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GyzmoCA
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3,5
Publiée le 21 mars 2025
Jojo Rabbit de Taika Waititi réussit l’exploit de mêler avec audace humour et tragédie. En mettant en scène la barbarie nazie à travers les yeux d’un enfant et en adoptant un ton burlesque, wxWaititi parvient à dénoncer l’absurdité profonde de cette idéologie avec une touche poétique et prenante. Le film offre une vision décalée qui, tout en amusant, invite à la réflexion.
Le casting est particulièrement réussi, avec Scarlett Johansson et les autres acteurs qui apportent une véritable dimension émotionnelle à l’histoire. Leur interprétation renforce la complexité du propos et contribue à la force du récit. Traiter un sujet aussi lourd avec humour est un pari risqué, mais Jojo Rabbit réussit à faire mouche, un exploit que peu de réalisateurs osent tenter.
En somme, Jojo Rabbit est une œuvre qui, par son originalité et sa maîtrise du ton. Bravo à Taika Waititi pour cette approche singulière qui parvient à toucher tout en divertissant.
Taika Waititi signe un film vraiment surprenant. Souvent drôle, parfois touchant. La seconde guerre mondiale à travers les yeux d'un enfant. Au final, cela donne un divertissement vraiment bluffant qui marque vraiment les esprits. Le tout porté par des acteurs excellents. Petite préférence pour Sam Rockwell. Bref, un habile mélange de comédie et de drame et, pour moi, c'était clairement inattendu. Une très bonne surprise.
Pris entre le Quentin Tarantino d’Inglourious Basterds et le Wes Anderson de Moonrise Kingdom, Jojo Rabbit offre au cinéma une nouvelle farce autour de l’Allemagne nazie avec, en vedette, un Hitler en coach imaginaire soucieux de maintenir sa domination sur l’esprit du jeune Jojo. Et nous ne pouvons que nous réjouir de voir le dictateur une fois de plus ridiculisé : il apparaît et disparaît comme par magie, passe par la fenêtre en un éclair, saute et s’agite dans des ralentis grotesques. Taika Waititi en fait un anti-héros bouffon à la Marvel, une figure que l’on tire de son sommeil mythologique pour la décliner à la sauce héroïque. Qu’Hitler paraisse sympathique en est la directe conséquence, ce qui ne doit pas heurter le spectateur contemporain mais davantage l’inciter à la prudence en lui faisant comprendre la puissance fascinatoire que pouvait représenter le dictateur. Car ce que nous dit, en creux, le réalisateur, c’est que le spectaculaire des super-héros actuels vaut celui d’un personnage aussi terriblement charismatique qu’Adolf Hitler il y quelques décennies. Et que le pouvoir est avant toute chose une question de représentation et de communion d’une masse autour d’images, de rituels et de valeurs. Ne voit-on pas d’ailleurs le jeune protagoniste principal quitter l’entraînement et se rendre au quartier général des surhommes – en l’occurrence, une bande de bras cassés à la ramasse et fascinés par les armes – puis dessiner des croquis sur un carnet, donc constituer jour après jour son propre comic book où se reflètent de façon déformée l’idéologie à laquelle il adhère sans réfléchir ? Dès lors, c’est l’entièreté du long métrage qui se présente comme une succession de scènes à l’épique volontairement forcé, comme une mise en garde à l’encontre des pouvoirs de la fiction et de l’héroïsme bon marché. Il faudra à Jojo se confronter à la dureté du réel, à son horreur même, pour prendre le recul nécessaire à la contestation et à la renaissance de soi. Loin d’être gratuit, le parodique revêt ici un sens culturel, il se propose de construire une passerelle entre deux univers idéologiques différents mais reliés l’un à l’autre par un même aveuglement devant l’homme de pouvoir, l’homme doté de pouvoirs en apparence magiques mais qui ne sont, en réalité, que poudre aux yeux. À la fois drôle, inventif et émouvant, Jojo Rabbit est donc une bonne surprise, plus intelligent qu’il en a l’air.
Voilà un bien mauvais film, fade, et surtout au très très fort goût de déjà-vu. Franchement, déjà je crois que sur ce sujet tout a été dit et fait, il y a déjà eu bon nombre de grands films d'ailleurs, et il serait temps de laisser l'histoire là où elle est et de passer à autre chose. Mais surtout, ici, le réalisateur cherche commme d'autres avant lui à se lancer dans la fable qui sous couvert d'humour assène de grandes vérités et une grande leçon de vie, sauf qu'il ferait mieux de rester sur son créneau (celui du gros comique qui tache) que de chercher trop visiblement à se donner une respectabilité avec un film qui semble aligner les poncifs du film "qui fait bien" (quoi qu'il ait déjà réussi son pari puisque son film est nommé à l'Oscar, tiens donc...) en visant le créneau du "film qui fait rire mais qui en réalité cache un profondeur et une humanité formidable". Le souci ici est que tout ceci est plus que rabâché: le scénario est absolument et totalement prévisible, l'émotion est absolument et parfaitement calculée, les scènes sont toutes absolument et parfaitement vues mille fois, même les acteurs sont dans un jeu d'un classicisme à toute épreuve (Johannson nommée à l'Oscar, sérieux?? Seul Rockwell, comme toujours, sort du lot). Franchement, on s'ennuie car on voit tout venir une heure avant spoiler: ("oh, comment Diable va évoluer le jeune garçon nazillon quand il va rencontrer la charmante jeune fille juive cachée par sa mère? Je me le demande vraiment...") , et on voit beaucoup trop les intentions bien-pensantes et la volonté affichée de tenter de "faire un grand film": on peut littéralement compter les mécanismes à tel point que tout est vraiment forcé et en devient réellement agaçant.
JOJO RABIT (2020): Un film sympathique grâce à ce petit garçon Jojo, un pur nazi allemand. Mais à 10 ans, tout est encore pardonnable, surtout que Jojo n'est pas méchant, il est fière de porter cet uniforme de mascarade, fière d'appartenir à cette ridicule jeunesse Hitlérienne. Non, Jojo à tout simplement cette solitude évangélique moustachue qui lui colle à la peau. L'humour de ce film ne sera pas lourdingue (c'était ma crainte), mais sera fait par une mise en scène finement construite, enjolivée de tubes anachroniques très pop. Une époque sombre remplie de bonne humeur, bien souvent apportée par les entretiens de Jojo avec Elsa, une jeune fille juive. Une réalisation ni poussive, ni maladroite, pour une ambiance assez amusante. Mes félicitations à ce jeune Roman Griffin Davis pour sa belle performance d'acteur dans le rôle de Jojo. Une satire drôle, qui ne sera jamais clownesque.
Allemagne. 1945. La Seconde guerre mondiale est sur le point de se terminer. Jojo (Roman Griffin Davis) a dix ans et pour lui tout est jeu. Il adore porter l'uniforme de la "Deutsches Jungvolk" qui fait subir à la jeunesse allemande un lavage de cerveau afin de l'enrégimenter dans l'effort de guerre. Et il n'a qu'une seule angoisse : ne pas être intégré à cette chaleureuse fraternité dirigée par un capitaine borgne de la Wehrmacht (Sam Rockwell). Pour le rasséréner, Jojo peut compter sur l'amour indéfectible de sa mère (Scarlett Johansson) et sur son ami imaginaire, Adolf Hitler (Taika Waititi).
"Jojo Rabbit" nous montre la Seconde guerre mondiale, sa violence, son idéologie dévoyée, son antisémitisme idiot à travers les yeux d'un enfant. La perspective n'est pas nouvelle. On ne compte pas les films ou les livres qui ont embrassé le même point de vue, percutant l'innocence de l'enfance au chaos meurtrier de la guerre : "Le Journal d'Anne Franck", "Un sac de billes", "L'Oiseau bariolé", "Requiem pour un massacre", "La Voleuse de livres"… Mais, dans toutes ces oeuvres, le ton était grave, sinon tragique. "Jojo Rabbit" prend le parti de la comédie voire de la farce.
Traiter la Seconde guerre mondiale par l'ironie n'est pas non plus nouveau. De grands réalisateurs l'ont déjà fait : Chaplin, Lubitsch, Brooks, Tarantino… "La vie est belle" de Roberto Benigni est la référence qui vient la plus spontanément à l'esprit. L'histoire de ce gamin déporté dans un camp de concentration, qui y survit grâce à la loufoquerie déployée par son père, fut un immense succès critique (Grand prix du jury à Cannes, Oscar du meilleur acteur et du meilleur film étranger, César du meilleur film étranger…) et public (plus de dix millions d'entrées en Italie, près de cinq en France…)
"La vie est belle" réussissait à faire le grand écart entre le rire et les larmes. "Jojo Rabbit" y réussit aussi. Je comprends les critiques qui estiment que, une fois le pitch exposé, le film fait un peu du surplace. Mais la découverte dans la maison de Jojo d'une jeune fille juive hébergée en cachette par sa mère (formidable Thomasin MacKenzie découverte dans "Leave No Trace" et à laquelle on souhaite une brillante carrière) le relance au bon moment.
On va d’entrée être clair, j’ai ADORÉ Jojo Rabbit, et j’ai eu la chance d’y aller tout nu, donc je vais éviter de trop aborder l’histoire pour laisser la chance à ceux qui n’en ont pas entendu parler de le découvrir avec un regard vierge. Dès le début du film, tu comprends que tu vas voir un ovni cinématographique. Ca démarre comme une comédie satirique complètement loufoque et déjantée. Mais Jojo Rabbit, va beaucoup plus loin que ça et impose une grande profondeur. Evidemment, c’est souvent drôle mais le film arrive aussi à se montrer extrêmement sérieux, poétique et touchant, jusqu’à un final qui est juste parfait, enfin je voulais plutôt dire PARFAIT (Lilian tu vas tellement adorer la dernière scène ). Et c’est d’ailleurs dans ces scènes d’émotions d’une grande justesse que le film est le plus fort. Waititi arrive à trouver un équilibre entre humour, émotion et tendresse pour nous parler de tolérance et d’idéologie extrémiste via le regard d’un enfant. Mais si le film fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce à la maîtrise de sa mise en scène, ses choix musicaux (les quelques chansons sont tellement bien exploitées), ses décors et costumes (TRES beaux costumes) aux couleurs vives (ça transpire le rouge, le vert et le jaune) apportant un peu plus de magie à l’histoire et à ce décalage si troublant. Et puis le casting aussi, avec bien sûr ce petit gamin des plus attachants mais aussi une Scarlett Johanson bluffante (décidément, après Marriage Story, c’est SON année). Bref, ma première grande surprise de l’année qui transpire le fellgood movie. Bien sûr il y a eu le fabuleux 1917 qui va logiquement faire office de bulldozer aux oscars, mais je savais avant même de rentrer dans la salle que j’allais sûrement assister un TRES grand film (ce qui c’est vérifier en dépassant même mes espérances). Et même si Jojo Rabbit n’atteint pas la maestria de 1917, il sera certainement un des films majeurs de 2020 qui devrait réussir à voler une ou deux statuettes aux favoris dans 4 jours…
Comme numéro d'équilibriste, on peut difficilement faire plus risqué que ce Jojo Rabbit. Le réalisateur Taika Waititi a beau être aventureux (cf. Vampires en toute intimité, Thor Ragnarok), faire cohabiter humour et Adolf Hitler s'apparente à jongler avec de la nitroglycérine. Ce n'est donc pas le but visé ici. Bien que le film soit souvent drôle, il se révèle bien plus sensible et intelligent que prévu. Derrière le conte azimuté du gamin qui s'est choisi le Führer comme copain imaginaire, c'est toute l'horreur d'un système totalitaire que Waititi dénonce. Dans ses pratiques les plus insidieuses : endoctrinement des plus petits, lavage de cerveau et culte de la personnalité,... L'émissaire utilise peut-être la satire mais le message est on ne peut plus clair. En aucune façon Jojo Rabbit ne minimise la tragédie de cette jeunesse broyée par la machine à haine. Elle est rendue d'autant plus cruelle que notre jeune héros à l'esprit formaté va littéralement planter à mesure que ses illusions vont être mises à l'épreuve du réel. Dans tout ce qu'il a pu générer comme horreurs. C'est une œuvre difficilement classable, de par son registre qui oscille entre le burlesque et le drame pur. Mais aussi par son discours, plus profond qu'attendu. Il s'exprime aussi bien par le personnage du capitaine Klenzendorf (génial Sam Rockwell) que celui du petit Jojo. J'aimerais d'ailleurs féliciter le jeune comédien Roman Griffin Davis, merveilleux de bout en bout. Tout comme je ne peux oublier les prestations magnifiques de Thomasin McKenzie et Scarlett Johansson. Déluré mais jamais déplacé, le film traverse les minutes avec cette insolente humanité qu'il tient avant tout à préserver. Face à la haine, le plus grand champ de bataille reste l'esprit. Waititi livre combat avec humour et sensibilité. Pourvu qu'il gagne.
C'est un film vraiment original et intelligent. La première partie est une grosse farce qui tourne en dérision Adolf Hitler et ses jeunesses hitlériennes et l'on s'amuse beaucoup, mais la guerre et la mort reprennent leurs doits en emportant tout et tout le monde sur leur passage, et il y a de grands instants dramatiques teintés d'un peu d'humour. On peut dire que ce film vaut le détour.
Farce sarcastique, comédie féroce sur le nazisme ? Nul ne le saura tant ce film enrobé dans une esthétique à la Wes Anderson ne lui arrive malheureusement pas à la cheville. Ni drôle, ni sensible, ni intelligent, encore moins subtil, il ne reste à sauver de ce pensum ennuyeux et dramatiquement pas drôle que son dernier plan : l'amorce d'une danse du gamin et de la jeune fille sur la version allemande de Heroes par David Bowie.
L'humour du film est totalement surjoué. Je suis déçue car je n'ai pas accroché du tout. Trop de caricature tue la caricature et tombe dans le ridicule.. dommage
Un peu déçu ! La distribution est pourtant allechante. En fait traiter de sujet sensible et important sur le mode de l humour et de la derision n est pas donné à tout le monde... bien loin de "la vie est belle".
Ennuyeux , quand on ne sait pas comment évaluer un film ....Du bien, du pas bien....Est- ce que je passe à coté ? Est-ce que c'est un navet ? Il y a des moments de toute évidence excellents , un peu noyés dans un truc pas facile à définir....En final, à voir, parceque bizarre, anormal , quoi.....Mais ....Oui, vraiment, c'est plutôt un mauvais film !!!!!
J'avais craint en voyant la bande annonce que tout ne soit déjà dévoilé dedans (les meilleurs blagues, l'intrigue générale...) mais le film réserve bien des surprises. Magnifique, film original, drôle et touchant qui arrive à allier légèreté et profondeur sur un sujet délicat. Je ne comprends pas qu'il soit aussi peu diffusé dès sa sortie et souffre d'un manque de promotion. Pour moi il s'agit d'un grand film qui mériterait un peu plus d'attention. A voir !
Quel ratage. Guimauve totale qui se veut naïve et burlesque mais qui est paresseuse et sans aucune inspiration. Après 10 minutes étonnantes on assiste à une sorte de conte mal fichu qui n'épargnera aucune mauvaise idée. Mise en scène absente. Jeune actrice en surjeu façon Gullli ... 1/20