Les Éblouis
Note moyenne
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214 critiques spectateurs

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AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 896 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2020
Le postulat est intéressant et la sincérité de la démarche ne fait pas de toute puisqu'il s'agit d'une œuvre autobiographique. Mais la mise en forme des idées laisse à désirer, la lente dérive sectaire de cette famille peine à convaincre, la faute à un scénario qui manque de précision et de rythme pour espérer créer une réelle tension dramatique. Et hormis Camille, incarnée par l'excellente Céleste Brunnquell, aucun personnage n'est approfondi ce qui est rédhibitoire et d'autant plus étonnant sachant le casting réuni.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 avril 2020
excellent film sur la dérive sectaire d'une famille face à une ado qui n'y comprend plus rien...c'est intéressant de voir camille cotin dans un rôle dramatique, en mère de famille ultra catho, un rôle original pour elle...et surtout un grand bravo à cette talentueuse jeune Céleste à laquelle on souhaite un grand avenir
barbarafels
barbarafels

13 abonnés 110 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 avril 2020
Le scénario est tellement ridicule qu'on se demande sérieusement comment tout être doué du minimum de raison peut avoir envie de vivre cette aventure au sein de cette communauté, qui pousse des bêlements pour fêter l'arrivée du prêtre-gourou et vit des scènes d'hystérie, lors des cultes, dignes des malades du temps de Freud. C'est tellement grossier que je me suis demandée si c'est sensé être une comédie ou un témoignage ? Les jeunes jouent mal, tout (dialogues, situations) manque de finesse, de subtilité et donc de réalisme psychologique. Le propre et la force des sectes est la manipulation, ce qui est un mécanisme subtile, pas grossier comme toutes ces ficelles, pardon, ces cordes, utilisées dans le film. Regardez donc "Grâce à Dieu" et vous verrez ce qu'est la vraie vie psychique des humains et la manipulation.... ce film est ridicule.
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2020
"Les Eblouis" entre quasiment instantanément dans le vif du sujet à savoir la vie dans une communauté sectaire. Le thème interpelle, intrigue, tellement voir une telle communauté religieuse en 2020 parait presque anachronique. Même si l'adhésion au groupe est ici immédiat et que l'on ne voit pas l'emprise sur les esprits se faire progressivement, la nocivité de l'endoctrinement est bien mis en valeur, grâce à la prestation des deux parents Camille Cottin et Eric Caravaca mais surtout grâce à celle de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle inattendu et à contre-emploi du "berger".
L'ensemble est très bien amené par la réalisatrice Sarah Suco qui raconte ainsi ses souvenirs d'enfance et montre les pensées, les rites à l'intérieur du cercle mais aussi les regards extérieurs, inquiets, venant des proches (grand-parents, amis, policiers de la protection de l'enfance).
Pour terminer, il faut noter la performance de la jeune Céleste Brunnquel, nominée aux César catégorie meilleur espoir féminin, qui spoiler: gardera l'esprit lucide face à l'intoxication psychologique de ses parents pour protéger ses petits frères et sœur.
Craoux
Craoux

38 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2020
La progression dans l'enlisement sectaire est dérangeante d'autant plus que l'angle de vue de la réalisatrice est celui du regard et des émotions de l'adolescente de la fratrie, dont on perçoit et ressent le trouble et la révolte, impuissante, face à ses parents qui perdent pied, petit à petit, avec le monde réel, rationnel. Ma grande réserve sur ce film porte sur l'exploitation scénaristique de l'évènement (dont je ne dirai rien) qui va enrayer le processus. C'est fort dommage de n'avoir pas pu éviter de surfer sur cette vague nauséabonde pour conclure le film car on n'apprend finalement rien sur les possibilités de lutter contre l'embrigadement sectaire. Sauf si la chair est faible.
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2020
Bon film sur le fond mais j'ai trouvé une photographie assez minable et une prise de son indigne. On sent le film avec un petit budget ce qui dessert des comédiens très bons et un bon scenario.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
Pourquoi sortons-nous à notre tour « éblouis » de ce premier long métrage ? Peut-être parce qu’il a l’intelligence de se saisir du point de vue d’une jeune adolescente, soit d’un esprit et d’un corps en pleine transformation et qui vont trouver dans la communauté à la fois un tuteur sur lequel s’appuyer pour grandir et un frein qui en limitera les modalités d’expression. Ce n’est pas un hasard si Camille étudie dans une école de cirque : on y enseigne la liberté de gestes et l’art de mettre en scène son corps à partir d’une chorégraphie pensée en harmonie avec ce que l’on est au plus profond de soi. La secte se situe aux antipodes de cette école : les gestes se réduisent aux mouvements, à du mécanique plaqué sur du vivant, à l’instar de cet accueil moutonnier au cours duquel les fidèles appellent leur berger en bêlant. Dès lors, la jeune adolescente est tiraillée entre une communauté qui a permis à sa famille de se solidifier et une lucidité sur l’endoctrinement galopant qu’elle lui fait subir à grand renfort d’exorcismes, de révélations douteuses sur des prétendus abus sexuels remontant à l’enfance, de repas pris ensemble où l’on partage le peu que l’on a : salade verte et pain dur. Ce que capte par sa caméra la réalisatrice, c’est un dilemme dont Camille a conscience sans pour autant pouvoir le résoudre. La séquence de première relation sexuelle est emblématique : s’adonner à son désir, oui, mais au seul prix de la robe de mariée et de la cérémonie religieuse. Présenter ses excuses, les doigts croisés. Voler dans la caisse du berger pour offrir à ses frères une crêpe au jambon-fromage. Nous comprenons que le dilemme de Camille est l’expression de son amour pour les siens, un amour complexifié par un besoin de croire à une puissance supérieure apte à guérir sa mère et à ordonner ce qui, pendant l’adolescence, apparaît confus. Sarah Suco ne cède à aucun cliché du genre, brosse le portrait sans concession ni excès du sectarisme à visage humain et ancré dans des régions de France que l’on ne soupçonnerait guère : Angoulême c’est aussi bien ma ville ou mon village, et les Loumet peuvent être mes proches ou mes voisins. Les Éblouis réussit le tour de force de mettre en scène l’emprise dans ce qu’elle a de plus commun, accessible à tous, redoutable. Seul bémol à signaler, suffisamment important pour qu’il mérite de l’être : le long métrage souffre d’une confusion de point de vue qui rend certaines scènes caduques et leur articulation parfois trop rapide. Nous aurions aimé, en lieu et place, nous concentrer exclusivement sur la focalisation de Camille, assister au divorce douloureux avec l’art du cirque, la suivre dans son quotidien. Tout cela va à toute vitesse et manque les étapes essentielles à l’emprise, la progression de cette dernière dans le temps. Fort heureusement, le film repose sur une réalisation maîtrisée et des acteurs magistraux, avec une mention spéciale pour la jeune Céleste Brunnquell qui campe le personnage le plus complexe du long métrage, ainsi que pour Camille Cottin qui trouve là son meilleur rôle. Une œuvre immense, forte et nécessaire.
Ge0kok0
Ge0kok0

12 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2020
Un tronçon de vie autobiographique de Sarah Suco mettant en scène les dérives sectaires extrémistes d'une communauté religieuse auxquelles elle fit face.
Une bonne adaptation avec une brillante interprétation de Céleste Brunnquell qui porte avec grâce les débats.
Adapté à l'époque moderne elle met en garde contre l'embrigadement de ses bergers illuminés inspiré du model Américain
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2020
Pour son premier long-métrage, Sarah Suco s'inspire directement de sa propre expérience après avoir vécu pendant dix ans au sein d'une communauté similaire. La réalisatrice est gentille avec son titre, car j'aurais plutôt parlé d'illuminés ou de détraqués, mais je suppose qu'ébloui est un mot moins provocant. Avec ce film, la réalisatrice cherche tout de même à dénoncer ce genre de dérive sectaire. Il ne s'agit pas d'attaquer les croyants qui vivent tranquillement leur foi de façon isolée ou pas, mais bien ces fous qui font tout pour laver le cerveau des gens avant de les forcer à couper les liens avec leurs proches et de leur prendre tous leurs biens. Sarah Suco a déclaré que ce qu'elle a vécu était bien pire que ce qu'elle raconte dans son film et qu'elle a attendu suffisamment longtemps pour ne pas être dans la haine. On peut dire qu'elle a respecté sa parole, car elle dénonce, mais sans en faire trop. Je trouve même qu'elle a été trop gentille avec le personnage de Camille qui leur laisse beaucoup de chance. Le personnage de Camille qui est le personnage central est très bien écrit. On découvre une fille suffisamment forte pour se battre, mais encore trop jeune pour tout faire toute seule. On peut dire qu'elle se laisse endoctriner pour rester auprès de ses frères et sœurs et continuer à les protéger de l'intérieur. Céleste Brunnquell, qui a été nommé pour le César du meilleur espoir féminin pour ce rôle, est bluffante pour son premier rôle. Ce que j'aurais aimé, c'est comprendre un peu plus pourquoi les parents se sont fait avoir aussi facilement. Dès le début, on sent que Christine, la mère, est étrange, mais on dirait que c'est exactement ce qu'elle cherchait comme si elle voulait lâcher prise sur tout. D'un autre côté, ça montre aussi que personne n’est à l'abri. Ce n'est malgré tout qu'un détail, car "Les éblouis" est un film fort avec un final bouleversant.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mars 2020
Les éblouis fait partie de ces films dont on aimerait dire du bien : un projet cher au coeur de la réalisatrice (car en grande partie autobiographique), une distribution sympathique (Camille Cottin, Jean Pierre Darroussin en chef de secte, l'excellent Eric Caravaca - le réalisateur du très bon Carré 35) et un angle intéressant (la dérive sectaire vue à travers les yeux d'une pré-ado).

Malheureusement, rien ne fonctionne dans le film. L'implication personnelle de la réalisatrice Sarah Succo dans l'écriture de l'histoire est sûrement contre-productive. Les émotions et les souvenirs liés à son histoire semblent l'avoir conduit à affadir l'histoire : le résultat est anecdotique et délayé.

Le film manque de rythme dans le montage, de précision dans la mise en scène et de détermination dans la direction d'acteur. On se désintéresse progressivement de la destinée de la petite Camille, dont les aventures flirtent parfois avec l'invraisemblance onirique (la robe de mariée) et finissent par nous tenir à distance, un comble pour une narration dont la progression dramatique devrait conduire à un climax.

Bien tenté, mais raté.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2020
J’ai trouvé ce drame vraiment intéressant. Le thème des sectes est assez particulier et il est abordé ici de la bonne manière. Déjà car cela vient d’un vécu, et parce qu’il est vu à travers les yeux de l’ainée. On aura donc une vision totalement différente que si on avait pris celle des parents embrigadés. On voit bien tout le processus qui les faits plonger et forcément les conséquences qui vont avec. J’ai tout de même un bémol sur ce point. Je trouve qu’on saute un peu trop de moment dans le chemin qui les mène à cette intégration. On ne connaît que très peu leur vie avant la rencontre, et la dérive aurait pu être un peu plus détaillé. L’histoire reste très prenante, mais la découpe n’est pas à mon goût. Il y a un manque flagrant de transition. Afin de rentrer dans ce récit, il fallait forcément de bons acteurs et c’est le cas. Camille Cottin, que j’ai plus l’habitude de voir dans des comédies, m’a marqué. Quelque chose passe à travers elle, et on comprend sa chute. Eric Caravaca, qui joue son mari, est lui aussi excellent dans son registre de père mou. Et comment ne pas saluer la prestation de Jean-Pierre Darroussin qui est comme souvent impressionnant. Malheureusement, une actrice ne m’a pas du tout plu, et il s’agit de la principale, Céleste Brunnquell. J’ai trouvé son jeu beaucoup trop forcé. Ça sonnait faux. Même le comportement de son personnage recèle beaucoup d’incohérence. C’est dommage car cela m’a un peu gâché le film.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2020
Les Eblouis est un film fort, le premier film de Sarah Suco, qui raconte l'histoire d'une « famille ordinaire », les Lourmel, qui, en panne de sens dans son existence, choisit de refaire sa vie au sein d’une communauté chrétienne où l’on ne jure que par le partage, la joie et la dévotion. Progressivement, la communauté révèle son vrai visage : celui d’une secte qui impose sournoisement ses diktats religieux et ses règles liberticides. Si les parents, aveuglés par leur foi et leur confiance, acceptent de se soumettre, Camille, la fille aînée de la famille, 14 ans, rentre en conflit avec ses « maîtres » et, pour elle et pour ses petits frères, tente de sauver ce qui peut encore. Le pire est que Sarah Suco n’a rien inventé, elle a vécu avec sa famille près de dix ans dans une communauté de ce genre, elle retranscrit sans pathos ni surenchère le processus d’embrigadement et met en scène le combat de Camille, cette ado vivant un terrible conflit de loyauté entre son désir d’émancipation et sa fidélité à ses parents. Les communautés charismatiques de l’Emmanuel ou des Béatitudes ont voulu se démarquer du film , elles rappellent que des dérives sectaires ont malheureusement eu lieu au sein même de mouvements et communautés de l’Église Catholique mais ajoutent que les pratiques décrites dans le film restaient très minoritaires au sein même du renouveau charismatique catholique et que l’institution s’est dotée en 2013, d’une Cellule des dérives sectaires dans les communautés catholiques à l’instigation de la conférence des évêques de France, sensée réagir immédiatement en cas de nouvelle alerte.. On veut bien le croire… En attendant, Sarah Suco qui a affirmé sur les plateaux que tout ce qu’elle montre est bien en deçà de la réalité , a voulu réaliser là un film combatif, dirigeant avec maîtrise une brochette de comédiens impeccables, Jean-Pierre Daroussin que l’on attendait pas dans ce rôle du Berger à la suavité vénéneuse, une Camille Cottin transportée et habitée, Eric Caravaca en père un peu lâche et la révélation Céleste Brunnquell dans le rôle de Camille .Cette plongée au sein de ces talibans chrétiens (pas de tissus noirs, pas de contact avec la société extérieure, pas de musiques impies), le cirque, c’est l’abîme, la déchéance, la géhenne, suscite chez le spectateur successivement haine, compassion, dégoût, horreur , révolte, et donne à voir la réalité mal connue de ces sectes chrétiennes dites « charismatiques » Et ce film qui m’a beaucoup horripilé , reste bouleversant et quasiment d’utilité publique.
Sophie Cha
Sophie Cha

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2020
Très bon premier film ! realisatrice prometteuse...
malgré quelques semaines longueurs, nous avons happés par la vie de cette famille.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2020
Sarah Suco que nous avons découvert dans “Discount” et “Les Invisibles” réalise son premier film avec “Les éblouis”. Au travers du personnage d’une jeune fille, elle tente de raconter comment une communauté de l’Eglise Catholique a embrigadé sa famille, en particulier sa mère. C’est Camille Cottin qui a la lourde tâche de jouer cette mère aux apparences saines, mais en réalité complètement emprise par les rouages du sectarisme. Basée sur le Saint-Esprit, la secte guide les journées de ses membres avec des chants, des prières et des rituels de groupe. “Les éblouis” nous éclaire sur des dérives méconnues et pose des questions le cheminement de la foi des extrémistes, qu’importe la religion. C’est une oeuvre profonde et spirituellement importante.
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Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2020
Très bon film, c'est très crédible. Darroussin est parfait dans son rôle, avec un naturel incroyable.
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