On a beau dire, cela fait du bien parfois de voir ce genre de film, dédié à un large public, avec une bonne diffusion, une bonne campagne marketing, et enfin, on sort de l'emprise des films fast food, à la Marvel et autre bouse de Netflix & Co.
Ceci étant dit, on découvre la vie incroyable de cette femme, combattante, résistante dans sa manière de ne pas être conventionnelle, on nous montre bien le décalage de cette vie dissolue, entourée d'artistes, bobo bohème, et cette plongée en abime, en terre brulée comme les corps qu'elle va découvrir dans les camps. On la suit dans son combat, dans cette façon de résister à l'horreur et les impacts que celle ci aura sur sa vie après guerre.
Le film se voit comme un document, on prend toute la mesure de cette période noire, et la découverte des trains partant pour les camps de concentration, rempli de cadavres, et les charniers où les corps s'entremêlent de manière horrible.
C'est le point de non retour, pour l'héroïne et pour nous. C'est le moment fort du film.
Malheureusement, le tout souffre d'un manque de quelque chose, d'un peu de profondeur, d'un peu de dramaturgie, de sentiments peut-être, d'un point de vue plus sombre, pas de protagonistes forts, à part Lee. Reprenons cette scène où, elle retrouve à Paris, le personnage de Marion Cotillard, une scène qui pourrait être bouleversante, mais, c'est si théâtrale, que l'on regarde cela comme spectateur, sans être touché. Et j'oserais dire que tout le film est comme cela, on est spectateur, certes, mais jamais on est à côté des personnages, dans leur quotidien, dans l'empathie pour ce qu'ils vivent, c'est maitrisé, chirurgical, mais avec un manque de transmission des sentiments, et donc, des émotions.
Ce n'est pas pour cela, que cela en fait un mauvais film. J'en reviens à mon propos du début, cela fait du bien de voir ce genre de film.
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