Une intrigue fondée sur une question que nous nous posons tous : existe t'il un monde esprits, un monde parallèle, ou pour reprendre le titre, un monde plus grand que celui que nous voyons ? Le film pose à la fois la difficulté d'accéder à ce monde, individuellement, et de faire accepter l'idée même de la croyance dans les esprits à ceux qui n'y croient pas. En effet, pourquoi passe t'on pour fou si l'on dit croire aux esprits et pas lorsque l'on croit en Dieu (je ne crois en aucun des deux mais chacun a le droit de croire en ce qu'il veut). Pourquoi cette différence de traitement ? Bien que ce ne soit pas explicitement le sujet du film, le contexte actuel de débats autour de la laïcité incite à se poser la question. A part ça, évidemment, ce n'est pas le film le plus excitant et les fans d'action passeront leur chemin. Cecile de France est convaincante tout en restant sobre. Un film conseillé pour ceux que la thématique de la transe intéresse (d'autant que c'est une histoire vraie).
à voir un peu comme un doc National Geographic pour les decors naturels de Mongolie époustouflants (un personnage à part entière) et les traditions des autochtones ... ce qui sauve le film c'est "l'histoire vraie" mais point besoin d'en faire un film
Vite vite vite un prix d interprétation pour cecile de france. Qui esr ici proprement habitée par ce rôle. Film bouleversant car histoire véridique. Paysages à couper le souffle. Beauté des relations humaines. Courrez voir ce film pour vous desintoxiquer croyez ensuite ....car forcément tout est vrai .
Un sujet intéressant mais mal traité rien de spirituel et l on s ennuie vite à voir l exasperante bobo traiter son deuil avec énervement dans un espace d éleveurs de Rennes rustiques et superstitieux
Corine ne se séparait jamais, pas même pour une seule journée, de son mari Paul avec lequel elle formait un couple fusionnel. Depuis son décès, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Seule la présence maternante de sa sœur Louise (Ludivine Sagnier) réussit, par moments, à lui rendre un semblant de sourire.
Dans le studio d’enregistrement dans lequel elle travaille, son collègue et ami constate, impuissant, l’état désespéré dans lequel elle se trouve. Il lui manque, pour un projet d’album spirituel, des chants traditionnels du monde, à recueillir en Afrique et en Mongolie notamment. Décidée à fuir cette vie qui lui a tout repris, Corine part direction la Mongolie sans savoir ce qui l’attend.
Après un long périple qui se termine à dos de cheval, Corine arrive dans un village d’éleveurs de rennes avec son interprète et participe à sa première cérémonie chamanique. Lorsqu’Oyun, la chamane, commence à taper frénétiquement sur son tambour, la jeune femme est prise d’une transe qu’elle ne peut refréner et tombe inconsciente après avoir poussé des hurlements de loup à glacer le sang. Revenue à elle, la chamane lui apprend qu’elle a, elle aussi, reçu ce don rare et qu’elle devra poursuivre au plus vite son initiation ; si elle le refuse, sa situation ne fera qu’empirer. En colère contre cette nouvelle malédiction qu’on lui annonce, Corine fuit au plus vite cet endroit et rentre en Belgique où elle vit.
A son retour, impossible pourtant de nier l’évidence ; elle dispose effectivement de nouvelles capacités étonnantes. Et si ses « pouvoirs » lui permettaient vraiment l’accès à l’autre monde ? Si elle pouvait revoir Paul, son mari, comme ils se l’étaient promis juste avant sa mort ? N’aurait-elle pas tout à gagner à devenir chamane ? Ce fol espoir la pousse à reprendre l’avion direction ce petit village reculé où vit Oyun. L’initiation peut alors commencer…
Tourné bien souvent caméra à l’épaule dans un endroit enchanteur où se mêlent harmonieusement la forêt, les rennes, les chevaux et les ruisseaux, Un Monde plus Grand, réalisé par Fabienne Berthaud, est un petit bijou d’hypersensibilité. Bouleversante, Cécile de France, qui incarne Corine, passe de l’espoir à la colère, de l’impatience à la tristesse, de la mort à la vie. Un Monde plus Grand est l’adaptation du roman de Corine Sombrun, Mon Initiation chez les Chamanes (Albin Michel, 2004) dont c’est la véritable histoire. Elle contribue aujourd’hui à faire à progresser la recherche sur les mécanismes de la transe.
Belle decouverte. Une Cécile de France bluffante ! Les paysages sont magnifiques et le sujet intéressant. J'ai été touchée par l'amour de deux âmes qui dépassent les frontières de la vie et de la mort.
Tiré de l'histoire vraie de Corine Sombrun, voilà un film quelque peu troublant , sachant que sur le fond tout s'est réellement déroulé, nous en sortons avec autant de questions que de réponses, mais à la fois fasciné et perplexe. Tourné à la dure dans les steppes mongoles, nous voila plongés dans le quotidien d'une vraie tribu qui a participé au film. Un côté documentaire donc, qui confère au film une belle crédibilité. La mise en scène de Fabienne Berthaud (Pieds nus sur les limaces) est efficace. Les images sont vraiment superbes. Excellent travail sur le son également. Les scènes de transe sont assez impressionnantes. Cécile de France excelle une fois de plus dans un magnifique rôle tout en retenue. Un très beau film, délicat et juste, sur le deuil, tout autant que sur un certain monde invisible. Réel ou dans la tête, la question reste posée. Pas un chef d’œuvre mais une bonne surprise pour un bon moment assez captivant.
Une belle histoire à peine croyable qui nous pousse à croire au destin. Cécile de France est parfaite dans le rôle et l'ensemble des acteurs apporte au film une touche d'authenticité. Bravo!
Eblouie. Tant par le sujet que par les acteurs et les paysages. Une histoire vraie qui nous ouvre de magnifiques perpectives sur LA vie avec ses bons et mauvais côtés. A voir et revoir.