Ce film raconte une histoire vraie et même le danseur est interprété par lui-même (quand on le voit adulte à 40 ans, c'est lui). Le film est très bien réalisé et interprété. Même si on n'aime pas spécialement la danse, c'est une histoire belle et émouvante et ce film est très plaisant à regarder.
Avant de devenir danseur étoile au "Royal Ballet" de Londres, Carlos Acosta était un petit garçon farceur, élevé dans les quartiers pauvres de La Havane que rien, sinon l'ambition de son père, ne destinait à la danse.
Carlos Acosta avait déjà raconté son parcours dans une autobiographie publiée en 2007. Il avait également monté à Cuba un ballet inspiré de sa propre vie. Ne manquait plus pour parachever le mausolée qu'un film. C'est chose faite avec ce biopic signé de la réalisatrice espagnole Icíar Bollaín dont le conjoint, Paul Laverty, a écrit le scénario.
"Yuli" ne réserve guère de surprise. Le duo Bollaín-Laverty respecte scrupuleusement le cahier des charges au risque de sombrer dans le pathos : des personnages qui se réduisent à leur caricature (le gamin dilettante mais surdoué, le père sévère mais aimant…), l'exotisme des rues de La Havane, l'histoire du castrisme en arrière-plan (le socialisme triomphant, la crise des "balseros"…), quelques séquences émotion (l'exil de la grand-mère, la névrose de la sœur)… On veut nous vendre que le jeune Carlos, qui rêvait de football et de breakdance, est devenu danseur étoile contre son gré ; on peine à le croire. On veut aussi nous faire toucher du doigt son déchirement entre sa vie professionnelle qui l'oblige à s'expatrier en Europe et son attachement à sa famille et à son pays ; on peine à être ému.
"Yuli" est ponctué de sublimes séquences de danse. Carlos Acosta y interprète son propre rôle. Il y danse avec une majesté qui en impose. C'est le seul intérêt de ce biopic trop académique pour surprendre, trop complaisant pour émouvoir.
J'ai tout aimé de ce film : la justesse, le juste équilibre, les danses et les danseurs, la pudeur, les sons et la photo et Cuba. Un vrai coup de cœur.
Film d'une grande finesse sur un très grand danseur cubain. Un vrai plaisir . Les acteurs sont remarquables par la justesse de jeu et par leurs qualités artistiques .
un merveilleux biopic sur le destin incroyable de ce jeune cubain possédant un talent inné pour la danse. De la rue à la célébrité grâce (ou à cause) de son père qui le pousse à aller plus loin. Une mise en scène irréprochable et des come back apportés tout en grâce. UN FILM A VOIR
Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.
Magnifique biopic sur le destin de ce jeune cubain au talent inné pour la danse. De la rue à la célébrité grâce (ou à cause) de son père qui le pousse à aller plus loin. Une mise en scène impeccable et des come back bien réalisés.