Joker
Note moyenne
4,4
58750 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

3 622 critiques spectateurs

5
1794 critiques
4
981 critiques
3
302 critiques
2
237 critiques
1
145 critiques
0
163 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
lejojoducoin
lejojoducoin

26 abonnés 876 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2019
Performance extraordinaire de Joaquim Phoenix, et une nouvelle histoire du Joker qui nous frappe en pleine tronche. Impossible de rester insensible à cette histoire, où on a presque envie d'être compatissant envers Arthur Fleck. Seul bémol, spoiler: un embrasement peut-être un peu trop soudain à la fin.

Une belle réussite !
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2019
En préambule il me parait nécessaire de clarifier un point qui a tout de même son importance : malgré un titre plus qu’évocateur et mis à part quelques petites références (Gotham, Wayne…) semés à droite et à gauche, le film n’a en réalité que très peu de rapport avec l’univers habituel de Batman. L’intrigue se déroule dans l’ambiance hyper réaliste d’une métropole qui ressemble un peu à New York à la fin des années 70 avec un « héros » qui est un pauvre type en souffrance psychique comme on en croise malheureusement tous les jours dans le métro. Il n’y a aucune dimension fantastique, les personnages n’ont pas de supers pouvoirs et pour finir on n’y rencontre évidemment pas d’homme chauve-souris.

Bon maintenant qu’on a planté le décor, intéressons-nous d’avantage aux qualités artistiques d’une œuvre qui ne manque pas d’ambition et lorgne bien plus du côté de Taxi Driver de Scorsese que de celui des Comics. Est-il à la hauteur du film qu’il prend en modèle ? La réponse sans surprise est non. Est-il décevant au vu du battage médiatique dont il fait l’objet ? Clairement oui. Est-il un navet pour autant ? Non.

Les points forts du film sont évidents mais, à mon sens, surtout formels : l’ambiance et les décors sont très réussis. C’est glauque, déprimant, mais vraiment très réussi. Les acteurs aussi sont très bons. Quoique l’on puisse penser du personnage du Joker dans son écriture, Joaquin Phoenix fait le boulot et y met une belle énergie. La présence de De Niro est aussi une bonne idée et un clin d’œil de plus à Taxi Driver (ironique pour le coup, avec son personnage qui serait passé de l’autre côté de la barrière pour devenir le bourgeois incarnation du système).

Le principal défaut de ce Joker c’est qu’il manque complétement de mystère. Toute l’ambiguïté du film de Scorsese résidait dans la confusion qu’on ressentait entre la folie de Travis Bickle avec celle de société où il évoluait. Rien de tout cela ici, puisque le personnage du Joker nous est présenté d’emblée de jeu comme malade, aliéné et même souffrant d’un désordre neurologique (dixit lui-même) ! Pour bien souligner qu’on a affaire à un cas social, on nous le montre vivant dans un taudis avec sa mère (foldingue), prenant ses médicaments, viré de son (merdique) travail et même suivi par une assistante sociale ! C’est glauque, démonstratif au possible, mais surtout -et c’est un comble quand on s’appelle Joker- très premier degré.
Par la suite le personnage ne bascule pas vraiment dans la folie puisqu’il y est déjà, mais plutôt dans la violence. Evidemment tout le monde s’y attend et oui rassurez-vous c’est bien explicite et gore pour justifier l’interdiction du film au moins de 12 ans. Mais encore une fois ce n’est pas tant l’extrême violence qui est choquante que le fait qu’elle soit montrée de manière aussi lourdingue, crue et sans finesse. Quant à tous ceux qui ont cru voir un message politique (anarchiste, anticapitaliste ou je ne sais quoi encore) dans les actions du personnage je dirais juste que ça n’en fait pas un bon film pour autant.

Bref pour conclure et résumer d'une même traite, on pourrait dire que ce Joker s'est vraiment donné les moyens, (financiers, humains, promotionnels), de son probable succés commercial, mais il lui manque simplement une âme. Pauvre clown triste.
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2019
Attention, cet avis contient de genre de spoiler: Petit sujet d'arithmétique: si le joker a 40 ans quand Bruce Wayne en a 10...à 40 ans, le joker en aura 70. Son déhanché risque d'en prendre un coup. Mais avec un peu de chance, Batman ne sera qu'une névrose de plus dans la tête du Joker.

Joker est une oeuvre dérangeante car trop heureuse de baigner dans sa propre et sublime crasse. Et ce à tous les niveaux de lecture. Non parce qu'il présente une société encore plus sinistre que son personnage ni parce qu'il l'érige en héros involontaire des opprimés. Non pour ce sentiment d'attirance et de répulsion, d'empathie et de fascination pour le vilain. Mais parce que le réal va loger plus ou moins explicitement de nombreux revirements ou bizarreries quant à la "véracité" de son récit spoiler: (la pancarte, l'arme, la voisine, la blague)
et bien se garder d'apporter certaines réponses spoiler: (l'imbroglio sur ses ascendants et l'origine de sa folie, le sort des voisines)
.
Au final, chaque scène qui fait avancer l'histoire peut être remise en cause. La démarche aboutit à des théories aux conséquences radicalement opposées en fonction de ce que l'on veut bien voir, peut-être à des incohérences spoiler: (laisserait-on un enfant à Miss Fleck?)
, à un sens global très relatif, à une incertitude généralisée, à un film qui rompt éventuellement le contrat de lecture sans prévenir (Lynch rend visible la trahison des images, Fincher et Nolan finissent par avouer leurs manipulations, les maniaqueries d'Aronofsky éclairent ses histoires) et vous laisse irrémédiablement seul devant cette blague douteuse. Peut-être a-t-on vu un spoiler: handicapé social, une victime solitaire du "système", se libérer (se venger) des humiliations par le meurtre
. Peut-être a-t-on été touché spoiler: par les mensonges d'un mythomane qui cherche à nous apitoyer et à nous convaincre de son statut de victime.
Voilà qui dépendra de votre degrés de pessimisme.
En cela, Joker dépasse son cadre d'orgin story d'un personnage emblématique de DC Comics et semble questionner directement notre esprit critique face à la séduction des images. A quel discours accorde-t-on du crédit? Le plus rationnel, le mieux étayé, le plus simple? Celui qui semble vraisemblable? Celui qui assure le fan service? Celui qui nous conforte dans nos certitudes? Autant de questions qui ne trouveront évidemment pas de réponses ni d'indices dans le film parce que son personnage est un professionnel du malaise et de la confusion (et qu'il plus séduisant de se cacher vainement derrière cette fumée fumeuse pour perpétuer le mythe plutôt que d'assumer pleinement un point de vue).
Laurentfromnice
Laurentfromnice

10 abonnés 107 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 novembre 2019
que de longueurs dans ce film !!! Un film d'une vingtaine de minutes - et encore - aurait largement suffit. Ok, le mec est un bon psychopathe mais quel ennui !!!!!
Daniel Wake
Daniel Wake

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2019
Déçu!
Peut être avec tous ces avis extrêmement positifs, peut être à cause de mes attentes importantes, peu importe: je suis sorti avec des sentiments très mitigés, et surtout frustré. Pire, je me suis parfois ennuyé.
Pourtant, je ne m'attendais pas à un film d'action.
J'étais prêt à un voir un film plus "profond".
En fait, j'attendais un film qui explique comment le Joker s'est construit, surtout en faisant le lien avec les précédents films sur Batman.
Et je me délectais de découvrir comment ils allaient garder cette cohérence.
Ben, ils ne se sont pas embêtés: ils ont créé "leur" Joker!
Notamment en se souciant peu de bafouer les personnages décrits dans les films précédents.
Voilà un Thomas Wayne en politique douteux alors qu'il a toujours refusé la politique au profit de la philanthropie, un Joker certes handicapé mental mais bête alors qu'il est sensé être brillant mais fou, etc...
Au final, les âges incompatibles du Joker et de Bruce Wayne n'apparaissent que comme des détails...
Alors oui, les apôtres de la technique cinématographique irréprochable sont apparemment aux anges.
Mais même avec une bande son convaincante et des procédés nous faisant "ressentir" efficacement le désarroi et la folie du personnage, ben, je me suis parfois ennuyé.
Pirel
Pirel

10 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2025
Un film très sympa mais clairement surestimé à mes yeux.
Le film se laisse regarde, l'histoire est sympa, mais il y a quand même pas mal de défauts...
Pas mal de longueurs inutiles qui font ressentir un profond ennui à certains passages, par exemple.
Des séquences qu'un enfant de 8 ans aurait pu scénariser tellement c'est grotesque [spoiler](genre le passage dans le frigo, on peut pas faire plus bête comme métaphore ? Ca ne m'a pas étonné quand j'ai appris que ça avait été improvisé et que ce n'était pas dans le scénario... Scénariste, c'est un vrai métier !)
Les personnages manquent pas mal de profondeur quand même... A part le Joker, mais comme il est quand même franchement détestable, à moins d'être un futur psychopathe, et qu'on arrive difficilement à lui trouver des excuser, ben ça nuit carrément à l'immersion je trouve.
Un autre défaut, mais plus personnel, c'est que je ne suis pas arrivé à me raccorder à l'univers de Batman. Disons que ce Joker n'a aucune crédibilité dans l'univers DC, il serait bien incapable de monter une organisation criminelle. Du coup, de deux choses l'une... Soit on reste dans l'univers DC, et c'est pas crédible. Soit on sort de cet univers, et à ce moment là, pourquoi faire un film aussi manichéen ? C'est grotesque, parfois...
Le jeu d'acteur de Joachin Phoenix est très bon, mais que j'entend qu'il est magistral, faut pas pousser... On a vu mieux dans ce rôle.

Bien entendu, ce film a également plein de qualités, il est intéressant dans sa mise en scène, son jeu d'acteur, dans certaines astuces scénaristiques qui nous font vraiment réfléchir à la situation de la personne, par son dénouement qui, s'il est un peu grotesque, a le mérite de vouloir dénoncer les comportements de foule... Quoique le réalisateur dise le contraire et ne semble même pas comprendre lui-même ce que son film raconte... x)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2019
Une claque! Un chef d'oeuvre, que dire de plus pour qualifier Joker? je l'ai vu hier soir en avp et vraiment éblouissant.
On assiste à la naissance du Joker, sa descente en enfer, dans le crime, la violence, c'est de loin, et pour pourtant j'adore Jack Nicholson et Heath Ledger dans le rôle, le meilleur Joker, Joaquin Phoenix prends la première position.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2019
Décidément, on se demande vraiment quand les cinéastes pourront enfin quitter cet univers des comics. Effectivement, si l’on évacue la sous-intrigue liée au Joker et son lien avec l’histoire de Batman – ce qui arrive dans les cinq dernières minutes du film – le reste constitue un véritable drame psychologique sur un homme en train de perdre pied. A part pour rassurer les investisseurs, quel est donc l’intérêt de rattacher ce long-métrage à un personnage existant depuis presque un siècle au lieu de créer quelque chose de complètement nouveau ?
Si l’on fait abstraction de cette absurdité, le long-métrage de Todd Phillips est effectivement excellent et propose une vision très sombre des Etats-Unis d’aujourd’hui, minée par les clivages sociaux. Grâce à l’interprétation démentielle de Joaquin Phoenix, le spectateur ne peut que souffrir avec cet individu au bout du rouleau. Dès lors, la dernière partie du film se dote d’une puissance subversive accrue puisque le métrage nous pousse à adopter le point de vue de cette victime qui va devenir bourreau. Il s’agit donc bien d’un point de vue audacieux, clairement anticapitaliste, mais qui s’inscrit pourtant dans une démarche mercantile en se faisant l’écho d’une franchise lucrative.
lograt
lograt

13 abonnés 509 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 février 2020
Un film acclamé par la critique et pourtant. Personnellement je l'ai trouvé ennuyeux, simpliste à l'extrême et incohérent avec les films batman (ici le joker est trop âgé par rapport à batman et le joker est plus simple d'esprit que génial). Dommage je me suis fait avoir par les bonnes notes
Fred F.
Fred F.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2019
2 étoiles pour la qualité de la photo et côté dérangeant... Sinon c’est lent, c’est vide, rien n’est approfondi. Pour moi c’est raté.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2019
Je connais le personnage du Joker à travers le personnage de Batman évidemment.
Notamment j'avais beaucoup apprécié la prestation de Jack Nicholson dans le film "Batman" de Tim Burton qui date de 1988.
J'étais au lycée en seconde cette année là et j'avais adoré ce "Batman".
Je trouve que c'était inutile de faire un film uniquement sur ce Joker.
Je n'ai pas aimé et franchement je suis très étonnée de toutes ces critiques positives.
Ce film qui dure deux heures est un véritable pensum long, pénible et très dérangeant.
C'est beaucoup trop glauque et violent.
Je suis sortie de là agacée et fatiguée.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 octobre 2019
Vraiment rien de spécial dans ce film qui retrace les débuts du Joker. Film assez froid et long.
Personnage très bien joué par Joaquin Phoenix qui prend son rôle au sérieux, mais malheureusement le film film ne relève pas le niveau attendu...
ps: ne vous attendez pas à aller voir un film de super-héros car se film retrace la vie d'un psychopathe.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2022
Dans le contexte actuel, Joker est une anomalie. Il ne bénéficie pas d'un gros budget et se concentre sur l'une des figures majeures de la pop culture. Les deux pieds dans l'univers Comics et pourtant détaché du DCEU mis en place en 2013. Il n'a pas l'ambition de fracasser le Box Office et est pourtant un risque (artistique et commercial). Une anomalie, je vous dis. En même temps, quoi de plus normal puisqu'on parle du Joker. Ironiquement, le film de Todd Phillips est presque le dernier espoir pour un genre menacé par l'indigence. L'équation fut donc simple : réduire les dépenses, acquérir plus de liberté et y aller au culot. Et il fallait au moins ça pour se mesurer à l'icône, immortalisée à l'écran par Jack Nicholson et Heath Ledger.

Deux influences majeures : le roman graphique Killing Joke d'Alan Moore (contant les origines du clown prince du crime) et le cinéma Scorsesien fin des années 70/début 80. Deux balises maousses que le film ne perd jamais de vue. On retrouve le feuillage psychologique de Moore, le tronc désenchanté de La Valse des pantins sous l'écorce urbaine et poisseuse de Taxi Driver. Le climat de rêve pour ciseler le portrait du Joker sous un angle inédit au cinéma : l'émotion. Loin de se livrer à l'éloge morbide d'un joueur psychotique, le long-métrage veut susciter l'empathie pour Arthur Fleck afin de rendre sa chute tristement glaçante (Jolie référence directe au Dark Knight Returns de Frank Miller).

Philips y va franco, alors mettons les pieds dans le plat : le cinéaste n'a ni le génie d'un Scorsese ni la profondeur d'un Moore. Pas de vraie fulgurance sur la mise en scène (beaucoup de caméras à l'épaule pas folichonnes), et pas mal d'éléments scénaristiques repris stricto-sensu de The King of Comedy. La frontière entre hommage et pillage est poreuse, Joker n'essayant jamais de s'affranchir de cette influence, elle joue immanquablement contre lui. Oubliez le titre, vous l'avez déjà vue cette histoire - ses thèmes, sa symbolique - depuis 40 ans. Et ça n'a rien de péremptoire, juste une remise à plat qui me semble opportune alors que le long-métrage cumule les éloges depuis la Mostra de Venise. Surtout que le coup dans le rétro n'a franchement pas grand intérêt. Officiellement située dans la décennie eighties, cette relecture reprend avant tout l'esthétique des seventies. L'autre problème - de taille, également - résulte du même problème d'approche : Arthur Fleck.

Non, n'allez pas croire que Joaquin Phoenix passe à côté du rôle. Pas du tout, le comédien est totalement crédible quelle que soit l'émotion qu'il veut faire partager. Sa réussite est doublement exemplaire puisque le script n'est pas des plus fins avec le personnage. D'entrée de jeu, on fait de Fleck un perturbé, donc peut-on parler d'évolution si le clown malade devient un peu plus maboul à la fin ? C'est hautement discutable. Une erreur scénaristique qui aurait pu être rattrapée avec une mise en scène jouant subtilement sur la retenue ou l'ambivalence, pavant la route pour un croisement soudain. Todd Philips ne joue cette carte là que dans sa dernière partie (forte) ou au gré d'une poétique rencontre entre Fleck et son futur adversaire. Est-ce que ça empêche néanmoins la proposition de toucher juste ? En dépit de ces marqueurs écrasants, de ses redîtes empotées, la réponse est non.

Symboliquement, le film prend le parti de ne pas trancher sur les évènements qui se déchaînent au dehors. D'aucuns pourraient lire cela comme de la lâcheté, je ne le vois pas ainsi. Avant de s'échapper du commun des mortels, le personnage principal est le symptôme d'une époque malade. Pris en étau entre deux mondes voisins pourtant étrangers, le Joker en devenir subit la rage qui couve entre les nécessiteux et les possédants. Aux problèmes de communication et de compréhension, Fleck répond par un rire pathologique dont le sens devient de moins en moins certain. Jusqu'à devenir le cri de guerre dans une lutte contre tous, l'homme cessant d'être (comme ses origines) pour devenir un symbole mensonger dans un sens comme dans l'autre. Une vaste blague. Qui a malheureusement mis dans le mille.

Dans une autre configuration, Joker n'aurait jamais fait l'évènement. C'est parce que le genre ne joue plus que la sécurité que la proposition de Philips génère un tel engouement. On palabre sur sa dimension politique et on loue sa prétendue subversion. Derrière la fausse impression de fraicheur, les arômes sont largement familiers et la mise en images on ne peut plus classique. En faire une œuvre politique (plutôt pertinente, d'ailleurs) ne suffit pas à renverser le jeu. Tout au plus, le long-métrage pourra relancer la partie et permettre l'émergence de projets plus "difficiles". Puis, impossible de dénier le cœur mis à l'ouvrage, avec un acteur principal magnifique, une très belle photographie ainsi qu'une bande-originale inspirée. On ne va donc pas s'en priver, et plutôt l'en féliciter.
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2020
La bande annonce vue maintes fois au cinéma ne m’a jamais donné envie. Les critiques dithyrambiques lues le jour de sa sortie ont fortement attisé ma curiosité. Alors quelques jours après, j’y suis allée avec la peur d’être déçue (comme je l’avais été avec « Ad Astra » quelques semaines plus tôt).
Joker est un film dont il est difficile de parler à des inconnus. C’est une expérience personnelle très forte. Chacun y verra miroiter un(des) thème(s) différent(s) en fonction de sa propre vie, se l’appropriera à sa façon, en fera un bilan unique, privé ou non. La réaction de la salle une fois le générique lancé et les lumières allumées est peut-être plus parlante que n’importe quelle critique : personnes qui restent sur leurs sièges sans échanger un mot ni oser se regarder, petits groupes qui rient nerveusement, murmures lents et confus, visages serrés ou inexpressifs : oui, on vient de disséquer quelque chose de brutal et de très intime, et ce n’est pas du tout agréable qu’il y ait autant d’inconnus autour de soi quand on tente d’encaisser le choc. Chacun semble gérer le stress à sa manière. Mais tout le monde est tendu, c’est palpable. On veut vite quitter la salle, rentrer chez soi, et digérer.
Un chef d’œuvre comme on en voit peu dans sa vie.
Byrlthek
Byrlthek

37 abonnés 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2020
Tout simplement fabuleux, on entre dans une sorte de malaise permanent, ambiance anxiogène, malgré quelques situations cocasses, la violence psychologique nous emmène peu à peu vers son paroxysme. Joaquin Phoenix est hors normes, il est le Joker et de très loin devant tous ses prédécesseurs en terme de Grand Acteur de Cinéma.
Il n'a plus qu'à aller chercher son Oscar bien mérité car cette pépite le place au summum de ses plus belles prestations au cinéma, il est temps de récompenser ce travail titanesque ! Un pur chef d'oeuvre !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse