Où comment tomber dans le piège de l'embrigadement d'une secte. Inspiré par le passé de la réalisatrice dont c'est le premier long-métrage, "les Éblouis" tisse sa toile étouffante et dangereuse de la perte du libre-arbitre, au profit de règles strictes d'une communauté chapeautée par un intégriste religieux ( J-P Darroussin ) d'une main de fer. Après le dépouillement financier et des techniques de lavage de cerveau de groupe, la famille perd toute notion de libre-arbitre, et c'est l'ainée d'une fratrie de quatre enfants qui devra tout tenter pour arracher ses frères et sœurs à cette folie collective. Un film dur, anxiogène, sans fioriture ni musique pathos, qui glace le sang et rappelle le chiffre assourdissant de 50 000 à 60 000 enfants victimes de dérives sectaires dans ce genre de communautés chaque année en France.
Bien que transpirant la conviction et le vécu, le film finit par lasser dans son obstination à démontrer que cette lente plongée sectaire pourrait arriver à n'importe quelle famille... Et bien non! C'est bien l'histoire d'une mère maniaco-dépressive et d'un père soumis et lâche, capables de sacrifier leurs enfants au bénéfice de leur intégration à la communauté. Ils ne suscitent donc aucune empathie, bien au contraire! Et le film de progresser lentement vers l'agacement croissant du spectateur face à une telle exhibition de faiblesses d'esprit incompréhensibles. Pénible!
Film très fort sur le ponde des sectes. Très bien joue notamment par la jeune fille. Encore plus prenant ce récit quand on lit que c'est d'après une histoire vraie
Alors que c’est toujours un plaisir de découvrir Jean-Pierre Darroussin à l’écran, même dans un rôle aussi dérangeant, Un mot aussi sur Camille Cottin que l’on n’avait pas l’habitude de voir dans ce registre et qui, à mon sens, interprète avec perfection son rôle de mère de famille qui insidieusement se laisse embrigader. Entre fragilité, naiveté, conviction, son interprétation est très efficace.
On découvre petit à petit comment une famille se retrouve embrigader dans une communauté religieuse et dont les habitudes vont radicalement changer.
Camille, passionnée par les arts du cirque va avoir du mal à les accepter, et sans en révéler trop sur le film, va arriver à un point où elle va décider de tout mettre en oeuvre pour sortir ses jeunes frères de cette secte.
Vu de l’extérieur, on trouve certains rituels ridicules et on a du mal à comprendre comment les personnages peuvent les accepter. Néanmoins, ce qui est terrible en regardant ce film c’est qu’on peut facilement s’identifier aux personnages et se rendre compte que personne n’est à l’abris de ce genre de dérive. Face à l’impuissance et la fragilité de la jeune Camille, le spectateur se trouve engagé dans le film.
C’est donc un premier film réussi que nous offre Sara Succo, à la fois simple et pudique mais d’une puissance incroyable tant il nous bouleverse.
Après quelques seconds rôles remarqués, l’actrice Sarah Suco passe à la réalisation pour une histoire librement inspirée de sa propre expérience d’enfant au sein d’une communauté chrétienne charismatique. Sans jamais forcer le trait, la réalisatrice observe l’ingérence permanente de cette Communauté qui s’insinue dans chaque aspect du quotidien et expose les règles et les interdits absurdes qui infantilisent peu à peu les membres, notamment ces bêlements de groupe glaçants pour “appeler le berger”, titre que se donne le prêtre-gourou. Ce sont surtout les enfants qui retiennent toute son attention, ceux qui sont trop jeunes pour ne pas subir docilement ce lavage de cerveau spirituel mais aussi ceux qui, sans pouvoir comprendre ce qu’est une dérive sectaire, ressentent plus ou moins confusément que quelque chose n’est pas normal dans les choix que leurs parents ont fait pour eux, tout en étant tiraillés entre leur loyauté envers le cercle familial et l’envie de vivre une jeunesse normale. Si la réalisatrice finit par sortir l’artillerie lourde pour justifier la prise de conscience et le choix de partir, elle aura fait jusque là un sans-faute dans le créneau pourtant encombré des productions consacrées aux sectes.
Un film qui décrit l'emprise sectaire avec beaucoup de précision. Camille Cottin joue extrêmement bien ce rôle de mère fragile, en proie à la secte. Merci à la réalisatrice Sarah Succo pour ce beau film, qui nous fait réfléchir.
Très bon film sur la question des sectes, de leur emprise, qui passe en revu les différents aspects de cette emprise et destruction psychologique. Scenario un peu attendu, manque parfois de relief. Jean-Pierre Darroussin est parfait et très crédible.
Un superbe film pour raconter les horreurs d'une secte intégriste dans un paysage charentais, un décor angoumoisin. Des acteurs exceptionnels, petits et grands.
Un très mauvais téléfilm avec une qualité d'image déplorable, un scénario indigent et du dialogue insignifiant et bavard comme dans tout téléfilm. On croirait un interminable épisode de Plus belle la vie, c'est éprouvant et pas cinématographique du tout.
Il faut revenir sur le scénario puisqu'il s'agit d'une communauté religieuse dont le dogme et les pratiques sont clairement, sans le moindre doute possible dans la mesure où c'est censé se dérouler en France, évangélistes. Or non. Ce qui est montré à l'écran, ce sont des catholiques or, même chez les intégristes les plus intégristes de chez intégriste, ce scénario n'a pas le moindre sens. L'histoire vise donc à dénoncer les catholiques en visant les évangélistes ou le contraire, on s'y perdrait, une mère chatte n'y retrouverait pas ses petits. Mais si les évangélistes ne sont pas ciblés physiquement mais les catholiques, c'est notamment parce que si on avait visé les évangélistes, pour lesquels ce scénario serait à peu près cohérent, c'est que, en France du moins, les évangélistes sont des Noirs-Africains çà une écrasante majorité et que ça aurait été raciste de dénoncer leurs pratiques (contre lesquels je n'ai pas grand-chose à dire, même si je ne partage en rien leur foi).
Le résultat de ce gâchis pénitent est n'importe quoi et même pas bon cinématographiquement. Saint Père Hitchcock, priez pour nous et épargnez-nous de ce mal que sont de tels "films" !
Très bon film qui peut s'apprécier de deux manières Soit en ne connaissant pas forcement l'univers des communautés eucharistiques et en se prenant pour le "sauvetage" de cette fratrie, a ce moment la film tient en haleine et on veut que ce cauchemar se termine. Soit en connaissant un peu des communautés eucharistiques, a ce moment la le film prend une toute autre dimension avec beaucoup de scènes qui sont très proche de ce que le spectateur connaît et la, la ce film se transforme en tourbillon d'émotions, une spirale vers l'éblouissement, une explosion du cercle familiale. Très touchant tout en restant juste et précis, heureusement je n'ai pas vécu une telle chute dans ma propre vie, ni famille!
Un film qui vous lobotomise autant que ce qu'il cherche à critiquer bêtement dans son histoire. Loin de moi la volonté de défendre ces endroits sectaires, mais tout dans ce film est caricatural, grossier, pas fin ni réfléchi. Les ficelles sont tellement épaisses qu'elles perdent tout leur intérêt. On connaît déjà la détresse psychologique des personnes enrôlées dans ce genre d'endroit, il aurait été intéressant de trouver un autre axe d'attaque, ici ça n'apporte strictement rien, intérêt 0. Et cette manière malsaine et voyeuriste de traiter les questions de l'adolescence et de la découverte de soi sur écran géant aux yeux de tous. L'excellence de la prestation de C. Brunnquell en tant que jeune actrice n'aurait pas été amoindrie sans ces scènes perverses complètement dépourvues d'intérêt. Absolument honteux
Un film qui prend aux tripes du début jusqu'à la fin avec ce climat de plus en plus gênant qui s'installe progressivement. On se sent tellement impuissant, d'autant plus que les acteurs jouent à la perfection (mention spéciale pour Camille Cottin qui prouve qu'elle sait définitivement s'adapter à absolument tous les rôles!) Je recommande, d'autant plus qu'il s'agit de l'histoire de la réalisatrice, mettant ainsi en lumière de la plus poignante et réaliste des façons le sujet peu connu de la dérive sectaire
J'ai apprécié la qualité du casting avec une actrice principale éblouissante. Le scénario est vraiment réaliste et permet d'approcher la désocialisation des individus dans les sectes. Déstabilisant.
Je me demande si Sarah Suco n’aurait pas eu avantage à raconter son histoire sous un format de série. Beaucoup de sujets sont traités en 1 h 30 (dérives sectaires, embrigadement, abus sexuels pour ne citer que ceux-ci). Selon moi, ces lourds sujets auraient pu bénéficier de quelques heures/épisodes supplémentaires pour être racontés de façon plus intense et approfondie. Au-delà des sujets abordés, les personnages également semblaient avoir beaucoup plus à dire : la mère en détresse, le berger grand manitou, les grands-parents impuissants, le père complètement effacé, le frère en peine et bien sûr Camille l’enfant adulte qui est perdue dans tout cela. C’est dommage, j’espère que Les Éblouis ne deviendront pas Les Oubliés un peu trop vite. Outre ce sentiment de hâte que j’ai pu ressentir surtout en deuxième partie, je dois dire que ce premier long métrage demeure réussi et plutôt encourageant pour la suite de la nouvelle réalisatrice. À suivre… N. B. Camille Cottin confirme son grand talent d’actrice en sortant des sentiers battus et nous propose ici quelque chose de tout à fait nouveau et c’est encore une fois réussi.
Film bouleversant qui traite du sujet de l'endoctrinement religieux de parents aveuglés par une communauté catholique, qui mettent leurs propres enfants en danger. Lorsqu'on salit qu'il s'agit d'un film clairement autobiographique de Sarah Suco, cela apporte une authenticité encore plus opressante. Un nouvel espoir du cinéma français à suivre : Céleste Brunnquell