696 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
93 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
35 critiques
3
21 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2012
Une adaptation pas aussi ambitieuse que je l'avais espéré mais un bon film tout de même. La première chose qui frappe, ce sont évidemment les effets spéciaux incroyables pour un film de 1933. Pour tout dire, les effets des séries les plus récentes dédiées au personnage sont à peine meilleurs, c'est dire la qualité de ceux-ci et j'imagine l'émerveillement que ça a dû procurer aux spectateurs de l'époque ! L'interprétation théâtrale, par contre, fait clairement son époque mais elle n'empêche pas d'apprécier la teneur radicale du scénario qui n'hésite pas à faire du personnage principal une graine de psychopathe en puissance. Cette noirceur étonnante nous rappelle que le cinéma fantastique des années 30 n'était pas aussi naïf qu'on voudrait bien nous le faire croire. Je pense qu'avec un tel potentiel scénaristique et technique, James Whale aurait pu en faire un vrai chef d'oeuvre en l'étoffant un peu plus (le métrage ne dure que 68 minutes).
Je m'attendais à un truc génial, meilleur encore que les deux Frankenstein de son auteur, j'avoue avoir été un peu déçu. Je pense que ce qui me restera en mémoire sera plus d'autre technique que d'autre scénaristique. Je m'explique, les effets spéciaux, dont je ne sais pas trop comment ils ont réussi à faire ça, mais c'est génial, sont vraiment réaliste encore aujourd'hui presque 80 ans après. On a une très belle photo, une mise en scène bonne, mais peut-être pas autant que ce dont je me souviens dans Frankenstein et sa suite. Après c'est au niveau du scénario où je pense que le film pêche un peu, il y a pour une fois dans un film de monstre, à l'instar des deux Frankenstein une vraie personnalité au monstre, et ça c'est vraiment intéressant, je n'ai rien à redire là dessus, mais j'aurai aimé que ça soit traité d'une manière différente en fait, là je n'ai pas senti cette paranoïa autrement que par le dialogue : "il pourrait être dans la même pièce que nous", je n'ai pas l'impression que le réalisateur ait tenté de jouer avec ce suspens, c'est assez explicite à chaque fois, et même la peur des villageois je n'y ai pas cru véritablement. Pour moi il manque quelque chose que peut avoir par exemple l'invasion des profanateurs de sépultures, ou autres films à l'ambiance complètement paranoïaque. J'ai trouvé le film bien fait, mais en fait un peu plat, mes nerfs n'ont pas été à vif durant le film. Alors ce n'était peut-être pas le but non plus, mais du coup le côté drame ne m'a pas ému, alors que Frankenstein si. Du coup je suis assez partagé. Enfin lorsqu'on voit ce qu'ils ont fait avec La Momie à la même époque, je me dis qu'il ne faut pas se plaindre et qu'après tout c'est un film très sympa, mais je m'attendais à mieux de la part de cet auteur.
Si les effets spéciaux étaient bons à l'époque, ce n'est plus le cas de nos jours, et l'histoire n'est pas assez travaillée pour que ce film soit intéressant.
Assez fidèle au livre de Wells, le film propose des trucages qui restent convaincants compte tenu de leur âge. Ils marquèrent d'ailleurs durablement les esprits à l'époque. James Whale entoure son héros d'une aura mystérieuse, prenant par exemple le risque de débuter son histoire alors que le personnage est déjà invisible, empêchant une identification trop marqué du spectateur. Sa véritable apparence ne sera finalement dévoilée que lors de la scène finale. Whale n'hésite d'ailleurs pas non plus à faire de son méchant le véritable protagoniste de son film. C'était déjà le cas dans son Frankenstein, mais la créature était filmée comme un enfant craintif inconscient de ses actes. Içi le savant, certes rendu fou par son expérience, provoque des catastrophes et se livre au meurtre avec une véritable jouissance.
En 2004, peu de temps après la sortie du médiocre Van Helsing, Universal eu la très bonne idée de ressortir ses grands classiques de monstres des année 30, dans une collection DVD. Autant le dire tout de suite, la restauration n'est pas flagrante, accumulant un nombre incroyable d'artéfacts conservés de la pellicule originale, quelques sautes d'image et une bande sonore inégale. Sinon, le film reste le même. Une histoire de savant fou très bien menée, pleine d'idée et aux effets spéciaux spectaculaires. Digne d'un film des années 30, les acteurs jouent de façon théâtrale. La réalisation est très fluide, préférant les plans larges nous dévoilant la beauté de certains décors.
Dire que James Whale était de très loin le meilleur réalisateur de films d'horreur Universal est un euphémisme, dire qu'il était le meilleur réalisateur de film de ce genre de l'Âge d'or hollywoodien est la vérité. Non content d'avoir fait de "Frankenstein" un chef d'oeuvre gothique de poésie et avant de préfigurer le film d'horreur parodique avec "La Fiancée de Frankenstein", le cinéaste se permet un autre petit bijou avec "L'Homme invisible" pour en faire aussi une oeuvre bien personnelle. Alors on y va à fond dans le cynisme. Comme pour les deux "Frankenstein", Whale montre une fois de plus qu'il n'aime pas la foule. Comment voulez-vous compatir aux sorts des victimes quand elles sont composées d'êtres lâches, stupides, traîtres et plus prompts à condamner son concitoyen lorsqu'il est différent qu'à le protéger ? Raison pour laquelle on suit de bon coeur notre cher Homme Invisible dans sa folie meurtrière et pour lequel on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie. D'ailleurs Claude Rains réussit prodigieusement l'exploit par sa seule voix de montrer l'instabilité mentale de son personnage (à ses côtés, on remarquera la très séduisante Gloria Stuart, pas très cinéphilique comme remarque mais elle n'en est pas moins vraie!!!). James Whale étant décidément un réalisateur de génie, il capte en plus parfaitement l'ère du temps à travers le délire mégalomaniaque et meurtrier du personnage (1933 c'est pas aussi l'année de l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et la dernière année de la collectivisation forcée par Joseph Staline, eh oui les monstres sont lâchés mais ils n'ont pas besoin d'être invisibles pour ordonner des atrocités!!!). Ajoutons à ce film totalement jouissif, un rythme parfait et surtout des effets spéciaux bluffants de modernité et qui n'ont pas pris une seule ride. Dites-moi ce ne serait pas un chef d'oeuvre par hasard...???
L’Homme Invisible est un film de 1933 adapté de l’œuvre de H.G.Wells et réalisé par James Whale, qui 2 ans auparavant avant marqué la planète cinéma par son Frankenstein. D’une durée courte d’environ 70 minutes comme beaucoup des films du genre horreur/fantastique de l’époque, le film est assez réussi malgré un certain manque de tension dans la narration. Les effets spéciaux sont toujours très efficaces et ont bien sûr grandement contribués à la popularité du film, surtout à l’époque de sa sortie. L’image de Claude Rains arrivant dans une taverne grimé d’un imperméable et d’un chapeau noir avec un visage caché derrière des bandages et des lunettes noire est assez marquante. Ironie du film, Rains n’apparaît « réellement » qu’en fin de film et devra donc faire passer sa performance surtout par sa voix. Comme pour pas mal de film de la même période, je regrette qu’il n’y ait pas de bande originale plus présente qui aurait amenée une dimension supplémentaire au film. Un film sympa à découvrir en tout cas.
16 210 abonnés
13 164 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 21 octobre 2010
Les trucages de "The Invisible Man" de James Whale n'ont jamais ètè dèpassès et l'on n'oubliera pas de sitôt la tête de Griffin enroulèe de bandelettes qui, dèfaites, ne laissaient voir que le vide! Son visage ètait en fait recouvert d'un bandage et ses yeux ètaient cachès par des lunettes foncèes! L'homme ressentait le besoin de disparaître! Les mains gantèes dèfirent lentement le bandage! Mais rien n'apparut! Ou plutôt si, le mur blanc devant lequel le personnage, (inoubliable Claude Rains), se tenait! Un trucage parfait! Probablement le meilleur jamais rèalisè par John P.Fulton et qui, avec la complicitè de l'èquipe de l'Universal chargèe de rèaliser le film "The Invisible Man", sera longtemps secret! Inspirè de Wells, ce film est devenu depuis un classique du genre...
Des effets spéciaux révolutionnaires pour l'époque et qui n'ont pas tellement vieilli! Même si le propos aujourd'hui n'est plus trop d'actualité il n'en reste pas un grand classique!
Des effets spéciaux vraiment bluffant et surprenant pour l'époque, une excellente interprétation de l'ensemble du casting et une histoire très agréable à suivre. Voici quelques atouts de ce film mythique de James Whale qui marquera des tas de cinéphiles, mais qui s'avère malheureusement bien trop court, a peine 1H10 ce qui est fort dommage car le scénario aurait mériter d'être un peu plus étoffer.
Carl Laemmle Jr et la Universal s'attaquent cette fois au classique de H.G. Wells, confiant une nouvelle fois le bébé à James Whale suite au succès de son "Frankenstein". Exit les décors gothiques et les monstres difformes, place à la science-fiction et au génie criminelle, Whale nous offrant un personnage mémorable de sociopathe mégalomane rendu fou par sa condition d'homme invisible, ce qui était tout de même gonflé pour l'époque. Si l'on n'échappe pas à un certain verbiage et aux passages obligés (on se coltine une fois de plus la fiancée inutile du personnage principal), Whale et ses scénaristes parviennent toute fois à rendre le film fascinant, à la fois tendu et drôle (le jeu outrancier de Una O'Connor est à se tordre de rire), en grande partie grâce à des effets spéciaux révolutionnaires pour l'époque (et qui fonctionnent toujours) et au jeu habité de Claude Rains (dont on ne distingue le visage qu'à la toute dernière minute), éblouissant dans un rôle envisagé au départ pour Boris Karloff et Colin Clive.