« BlacKkKlansman » est l’histoire vraie d’un policier afro-américain qui à la fin des années soixante-dix, s’est fait passer pour un raciste blanc afin d’infiltrer la section locale du Ku Klux Klan. Le film fait aussi écho au rassemblement de Charlottesville en août 2017 où des manifestants antiracistes étaient venus dénoncer l’extrême-droite américaine, des néo-nazis aux membres du Ku Klux Klan. Un des membres de ces mouvances racistes a foncé dans une foule d’opposants et a tué l’un d’entre-eux. Avec une bonne dose d’humour et une pointe de mise en scène hollywoodienne, cette nouvelle œuvre de Spike Lee est un pur divertissement. John David Washington est époustouflant dans son rôle et Adam Driver le soutient avec une discrétion efficace. Grand Prix au Festival de Cannes 2018, « BlacKkKlansman » est une œuvre cynique, rythmée et politiquement engagée. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Avec BlacKkKlansman, Spike Lee jongle habilement entre la comédie et le drame. Son film tient très bien la route et on s’ennuie pas. On retrouve le Spike Lee hyper engagé avec la scène finale qui nous fout une grosse claque et nous remet les pieds sur terres. Un très bon film.
Dans les années 70, à Colorado Springs USA, nous allons suivre un jeune policier afro-américain culoté qui va proposer à ses supérieurs d'infiltrer le Ku Klux Klan, cette organisation raciste prônant la race blanche comme pure et dominante. Le casting est très bon avec le fils de Denzel Washington dans le rôle majeur (John David Washington) et également un excellent Adam Driver loin de Kylo Ren et de Star Wars ici. Politiquement très engagé, cette oeuvre montre très bien la fracture américaine de longue date liée à la couleur de la peau, problème toujours d'actualité en 2018 malheureusement. Bon, il faut tout de même reconnaître que tout n'est pas passionnant pendant 2h16, pas mal de longueurs bavardes plombent un peu l'ensemble qui ne décolle vraiment que dans les 30 dernières minutes. Un film coup de poing en forme de comédie policière engagée sur le mal profond de l'Amérique. --> Site CINEMADOURG <--
Pour cette nouvelle réalisation, Spike Lee renoue une fois de suite avec la retranscription d'une période historique américaine encore d'actualité : la lutte pour les droits civiques, et contre le racisme. Pour cela il s'inspire une nouvelle fois de faits réels, en l' occurence celle d'un policier noir qui intègre la police d'une petite ville, et qui grâce à son bagoo va infiltrer le Ku Klux Klan par téléphone, un officier blanc prenant sa place lors des rencontres en directes. L'histoire est plutôt bien adapté sur le papier, même si l'on aurait apprécié une exploitation plus profonde des trois protagonistes : l'agent Stallworth, Filip Zimmerman et David Duke. D'ailleurs Spike Lee, lors de sa réalisation ne s'attarde que sur la relation entre les deux policiers : l'un noir, l'autre juif. On sent d'ailleurs que c'est un parti pris affirmé, et l'on sent alors la portée politique de ce film surtout dans le contexte américain actuel. Cependant, ce sont les deux acteurs principaux, John David Washington et Adam Driver qui font de ce film l'un des meilleurs de l'année. En effet leurs performances est puissante et toute en finesse, avec d'un côté l'exubérance et d'un autre la réserve. Deux performances, deux caractères bien distincts mais qui se complètent et s'entre-mèlent tout au long du film. Deux très grands acteurs pour un grand film qui restera dans le haut du classement parmi toutes les réalisations de Spike Lee.
Spike Lee rate à moitié son grand retour. Si la première partie de son film, formidable et très drôle, hommage plus que réussi aux films de la Blacksploitation (bande son exceptionnelle, utilisation amusante du split screen), dénonce, avec un humour féroce et ironique, le racisme ambiant aux États Unis, la deuxième partie se fait plus sententieuse et la charge contre l'Amérique de Trump un peu trop explicite. Cette différence de traitement entre les deux parties crée un tel déséquilibre que le picaresque des personnages ne parvient plus à convaincre. C'est d'autant plus dommage que le parallèle final avec les événements de Charlotteville rappelle que la vigilance est encore de mise et que la population noire américaine doit encore supporter la suprématie des WASP qui ont élu Trump.
Un sujet très intéressant, moralisateur, mêlé à quelques petites notes d'humour, voici le nouveau film de Spike Lee. Avec un duo efficace ( Adam Driver et John David Washington) ne formant qu'une seule et même personne, nous allons donc assister à l'infiltration du Ku Klux Klan, y voir l'envers du décor et tenter de faire échouer des attaques. J'ai aimé l'investissement des personnages, ainsi que ce côté « léger » malgré un sujet assez sérieux, le réalisateur a su mélanger les genres. Mais je trouve qu'il pousse parfois un peu trop loin son message, notamment par l'intégration des images d'archives, pas nécessaire au film bien que grave. Le récit manque par moment d'un peu de dynamisme, mais il arrive tout de même à captiver par cette incroyable histoire.
C'est un film intelligent à saluer et qui mérite amplement son prix à Cannes. J'ai beaucoup apprécié. Cependant, je mets 4 étoiles et pas 5 car j'ai trouvé que le début était lent à démarrer, qu'il y avait des longueurs, et que le film reste assez plat dans l'ensemble et manque de punch, de rythme.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis ���������� Magnifique. Trop beau. On en a vu des films sur la ségrégation raciale aux USA mais ce bijou sort du lot. A voir et l’acteur principal est le fils de Denzel Washington Et je préfère Adam Driver en flic sous courveture qu’en Kylo Ren.
Spike Lee n'est jamais aussi bon que quant il fait du Spike Lee avec des thèmes qui lui sont chers , voilà un sujet brûlant mais hélas toujours d'actualité et on ne voit que rien ne change y compris dans l'Amérique profonde . Le film et les acteurs sont bons , même si j'aurais voulu un peu plus de suspense et de surprise , il n'en reste pas moins que c'est le film à voir de cette fin d'été
Le nouveau Spike Lee s'inscrit dans ses meilleurs films. Une œuvre impartial sur le combat ethnique et politique entre les minorités afro américaines et les blancs américains. Drôle, subversif, rythmé, Blackkklansman est une œuvre puissante qui retombe dans un réalisme pesant dans ses tout derniers instants.
Film percutant avec beaucoup d'humour (vu en v.o) sur deux "puissances" impossibles à maîtriser; Cela ne l'était pas au siècle dernier et ça ne le sera probablement pas maintenant. Les maux de l'Amérique sont étalés durant deux heures à la sauce spike lee et ce n'est pas avec ce genre de film que les réconciliations vont voir le jour...
Dans ce film on assiste à l'infiltration d'un policier noir et de son collegue dans "l'organisation" ou le klux klux klan. Il y a de la tension tout au long du film avec d'un côté les noirs qui revendiquent leurs droits et du l'autre le kkk qui revendiquent la suprematie aryenne le tout depeint avec de l'humour.les personnages des 2 clans sont tres stereotypes ainsi que quelques policiers. J ai bien aimé le film, la fin du film fait froid dans le dos.
Quelle belle claque que le dernier long-métrage de Spike Lee ! Distingué en compétition officielle au dernier Festival de Cannes par le Grand Prix, "BlacKkKlansman", adapté d'une histoire vraie, retrace la destinée invraisemblable d'un officier noir qui réussit à infiltrer le Ku Klux Klan pour anticiper de possibles violences. Bien que l'action se déroule au début des années 70, l'écho politique, sociétal et racial résonne encore très fortement aujourd'hui et c'est en cela que le film nous percute et laisse en nous une marque indélébile. En effet, c'est effrayant de constater que ce sont des minorités aux mentalités bornées qui stigmatisent et amorcent des mouvements de révolte et de haine aux conséquences si lourdes, et contre lesquels on se sent impuissants. Bien heureusement, Lee adopte un ton humoristique bien trouvé et efficace afin de tempérer cette colère et d'éviter tout fatalisme et cela permet d'accompagner habilement l'extraordinaire de ce récit. L'imagerie 70's, le grain photographique ainsi que la bande originale, alliés à une mise en scène moderne et rythmée signent un coup de maitre évident dans la filmographie de Spike Lee ! Narré de façon rassurante, mais non sans longueurs, "BlacKkKlansman" nous cogne de plein fouet dans la dernière demie-heure qui a l'effet d'une bombe à retardement, autant dans le suspense du scénario que dans la réalité que ça renvoie ! Est-ce une fiction qui entre dans la vague des films américains "anti-Trump" (à noter que Jordan Peele, qui avait lancé le mouvement avec "Get Out", est ici producteur) ? Ou bien une biopic qui tombe à pique ? Ce qui est certain, c'est que c'est un coup de poing qui mérite de faire parler de lui. Le casting sert brillamment les dialogues savoureux, empreints de suspicions, de double jeu et de blagues. On découvre le talent de John David Washington (oui oui, le fils de Denzel !) qui assure dans son premier rôle principal. Adam Driver, qui joue sa doublure face aux membres du groupuscule, s'avère très comique et plein de subtilités. Et Topher Grace, dans le rôle du leader du Ku Klux Klan, est pitoyablement drôle mais au fond très dérangeant. Vous l'aurez compris, humour et provocations vont de paire dans ce pamphlet malin et jouissif. Après avoir beaucoup ri, il nous ouvre les yeux, nous fait une piqure de rappel de l'horreur injuste et intraitable du monde dans lequel nous évoluons...
« BlacKKKlansman » sonne bel et bien le grand retour de Spike Lee après sa traversée du désert depuis le sympathique « Inside Man » en 2006. Le cinéaste américain renoue avec son sujet de prédilection à savoir le racisme et la place des afro-américains au travers d’une histoire hallucinante. Ma grande surprise a été de constater à quel point Spike Lee avait mûri son cinéma, il fait beaucoup moins dans la provocation gratuite et semble au contraire s’être assagi en se montrant capable d’aborder son sujet avec beaucoup d’hauteur et de recul. L’écriture est très intelligente et toute en nuance, le long-métrage alternant avec brio les scènes très dures avec des scènes plus légères où le comique fait mouche sans que cela dédramatise l’action. La réalisation très dynamique de Spike Lee est remarquable, des fulgurances de mise en scène comme lors du discours de Kwame Ture où les différents visages de la foule apparaissent sur fond noir jusqu’au maniement des symboliques à l’image du dernier plan lourd de sens. Le réalisateur de « Malcolm X » assume totalement l’aspect « manifeste politique » de son film en reliant ce dernier à l’actualité afin de délivrer un message de mobilisation et de rassemblement, un cri qui pourrait bien devenir le slogan d’une nouvelle génération d’Américains en lutte contre le racisme.