L'Homme invisible
Note moyenne
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Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

186 abonnés 2 661 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2017
Le héros est ici détestable, difficile de compatir à sa malédiction, les effets spéciaux sont bluffants.
Mr. Renton
Mr. Renton

151 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2017
Vu a 8 ans avec mon école, ce film m'a traumatisé. Je n'ai jamais eu autant peur devant un film. Ça peut faire rire mais à l'époque je prenais ce film au premier degré et certaines scènes m'ont marqué au fer rouge la scène du déraillement par exemple ou même la scène ou l'homme invisible retire ses bandages! Le jeu de Claude Rains est tellement puissant que les images devennaient saisissantes! Le pire étant la scène de la mort de l'inspecteur lorsque l'homme invisible l'attache dans sa voiture, coupe les freins et rigole pendant que le malheureux dévale une gigantesque colline en HURLANT et en s'écrasant en bas la voiture étant en plus en feu. Sans déconner j'ai encore du mal a voir cette scène aujourd'hui. Mais lister les choses qui m'ont traumatisés dans ce film reviendrait a le résumer, je pourrais ajouter que la scène ou le cadre est vide sous la neige puis soudainement des pas apparaissent est un très bon moyen pour rendre un enfant cardiaque.

Néanmoins un chef d'oeuvre, aussi marquant que traumatisant.
Black-Night
Black-Night

222 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2017
Avis :
Superbe première apparition de L'Homme invisible au cinéma adapté du roman de H.G. Wells. J'adore toutes les adaptations faites à son égard et de terminer (du moins je pense avoir vu toutes ou presque les autres adaptations) par le premier là où tout a commencé cinématographiquement parlant est extra. Remonter aux origines est toujours une bonne chose que ce soit en bien ou en mal ça reste toujours intéressant. Ici dans cette première apparition de ce mystérieux homme invisible, le réalisateur James Whale grand maître du macabre de l'époque nous sert une adaptation qui tombe directement dans l'horreur et maîtrise son sujet de bout en bout. Les effets spéciaux sont tout à fait remarquables car même en le voyant aujourd'hui on a du mal à voir que l'on est en 1933 tant c'est déjà très ingénieux avec un rendu excellent. Le casting fonctionne bien et l'acteur principal Claude Rains que l’on ne verra finalement que réellement à la fin offre une très bonne interprétation.

Un mot sur la BO :
Bonne mais qui n'a que très peu de présence un peu comme beaucoup de films de l'époque et pour cela on ne leur en veut pas.
Ma note : 8/10 !
JimBo Lebowski

449 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2017
Franchement je ne trouve pas le film particulièrement génial, si ce n'est techniquement parlant (les effets spéciaux sont très réussis), un peu court et sans trop d'enjeux scénaristiques pour créer des péripéties, mais le personnage de l'homme invisible est quant à lui juste énorme, très audacieux de mettre en avant un type qui n'a rien d'un héros, mégalo et odieux au possible, pour finalement le rendre sympathique, relatif à ce pouvoir qui révèle ce qu'il y a de plus vicieux chez l'homme, je défie quiconque de vouloir l'utiliser à des fins vertueuses. Et même si le film décuple le négativisme de son comportement vers la fin où c'est l'escalade perso il m'a fait délirer, on s'intéresse vraiment à sa folie qui n'a un moment plus aucunes limites, même l'amour de sa femme, en fait il est là le réel enjeu, celui de savoir qui peut l'arrêter. Et le dernier plan, bien qu'un brin conventionnel dans le discours, a sa signification dans le gadget visuel, jusqu'au bout de l'idée de la forme au service du fond. Un bon film.
Audrey L

828 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2017
Incroyables effets spéciaux pour l'époque ! On en reste scotché à son fauteuil lorsque l'on voit pour la première fois la chemise blanche se dandiner dans la pièce toute seule, sans aucun et sans trucage apparent ! "Mais comment ont-ils fait ?!", c'est la question que je n'ai cessé de me poser durant tout le film dont l'époque était bien loin des fonds verts d'aujourd'hui, et sans les documentaires d'explications en bonus du DVD, je serai très certainement devenue aussi maboule que le personnage principal de l'histoire. Pour faire disparaître Claude Rains, il aura tout de même fallu tourner quatre à cinq fois le même plan pour les supersposer les uns sur les autres, et à grands renforts de bandelettes noires scotchées sur l'acteur devant un fond sombre, on arrive à un résultat tout bonnement éblouissant d'ingéniosité ! Le réalisateur, déjà connu des passionnés pour son cultissime Frankenstein, est bien sûr James Whale et ravit encore ses "fans" par ce film merveilleux, bourré d'humour souvent noir, de fantaisies en tout genre (la femme qui hurle toutes les deux minutes, très Grand-Guignolesque ! et le vélo qui roule tout seul... hilarant !), et de messages cachés (à vouloir être quelqu'un d'autre on devient un monstre, thème commun à Frankenstein). Bref, une réussite qui mérite d'être vue, vue et revue. Divertissant et vraiment très ingénieux !
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2017
Ce qui fait l'humain, c'est le regard de ses semblables. L'homme invisible est une histoire adaptée au cinéma de manière récurrente, les uns y voyant un défi technique, les autres l'ingrédient idéal pour un thriller efficace et d'autres encore le matériau de prédilection pour explorer la face sombre de l'homme. Ici, l'homme invisible est un savant dont l'expérience a mal tourné. Souhaitant retrouver sa forme initiale, il s'enferme dans une auberge avec son attirail de Chimie 2000 pour travailler au calme. Le truc, c'est que les occupants de la dite auberge sont tellement casse-bonbons que ça va finir par franchement l'agacer. Dans ce film, il s'agit clairement d'un numéro de truquiste. Les effets spéciaux sont saisissants à tel point que cela donne à penser au bon vieux Méliès pour qui magie et cinéma ne pouvait qu'aller de paire. Le spectateur guettera la moindre faille dans ce numéro de prestidigitation et il ne la trouvera pas. Le rythme est dynamique et le pétage de câble de l'homme invisible est assez jouissif parce que drôle et parce que ses victimes sont de toute façon insupportables. Et c'est là la limite du film. Peut-être est-ce dû à la VF mais les personnages de l'auberge sont caricaturaux et passent leur temps à nous casser les oreilles en mono d'origine. On pourra également regretter que la profondeur du personnage principal ne soit pas assez traitée, délaissant du même coup les questions morales et philosophiques. Peu importe, le numéro technique est bluffant et l'aspect philosophique sera parfaitement traité 67 ans plus tard dans l'excellent Hollow Man de Verhoeven.
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 801 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2016
Excellent film pour l'époque !

J'adore voir ces films un étaient précurseurs d'un cinéma de qualité malgré les maigres moyens des années 30.

Les acteurs sont disparus aujourd'hui mais c'est un bel hommage que rend des cinémas d'auteur en les rediffusant !

Très bon moment passé avec ce thriller qui fait plutôt sourire de nos jours.
Eselce

1 627 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2016
Extraordinaire, pour un film de 1933 ! Toujours très drôle, le personnage principal et les effets spéciaux qui découlent de son invisibilité sont parfaitement réussis. L'acteur joue à merveille, même si les secondaires ne sont pas toujours bons, ils contribuent à l'humour d'une très bonne façon, surtout la tenancière. L'histoire est excellente, les méthodes pour retrouver l'homme invisible sont astucieuses et de bon sens (Lui jeter de l'encre, le chercher sous la pluie, etc.) J'apprécie aussi les contraintes de l'homme invisible lorsqu'il mange, descend les marches et autre. Le réalisateur et son équipe offre une brillante version de l'homme invisible dont le personnage sera souvent repris mais ici les explications de ses expériences, les détails de son masque, son histoire... Tout est bien présenté, pas de fausse note ni d'ennui.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2016
L'argument du roman de H.G. Wells était un sujet en or pour le cinéma, il était donc tout désigné pour le studio Universal qui s'était spécialisé dans les films fantastiques au début du parlant avec le Dracula de Tod Browning en 1930. Réalisé en 1933 par James Whale peu après son Frankenstein, L'Homme invisible s'inscrit dans le même style, à savoir que ce cinéma des années 30 se caractérisait par ses éclairages travaillés, ses décors de carton pâte décoratifs, sa simplicité dramatique, et son pouvoir suggestif ; tout ceci sert à merveille cette histoire menée de façon très concise, puisque le film ne dure que 1h10. Un effet chasse l'autre, l'action est rapide, on ne perd pas de temps, et les Fx de John Fulton constituent une performance technique étonnante pour l'époque avec un festival de trucages stupéfiants, qui seront souvent imités par la suite, et qui sembleront datés aujourd'hui, mais voir une cigarette s'allumer toute seule, un vélo rouler sans personne dessus, un pantalon ou une chemise flotter dans l'espace, des bandelettes se dérouler sur du vide, des traces de pas dans la neige ou des acteurs feindre d'être étranglés par un agresseur invisible... représentaient une prouesse en 1933. On sourit devant ces situations et leur naïveté poétique, mais derrière ce merveilleux illusionnisme, se cache l'inquiétante montée de la folie qui habite le personnage du savant piégé par sa terrible invention responsable de son état irréversible. Le tour de force de Claude Rains consiste à faire sentir ce sentiment uniquement par la voix durant la totalité du film, puisque son visage n'apparaît que dans le tout dernier plan. Paradoxalement, c'est ce rôle qui lancera sa carrière. Voici donc un classique du fantastique qui aura forcément vieilli au regard des films modernes, mais qui garde encore une certaine magie.
MaCultureGeek

1 170 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2016
Qu'on se le dise de suite, j'ai adoré "L'homme invisible" de James Whale. Mais ai-je autant apprécié que son "Frankenstein"? Presque ... Et je vais vous dire pourquoi. Logique, je le fais tout le temps. Bref. Premier film d'une longue franchise ( tant chez la Universal que la Hammer ), le film est inspiré d'un vieux bouquin ( très vieux ) du grand H.G. Wells. Vous connaissez son nom? Normal, "La Guerre des mondes", c'était lui. Loin de moi l'idée de comparer le film au bouquin : non seulement je ne l'ai pas lu, mais je n'ai pas l'intention de reposer mon analyse ( comme j'ai pu le faire pour Frankenstein ). Parlons plutôt là d'une oeuvre toute nouvelle, et indépendante à ses origines littéraires. Qu'en ai-je donc pensé, de ce petit film des années 30? Pour commencer, c'est loin d'être un petit film. Oui, j'ai fait exprès de me tromper; cherche pas, mon génie est apparent. Je plaisante, évidemment. Bref. Tout ça pour dire que l'oeuvre que l'on tient en la présence n'a rien d'un métrage mineur dans la grande histoire du cinéma. Car oui, j'ose le dire : "L'homme invisible" est une date dans l'histoire du cinéma, et en tant que tel, il faut que vous, cinéphile, preniez le temps de le voir. Vous ne le regretterez pas. A vrai dire, ce n'est pas tant le travail de mise en scène que la virtuosité technique des effets spéciaux qui impressionne le plus rapidement. Mais je commencerai par le travail de réalisation. Etrangement, je n'ai pas grand chose à lui reprocher; tout comme pour son "Frankenstein", Whale nous transmet une oeuvre pleine de classe et d'élégance, le genre sophistiqué qui fait clairement plaisir à la rétine. En ce qui concerne le jeu des acteurs, ainsi que leur direction ( cela va de soit ), c'est du tout bon, à l'exception du "héros", souvent dans l'excès, pour ne point avancer qu'il est terriblement cliché. Je ne sais pas si c'est tant un problème d'écriture que d'interprétation, mais j'aime à penser que c'est plus un mélange des deux qu'autre chose. Là pourra justement constituer le problème majeur du film : son grotesque assumé. L'on pourra aimer, comme il s'avèrera courant de détester la chose ( à juste titre, je le précise ). Moi même, j'ai adoré le film, le genre pas permis, mais devant le ridicule de la chose ( la faute à l'âge? Je ne saurai le certifier ), je n'ai pu qu'avoir un mouvement de recul. Bon, la déception n'était pas énorme, tant le grotesque manque d'importance dans l'oeuvre, mais c'est quand même plutôt refroidissant. Pour terminer, parlons de ce que je vous promets depuis le début : les effets spéciaux de l'oeuvre. Bon, là, je ne vais pas me priver : bluffants, impressionnants, magnifiques, ils constituent une véritable révolution dans le genre, le genre qui te marque à vie. Surtout pour l'époque, où "Frankenstein" et "Dracula" avaient déja fait des leurs; ils étaient bons ( très bons même ), mais pas autant que le métrage en question. Tout du long, j'ai pas pu m'empêcher de me dire "comment qu'ils ont fait, les gus?", sans jamais parvenir à trouver la solution ( quelques fois, j'y suis parvenu, parce que c'était évident, mais pour le coup du vélo qui roule tout seul, j'avoue que j'en suis resté sur le cul ). Et là, un constat s'est rapidement fait à moi : le film est sorti en 1933, et a mieux vieilli que "L'homme invisible" de Carpenter. C'est qu'il y a un problème, quand même ... Loin de moi l'idée de critiquer Big John : je l'adore, ce mec, alors cherchez pas de critique où il n'y en a point. Tout ça pour dire que j'ai adoré l'oeuvre, et que la virtuosité des images, doublée d'une technique irréprochable ( mon dieu, quand il enlève ses vêtements ... haha, ça sonnait différement dans ma tête ), ainsi que d'un jeu d'acteur convaincant, m'a complètement émerveillé. A noter, également, un humour très efficace et une écriture qui fait son job. On regrettera, néanmoins, un manque de personnalité de notre méchant, juste fou, rien de plus. A voir, un grand film.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2015
Cela fait maintenant plusieurs semaines que je me rends compte que j’ai vu très peu de classiques de l’horreur en fin de compte. Au niveau des Universal Monsters je n’avais vu que Dracula et La Momie par exemple. Des films qui ne m’ont pas fait grimper au plafond mais que je trouve sympathiques. Et c’est malheureusement le cas aussi de L’Homme Invisible. Pourtant j’étais optimiste sur celui-ci avant de le visionner. J’ai cependant pas mal d’éloges à faire mais ils seront plus d’ordre technique qu’autre chose. Tout d’abord quelle photo mes amis, quelle photo ! Le Noir et Blanc est absolument somptueux et le travail fait sur l’éclairage vraiment admirable. A partir de là, tu sais que visuellement au moins tu prendras ton pied. Et à côté de ça, je pense qu’il n’est pas inutile de souligner l’incroyable qualité des trucages. Le film a plus de 80 ans aujourd’hui, une éternité quand même si on prend en compte le fait que le cinéma a environ 120 ans. Et ces trucages restent encore très efficaces même aujourd’hui, mêlant à la fois des superpositions de plans et du bricolage artisanal. C’est vraiment brillant pour le coup, j’imagine la terreur que pouvaient ressentir les spectateurs de l’époque. Mais pour autant je n’ai pas trouvé le film très effrayant, la faute à un climat paranoïaque pas forcément très convaincant à mon goût.

En fait la présence du « monstre » ne se ressent pas par la mise en scène. Whale va juste expliciter la possibilité de sa présence par des dialogues, ce qui ne rend pas l’atmosphère aussi tendue que je l’aurais souhaité. Sans compter que le jeu plutôt sommaire des acteurs secondaires ne vient pas accentuer ça. A contrario si le cinéaste privilégiait davantage le son pour faire ressentir la présence de l’homme invisible, ça aurait pu être vraiment traumatisant. Imaginons une scène où un personnage bien visible est seul dans son salon et entende des bruits de pas ou vois des objets bouger sans crier gare. Brrrrrh…. Après il faut bien sûr remettre les choses dans leur contexte, c’est l’aube du cinéma parlant, les moyens techniques n’étaient pas les mêmes, la caméra difficilement amovible. Et il en va de même pour l’interprétation. Autant j’ai aimé la voix de l’homme invisible qui était inquiétante, autant le reste ne m’a pas convaincu du tout. Mention spéciale à la femme de l’aubergiste que j’ai insulté à plusieurs reprises en menaçant de l’égorger. Bordel ce surjeu atroce… Elle ouvre grand les yeux, elle hurle, elle ne sert à rien… Et le pire c’est qu’on la voit suffisamment à l’écran pour bien se briser les tympans. Insupportable.

Après le film est vraiment bien foutu et divertissant dans son ensemble car la progression du personnage invisible est captivante, on se demande jusqu’où il peut aller dans sa folie. Mais le film ne dure qu’1h10, ce qui est un réel handicap car Whale aborde des thèmes assez complexes qui auraient mérité approfondissement et réflexions. A la fois sur la folie d’un homme qui invente un pouvoir qui l’envahit mais aussi sur la menace invisible, comme celle qui se tramait en 1933. En ça L’Homme Invisible est un film intelligent, ça m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à l’Invasion des Profanateurs de Sépulture. Sauf que le Siegel était plus développé que ça, avec une double-lecture intéressante, le rythme était plus posé et l’ambiance très travaillée. 20 minutes de plus n’auraient pas été de trop, avec davantage d’intensité et l’aspect métaphorique du contexte de l’époque plus développé. Enfin dans l’ensemble on a quand même là un film bien sympathique et assez marquant grâce à un « monstre » à la personnalité bien définie. Une bonne découverte tout de même, je m’attarderai volontiers sur les deux Frankenstein en plus des films de la Hammer.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2014
Qui est donc cet inconnu qui débarque dans une auberge de la campagne anglaise sous la neige ? C'est ce que se posent tous ceux qui le voient, intrigué par son chapeau, ses lunettes, ses gants, ses bandages et son imperméable.

Après les succès de "Dracula" et "Frankenstein", le studio universal continu dans cette voie-là et les films "de monstres". Il confie à James Whales, déjà à la tête de Frankenstein, le soin de mettre en scène l'homme invisible, où l'on suit un scientifique obnubilé par son travail et qui n'arrive pas à trouver l'antidote d'une formule qui l'a rendu invisible.

Dès le début, c'est bel et bien l'homme invisible qui marque, intrigue et fascine, que ce soit par son look, sa posture ou sa voix qui à elle seule montre toute la psychologie du personnage. Peu à peu, James Whales dresse le portrait d'un homme incapable de trouver un antidote et qui devient de plus en plus violent et fou. De plus, Il bénéficie de l'excellente interprétation de Claude Rains ainsi que d'effets spéciaux et trucages stupéfiant et marquant à l'image de cette inoubliable scène où il allume une cigarette.

Bénéficiant d'une écriture de qualité notamment au niveau des dialogues et personnages, James Whales alterne entre plusieurs tons, oscillant entre terreur et humour et n'hésite pas à user du cynisme et de l'humour noir. C'est notamment lors de la première partie du film que l'alternance est la plus flagrante, lorsque l'homme invisible est installé dans le bar et doit subir la réaction d'une foule dont Whales en dresse un portrait plutôt antipathique et, à l'image de Frankenstein, met en scène un "monstre" face à une société effrayée par ce qu'elle ne connait pas.

Il retranscrit bien l'atmosphère troublante et nocturne du film, sublimé par une belle photographie en noir et blanc. James Whales ne comment aucune faute de rythme durant les 70 minutes qui composent cette adaptation de H.G. Wells. En plus de Claude Rains, les autres interprétations sont bonnes et le côté parfois exagéré et théâtral (à l'image de la serveuse) donne un côté humoristique au film plutôt réussi.

"L'homme invisible" traverse le temps sans encombre, que ce soit au niveau des effets spéciaux ou de l'ambiguïté des personnages. James Whales rend cet "homme invisible" aussi fascinant qu'intriguant et imposant, bénéficiant d'une prestation inoubliable de Claude Rains.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 septembre 2014
Fort de sa popularité acquise avec "Frankenstein" (1931), James Whale s'attaque cette fois à u autre grand titre de la littérature: "L'homme invisible" de HG Wells. La durée du film est courte mais le cinéaste ne perd pas de temps et l'ambiance se pose dès les premières minutes pour se maintenir jusqu'au final.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 septembre 2014
C'est pas trop mon genre les vieux films comme "L'Homme invisible" et pourtant je n'ai pas du tout était déçu de ce policier fantastique des années 30, j'ai même adoré ce film ! Claude Rains joue très bien comme tous les autres acteurs. L'histoire est originale pour l'époque, mais un peu moins aujourd'hui. Un vieux film comme on les aime, parfois comique, parfois stressant malgré la durée très très courte (1h10). J'ai eu l'occasion de voir ce film un soir et j'ai passer un très bon moment, malheureusement un peu court.
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 344 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2014
Deux ans après Frankenstein, James Whale réalise à nouveau un modèle de film de monstres. Adaptant assez fidèlement le roman de H.G. Wells, ce film doit en grande partie son succès public à l'extraordinaire qualité de ses effets spéciaux signés John P. Fulton (déjà responsable de ceux de Frankenstein et de La Momie). Ceux-ci sont toujours aussi impressionnants 80 ans après leur réalisation (à l'exception d'une ou deux imperfections minimes) et arrivent à rendre crédible cette histoire dépendant essentiellement d'eux. A cela s'ajoutent la réalisation parfaite de James Whale et un scénario ne laissant aucun temps mort. Enfin, l’interprétation est également d’un très haut niveau : Claude Rains réussit brillamment son challenge de jouer un personnage dont on ne voit le visage que dans le dernier plan et Una O'Connor est très drôle dans son rôle de patronne d'hôtel extravertie (type d'interprétation que James Whale lui redonnera dans La Fiancée de Frankenstein). Il faut d'ailleurs noter, à propos des acteurs, que le personnage de la fiancée de Griffin (absent du roman) est interprété par Gloria Stuart qui sera nominée aux Oscars, 64 ans plus tard, pour son rôle de vieille dame dans le Titanic de James Cameron. Cette conjugaison de talents font qu'une fois encore James Whale a offert à Universal un chef-d’œuvre du cinéma fantastique.
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