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Un visiteur
3,5
Publiée le 23 mars 2020
Un film haletant et deroutant! Une satire sociale extremement bien ficelée. Une illustration dénoncant l’attitude égoïste et animale de chacun dans notre société. Dans un monde où la loi du plus fort règne, le réalisateur fait un parallèle entre les plus riches de notre société et ceux du haut de la tour. Ici, la nourriture peut être comparée à l’argent, où seul les restes des plus aisés parviennent aux plus démunis. Une metaphore de la vie. Du jour au lendemain, un riche peut tout perdre...et inversement.
Super pitch , Super acteurs , Bonne trame et avancée de l’histoire . Dommage pas assez psychologique à part le fait qu’avoir faim nous met dans un état animal et qu’il n’y a pas de fin ni d’explications .
De base , l'histoire du film est bien , un peut trop trash pour un film de morale . En revenche la fin n'est vraiment pas terrible ! En allant voir apres le film l'explication de la fin on se rend compte que la fin est plutôt cohérente, le problème s'est que dans un film on est pas censer aller chercher l'explication sur internet , la fin aurait du être plus explicite . Cependant le message est interessant et est bien représentatif de la société actuelle.
La prison dans laquelle Goreng (Ivan Massagué) a été incarcéré est composée de plusieurs centaines de cellules, accueillant chacune deux prisonniers, disposée verticalement, les unes sur les autres. Chacune est percée, au sol comme au plafond, d'un trou, "la fosse" ("El Hoyo", le titre espagnol original) par lequel descend une plateforme chargée de victuailles. Les étages supérieurs se servent les premiers, ne laissant aux étages inférieurs que leurs restes.
Hasard des calendriers, la sortie sur Netflix de ce thriller claustrophobe a coïncidé avec le premier confinement en mars 2020. C'est ce qui explique son succès. C'est ce qui explique qu'un an plus tard, j'y sois allé jeter un œil pour rattraper mon retard.
"La Plateforme" nous vient d'Espagne. Son dispositif - un homme se réveille dans une prison de cauchemar dont il essaie de s'échapper - rappelle d'autres films similaires bien connus : "Saw" ou "Cube". Mais son sous-texte politique rappelle surtout "Snowpiercer" et "High-Rise" : deux métaphores plus ou moins réussies de nos sociétés capitalistes et inégalitaires.
À première vue, la métaphore est simple sinon simpliste et sonne comme une critique dévastatrice de la théorie du ruissellement, l'idée selon laquelle les richesses créées par les plus nantis profiteraient aussi aux plus pauvres. "Détrompez-vous, pauvres gens, nous disent les prisonniers des étages supérieurs qui se baffrent au lieu de laisser leurs parts aux prisonniers des étages inférieurs ; il ne vous restera que des miettes".
Mais "La Plateforme" est un peu plus subtil que cette dénonciation manichéenne. Film d'un pessimisme radical, il renvoie dos à dos l'égoïsme du capitalisme, la naïveté de l'humanisme (incarnée par le personnage de Imoguiri qui prône la solidarité par l'exemple) et même la brutalité du communisme. La seule philosophie qui vaille est celle du Don Quichotte, le livre avec lequel Goreng, dont la ressemblance avec le héros de Cervantes est frappante, migre de cellule en cellule : le monde est un théâtre peuplé d'hallucinations dans lequel chacun peut combattre l'injustice.
Sa fin est assez emberlificotée. On trouve sur Internet tout un tas d'interprétations possibles. La plus évidente n'est hélas pas la plus intelligente.
Woahw, quelles claque ! Il fallait la trouver l'histoire, alors là chapeau ! Sombre et lugubre, The plateforme sort tout droit d'un univers carcérale futuriste carrément flippant et déconcertant. Alors qu'à l'étage, des cuisiniers hors pairs préparent chaque jours les plats les plus fins et les plus gourmets, une prison enfoncée dans le sol accueille deux prisonniers par étage qui recevront cette plateforme de mets fins quelques minutes avant qu'elle descende à l'étage du dessous. Ingénieux, libérant les instincts humains les plus bas pour se nourrir, cette prison possède plus de 150 étages..Le film est extra, bien dosé, entre moralité et cruauté, c'est un scénario fabuleux. Dommage que la fin n'est pas finie !!! Sabotaaage !
Dans la lignée du cultissime Cube, un thriller horrifique de pur génie. Ambiance claustrophobique, montée psychologique puissante et malsaine, final philosophique qui laisse plusieurs interprétations possibles. L’interprétation est juste et l’ensemble est anxiogène et efficace. Propre.
Ames sensibles s'abstenir ! Un huis clos dans la veine de CUBE, dérangeant, oppressant mais captivant. Le pitch est dingue, le traitement brillant et la conclusion laisse place à l'interprétation. Brillant !
Très bon film qui résume le comportement des gens qui se ruent sur les denrées non-périssables sans penser à leurs voisins, où beaucoup continuent à sortir en mettant en péril la vie d’autres individus, La Plateforme fait miroir de notre époque actuelle...
Ce « Cube » version ibérique en surprendra plus d’un avec sa critique de la société actuelle : si les plus riches apprenaient à partager, le monde irait beaucoup mieux et ça passe donc par la jeunesse, notre espoir pour un futur meilleur ! Outre ce message de la plus haute importance, c’est bien joué, anxiogène à souhait et assez imprévisible jusqu’à un final énigmatique que chacun interprétera comme il le voudra. Deux choses sont sûres néanmoins : ce long-métrage fera réfléchir et surtout, pas besoin d’un gros budget pour faire un bon film de genre !
"La Plateforme" est un film original Netflix et je l'ai trouvé divertissant avec une histoire original, un très bon suspense du début à la fin, les personnages sont sympa et parfois un c'est un peu gore. Dommage qui est une fin comme ça, ils auraient pu rajouter 5 ou 10 minutes en plus.
’’The platform’’ est une preuve d’innovation dans le milieu de l’épouvante ; le cinéma espagnol ne cesse de grimper les échelons, c’est un film qui nous fait mettre en question la nature humaine aussi obscure et absurde qu’elle soit, on se rend compte à quel point l’homme peut retourner à l’état primitif quand son existence est mise en jeu, en fait je l’imagine comme un tout petit aperçu de ce que les supplices de l’enfer peuvent avoir l’air, c’est une tour faite de tant d’étages, où la nourriture suit un algorithme qui favorise les occupants des étages supérieurs qui font que la part des gens ’’inférieurs’’ soit le cadet de leurs soucis. Ce film semble mettre en évidence l’avidité et la gloutonnerie qui menace la subsistance de l’être-humain sur terre.
Excellent film, très psychologique incroyable juste super vraiment très appréciable, une ambiance lugubre, une tension a son maximum, un dénouement majestueux laissant libre de choix le spectateur
Encore une rengaine communo marxiste ou le bon vieux pamphlet des pauvres qui n'ont rien et des riches qui possèdent tout avec des scènes gores et dérangeantes histoire de bien appuyer le point de vue. Même sujet même message de fond que snowpiercer juste en espagnol avec un décor différent. En clair l'un des pires film! bien plus mauvais que Iron Sky et là on parle de Nazi qui vivent sur la lune..... 1H30 de perdu et cela à cause de critiques positives.... Ces mêmes personnes doivent surement adorer les Fast and furious 35 ou je ne sais quelle sequel mal écrite.
En voilà une bonne surprise de la part de Netflix ! D'habitude, je trouve qu'il y a toujours une faille dans leurs productions, que ce soit dans le scénario ou dans la mise en scène, donnant une qualité moindre qui explique une diffusion directe sans passer par la case ciné. Or, là, j'ai beau cherché, j'ai trouvé le propos très fort et pertinent et la mise en scène efficace. J'ai beaucoup pensé au principe de "Cube" ou de "Cercle" (également disponible sur Netflix) où les genres de l'horreur ou de la science-fiction renferment une belle critique de la condition humaine actuelle. Ici, pas d'histoire de fantômes ou de zombies : simplement l'homme confronté à lui-même, à son égoïsme, à sa gourmandise et à l'autre qui n'entend pas raison. Au départ, la mise en place reste très mystérieuse mais rapidement, on cerne la métaphore qui ne s'arrête pas à un survival banal. Ce huis clos vertical tend à nous poser des questions sur nos priorités vitales, notre rapport à la consommation, au partage, au sacrifice... J'ai trouvé ce film très cruel, très juste et dérangeant. Ce qui est plutôt bon signe car la vérité fait parfois mal. "La plateforme" provoque quelque chose de très personnel et pourrait presque engager un débat philosophique une fois terminé ! La fin, en plus, laisse place aux interprétations de chacun. En ça, je trouve que cette production espagnole signé Galder Gaztelu-Urrutia, se faisant passer pour un bon divertissement de confinement à premier abord, se révèle bien plus profonde et intéressante. Et alors que le fond du sujet pèse lourd dans la balance, la forme n'est pas mis de côté grâce à une atmosphère étriquée et anxiogène au possible, servie par des percussions sonores originales. Personnellement, n'ayant pas mangé avant de le regarder, je peux vous assurer qu'il m'a coupé l'appétit et qu'il occupe encore mes pensées...