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Un visiteur
3,5
Publiée le 17 juin 2018
Etre et avoir dans le Groenland. C'est un bon résumé pour ce film qui vaut à la fois pour la beauté de ses paysages et pour son aspect documentaire. L'instituteur qui joue son propre rôle dans ce minuscule village du Groenland est toujours en poste. Et le film montre la façon dont il a su progressivement apprivoiser la communauté d'enfants et d'adultes qui l'accueillent. Les mutations qui affectent ce coin isolé, la difficulté pour les habitants de trouver du travail, leur envie de perpétuer des savoirs ancestraux qui ne parvient plus à les faire vivre, l'absence d'utilité des savoirs enseignés par l'institution scolaire... tout ceci est très intéressant.
Sans être un chef d'œuvre de l'émotion, le film est sympathique et ose certains messages. " La vie est plus importante que l'école" puisque celle ci bride l'affectif, et que sans affectif , l'élève ne peut ou veut coopérer....Peut être simpliste, mais le film le démontre à sa manière....Pour le reste le film est une succession de petites anecdotes (peut être pas très originales) mais qui permettent de rencontrer un ours blanc (scène magnifique et touchante) , de participer à des veillées innuites ( traditions chaleureuses ) de faire un constat affligeant sur les élèves groenlandais, de s'approcher des chiens de traineaux, et de mesurer l'éloignement grandissant de la société avec la nature. la technique du film est à la mesure des paysages de glaciers et d'étendues neigeuses . Le jeu des acteurs est frais et harmonieux. .L 'histoire est plus poétique que romanesque, le film a un format agréable ( 90 petites minutes ) et le dépaysement assuré. plutôt de bonnes raisons de voir ce petit film tout public et agréablement mis en scène;....Le conseille sans insister.
Docu fiction, qui nous permet de suivre la vie d'un instituteur danois et de ses élèves dans un village isolé du Groenland. Le film exploite bien les différences de culture et d'éducation, la transmission du savoir. Le tout est filmé sous de fabuleux paysages et les personnages sont attachants.
Au cœur d’une nature magnifique, c’est un récit d’apprentissage et d’initiation à l’interculturalité, à la difficulté du dialogue entre les cultures que nous offre ce film. Invitation au voyage dans le territoire peu connu du Groenland, il dépeint une population partagée entre des traditions ancestrales bien ancrées et l’implantation de nouvelles technologies tels les smartphones et réseaux sociaux.
Samuel Collardey a notamment réalisé des épisodes de la série française Le bureau des légendes.
Un jeune Danois part au Groënland. Il y découvre un milieu difficile, fermé, qu'il apprend peu à peu à connaître. Un beau film avec de superbes paysages et une histoire simple mais pleine d'humanité.
De beaux paysages, un sujet original, de l'humour et de la tendresse. j'ai passé un bon moment mais j'ai trouvé que le réalisateur n'allait pas assez au bout d'y documentaire, ça reste superficiel anecdotique...
Peut-on employer le mot d’« inculturation » pour définir le sujet de ce film ? Oui, pourquoi pas, dans la mesure, toutefois, où il est permis de l’utiliser sans se référer trop étroitement au christianisme (même si l’une des scènes du film nous fait assister à une leçon de religion, sur Martin Luther, assénée à des enfants qui, manifestement, s’en soucient comme d’une guigne !). Samuel Collardey s’est plus ou moins spécialisé dans la réalisation de films mettant en scène des protagonistes jouant leurs propres rôles. Et c’est le cas, à nouveau, dans cette nouvelle oeuvre dont on ne sait, par conséquent, s’il en faut en parler comme d’un documentaire ou comme d’un film de fiction (les deux à la fois, probablement). Toujours est-il qu’on a affaire, dans ce film, à un Danois prénommé Anders qui, alors qu’il pourrait bientôt se consacrer à l’exploitation de la ferme familiale, choisit, au contraire, de s’en éloigner le plus possible en allant exercer le métier d’instituteur dans un village groenlandais totalement isolé qui ne compte que 80 âmes. Or c’est cette expérience de déracinement radical qui, petit à petit, fait évoluer le regard d’Anders. Lui, à qui la femme qui l’avait recruté pour ce travail avait recommandé de ne pas apprendre le groenlandais afin de contraindre les Inuits à parler le danois, se trouve bientôt confronté aux pires difficultés, à commencer par celles que lui pose une classe d’enfants pour le moins turbulents. On a vite compris, dès les premières scènes se déroulant au Groenland, que, pour les Inuits, les Danois sont un peuple colonisateur ayant tendance à mépriser les autochtones. Et c’est un reproche auquel n’échappe pas Anders. Son chemin d’« inculturation », c’est donc de descendre de sa chaire d’enseignant pour vivre à la manière des Inuits, quitte à accepter que, pour un enfant de ce peuple, apprendre à chasser est aussi important, voire plus important, que d’aller à l’école. Pour changer son regard, il faut qu’Anders ose l’aventure du peuple inuit, celle, par exemple, de la chasse à l’ours blanc. On le devine, dans un tel film, on a évidemment droit à de superbes scènes de nature : à une aurore boréale, à des paysages encore sauvages, à des sorties en traîneaux tirés par des chiens, etc. Cela étant dit, malheureusement, on est en droit de rester un peu sur sa faim. L’approche du réalisateur, peut-être à cause de l’aspect documentaire du film, n’approfondit pas suffisamment les motivations des personnages. Et l’on a un peu le sentiment qu’il ne fait qu’effleurer son sujet.
un petit film sympathique qui nous conte l'histoire d'Anders, instituteur danois qui va faire la classe dans un village retiré du Groënland. Au choc des cultures et de la façon de vivre, s'oppose 2 mondes qui vont peu à peu s'apprivoiser l'un l'autre et apprendre à se connaître. Si l'idée est bonne, les paysages magnifiques, ce film s'apparente plus à un documentaire sur les moeurs inuits et les particularités des esquimaux qu'à un véritable scénario classique. Une grande naïveté aussi dans le propos et des scènes assez classiques. Film rafraîchissant mais qui ne restera pas dans mes mémoires toutefois.
Pas terrible. Le film est annoncé comme l'histoire d'un instituteur s'intégrant dans un village inuit.......... Ces deux aspects : la relation avec ses petits élèves, et peut-être la pédagogie qu'il doit réinventer pour s'adapter à ses élèves, les intéresser et leur permettre d'acquérir des connaissances utiles, et ses efforts pour connaître et faire sienne la culture inuit m'intéressaient grandement !! J'ai été déçue ! !! 10 minutes sur la totalité du film se passe en classe, surtout pour montrer des élèves effrontés et un instit impuissant et découragé... et le reste, en fait de culture inuit, il s'agit exclusivement de chasse et de pêche en traineau tiré par des chiens..... J'ai donc vu un documentaire sur la chasse et la pêche, avec certes quelques belles images d'animaux et paysages, mais aussi des scènes de dépeçage et de sang........... Grosse déception !
Un jeune instituteur danois arrive dans un village perdu du Groënland. Va-t-il réussir à s'intégrer, alors qu'il reproduit inconsciemment des schémas néo-colonialistes ? Va-t-il rapidement craquer devant le nombre impressionnant de difficultés (les enfants incontrôlables, les difficultés climatiques, la barrière de la langue) ?
Samuel Collardey, adepte d'un mélange savant et indistinct de fiction et de réalité, va répondre à ses questions en prenant son temps, d'une façon élégante bien que sans surprise.
Le film ne présente donc aucune originalité particulière dans le développement de son intrigue (il faut s'intéresser aux gens pour s'intégrer !), mais il vaut surtout pour son aspect documentaire. Les paysages sont d'une beauté à couper le souffle, pourvu qu'on ne soit pas réfractaire à une esthétique proche des "Découvertes du monde", et la plongée immersive dans la micro-société d'un minuscule village isolé de tout est vertigineuse.
Une réelle immersion au coeur de l'immensité polaire. Petit film sans prétention, dépaysant, rafraîchissant, très humain, tout en simplicité. A voir presque comme un genre de documentaire, un hommage aux peuples de ces terres blanches.
Un film simple proche du documentaire avec les personnes qui ont réellement vécues cette année polaire. J'ai bien aimé la difficulté de l'instituteur à s'intégrer dans un climat plus ou moins hostile. N'oublions pas que les Danois ont accaparé le Groënland sans toutefois y mettre beaucoup de moyens financiers, aussi ils sont plutôt mal vu par la population autochtone. La musique colle parfaitement aux magnifiques paysage de cette "terre verte" qui demande du temps pour être apprivoisée. Les acteurs jouent parfaitement leur propre rôle et l'on suit avec intérêt cette année au pays des Inuits, peuple qui a ses coutumes et traditions qui espérons perdurons encore malgré tous les bouleversements (modernité, fonte des neiges, raréfaction des espèces animales). Il y a des moments de pure magie et c'est avec plaisir que j'ai vu ce film. Je recommande. 16/20