Les Éblouis
Note moyenne
3,8
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214 critiques spectateurs

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55 critiques
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20 critiques
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Maite.ferhat
Maite.ferhat

81 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2019
Le film de Sarah Suco est poignant. Nous sommes plongés dans l'histoire bouleversante de cette famille, qui pourrait être la vôtre, la nôtre, la leur. Le scénario est porté par des comédiens extras, avec une justesse sans artifice.
Les Eblouis est captivant et terrifiant à la fois.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2019
Vu il y a quelques semaines à la base je voulais en voir d'autres mais les séances ne me convenais pas niveau horaire .
Du coup je me suis dit pourquoi pas , et bien m'en à pris j'ai passé un très bon moment ce film est hélas bien dans l'air du temps , les parents sont envoutés par ce gourou charismatique superbement incarné part le grand jean-Pierre Darroussin
Les acteurs dans leur ensemble joues très bien mention spéciale à la jeune fille qui joue Camille bref des moment très durs mais un bon film je recommande
Desmidt B
Desmidt B

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2019
Ce film m'a retournée m'a inquiétée
De très bons acteurs
Bon rythme bonne réalisation
A voir absolument
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 décembre 2019
Superbe film, d'une grande justesse psychologique, avec des jeux d'acteurs d'une grande finesse. J'ai failli passer à côté et c'est pourtant le meilleur film que j'ai vu ces derniers mois.
François C
François C

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2019
Très réaliste et prenant sans jamais tomber dans le pathos.
Parfaite description en finesse des mécanismes d'emprise.

Très bon scénario, très belles images et des acteurs impeccables, Camille Cottin méconnaissable et impressionnante, Daroussin parfait dans ce rôle pourtant haissable.
Beau et de surcroît utile.
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2019
LES EBLOUIS est un film qui dénonce les dérives sectaires et décrit très bien le processus d’embrigadement dans ce genre de refuges dysfonctionnels. C’est aussi et surtout un film sur l’enfance, l’amour et l’importance du socle familial. J’ai beaucoup d’admiration et d’empathie pour la réalisatrice (et actrice) Sarah SUCO qui raconte ici sa propre histoire et son propre vécu de sœur ainée qui va sauver sa fratrie de l’enfer du joug sectaire. J’ai véritablement aimé sa pudeur et son respect (malgré tout) pour ses parents, il y avait dans son écriture et manière de raconter son histoire, une objectivité et une absence de jugement qui demande beaucoup de recul et de sagesse. C’en est émouvant.
Une fin un peu trop rapide et expéditive est regrettable mais n’enlève rien à l’intérêt du film :)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2019
Les Éblouis de Sara Suco, à l'image de Grâce à Dieu de François Ozon, vient encore une fois nous bouleverser et transcende le genre. Ici, c'est encore une fresque pitoyable offerte par l'Eglise catholique qui nous est présentée au travers des communautés charismatiques. Le casting made in France mais de très bonne qualité, grâce entre autres aux performances exceptionnelles de Camille Cotin, Jean-Pierre Darroussin et Éric Caravaca. Enfin, au delà de l'œuvre cinématographique, c'est nos choix qui sont ici remis en question : suivons-nous une religion par conviction, par tradition, ou par aveuglement ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2019
film bouleversant, excellent jeu d'acteurs ; découverte effroyable de la dérive sectaire ; à voir même en famille
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2019
Des acteurs formidables qui rendent cette immersion au sein de "la grande secte" oppressant à souhait. A ne pas rater.
Enki Dou
Enki Dou

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 décembre 2019
Sans doute pas un chef d’œuvre de cinéma, mais peu importe : c'est un film qui devrait être vu par le plus grand nombre possible de spectateurs de tous âges et de toutes croyances. Comment une personne psychologiquement fragile, et qui souffre de se sentir insuffisamment soutenue ou écoutée, tombe dans le piège sectaire, où elle croit trouver (trouve ?) cette écoute et ce réconfort. Comment elle y entraîne toute sa famille. Comment le piège se referme insidieusement (insidieux, ainsi Dieu ...). Comment le piège, comme un trou noir, maintient ses proies, ou comment les proies s'obligent à y demeurer, notamment par le déni de la réalité de l'enfermement psychologique dans lequel ils sont tenus, et des dérives qui se déroulent sous leurs yeux. Et finalement quelle force, et/ou quel concours de circonstances, il faut pour réussir à s'en échapper ... La psychologie des personnages est à peine esquissée, et on peut le regretter, mais le sujet du film n'est pas tant le phénomène de basculement vers la secte, que l'ensemble des processus qui lui permettent de se maintenir : l'emprise psychologique du gourou, bien sûr, mais aussi la pression du groupe sur les individus, l'attachement qui lie les membres d'une famille ... Et même si l'essentiel de ce qui est montré relève clairement de la dérive sectaire, il est difficile de ne pas s'interroger sur l'ensemble du phénomène religieux - et sur la frontière, si ténue, qui les sépare. Bref, un beau film grave sur un sujet grave, et dont on sort assez chamboulé.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 décembre 2019
Un film prenant et émouvant. On sent bien la fragilité qui peut toucher chacun face à cet embrigadement... La jeune Camille est très touchante partagée entre ses parents et la sauvegarde de ses frères et sœur. À voir assurément
Santor
Santor

6 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2019
Un très beau premier film de Sarah Succo sur une famille prise dans une secte catholique dans une petite ville de Province.
L'atmosphère d'oppression monte en puissance jusqu'à la scène finale.
Les acteurs sont magnifiques à commencer par la jeune Céleste Brunnquell qui crève l'écran. Camille Cottin joue un rôle à contre emploi, de même Jean Pierre Daroussin excellent comme Eric Caravaca.
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2019
Bon film pour une première réalisation. En partie autobiographique.
Cependant j'ai une réserve sur la manière dont les parents de Camille (très bien interprétée par Céleste Donquell) entrent dans cette communauté sectaire notamment le père. Il aurait peut-être fallu plus de détails.
Néanmoins la prestation de cette ado qui bon gré mal gré essaie de se faire une place est très intéressante.
On ressort du film avec un malaise certain.
Et on s'interroge sur la multiplication de ces sectes notamment dans des pays comme les États-Unis. Un problème de société ? En tout cas nulle évocation dans ce film.
Encore une fois ça reste un bon film qui fait réfléchir. 15/20
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2019
Sarah Suco a passé dix ans de sa vie dans une communauté du Renouveau Charismatique. Et ça se sent: d'abord parce que, qui connait actuellement ce mouvement à part ceux qui l'ont vécu? Qui s'y intéresse? Toutes les communautés n'atteignaient cependant pas le stade de celle que Sarah nous décrit, qui est carrément une secte.
        Le renouveau charismatique s'est positionné comme une contagion aux milieux catholiques et (un peu) orthodoxes, du pentecôtisme protestant. Au début, la hiérarchie catholique a vu d'un très bon oeil ces fidèles qui pratiquaient la charité dans la joie mais, ces hiérarques qui, contrairement aux protestants, aiment bien ne voir qu'une seule tête se sont petit à petit méfiés et détournés des zozos illuminés qui sentaient le Saint Esprit descendre sur leurs têtes, et je pense qu'à l'heure actuelle il reste assez peu de communautés vraiment intégrées à l'église catholique.
        La famille Lourmel est unie et aimante. Ils chérissent leurs quatre enfants et sont encore très amoureux l'un de l'autre. Il est prof, elle cherche à reprendre une activité de comptable; on voit bien qu'ils sont isolés dans leur petite ville de province, ont peu d'amis et voient surtout les grands parents maternels. Ils sont cathos par habitude, pas pratiquement fervents. 
        Au cours d'une messe, ils rencontrent un curé vraiment sympa, qui les invite dans la communauté qu'il dirige. Enfin des amis, des gens gais, joyeux, joueurs, qui s'épaulent, se soutiennent, et consacrent leurs loisirs à aider les pauvres. Rien de mal à ça, bien au contraire! Ils sont hameçonnés. Quels beaux débuts. On chante (beaucoup), on danse, on joue au ballon, on prend des repas en commun... on nourrit les pauvres..;
        L'aînée, Camille, qui a seize ans (Céleste Brunnquell très convaincante) fréquente assidûment l'école du cirque. Elle adore son apprentissage de clown, même s'il ne fait pas forcément toujours rire.... Premier accroc: le prêtre, que tous appellent "le berger" est formel: il faut qu'elle cesse, c'est dégradant. Elle cesse, dans la douleur, et c'est dans la douleur qu'elle va être, des mois durant, tiraillée entre sa confiance aveugle dans ses parents, qui savent forcément ce qu'ils font, qui ont forcément raison, et l'incompréhension de ce qu'on lui demande. C'est que Christine (Camille Cottin, excellente dans un rôle a priori à contre emploi et Frédéric (Eric Caravaca) sont entrés à fond dans la machine. Pappy (Daniel Martin) est plutôt anticlérical; le repas de famille tourne au drame; malgré les efforts de Mammy (Laurence Roy) c'est la rupture. Le berger a très bien compris que pour tenir son troupeau, la rupture avec la famille s'impose. Au cours de séances de "thérapies" avec descente de l'Esprit Saint, il arrive à mettre les "malades" dans un état de transe qui leur "remémore" des souvenirs d'enfance oubliés: mais c'est bien sûr! elles ont été abusées par leur père.... On sait que des analyses orientées tendant à persuader la patiente qu'elle fût victime de viols dans son enfance ont été beaucoup pratiquées aux US. 
        La aussi, on pense de prime abord que Jean Pierre Darroussin, le gentil Darroussin des films de Guédiguian est à contre-emploi. Mais en fait, non! Si tous les gourous avaient un faciès illuminé à la Sacha Pitoeff, leur petite affaire marcherait moins bien.... c'est parce qu'ils inspirent confiance qu'ils sont dangereux.
        Les parents partent en retraite avant de prononcer leurs voeux définitifs. Le grand frère (13 ans peut être) est en révolte ouverte; le plus petit (8 ans?) est complètement délabré. Il n'ose plus manger une bouchée avant d'avoir dit les prières, car le diable viendrait le chercher. Il finit par ne plus parler.
        Camille soutient toujours ses parents, soutient la communauté, avec un comportement de plus en plus erratique. Elle change, dans la rue, sa jupe aux genoux pour un jean serré pour qu'au lycée, personne ne parle d'elle mais c'est inutile, tout le monde le sait: Camille vit dans une secte.... Elle cherche du réconfort auprès d'un petit amoureux, Boris (Spencer Bogaert), du temps de l'école du cirque. Et puis, elle vole la communauté, s'oppose, rejetée par ses propres parents, la voilà au cachot jusqu'à ce qu'elle demande pardon. Il faut qu'elle voit son petit frère se faire abuser par un des membres de la communauté et que, demandant du secours à sa mère, elle s'entende répondre que le diable l'a reprise pour qu'elle se décide à aller à la police, tout raconter, trahir donc, dans le désespoir....
        Impressionnant. Sarah a t-elle vécu des situations aussi extrêmes? Sans doute pas, elle n'arriverait pas à en parler. Mais c'est le côté mesuré, factuel, presque raisonnable du récit de cette descente dans l'enfer des sectes qui en fait tout le prix. Trop peu? Bof. Trop? le risque de tomber dans l'anti-catholicisme facile, le grand guignol, l'Exorciste.... Sarah Suco a su éviter tous les pièges pour donner un récit fort et utile, qui doit beaucoup donner à réfléchir..... Bravo!
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2019
Film éminemment difficile, qui exigerait, sauf exception, un réalisateur aguerri ––ce n’est pas le cas, puisque l’auteur est avant tout impliqué dans le sujet pour y avoir été impliqué dans son passé, dit-on, et que c’est son premier long-métrage. Est-on dans l’exception qui fait la règle ? En gros, une famille est phagocytée par un gourou déviant du catholicisme ––il se fait accueillir par les bêlements (réels) de ses ouilles quand il apparaît (il est « le berger ») ––et dans ce rôle Jean-Pierre Darroussin est excellent. Ce qui est exceptionnel dans ce film, c’est le suivi que fait la caméra de cette adolescente, l’ainée de la famille, plus que tout autre. On la suit très longuement dans son doute (qui évidemment est diabolique), dans ses émois sexuels (qui évidemment sont diaboliques), dans son amour pour sa famille (qui évidemment n’est pas diabolique). On la suit plusieurs fois dans les allers et retours de ses constats, de ses pensées. Ça endort peut-être certains spectateurs, mais ça en émeut beaucoup d’autres, qui passent plusieurs fois par divers états allant de la compassion, à la tristesse, à la haine... Cette insistance et ces longueurs sont dans doute le parti-pris de l’auteur. Et cette longue valse-hésitation est une réussite grâce à cette actrice (Céleste Brunnquell) qui joue cette complexité de la personne en situation, ainsi que la complexité de l’enfance, que même les mots écorchent, déchirent. C’est ce qui est admirable dans ce film, plus que sur le traitement du sujet, qui vaut ce qu’il vaut, qu’il s’agisse de l’église, des fous de dieu, de l’endoctrinement, des services sociaux, de la police. Pour ces derniers sujets, le film est insuffisant et donc un peu présomptueux (sauf que certains problèmes sont bien posés ––comme celui de la vérité dans le cerveau de celui ou celle qui est habilement manipulé). A.G.
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