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Un visiteur
1,0
Publiée le 19 décembre 2018
Le film se veut peut-être poétique, je l'ai trouvé mièvre. Bien sûr, l'esclavage à notre époque dans un petit "civilisé" est un anachronisme intéressant mais, en dehors de cela, que doit-on retenir de ce film ? J'ai tout de même apprécié la manière de filmer ces pauvres gens dans des conditions de vie misérables, j'ai découvert des paysages curieux. Globalement, je me suis un peu ennuyée.
J'ai rarement vu un film si puissant, rarement un film ne m'a désarçonnée à ce point. Si le basculement dans le fantastique ne fonctionne pas totalement, la première heure est magistrale, de par son sujet, dénonciation d'une société dont l'égalitarisme de façade n'en cache pas moins des inégalités qui ne cessent de croître, de par son rapport à la nature, sensoriel, fusionnel, de par sa façon de se pencher sur les personnages, non psychologisante. Et les images sont somptueuses, ce qui ne gâche rien. Etonnant.
J'ai adoré la mise en scene' des personnages plus vrais que nature. Lazarro est magnifiquement interprété par un acteur qui communique plus par ses gestes, postures , regards que par des mots. Très touchant cette condition humaine...
Un fantastique conte d’astiquer, rustique et énigmatique, onirique et fantasmagorique. Une plongée au cœur d’une Italie du sud rurale, hors du temps. Heureux comme un spectateur
Un film d'autant plus étonnant que l'axe de réflexion n'est pas présent dans la bande annonce ou le synopsis. Il est rare qu'un film est aussi près de mes convictions sur notre réalité, de mes intérêts philosophiques, et de mes goûts en matière de techniques pures cinématographiques. Un film qui est à la fois beau et hideux, morale et immorale, relativiste et universaliste... Un chef d'oeuvre en matière de potentiel interprétatif, qui accorde autant de place aux concepts et au(x) réel(s). Et dire que je ne le trouvais pas très attrayant ! À voir, et à revoir. Les mauvaises critiques sont fournies par ceux qui justement encourage la réalité déconstruite et vivement critiquée dans l'oeuvre. Le film revisite le concept de conte moderne. À vous de le voir pour comprendre par vous-même, si vous en êtes capable, des multiples critiques philosophiques de notre condition humaine. Bien à vous. L'.
Courez voir ce film magnifique et émouvant avant qu'il ne soit trop tard ! Pour la photographie, pour la langue, pour le réalisme cruel, pour la bonté et la sincérité de ces acteurs extrêmement touchants.
Un film lunaire parfois, dérangeant quelque part voire déstabilisant; mais quelle beauté dans ces paysages, dans ces contrastes qui interpellent, dans ces personnages peu communs pour le moins. On se croirait parfois dans un conte où l'irréel côtoye une poésie que le réel vient choquer à contretemps en rappelant la dure réalité du monde !
Ce qui ma le plus decue est que Lazzaro, contrairement au titre du film, ne semble pas heureux du tout. Il execute les ordres docilement mais sans joie. A part Antonia, tout le monde le traite mal. C'est triste. Ceci dit, l'idee du scenario est tres originale. L'idee que la "fausse"disparition de Trancredi ait indirectement cause la perte de sa fortune est joliment ironique. J'aurais seulement aime un denouement un peu plus heureux pour Lazzaro. Apres la fin, je me suis demandee a quoi tout ca rimait a part de savoir que le sort s'acharne parfois sur les innocents
Un conte généreux et éblouissant. Il suffit de se laisser emporter par la candeur et la gentillesse d Alzarro. Les couleurs et les prises de vues du film feront le reste. Que du bonheur!
Avec Heureux comme Lazzaro, Alice Rohrwacher propose une fable hors du temps, mêlant réalisme social et dimension quasi mystique. Le personnage de Lazzaro, figure de pureté absolue, fascine autant qu’il peut sembler abstrait. Rohrwacher privilégie une narration elliptique et une atmosphère contemplative, au risque de désarçonner. Le film déploie de belles idées, mais peine parfois à en unifier pleinement les registres. Reste une œuvre singulière et poétique, mais dont l’étrangeté peut limiter l’adhésion émotionnelle.