Avis : BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - Page 5
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
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PaulGe G
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4,5
Publiée le 24 août 2018
un film populaire, drôle et intelligent, c'est ça un grand film . sur un sujet extrêmement grave, le racisme poussé a l'extrême mais dénoncé sans excès, avec des scènes qui font mouche. Non la bête n'est pas morte, seulement en hibernation, quand dans les années 70 un "super blanc arien jusqu'au bout des cheveux" décide de la réveiller et avec sa légion de damnés la bête sort pour accomplir sa mission de mort. mais un noir veille au grain. joué avec un humour grinçant les comédiens sont excellents dans une mise en scène éblouissante,
Un film qui vaut surtout pour son histoire, son parti pris humoristique et son jeu d’acteurs: -histoire improbable bien que vraie, de cette infiltration du KKK dans les années 70, dans la ville de Colorado Springs -parti pris humoristique étonnant mais efficace et qui fonctionne jusqu’aux dernières scènes des événements de Charlottesville, -le jeu des acteurs et en particulier des 2 policiers infiltrés tout à fait remarquable : ils sont justes, crédibles et sincères
Spike Lee nous avait toutefois habitués à mieux d’un point de vue mise en scène... et on peut regretter que les ressemblances avec l’Amérique de Trump et ses slogans soient aussi appuyées, au lieu d’être évoquées plus subtilement. Malgré tout, c’est un film fort, qui ouvre les yeux sur un sujet difficile dont on n’imagine pas toujours la portée, et qui est un très bon moment de cinéma.
Entre le rire et le tragique, le long métrage dresse un portrait d’une Amérique qui ne s’est toujours pas débarrassée de son passé ségrégationniste. Une bande son qui marche et qui nous accompagné dans cette révolte contre la bêtise humaine. BlacKkKlansman n est pas forcément exceptionnel mais d un point de vue moral et sociologique il est ô combien salutaire.
Grand prix du festival de Cannes, Blackkkansman est le film qui est dans toutes les bouches en ce moment et faible que je suis je n'ai pas pu résisté à l'envie de le voir. De plus, même si j'ai un peu honte de vous l'avouer, il faut savoir que pour moi c'est une grande première avec la réalisation de Spike Lee en tout cas le synopsis de base et le côté biopic du film n'attisaient que plus ma curiosité ...
Au tout début j'ai été un peu déconcertée par le style, en effet le traitement de sujet par une satire très exagérée est ici assez particulier mais plus le film avançait plus j'adhérais. Il faut dire aussi que l'histoire est dynamique et que l'intrigue est très prenante et nous accorde pas de répit. Mais ce film passe vraiment de sympa à génial dans les 20 / 30 dernières minutes et c'est là que celui ci m'a complètement subjugué et bouleversé.
Concernant le casting je l'ai trouvé parfait et sans fausse note. J'ai adoré John David Washington dans son rôle de Ron Stallworth, brillant et touchant. Mon coup de cœur cependant revient Adam Driver qui m'a vraiment beaucoup émue et fait rire. Mais j'oublie pas Topher Grace qui dans son rôle de méchant a excellé.
Pour conclure c'est un pari plus que réussit que ce film à la fois drôle et dérangeant, accessible et dénonciateur. Par son dynamisme et humour Spike Lee a sut relevé en moi beaucoup de questionnements avec une fin qui m'a secoué
Je suis d'accord, Il fallait oser! Un homme afro-américain en infiltration dans le KKK, c'est de la bombe humaine! La question que je me pose après coup, c'est " Dans la vraie vie, est-ce que l'homme qui est derrière l'acteur aurait pu dire ces choses " Je hais les noirs etc..." sans le penser, si il avait vraiment vécu cette histoire. Jusqu'où serait-il aller pour cette mission? j'ai l'impression que sur ce point, cela manque un peu de crédibilité, mais sur le plan cinématographique, l'idée ne manque pas de piquant! on se laisse prendre au jeu, on est impressionné. Maintenant le thème : combattre le KKK, s'il n'est pas nouveau, est toujours d'actualité en plus moderne : Créer une race " parfaite" ca existe toujours, les attentats le prouvent. On ne peut donc qu'être d'accord avec l'auteur et même se réjouir de cette initiative. Ingénieux aussi le tandem blanc/noir avec les deux collègues. L'auteur a pensé à tout. Quand à la scène finale, elle rappelle ce qui s'est vraiment passé, tout simplement, même si elle ne me parait pas vraiment utile, le film étant suffisamment clair pour qu'on y adhère. Un bon moment de cinéma et de " cascadeurs mentaux" à revoir avec plaisir.
Film qui prend aux tripes. Les incises historiques en électrochoc. On ne peut s'empêcher de penser aux événements que nous vivons aujourd'hui. Empathie, émotion, rires et larmes... A voir sans faute.
Spike Lee encore et toujours défend la cause des afro-américains avec ce nouveau film ! Des acteurs flamboyants, certaines prises de risque picturales qui ponctuent parfaitement le film, auquel on ajoute des éléments comiques pour donner lieu à une comédie policière engagée des plus excellentes !
4/5 Très bon film sur fond d'années 70. Ce n'est pas vraiment un film sur la tolérance, mais plus un plaidoyer pour les blacks par les blacks. Un peu manichéen, mais aussi extrèmement drôle.
Excellent. Reconstitution réussie. Histoire vraie à connaitre. Les propos de Spike Lee sont honorables, c'est un bon réalisateur qui a su dirigé de bons acteurs. Il n'y a pas de black power ni white power, cessons de nous déchirer, il n'y a que le human power.
Quel excellent film ! Quel excellent Spike Lee. Un film qui donne vraiment à réfléchir et qui met le frisson ; des acteurs tous excellents. C’est LE film à ne pas rater. Un oscar ?
1) Un cinéma vulgaire où l'on revisite un thème abordé sans aucune nuance. 2) Un plan réducteur d'une société américaine infiniment plus profonde et complexe. 3) Un part-pris grossier de la part de Spike Lee qui affiche ici son opposition à tout ce qui n'est pas "Black power" et étale son mépris des petites gens sous couvert d'un pseudo long-métrage historique censé nous dévoiler les coulisses du Ku Klux Klan. Une honte, à vomir.
Ce n'est pas arrivé à 60 ans après une carrière de réalisateur riche de 24 longs métrages sur plus de 35 ans qu'il faut s'attendre à ce que Spike Lee change son fusil d'épaule, lui qui est ouvertement depuis ses débuts, un ardent défenseur de la cause noire aux Etats-Unis. Il a exploré la problématique à travers tous les genres avec un talent jamais démenti même si l'intransigeance et les outrances dont Spike Lee fait quelquefois preuve lui ont valu des polémiques avec des collègues réalisateurs comme Clint Eastwood ou Quentin Tarantino . Avec "BlacKkKlansman: j'ai infiltré le Ku Klux Klan" inspiré du livre témoignage de Ron Stalworth, premier policier afro-américain de Colorado Springs, il livre sans aucun doute son meilleur film depuis "La 25ème heure" sorti en 2003. Astucieusement, le réalisateur madré choisit de profiter du contexte particulier des années 1970 pour s'emparer du sujet épineux des suprématistes blancs symbolisé par le Ku Klux Klan en le tournant en ridicule via une comédie policière grandement orientée par l'histoire de Ron Tamworth (John David Washington) qui a réussi à infiltrer la section locale du Klan en se faisant passer pour un blanc raciste de la pire espèce, allant même jusqu'à prendre la présidence de la section. Connaissant la fécondité narrative de Spike Lee qui écrit seul ou accompagné la plupart de ses scénarios, celui-ci n'a eu aucun mal à tirer la pelote pour tout à la fois nous amuser et nous horrifier. Nuançant clairement son propos en montrant que des policiers blancs "pur sucre" peuvent fraterniser avec un jeune collègue noir, Spike Lee a grandement servi la cause qu'il veut défendre. Tout de même prudent, craignant que certains spectateurs ne se bercent d'illusions sur la réalité de l'Amérique de 2018, il prend soin à la toute fin de cette pochade souvent très drôle, de rappeler que l'hydre raciste n'a pas disparu en montrant les images de la journée tragique du 12 août 2017 . Ce jour à Charlottesville (Virginie) en marge d'une manifestation d'extrême droite contre l'enlèvement de la statue de général Robert Lee , une voiture fonça droit sur des contre-manifestants, tuant une jeune femme. Formidablement interprété, notamment par un John David Washington toujours dans le bon tempo et remarquablement mis en musique comme toujours chez Spike Lee, "BlacKkKlansman" illustre de la meilleure manière qui soit, les fondements bêtement primaires et honteusement ridicules du racisme qui n'en finit pourtant pas d'agiter l'ensemble de nos sociétés. On notera au passage, les courtes apparitions délicieuses d'Alec Baldwin et d'Harry Belafonte. Spike Lee semble revenu en forme. C'est tant mieux.
Spike Lee s'est laissé aller dans les clichés dirimants à la véracité du propos ! Si les racistes étaient tous des caricatures de gros c...ns alcooliques, ce serait trop simple ! La reconstitution des années 70 est à peine effleurée. Reste une maîtrise parfaite de la mise en scène, des dialogues percutants et une belle photo... mais quand on veut faire un film militant, c'est un peu léger.
Une publicité importante en ce début de rentrée a été faite sur ce film, qui au fond est bien décevant. En effet, le réalisateur hésite entre la comédie (cette scène peu drôle, entre autres, et peu crédible où les spoiler: policiers s'esclaffent en se moquant du leader du KKK... ) , entre la farce pure et simple et le thriller. Et de basculer à la fin dans le documentaire qui est censé apporter quelque crédit à son film. Or Le KKK y apparaît davantage comme une bande de Pieds nickelés. Peut-être est-ce vrai, qu'ils sont des Pieds nickelés ces sales types... mais nous sommes loin de l'épouvante, du réalisme de "Mississippi Burning" d'Alan Parker. Spike lee a préféré s'engager dans plusieurs voies et notamment celle de la comédie qui lui tient à cœur. Mais était-ce vraiment nécessaire en l'occurrence ?