Avis : BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - Page 6
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
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Jake S.
87 abonnés
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4,0
Publiée le 24 août 2018
Un moment unique en son genre ! "BlacKkKlansman" est un film ambitieux qui pousse tous les clichés et stéréotypes racistes jusque dans leurs derniers retranchements, les traitant avec dérision, humour ou profondeur. Difficile d'en dire plus tant le film se suffit à lui-même, foncez ! Il deviendra un incontournable de la filmographie de Spike Lee.
Mine de rien, cela faisait douze ans que je n'avais pas vu de film de Spike Lee au cinéma. Ba oui, à première vue rien de particulièrement immanquable depuis, jusqu'à ce « BlacKkKlansman », inspiré, comme on dit, d'une incroyable histoire vraie. Si vous avez vu la bande-annonce, il ne devrait pas y avoir énormément de surprises : on voit en partie ce que l'on s'attend à voir. Mais on en voit aussi un peu plus et c'est là que l'œuvre est assez réussie. D'abord, c'est très pro : Spike Lee maîtrise, avec un vrai sens de l'image et beaucoup d'efficacité, à l'image d'un montage assez exemplaire. Décors, costumes, musique, atmosphère très 70's : c'est vraiment du bon boulot et permet une réelle immersion dans le récit, notamment à l'intérieur du Klan, où se trouve quasiment toutes les meilleures scènes. Ensuite, si l'on pouvait être inquiet du manichéisme dont allait faire preuve le réalisateur, on est plutôt rassuré. Je ne vais pas vous mentir non plus : ça n'est pas très subtil, mais au moins y a t-il un minimum de recul, montrant des Black Panthers parfois sans nuances et capables de tenir un discours plus que limite : le militant Lee s'est assagi et on ne peut que s'en féliciter. Même à l'intérieur du Klu Klux Klan, bien que d'une intelligence souvent fort limitée, certains apparaissent presque bons gars, à l'image du chef de la section, interprété par l'excellent Ryan Eggold. Le casting donne, d'ailleurs, dans l'ensemble belle satisfaction : John David Washington succède avec une belle présence à son papa Denzel, malgré son légendaire manque d'expressivité Adam Driver n'est pas mal non plus et Topher Grace interprète avec une certaine subtilité David Duke, l'un des leaders suprémacistes de l'époque. Il y a bien quelques longueurs, lourdeurs (notamment « l'avènement » des membres du KKK raconté en alternance avec le récit atroce des violences faites aux noirs encore peu de temps auparavant), Spike Lee prenant un malin plaisir à faire le lien avec ce qui se passe sous la présidence Trump, mais il y a du panache, de l'humour et surtout un vrai sens de la mise en scène pour que l'on prenne plaisir à suivre ce récit assez dingue : comme quoi, c'est parfois vrai que les meilleures histoires sont celles ayant réellement existé.
1 étoile. Voilà la note que ce film mérite. Pourquoi une telle note alors que les critiques générales sont élogieuses ? Simplement parce que derrière le vernis se cache un film malsain, un film politique complètement partisan qui cherche à nous forcer à adhérer à une certaine idéologie politique. Pour se faire, le réalisateur utilise le prétexte de l'histoire "inspirée de faits réels" en prenant bien soin de ne présenter que les éléments qui servent son discours mais qui sont pas représentatifs de la réalité. Tout les personnages sont extrêmement caricaturaux, on a aucune nuance, c'est très manichéen donc aucune profondeur au niveau des personnages. Pourtant sur le plan technique le film est bon, la mise en scène est bonne avec plein de plans intéressants visuellement et surtout une excellente bande son mais ça s'arrête là. BlackKklansman est un film malhonnête et moralisateur.
Un film assez lent, avec un faux rythme, mais qui maintient éveillé par la justesse des acteurs, des dialogues intenses et l’histoire joliment scénarisée. On me l’avait vendu comme une claque à voir, je suis quelque peu déçu et m’attendais à voir plus d’impact. Malgré tout, c’est un très bon film qu’il faut voir.
Spike is back et nous livre son meilleur film depuis des lustres (en fait depuis « Inside Man », il y a 12 ans de ça). L’histoire vraie d’une infiltration improbable au sein du sinistre Ku Klux Klan par un policier noir et son collègue juif blanc, interprétés respectivement par les excellents John David Washington (digne fils de Denzel) et Adam Driver. Une reconstitution forte et prenante, superbement mise en scène dans une ambiance 70’s par un réalisateur toujours aussi engagé politiquement. De l’ouverture sur « Autant en Emporte le Vent » à l’effroyable lynchage public de Jesse Washington survenu en 1916 à Waco, narré à de jeunes étudiants par Harry Bellafonte, répondant par la magie du montage, à une projection de « Naissance d’une Nation » de D.W. Griffith lors du réunion secrète des suprémacistes, le message de Lee est on ne peut plus clair. Bien que le scénario du Grand Prix du Festival de Cannes 2018 soit plein d’humour, sa conclusion sur des images de la manifestation « Unite the Right » de Charlottesville d’août 2017 est particulièrement brutale, comme pour nous rappeler le sérieux et la gravité du fond du sujet de « BlacKkKhansMan ».
Il appartient aux Américains de décider de tourner la page de ce racisme abject profondément ancré dans une partie de la population. L'élection de Trump, fumier ouvertement suprémaciste ne ratant jamais une occasion pour accabler les mexicains, les noirs ou toute autre minorité n'est malheureusement pas un signal positif. Spike Lee nous montre sans détour le long chemin qu'il reste à parcourir à travers ce documentaire qui nous plonge dans la face sombre des états sudistes. A voir sans hésitation.
La bande-annonce était sacrément alléchante : l'histoire d'un noir qui a infiltré le kkk ! Malheureusement, le ton de la bande-annonce n'est pas celui du film. S'il commence par de l'humour et du second degré, l'engagement politique de Spike Lee semble reprendre lentement le dessus et le film devient imperceptiblement sérieux (voire académique) pour finalement s'achever en documentaire. Quel dommage. Il y avait matière à réaliser un chef d'oeuvre. La grande leçon d'histoire est de trop et les personnages sont souvent caricaturaux (les membres du kkk ne sont malheureusement pas tous des rednex décérébrés). Cela reste toutefois un très bon film dont les dernières images nous rappellent que, malgré les années, la plaie raciale est loin d'avoir cicatrisé dans l'Amérique de Trump.
Survendu. Scénario qui aurait pu être intéressant mais qui reste superficiel. Trop de partie pris, on ne voit à aucun moment les images des black panthers qui sont aussi violents et haineux que le KKK. Ce film se veut drôle mais ce n’est pas le cas. Le scénario est survolé et rend l’histoire sans intérêt alors que ça aurait pu être un très bon film !
Un Spike Lee comme on les aime! Dénonciateur, accusateur, spectateur impuissant ou presque, reflet des conflits raciaux aux États-Unis et tiré d'une histoire vraie. On ne peut que rester pantois devant un tel déchaînement de violence et de haine d'un groupe envers d'autres. C'est engagé, et c'est bon! Les 2h15 passent comme une lettre à La Poste!!!
Film activiste, film d'action, thriller, comédie ? Un savoureux et passionnant mélange des genres dans une ambiance très seventies. Le sujet est on ne peut plus sérieux mais le film n'est pas dénué d'humour et les interprètes sont excellents.
Attention cet avis des spoilers tel que : spoiler: Jesse Washington 1899 - 1916. Trouver un noir cool est-il l'antichambre du racisme? Est-ce déjà le réduire à un stéréotype? Faut-il mettre une majuscule à noir? Ecrire "Noir" ne serait-il pas déjà une forme d'essentialisation? Alors que le noir en question est surtout afro-américain? Oh la la, elle ne va pas être facile à écrire cette critique....Bref Spike Lee signe un film très cool avec des dialogues très cools, un héros très cool et des personnages secondaires très cools même quand ils sont blancs, hétérosexuels, non juifs, complètement haineux et flippants. A défaut d'une proposition neuve dans le discours, le réal replonge dans une époque pas si lointaine. Il trouve au passage un juste équilibre entre engagement politique, comédie et genre policier. Mais qui croira à cette histoire pourtant authentique dans les grandes lignes? Tout cela n'est il pas un peu trop cool (smooth? J'ai droit ?) pour être pris avec le sérieux que le sujet mérite comme en témoignent les vraies images d'émeutes vraiment récentes? PS : spoiler: je n'ai pas vu la bombe changer d'emplacement. Je me suis endormi ou c'est plus grave que ça?
BlacKkKlansman avait reçu un accueil assez mitigé lors de sa présentation au festival de Cannes et aux Oscars, BlacKkKlansman est l'un des films les plus réussis de l'année 2018.
Avec son histoire vraie et sa réalisation parfaite, on est vite embarqué dans cette histoire dirigée par main de maître par Spike Lee qui arrive à retranscrire l'atmosphère de cette époque. Entre film historique et enquête policière, Spike Lee nous démontre qu'il est l'un des meilleurs réalisateurs afro-américains de sa génération.
Je milite et je militerais pour que des réalisateurs prennent autant position que Spike Lee. BlacKkKlansman est un vrai bijour.
Blackkklansman est un film parfait ou pas loin, car finalement rien n'est jamais parfait. Enfin finalement peut-être que si. D'abord la réalisation est parfaite et les acteurs sont tous excellents, je pense qu'on ne peut pas faire plus juste. Personnellement, je ne connaissais pas John David Washington, mais il m'a donné envie de voir tout ce qu'il a fait, tellement il est bon en flic black infiltré. Adam Driver montre aussi l'étendue de son talent et prouve qu'il n'a pas besoin d'être porté par des effets spéciaux pour être excellent. C'est un duo magique, gagnant et fort. L'histoire, vraie, est drôle, parce que le plan est absurde et audacieux en même temps. Mais c'est aussi violent, comme l'est le racisme. Et les images de fin sont choquantes. Moi je suis toujours estomaquée par tant de haine, pour un motif aussi absurde que la couleur de la peau. Je ne suis pas toujours en phase avec Cannes, mais là, j'applaudis ;-).
Comment vous dire, je n'ai été très sensible au mode "divertissement" dans lequel Sipke Lee a inscrit son travail et j'ai assez souvent décroché tant ça m'a paru bien trop long .. le propos tourne en boucle, rien n'enrichit l'histoire et même le jeu subtile d'Adam Driver (extra ce type) n'a pas été suffisant pour ranimer la flamme parfois vacillante de mon intérêt. Que Spike Lee ait cherché à nous sensibiliser, à nous alerter sur l'ère Trumpienne et le retour de la pensée suprémaciste "blanche", Ok. Mais le chemin qu'il a emprunté n'est pas parfaitement convaincant sur la longueur.
" blackkklansman " grand prix du dernier festival de cannes du réalisateur spike Lee m'a clairement déçu. En effet je m'attendais beaucoup de ce film hélas le récit manque cruellement d'émotions, il ne décolle quasiment jamais heureusement que les acteurs, le sujet de l'histoire et dénouement toujours actualité malheuresement sauve le film de la médiocrité.