la différence à l'écran ne semble pas assez aussi grande) et dans leur physique banal, qui les fait ressembler à la fille et au garçon d'à-côté. Bien aidé par une B.O stimulante, le film est une évocation nostalgique comme un souvenir d'adolescence, avec de l'insouciance, du désir et de l'audace. Avec ses personnages imparfaits mais touchants, incarnés par l'excellent duo formé par Alana Haim et Cooper Hoffman et une certaine virtuosité pour créer une ambiance et des situations (excentriques voire absurdes), au fil d'un récit qui ne choisit jamais la ligne droite, PTA réussit en grande partie son film même si la postérité le classera vraisemblablement parmi les œuvres mineures du cinéaste.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2022
À Encino, près de Los Angeles, au début des 70ies, Gary (Cooper Hoffman) tombe amoureux au premier regard de Alana (Alana Haim). Il a quinze ans mais il est déjà presque autonome, assume seul la garde de son frère cadet, tourne dans une série télévisée, a un sacré esprit d’entreprise. Elle a vingt-cinq ans, est couvée par une famille juive étouffante, n’est pas sûre d’elle. S’aimeront-ils malgré leurs différences ?

Le pitch que je viens d’écrire pourrait laisser redouter le pire : une RomCom sirupeuse dont les deux héros, sans surprise, dépassant les obstacles qui s’opposent à leur amour impossible, finiront, au dernier plan du film, par courir dans les bras l’un de l’autre pour s’unir dans un baiser qui durera toujours. Sans vouloir en divulguer la fin, "Licorice Pizza" présentent ces ingrédients-là…. mais les accommodent selon une recette délicieusement originale.

Commençons par jeter un oeil à l’affiche. Il est d’usage, dans les films qui racontent une histoire d’amour, d’y voir les deux héros s’enlacer t’endrement en se lançant des regards espiègles et/ou énamourés. Rien de tel ici : l’héroïne est au premier plan, les mains sur les hanches, un brin effrontée et semble nous lancer un regard de défi. Le héros est au second plan, adossé à une voiture, les mains… comment dire…. Vers où dirige-t-il un regard dont on devine qu’il s’accompagne d’un sourire ? Vers Alana. Ce sera donc l’histoire d’un garçon qui aime une fille qui lui tourne le dos.

Arrêtons nous à présent sur le choix de ces deux acteurs. On est loin des stéréotypes hollywoodiens. Le personnage de Gary est interprété par le fils du regretté Philip Seymour Hoffman (que PT Anderson avait souvent fait tourner). Il a quelques kilos en trop, le visage couvert d’acné et une coiffure impossible. Alana Haim est la révélation du film : une jeune Barbara Streisand avec un nez « tellement juif » (c’est pas moi qui le dis mais une directrice de casting), un corps athlétique, toujours en mouvement. Exit Ken et Barbie.

Un mot enfin sur le titre. Sa police rappelle celle d’"American Graffiti", le film iconique de Georges Lucas sur cette période. Le surlignage qui l’entoure est le même que celui utilisé pour l’affiche de "Grease". On attendra en vain pendant les deux heures du film que s’éclaire sa signification. Le réalisateur confesse dans le dossier de presse qu’il s’agissait d’un diner d’Encino où sa famille se rendait parfois, dont le nom et les sonorités lui rappellent son enfance.

S’agit-il donc d’un film autobiographique ? pas tout à fait. Paul Thomas Anderson est né en 1970. Il a donc une douzaine d’années de plus que Gary. Mais il est né et a grandi à Encino et "Licorice Pizza" a le parfum de madeleine de ses amours enfantines.

Paul Thomas Anderson est un des plus grands réalisateurs américains contemporains. Il a acquis cette réputation en un quart de siècle et avec moins de dix films qui, tous ou presque, ont enthousiasmé la critique : "Boogie Nights", "Magnolia", "There Will Be Blood" (son plus grand succès), "Phantom Thread"… Son cinéma n’est pas reconnaissable au premier coup d’oeil comme le serait celui de son homonyme, Wes Anderson, ou de Quentin Tarantino. Mais il y revisite souvent les mêmes thèmes (la famille unie, déchirée, recomposée) tire toujours le meilleur parti d’une bande musicale très riche (comme le montre évidemment "Licorice Pizza" qui puise abondamment dans les standards des 70ies) et attache un prix particulier à la qualité de l’image (il est un des rares réalisateurs à être resté fidèle au 35mm).

Il réussit avec "Licorice Pizza" une sacrée gageure : réaliser un film surprenant à partir d’une trame éculée. On devine dès sa première image comment il se terminera. Et pourtant on reste en alerte pendant tout le film – les esprits chagrins pourraient estimer que son dernier quart est de trop. Pourquoi ? Parce que cette histoire est faussement commune. Gary et Alana sont des adolescents comme tant d’autres ; mais ils sont uniques. Leur différence d’âge – censée constituer le principal obstacle à leur amour – s’efface très vite. Gary s’avère beaucoup plus mature que ses quinze ans – au point parfois de laisser douter de la crédibilité de certains épisodes de sa vie ; Alana au contraire a la vie cadenassée d’une ado couvée par des parents hyper-protecteurs.

"Licorice Pizza" est traversé par une immense vitalité, une réjouissante fraîcheur. C’est un film plaisant, sans que se cache derrière cet adjectif dévalorisé la moindre ironie condescendante. C’est un film qui m’a plu. C’est un film qui, je l’espère, vous plaira.
cosette2010
cosette2010

58 abonnés 114 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 janvier 2022
Quelle déception. Scénario décousu et sans intérêt. Les acteurs n'ont aucun charisme. On s'ennuie ferme. L'intervention de Sean Penn n'apporte rien à l'histoire. C'est long, très long. Heureusement que la musique est bonne et qu'on se promène en camion dans les collines de LA.
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 janvier 2022
Mais qu'est donc devenu le Paul Thomas Anderson de "Boogie nights" et de "Magnolia" ? Certes, il arrive toujours à réaliser quelques plans séquence de qualité mais, sinon, son dernier film est totalement vide, totalement creux, il n'est absolument pas habité par ses personnages, l'histoire n'a aucun intérêt, et, à part les 5 premières minutes, on ne cesse de s'ennuyer profondément. Quant à la musique, on en entend presque sans arrêt, mais quand on connait la qualité de la musique californienne au début des années 70, on est vraiment surpris des choix effectués. Problème de droits trop chers ?
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2022
C’est toujours triste de devoir partager sa déception pour un film quand on y est allé avec l’envie sincère de s’y plonger avec délectation et d’en parler ensuite autour de soi avec enthousiasme – et celles et ceux qui me lisent connaissent mon style assez direct dans les bons moments.
Je suis donc allé voir « Licorice Pizza » de Paul Thomas Anderson que j’ai tant apprécié pour « Punch Drunk Love » et « There will be blood » et « Magnolia ».
J’adore son traitement des couleurs, ses séquences parfois hypnotiques qui nous font « planer » au fond de notre siège.
De quelle histoire s’agit-il ?
1973, dans la région de Los Angeles. Alana Kane et Gary Valentine font connaissance le jour de la photo de classe au lycée du garçon. Alana n’est plus lycéenne, mais tente de trouver sa voie tout en travaillant comme assistante du photographe. Gary, lui, a déjà une expérience d’acteur, ce qu’il s’empresse de dire à la jeune fille pour l’impressionner. Amusée et intriguée par son assurance hors normes, elle accepte de l’accompagner à New York pour une émission de télévision. Mais rien ne se passe comme prévu…
La meilleure partie du film tient dans ce synopsis. Au-delà de la scène New Yorkaise le film s’enfonce inexorablement dans une sortie de fourretout qui ne fonctionne pas ou qui aurait peut-être mérité un découpage plus maîtrisé (Tarantino ou les Frères Coen y parviennent dans certains de leurs films).
On assiste à une sorte d’hommage à « American Graffiti » meets « The Way we were » transporté dans le Hollywood des Seventies (non non je n’ai pas parlé de « Il était une fois à Hollywood »).
Autre incongruité des références assez nombreuses aux cultures juives et même Yiddish auxquelles je n’ai pas compris grand-chose et surtout leur place dans le récit en dehors du fait que la famille de l’héroïne du film est jouée par tout la famille HAIM (leurs 3 filles sont des chanteuses très célèbres outre-manche sous le nom HAIM).
Le lecteur des cahiers trouvera peut-être plaisant de repérer les nombreuses références cinéphiles comme certains pseudonymes (Jack Holden en hommage à Jack Nicholson ou John Peters, sorte de Kris Kristofferson) …bizarrement le nom de Streisand n’est lui pas modifié à l’écran.
Quelques belles scènes de bravoures, des beaux travelling dans la nuit de LA ne suffisent pas à sauver l’ensemble et surtout à conserver le capital émotionnel acquis dans le premier quart du film.
En conclusions du film, après 2h13min, tout le monde s’est précipité aux pissotières (comme on dit dans le Sud) et le terme qui revenait et mettait tout le monde d’accord était « Décousu ».
Je dirai trop long et pour répondre à l’ensemble des commentaires sur la longueur de nombreux films actuellement au cinéma, j’ai lu un article intéressant qui indique que les réalisateurs chouchous des studios ont la main sur le Director’s Cut (un peu à l’inverse du cinéma des années 70 à 2010…).
J’attends le Spectator Cut pour redonner une chance à cette Pizza bien indigeste.
Et vous qu’en avez-vous pensé ?
Rėgine Buchholtz
Rėgine Buchholtz

21 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 janvier 2022
Rempli de clichés dans tous les domaines (tenues, lumières, situations, prises de vue, scénario...) avec des acteurs sans charisme. Le jeune homme est vraiment un "jeune Donald Trump", l' héroïne indéfinissable. Film très ennuyeux. Seule la musique peut le sauver.
JEMIAU
JEMIAU

11 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 janvier 2022
Je sors de plus de deux heures d'un film sans grand intérêt.
Peut-être sympa pour les jeunes de 15 à 25 ans ?
Le scénario est particulièrement creux et la fin est évidente et (bien trop) longue à venir.
En revanche les acteurs jouent bien la comédie et cela est parfois comique.
Je ne peux pas conseiller ce film, mais ce n'est pas un mauvais film pour autant.
Simplement fade et trop long.
Petitgraindesable
Petitgraindesable

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2022
Tout est moyen dans ce film. Il est ni-ni, il n'est donc pas grand chose. Le thème est rabâché, mais le problème n'est pas là. L'évolution des sentiments est rabâchée elle aussi. Les scènes invitant les guest stars ne sont là que pour les placer dans le casting, sans cohérence. Les références à la judéité sont incongrues, comme d'autres scènes encore. Si la seule originalité est de présenter des héros sans maquillage et peu séducteurs, le projet est un peu court. Les deux jeunes jouent plutôt bien, sans parvenir à être attachants. Je ne suis pas sortie du film dans l'allégresse promise par de nombreuses critiques, mais un petit peu énervée de m'être fait avoir, et d'avoir perdu quelques heures de ma vie.
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