Les Éblouis
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214 critiques spectateurs

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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2021
Le lent embrigadement volontaire d’une famille dans une communauté sectaire, voilà ce que veut nous raconter « les éblouis » film en parti autobiographique de Sarah Suco. On sent bien en effet qu’elle a mis beaucoup d’elle même dans le personnage de Camille (solidement interprété par la révélation Céleste Brunnquell). Même s’il y a une volonté par moment d’avoir de la retenue et du recul il y a aussi quelques maladresses liées au genre autobiographique. Parfois il réussit à vraiment prendre aux tripes: la scène de l’interrogatoire à la brigade de protection des mineurs, quand les personnages de Camille va chercher son frère dans sa cellule, la cérémonie des vœux... Parfois comme je le disais il est plus maladroit et semble s’éparpiller à l’image du personnage de Camille qui est bridée dans cette « communauté » et qui a par moment des réactions épidermiques. Ça n’est pas parfait loin de là mais pour un premier film c’est remarquable.
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2021
J'ai bien aimé ce film, qui montre la vie d'une famille prise au piège d'une secte. On y voit notamment les manipulations qui finissent par isoler cette famille de leur entourage, notamment via l'habillement, qui fait d'ailleurs aussi office de vecteur de prosélytisme. Toutefois, la tension dramatique est en définitive peu présente dans ce film; le film est plutôt tranquille et ne fait pas éprouver de peur pour les protagonistes. Je pense que c'est voulu, pour montrer que l'embrigadement dans une secte ne se fait pas que par la violence (même si cela y contribue) mais aussi par une manipulation des esprits via une prétendue solidarité communautaire qui vire rapidement au communautarisme. Les gens appartenant à cette secte n'y apparaissent pas comme des manipulateurs intelligents et machiavélique mais plutôt comme des gens gentiment bizarre et pour tout dire peu intelligents voire franchement bêtes, avec une théologie fourre-tout qui vire au grand-guignolesque...Mention spéciale pour la jeune femme qui se balade déguisée en nonne dans la rue; et c'est là qu'on voit que la manière de s'habiller dans l'espace public n'est pas aussi innocente que ce que certains aimeraient nous faire croire, cela peut être un message très fort de prosélytisme et de dérive sectaire (sous des dehors parfaitement innocents et semblant se rattacher à une religion)...
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2020
Le postulat est intéressant et la sincérité de la démarche ne fait pas de toute puisqu'il s'agit d'une œuvre autobiographique. Mais la mise en forme des idées laisse à désirer, la lente dérive sectaire de cette famille peine à convaincre, la faute à un scénario qui manque de précision et de rythme pour espérer créer une réelle tension dramatique. Et hormis Camille, incarnée par l'excellente Céleste Brunnquell, aucun personnage n'est approfondi ce qui est rédhibitoire et d'autant plus étonnant sachant le casting réuni.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2020
Bien que transpirant la conviction et le vécu, le film finit par lasser dans son obstination à démontrer que cette lente plongée sectaire pourrait arriver à n'importe quelle famille... Et bien non! C'est bien l'histoire d'une mère maniaco-dépressive et d'un père soumis et lâche, capables de sacrifier leurs enfants au bénéfice de leur intégration à la communauté. Ils ne suscitent donc aucune empathie, bien au contraire! Et le film de progresser lentement vers l'agacement croissant du spectateur face à une telle exhibition de faiblesses d'esprit incompréhensibles. Pénible!
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2020
bof bof bof. Je me suis un peu emmerdé avec ce film. Rien de bien original, si ce n'est la dévotion très bien jouée.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2021
Dans ce film sur un sujet grave: "L'emprise psychologique dans une communauté religieuse", le principal intérêt est de voir la jeune Céleste Brunnquell (la révélation d’En Thérapie), pour le reste le film ne présente pas d'immenses qualités cinématographiques.
andy003
andy003

4 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2019
Très très joli 1er film.
La jeune actrice Céleste Drunnquell qui porte le film est une incroyable révélation
Marie L
Marie L

12 abonnés 207 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2019
Camille Cottin est bluffante dans ce rôle à contre-emploi.
L'histoire est captivante, saisissante et révoltante à la fois.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2022
Ce premier long-métrage de la réalisatrice Sarah Suco, sorti en 2019, est une vive critique du communautarisme religieux. Au-delà des acteurs principaux très impliqués dans leur rôle (Camille Cottin, Éric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin), ce sont surtout les enfants qui apportent une véritable sensibilité à cette histoire. A ce titre, la prestation de Céleste Brunnquell qui refuse cet embrigadement spirituel reste émouvante. Bref, on peut tout de même regretter la charge trop caricaturale contre le monde clérical qui finit par desservir le message recherché.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2019
Sarah Suco a passé dix ans de sa vie dans une communauté du Renouveau Charismatique. Et ça se sent: d'abord parce que, qui connait actuellement ce mouvement à part ceux qui l'ont vécu? Qui s'y intéresse? Toutes les communautés n'atteignaient cependant pas le stade de celle que Sarah nous décrit, qui est carrément une secte.
        Le renouveau charismatique s'est positionné comme une contagion aux milieux catholiques et (un peu) orthodoxes, du pentecôtisme protestant. Au début, la hiérarchie catholique a vu d'un très bon oeil ces fidèles qui pratiquaient la charité dans la joie mais, ces hiérarques qui, contrairement aux protestants, aiment bien ne voir qu'une seule tête se sont petit à petit méfiés et détournés des zozos illuminés qui sentaient le Saint Esprit descendre sur leurs têtes, et je pense qu'à l'heure actuelle il reste assez peu de communautés vraiment intégrées à l'église catholique.
        La famille Lourmel est unie et aimante. Ils chérissent leurs quatre enfants et sont encore très amoureux l'un de l'autre. Il est prof, elle cherche à reprendre une activité de comptable; on voit bien qu'ils sont isolés dans leur petite ville de province, ont peu d'amis et voient surtout les grands parents maternels. Ils sont cathos par habitude, pas pratiquement fervents. 
        Au cours d'une messe, ils rencontrent un curé vraiment sympa, qui les invite dans la communauté qu'il dirige. Enfin des amis, des gens gais, joyeux, joueurs, qui s'épaulent, se soutiennent, et consacrent leurs loisirs à aider les pauvres. Rien de mal à ça, bien au contraire! Ils sont hameçonnés. Quels beaux débuts. On chante (beaucoup), on danse, on joue au ballon, on prend des repas en commun... on nourrit les pauvres..;
        L'aînée, Camille, qui a seize ans (Céleste Brunnquell très convaincante) fréquente assidûment l'école du cirque. Elle adore son apprentissage de clown, même s'il ne fait pas forcément toujours rire.... Premier accroc: le prêtre, que tous appellent "le berger" est formel: il faut qu'elle cesse, c'est dégradant. Elle cesse, dans la douleur, et c'est dans la douleur qu'elle va être, des mois durant, tiraillée entre sa confiance aveugle dans ses parents, qui savent forcément ce qu'ils font, qui ont forcément raison, et l'incompréhension de ce qu'on lui demande. C'est que Christine (Camille Cottin, excellente dans un rôle a priori à contre emploi et Frédéric (Eric Caravaca) sont entrés à fond dans la machine. Pappy (Daniel Martin) est plutôt anticlérical; le repas de famille tourne au drame; malgré les efforts de Mammy (Laurence Roy) c'est la rupture. Le berger a très bien compris que pour tenir son troupeau, la rupture avec la famille s'impose. Au cours de séances de "thérapies" avec descente de l'Esprit Saint, il arrive à mettre les "malades" dans un état de transe qui leur "remémore" des souvenirs d'enfance oubliés: mais c'est bien sûr! elles ont été abusées par leur père.... On sait que des analyses orientées tendant à persuader la patiente qu'elle fût victime de viols dans son enfance ont été beaucoup pratiquées aux US. 
        La aussi, on pense de prime abord que Jean Pierre Darroussin, le gentil Darroussin des films de Guédiguian est à contre-emploi. Mais en fait, non! Si tous les gourous avaient un faciès illuminé à la Sacha Pitoeff, leur petite affaire marcherait moins bien.... c'est parce qu'ils inspirent confiance qu'ils sont dangereux.
        Les parents partent en retraite avant de prononcer leurs voeux définitifs. Le grand frère (13 ans peut être) est en révolte ouverte; le plus petit (8 ans?) est complètement délabré. Il n'ose plus manger une bouchée avant d'avoir dit les prières, car le diable viendrait le chercher. Il finit par ne plus parler.
        Camille soutient toujours ses parents, soutient la communauté, avec un comportement de plus en plus erratique. Elle change, dans la rue, sa jupe aux genoux pour un jean serré pour qu'au lycée, personne ne parle d'elle mais c'est inutile, tout le monde le sait: Camille vit dans une secte.... Elle cherche du réconfort auprès d'un petit amoureux, Boris (Spencer Bogaert), du temps de l'école du cirque. Et puis, elle vole la communauté, s'oppose, rejetée par ses propres parents, la voilà au cachot jusqu'à ce qu'elle demande pardon. Il faut qu'elle voit son petit frère se faire abuser par un des membres de la communauté et que, demandant du secours à sa mère, elle s'entende répondre que le diable l'a reprise pour qu'elle se décide à aller à la police, tout raconter, trahir donc, dans le désespoir....
        Impressionnant. Sarah a t-elle vécu des situations aussi extrêmes? Sans doute pas, elle n'arriverait pas à en parler. Mais c'est le côté mesuré, factuel, presque raisonnable du récit de cette descente dans l'enfer des sectes qui en fait tout le prix. Trop peu? Bof. Trop? le risque de tomber dans l'anti-catholicisme facile, le grand guignol, l'Exorciste.... Sarah Suco a su éviter tous les pièges pour donner un récit fort et utile, qui doit beaucoup donner à réfléchir..... Bravo!
MarieV
MarieV

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2019
Les éblouis raconte l'histoire d'une famille qui part à la dérive dans une secte catholique. Si on ne comprend pas trop les motivations qui poussent cette famille à rejoindre la secte, c'est plutôt le quotidien qui est montré. Si les parents deviennent de vraies victimes de cet aveuglement, les enfants sont carrément sacrifiés. C'est un film qui engage à la réflexion sans être, à mon avis, un événement cinématographique.
Arnaud75016
Arnaud75016

8 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2020
Bravo aux ébloui pour ce très bon film, subtile et très bien joué avec une mention spéciale pour Jean-Pierre Daroussin et pour la jeune Camille. La dérive sectaire est lente mais inexorable. Bravo
Wilma P
Wilma P

11 abonnés 269 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2019
Pas vraiment éblouie par ce film quine fais qu'effleurer le sujet sans vraiment convaincre bonne interprétation mise en scène un peu foutraque
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Un film sur l’intégrisme ou le fondamentalisme religieux. Sujet plusieurs fois traité au cinéma au travers de ses conséquences et menaces sur la société mais quand il s’agissait « des autres », c’est-à-dire de l’Islam. Ici, recentrage du propos. La communauté religieuse observée s’insère dans le Catholicisme, branche du Christianisme qui, comme chacun sait ou pas, est une secte (juive) qui a réussi. On y porte d’ailleurs volontiers le voile et la barbe aussi ! Et les conséquences se limitent à la sphère familiale. Il n’y a pas de guerre sainte, sinon contre soi-même (ce qui est d’ailleurs le sens du Jihad). Il est évident qu’un tel sujet ne peut conduire qu’à un jugement sévère non pas forcément sur les religions (tolérance oblige) mais sur les germes toxiques qui peuvent être en elles et qui ne demandent qu’à éclore. Film coup de point, puissant, prenant, démonstratif même s’il apparaîtra sans doute un peu caricatural par des détails qui, dans une comédie prêteraient à sourire mais ici pas du tout ! C'est au contraire glaçant. Caricatural peut-être mais qui sait, sinon la réalisatrice et scénariste puisque les secrets de tournage évoquent un récit inspiré de son propre vécu. Le générique de fin contient d’ailleurs une dédicace à sa fratrie.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2019
Film éminemment difficile, qui exigerait, sauf exception, un réalisateur aguerri ––ce n’est pas le cas, puisque l’auteur est avant tout impliqué dans le sujet pour y avoir été impliqué dans son passé, dit-on, et que c’est son premier long-métrage. Est-on dans l’exception qui fait la règle ? En gros, une famille est phagocytée par un gourou déviant du catholicisme ––il se fait accueillir par les bêlements (réels) de ses ouilles quand il apparaît (il est « le berger ») ––et dans ce rôle Jean-Pierre Darroussin est excellent. Ce qui est exceptionnel dans ce film, c’est le suivi que fait la caméra de cette adolescente, l’ainée de la famille, plus que tout autre. On la suit très longuement dans son doute (qui évidemment est diabolique), dans ses émois sexuels (qui évidemment sont diaboliques), dans son amour pour sa famille (qui évidemment n’est pas diabolique). On la suit plusieurs fois dans les allers et retours de ses constats, de ses pensées. Ça endort peut-être certains spectateurs, mais ça en émeut beaucoup d’autres, qui passent plusieurs fois par divers états allant de la compassion, à la tristesse, à la haine... Cette insistance et ces longueurs sont dans doute le parti-pris de l’auteur. Et cette longue valse-hésitation est une réussite grâce à cette actrice (Céleste Brunnquell) qui joue cette complexité de la personne en situation, ainsi que la complexité de l’enfance, que même les mots écorchent, déchirent. C’est ce qui est admirable dans ce film, plus que sur le traitement du sujet, qui vaut ce qu’il vaut, qu’il s’agisse de l’église, des fous de dieu, de l’endoctrinement, des services sociaux, de la police. Pour ces derniers sujets, le film est insuffisant et donc un peu présomptueux (sauf que certains problèmes sont bien posés ––comme celui de la vérité dans le cerveau de celui ou celle qui est habilement manipulé). A.G.
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