Ayant vu sa date de sortie repoussée après la mort de cinq adolescents dans l’incendie d’un escape game, le long-métrage d’Adam Robitel est un film d’épouvante dans l’air du temps puisque ce jeu à énigmes grandeur nature passionne toutes les générations. Six personnes se retrouvent donc enfermées dans une pièce en pensant devoir résoudre un jeu pour accéder à une autre pièce. En réalité, la salle va prendre feu et vont s’enchaîner de grotesques situations pour passer d’une salle à l’autre. Les candidats vont affronter le froid, le vide ou la chaleur et devoir sacrifier l’un d’eux à chaque occasion. Les personnages n’ont été écrits que pour faire évoluer le scénario d’une pièce à une autre et même celui de Deborah Ann Woll, célèbre pour son rôle dans la série “True Blood”, peine à donner une essence à l’intrigue. “Escape Game” est un divertissement qui s’aborde avec curiosité, mais qui est loin de renouveler le genre établi par “Cube” et “Saw”. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un thriller à concept qu’on peut qualifier de croisement entre Cube et Saw. Escape Game est une série B qui manque plus de budget que d’idées. Car les différentes salles dans lequel se passe « le jeu » vont être vraiment bien exploitées. On a pas mal d’ingrédients de ce qui fait un bon film d’horreur: la tension est là, le gore un peu, l’humour on a un bon petit amalgame du divertissement réussi. Dommage que le dernier acte vienne tout saborder avec une tentative d’explication aussi inappropriée que ridicule.
Escape Game incarne, en un sens, tout ce qui ne va pas avec les petites productions du cinéma d'horreur : paresseuses, elles se contentent de baser leur intrigue minable sur une prétendue bonne idée, souvent la réactualisation du pitch d'un grand film. C'est Le Cube que reprend ici Escape Game, et s'il le fait sur le principe de cette nouvelle mode de jeux à énigmes, il n'apporte forcément rien au genre et reste, du début jusqu'à la fin, dans un genre de réadaptation avec les codes et clichés actuels, qu'il ponce jusqu'à se changer en liste de ce qu'il ne faut pas faire pour réaliser un métrage horrifique un minimum original.
Son pitch balancé à la truelle, il nous présentera vaguement des personnages à la fonctionnalité bien précise, qui devront caner sans surprise avec un scénario prévisible et forcément en lien avec les erreurs de leur passé, pour une révélation finale attendue depuis le départ, et qu'on connaît aussi bien que toutes les autres que le genre nous aura, des décennies durant, proposées avec plus ou moins de talent.
Si l'on n'est pas dans un film qui tentera d'inventer, il laisse en suspens une volonté évidente de surprendre son spectateur; se faisant avec les pires poncifs d'un sous-genre en pleine dérive, il n'y parvient évidemment jamais et mène la barque avec la ferme idée que des clichés éculés peuvent encore renverser les certitudes d'un spectateur. Qu'il est amusant de le laisser faire et de s'enfoncer toujours plus profondément dans les pires réactions possibles qu'on critique depuis plus de quinze ans.
Les personnages sont idiots et réagissent comme tel; de fait, ils servent de facilités scénaristiques à l'intrigue, qui va jusqu'à créer de faux enjeux pour instaurer un peu plus de tension au sein d'une histoire cousue de fil blanc. Le fameux Game Master, qu'on nous disait dans l'équipe, maintient une tension artificielle jusqu'à ce renversement final en sortie de jeu, où l'on se rendra compte de qui était le véritable Game Master, un inconnu sans grande personnalité au charisme d'huitre, bien piètre acteur perdu dans le rôle du grand méchant stéréotypé.
Face à lui, une héroïne au syndrome post-traumatique qu'ils auront la décence de tuer au bout de quarante minutes (merci, Psychose), le beau gosse qui joue les méchants sans coeur, le fumeur à tendance héroïnomane qui devra suivre un parcours initiatique pour comprendre qu'on vit mieux avec un look de banquier et sans fumer. Un joli monde accompagné de la geek insupportable changée, le temps d'une scène sans aucun sens, en Rambo de basse-cour, le flingue de deux fois la longueur de sa main.
Amateurs de surjeu, ils font n'importe quoi en guise d'émotionnel pendant à peine plus d'une heure trente, se donnent à fond jusqu'à la venue de leur mort, avec la présence surprenante de Déborah Ann Woll de Daredevil, passée du rôle d'avocate à marine sans que la crédibilité ne soit jamais intervenue. Heureusement bien menés par une mise en scène efficace (bien que sans aucune personnalité), ils se débattent dans un divertissement laissant peu de place aux dialogues, grand bien lui fasse.
Il faudra voir la pauvreté de l'écriture pour comprendre à quel point c'est d'une bêtise affligeante, en témoignent les multiples incohérences présentes tout du long, ce début de film répercuté sur la fin avec une explication à la va-vite et sans aucun sens, le tout pour conduire le spectateur jusqu'à cette annonce de suite grotesque, nanardesque et ridicule, où l'on comprend que les grands "méchants", surement voyants, avaient prévu la survie des héros suffisamment tôt pour construire une simulation d'Escape Game dans un avion.
Tant de questions de logiques qui restent en suspens, ou de comportements de personnages qu'on comprend difficilement encore après le visionnage. Film banal que cet Escape Game, il aura au moins le mérite de divertir (à défaut d'innover), se plaçant comme un petit film du dimanche sur NRJ 12, sans autre intérêt que celui de passer son temps à oublier qu'on le perd. Une oeuvre inoffensive.
Assez déçu. Des comportements pénibles et décalés, des pièges qui éliminent plutôt pour suivre la trame finale qu'une certaine réalité. Premières secondes inutiles (gâche la "surprise" et l'environnement). Film assez orienté pour qu'il y ait des suites. ne vaut pas Saw ou Cube dans la même veine. 2/5 !!!
Je n'avais pas de grandes attentes dans ce film d'horreur, réalisé par Adam Robitel et sorti en 2019, et même s'il est loin d'être extraordinaire, il en reste malgré tout sympathique. Je dois dire que j'apprécie particulièrement les huis clos et ce genre de film où des personnages se retrouvent enfermés dans une pièce et doivent chercher à en sortir, genre "Cube", "Exam" etc. me plaisaient beaucoup étant plus jeune. J'ai donc décidé de me replonger dans un de mes genres favoris avec cette relative petite production horrifique. Nous suivons donc ici six personnages qui participent à un escape game qui s'avère finalement réellement mortel. De plus, ces personnages ont tous quelque-chose en commun. Alors, cette chose en commun est un peu le point noir du film car on nous vend du rêve pendant une heure et demie avec ce fameux mystère alimentant l'aspect thriller du film pour finalement retomber comme un soufflet dans une vulgaire explication, aussi attendue qu'expéditive. Et c'est franchement dommage car, le reste du temps, on en aurait presque oublié que nous sommes devant un petit film d'horreur sans prétention. Effectivement, malgré son côté très prévisible (on devine assez vite qui va mourir et qui va survivre ; la présentation des trois personnages principaux en introduction en dit déjà long sur la suite des évènements), le film réussi à créer des moments de véritable tension, comme dans la pièce de la salle de billard qui est particulièrement prenante ! On relèvera également les énigmes (que les personnages résolvent d'ailleurs quelques fois bien trop vite pour en être crédible) qui sont plutôt bien pensées, de même que les designs de certaines salles qui sont assez originaux. Sinon, les discussions tout aussi inutiles que clichées entre les personnages (lorsque ces derniers se disputent au lieu de chercher à résoudre les énigmes par exemple) ralentissent quelques fois le rythme du film. "Escape Game" est donc un film qui ne casse pas des briques mais qui nous fera passer un bon moment, surtout pour les amateurs du genre.
La mode de l'escape aura nourri nombre de films ces dernières années, avec du bon comme du mauvais. Une chose est certaine, ce film a poussé les curseurs du délire au maximum pour tâcher de se démarquer, et le plus étonnant est qu'il y parvient globalement, grâce à son rythme implacable et ses interprètes qui font ce qu'il faut sans en rajouter. Le budget modeste ne se devine presque pas tellement le rendu à l'image est soigné, et l'inventivité n'est pas exempte, même s'il faut accepter un peu d'exagération pour apprécier le film.
Plutôt une bonne surprise ce mix entre Saw et Cube. Si l'histoire et le scénario globalement, ne propose pas grand chose d'innovants, les pieges et surtout le design des pièces duquel doivent s'échapper les personnages sont plutôt réussie. Après le caractères et personnalités de ces différents perso est relativement bateaux, parfois même clichés. Malgré tout le film se laisse suivre facilement grâce à un rythme soutenu, dommage que la fin soit légèrement expédié et qu'au final les réelles motivations sont justes effleurer et pas vraiment approfondis, peut-être garder pour une future suite. Pas un chef d'oeuvre en perspective mais agréable à suivre tout de même.
« Escape game » surfe habilement (et avec un certain opportunisme aussi... c'est vrai !) sur la vague de glorieux anciens comme « Cube » ou encore « Saw ». Pour autant il ne faut surtout pas bouder cette production sérieuse, qui tire vraiment son épingle du jeu au niveau du suspense et de la construction des énigmes (toutes mortelles) qui sont sa raison d'être. Ces épreuves se révèlent vite particulièrement efficaces et (presque) réalistes, ce qui est assez nouveau dans le genre. Bien sûr, on reste sur du thriller horrifique... il faut donc que les effets soient suffisamment appuyés pour que les « aficionados » y trouvent leur compte. Ceci dit, le réalisateur privilégie vraiment la tension nerveuse aux hectolitres d'hémoglobine qui prédominent habituellement dans les autres (grandes) œuvres citées plus haut. Cerise sur le gâteau, les personnages sont tous intéressants (et bien interprétés par des acteurs efficaces et charismatiques), ce qui fait qu'on ne sait jamais quelle va être la prochaine victime de ce terrible « jeu ». Il en résulte un film très efficace, « tendu comme un string » et qui rajeunit, avec beaucoup d'à propos, ce « sous-genre » qui perdait de la vitesse avec les années qui passent. C'est plutôt bien vu, d'autant que la seconde série d'évasions se profile déjà à l'horizon.
un survivor movie qui se veut soit disant plus intelligent que les autres, mais qui en réalité est assez décevant, chiant, et qui n'a rien d'innovant ...
Malgré son rythme effréné, "Escape Game" manque grandement d'originalité. C'est un divertissement pour faire passer le temps, mais qui ne restera pas dans les annales. L'intrigue s'inspire fortement des films de la saga "Saw" ou "Cube", la cruauté en moins. Rien de nouveau sous le soleil donc. Le film ne parvient pas à s'émanciper de ses deux illustres prédécesseurs et se révèle sans surprise. On retrouve même certaines idées de "La Cabane dans les bois", c'est dire le degré d'inventivité.
Les escapes Game sont clairement à la mode dernièrement, pas mal de salles émergent ici et là pour offrir un moment de défi et de complicité en groupe. Forcément, autant surfer sur ce succès pour sortir un film exploitant le jeu ! On retrouve effectivement les épreuves et énigmes qui poussent à se dépasser et à coopérer, mais derrière cette façade moderne, on a un sentiment de déjà-vu : on y voit une similitude avec les films Hostel, mais on a surtout l’impression d’être devant un nouvel épisode de la saga Saw. Pire, un épisode pas très inspiré aux personnages un peu clichés, on a presque envie qu’ils meurent tous en fait, difficile du coup d’être sous pression ! On n’arrive pas à rentrer dans le film, ça semble un peu capillotracté, facile, tout est attendu, on s’ennuie presque. Pour ce genre de film, c’est aussi une très mauvaise idée de commencer par une des dernières scènes chronologiquement, ça spoile trop et c’est une nouvelle fois pas très original, on le voit trop souvent ces dernières années. Même les twists finaux tombent à plat. Bref, une déception, un concept mal exploité, pas grand-chose à retenir.
Rayon des bonnes surprises. Le film dont on attend pas grand chose et qui s’avère plutôt correct. Pas indispensable du tout mais un bon divertissement.
Escape game est un thriller actuel, surfant sur le monde de l'escape game. Bien emmené, intelligent dans la découverte des personnages, on suit une mécanique déjà connue et bien usée.
Pourtant, sans grands acteurs et contre toute attente, le film se révèle efficace et convaincant. Le thème des salles est pertinent, détaillé et cette minutie fait plaisir à l'écran. Un film qui ne transcende pas, mais bien sympa.
A voir ce qu'il se passera dans l'avenir, avec cette fin ouverte laissant évidemment présager une suite.
Un petit film sympathique, ultra rythmé avec du suspense et des personnages avec une certaine présence. Après l'histoire s'avère tout de même assez simple et ressemble trop à la saga Saw.
J'avoue n'avoir pas été très emballé à l'idée d'aller voir ce film dont le titre présage 1h30 à voir des gugusses dans une pièce qui essaient de sortir. Que nenni, Escape Game est une bonne surprise et emmène le spectateur là où il ne s'attend pas. Certes les candidats de ce jeu largement rependu et à la mode sont caricaturés (un black , une intello, un voyou etc... mais l'imagination du scénario en déroutera plus d'un et ça c'est chouette, on ne s'attend pas à partager des environnements si étonnants...pour un simple jeu. Ici ; pas de gore, pas de sang à la louche, le film reste "propre", seul les décisions des personnages restent quelques peu prévisibles mais on joue surtout à l'effet de surprise.