Un grand voyage vers la nuit
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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2019
Déroutant? Pour le moins. Le jeune prodige chinois, Bi Gan, nous emmène dans un monde flou (d'ailleurs la mise au point ne se fait souvent que sur une petite partie de l'image), où l'on ne peut situer la frontière entre réalité et délire.

           Le héros, Luo (Huang Jue) revient dans sa ville natale de Kaili, dans la province du  Guizhou, région pauvre et montagneuse où vivent de nombreuses minorités ethniques, pour l'enterrement de son père. Luo n'avait aucune affection pour ce père qui est remarié; sa mère a disparu quand il était enfant, celle qui lui apprenait que quand on est malheureux, il faut manger une pomme tout entière, trognon compris. On reverra des pommes, dans le film, des pomelos aussi, petits cailloux blancs qui jalonnent un chemin qui ne mène pas à grand chose. Il retrouve une photo -et l'idée de rechercher la belle Wan Qiwen (Tang Wei), femme de mafieux, qu'il  a tant aimé et qui a disparu. Première moitié du film: on suit tant bien que mal cette recherche qui alterne avec des images du passé. Luo entre dans un cinéma, chausse des lunettes 3D (le spectateur aussi) et zou! nous voilà embarqué dans un interminable plan séquence, exercice obligé pour tout jeune réalisateur en quête de gloire, d'abord enfermés dans un souterrain, puis montant et descendant les escaliers d'une incroyable ville délabrée qui escalade les collines....  Le tout se passant la nuit, pour tout arranger.  Il ne retrouvera pas Wan, mais peut être sa mère (Sylvia Chang

           C'est beau, déroutant, abscons, un peu vain sans doute, comme cette utilisation d'un 3D assez peu performant qui n'apporte rien. Mais intéressant. On aimerait bien retrouver Bi Gan dans un film plus structuré, moins exercice de style, maintenant qu'il a fait ses preuves!
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2025
Qui est le film ?
Avec Un grand voyage vers la nuit, Bi Gan suit Luo Hongwu, homme revenu à Kaili pour traquer l’ombre d’une femme perdue. Rien, pourtant, n’est présenté comme une enquête classique : Bi Gan préfère nous placer immédiatement dans une zone d’incertitude, un espace où chaque souvenir a la densité d’un lieu, et chaque lieu la fragilité d’un souvenir. L’ambition est de proposer une expérience sensorielle, loin des codes occidentaux, en interrogeant la manière dont les images que nous fabriquons (celles de l’amour, du manque, du regret) façonnent notre perception du réel.

Par quels moyens ?
Bi Gan travaille la dialectique « avant / après » comme une machine à dissocier puis à infuser. La première partie déroule un récit morcelé : retours, indices, visages qui apparaissent fugitivement. On y suit Luo/Hongwu revenant à Kaili, qui renifle des traces et qui remonte des bribes d’un passé criminel et amoureux. Cette partie installe la logique du puzzle sans fournir de système d’assemblage. La seconde partie est la bascule : le personnage s’assied dans un cinéma, enfile des lunettes 3D, et le film bascule dans un plan-séquence d’environ soixante minutes qui est la mise en œuvre d’un modèle narratif : la réminiscence active. Là où la première partie éparpillait des fragments, la seconde les fait résonner, faire écho, se répondre spatialement.

Ce choix dans cette séquence centrale (refuser la coupe, refuser l’ellipse, imposer un flux continu) donne l’impression d’avancer dans un niveau de jeu vidéo, où chaque objet, chaque personnage, chaque motif devient un objet-clue. Le refus des coupes force le regard à s’engager physiquement (on suit la caméra comme on suit un avatar) et accentue la fragilité de l’illusion : la moindre hésitation menace de briser le sortilège. Techniquement, l’emploi de la 3D rend palpables les couches de profondeur du décor (ruelles, escaliers, intérieurs tournants). Il transforme la surface en volume.

Le film pose très tôt la maxime qui le gouverne : « la mémoire mêle le vrai et le faux ». Bi Gan refuse l’illusion d’un passé stable. La mémoire travaille par motifs qui se répètent (la montre, le pendule, les agrumes, la raquette). Répéter, ici, c'est créer des réseaux de correspondance qui donnent sens à l’errance. La maison qui « tourne » (l’illusion des amants) devient le symbole de l’amour comme phénomène qui cherche l’immobilité dans la rotation, la tentative d’immortaliser l’éphémère. Le feu de Bengale, opposé à la montre, éclaire ce contraste entre l’instant / l’éternel.

Les personnages rencontrés dans la séquence longue fonctionnent souvent comme des repères symboliques (le Jeune Chat, la femme rousse, la chanteuse rousse, le garçon à la tête de chèvre) : ce sont des figures-balises qui activent des résonances. L’idée des PNJ n’est pas déshumanisante ici : elle souligne que l’espace mental du héros est structuré comme un monde à explorer où chaque figure a sa fonction.

Kaili (ses ruines, sa gentrification, ses villas délabrées) est un personnage social. Le film n’élude pas la dimension matérielle (maisons détruites, mines abandonnées, marché nocturne, karaokés). Le réalisme magique de Bi Gan n’est pas une fuite de la politique ; il en est la forme sensible : la ville réelle contient ses fantômes (mafia, exactions, disparitions) - le rêve révèle ce que l’histoire officielle tait. Ainsi la nostalgie romantique d’un amour devient le point d’appui d’une interrogation sur les traces laissées par la violence et la marginalité.

Les pendules et montres matérialisent la conscience du temps, du temps historique, du temps personnel, du temps du rêve. Bi Gan joue le contraste entre la montre (mesure, durée, pouvoir de la modernité) et le feu (éphémère, intensité, mortalité). L’incantation finale qui fait « tourner » la maison donne, littéralement, une solution mythique : l’éternité est produite symboliquement par le mouvement circulaire mais l’éternité ainsi acquise est-elle vraie, ou juste une image parfaite, une fiction consolatrice?

Quelle lecture en tirer ?
Là où d’autres films cherchent à expliquer, Bi Gan préfère fabriquer des chambres d’écho où l’on peut entendre, parfois pour la première fois, les secrets que l’on portait. Si vous sortez du film et que vous n’avez pas la réponse complète à « ce qui est arrivé », c’est normal. Le film n’offre pas un dénouement d’enquête mais un objet-mémoire : il vous prête des clés, il attend de vous que vous entriez dans la maison et que vous laissiez tourner la pièce. Là commence vraiment le voyage.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2019
Le titre est sublime, véritable invitation au rêve et à la poésie; le film, lui, n'est pas tout à fait à la hauteur des attentes. Après le beau "Kaili Blues", Bi Gan signe un deuxième film encore plus ambitieux en complexifiant la mise en forme de ses obsessions – le temps, le souvenir. Divisé en deux parties distinctes, "Un grand voyage vers la nuit" frappe d'abord par sa vacuité et ses plans poseurs, montre constamment son incapacité à se détacher de ses nombreuses références écrasantes (le film noir dans sa globalité, Wong Kar-wai pour sa photographie et son romantisme désenchanté) et gonfle les muscles avec sa virtuosité toc qui essaye tant bien que mal de masquer une intrigue sans profondeur, dont la bizarrerie ne doit qu'à une poignée de scènes absconses. Il faut attendre la seconde partie pour qu'enfin le film surprenne et captive grâce à un changement de dispositif : l'utilisation du plan-séquence. Déjà imposant dans "Kaili Blues", le plan-séquence dure ici près d'une heure et demeure le terrain de jeu le plus familier de Bi Gan, qui peut enfin déployer ses talents d'artificier. Le film ne gagne pas en profondeur, et c'est la grande limite de ce jeune cinéaste que de ne pas avoir encore trouvé de forme qui prenne la pleine mesure de ses idées, mais il parvient par le plan-séquence à renouer avec un plaisir enfantin de la technique et d'une poésie foraine; ainsi, on se délecte de certaines trouvailles formelles qui sont loin d'être vaines puisqu'elles permettent de lier les thématiques aux personnages : par exemple, il s'agit de trouver un moyen de mise en scène pour suggérer l'élévation physique de personnages survolant un village ou encore une maison qui tourne sur elle-même. Se réjouir de ces moments n'est pas anodin car il rassure sur le lien qu'entretient Bi Gan avec le cinéma – il est finalement loin de s'ériger en petit maître prétentieux – qui croit vraiment qu'une forme ludique et poétique puisse émouvoir. On attend désormais du cinéaste qu'il puise davantage dans sa croyance pour mieux donner corps à ses personnages qui restent pour l'instant des figures afin que la magie espérée opère pour de bon.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 juin 2019
Il n’y a pas à dire, une belle séance que j’ai assisté avec un message concernant la 3D immersive, dès que le héros le met, une réalisation à moitié des effets spéciaux. Ce genre de film est comme le vide de l’infini, une immensité dont l’on ne reviendra plus en arrière, l’instant présent est au passé, ça avance à grâce pas, lentement sûrement plus en avant. Le visuel a quelque chose de spécial, les couleurs majoritairement lumineuses dominent l’obscure clarté, le bleu et rouge entre autre. La mise en scène de ces particularités sont les œuvres de science fiction plongée dans l’urbanisme chinois, c’est beau. Enfin, sachant contempler la contemplation des larmes romantiques du mangeur de pomme sans contrariété, ceci est voulu par le septième art, une épreuve séquence de sage réflexion.
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2019
Un très bon film. Un très bon drame chinois avec de très bons acteurs talentueux , audacieux et boulversants.
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2019
« Un grand Voyage vers la nuit » est plus complexe encore que Ingmar Bergman et Andreï Tarkovski. C’est le deuxième long métrage de Bi Gan, jeune réalisateur chinois de 29 ans. Ce film complexe n’en est pas moins fascinant. Il explore le mécanisme de la mémoire qui contrairement au « cinéma où tout est faux, est un mélange de vrai et de faux » et si « ce qui fait vivre, c’est le passé », la recherche de ce passé est ici Wan Qiwen par Luo Hongwu de retour dans sa ville natale de Kaili lors du décès de son père, une femme dont tout au long du film on se pose la question de la réalité ou non et du temps (certains personnages sont-ils vivants ou morts ?) et quelle est l’analogie entre cette femme et la propre mère du narrateur qui a disparu alors qu’il était jeune. On assiste ainsi à une plongée dans les souvenirs avec un mélange de réel, de fantasmes et de rêve onirique (tel que la partie de ping-pong dans une mine désaffectée avec un enfant qui est l’enfant dont cette femme aurait avorté et qui in fine l‘aidera dans sa quête de cette femme). Le film est d’ailleurs construit en 2 parties avec une première partie plutôt classique type film policier et un ton narratif puis – après le titre du film qui se situe au milieu de l’œuvre et de façon très symbolique une scène où le personnage va au cinéma et s’y endort après avoir chaussé des lunettes 3D – une seconde partie de plongée dans la mémoire et le rêve avec une grande symbolique du temps (l’horloge et la montre) et des pommes « qu’il faut croquer jusqu’au trognon lors qu’on est malheureux » comme lui avait dit sa mère.
Sur le plan technique, c’est une très grande leçon de cinéma avec un plan séquence de près d’une heure (filmé en 3D mais je n’ai vu en 2D), une utilisation savante de la profondeur de champ et de très baux plans sur le temps : la rouille, la décrépitude des maisons … et la pluie, les reflets dans l’eau ou dans les miroirs.
Bi Gan est assurément un réalisateur à suivre.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2019
Avec sa propre grammaire, et une inventivité folle, Bi Gan éblouit le spectateur dans sa maîtrise totale de l’art cinématographique en déroulant son histoire qui mêle le rêve et la réalité, la mémoire et le présent. Un grand Voyage vers la nuit : vertigineux.
TUTUR29
TUTUR29

48 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2023
Malheureusement je n'ai pas accroché à Un grand voyage vers la nuit même si je m'y attendais un peu, mais je voulais tenter l'expérience quand même. Mais c'est clairement le genre de film qui mise tout sur son ambiance et son envoûtement. Sauf que j'arrive à tenir 40 minutes devant mais au bout d'un moment, ça devient vraiment long et ça avance à deux à l'heure. Ce n'est pas mauvaise mais c'est juste très expérimental et je n'ai pas accroché.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2019
Comme tout le monde je ne peux que reconnaître la maîtrise technique de Bi Gan qui nous livre une oeuvre audacieuse et impressionnante à l’ambition assez rare. C'est d'ailleurs les parti-pris techniques risqués du film qui m'ont poussé à aller le voir en salle et, à ce niveau, le long-métrage tient ses promesses. Le film est globalement d'une grande beauté et le fameux plan-séquence en 3D est tout à fait remarquable j'en conviens. Mais, ce tour de force technique n'a pas suffi à me captiver tout du long face à une oeuvre finalement assez creuse et même indigeste par moments. L'intrigue assez minimaliste est difficilement compréhensible, la faute à des dialogues à rallonge qui tournent en rond et à une voix off qui rappelle les pires heures du cinéma de Terrence Malick. Ainsi, contrairement au réalisateur de "La ligne rouge" ou à David Lynch qui semble être l'une des principales influences du long-métrage, Bi Gan peine selon moi à créer une atmosphère prenante qui envoûterait le spectateur et ferait du film l'oeuvre sensorielle que le cinéaste coréen semble essayer de proposer. C'est donc plein de regrets que mon grand voyage vers la nuit s'est achevé, un voyage assez ennuyeux qui n'a pas autant enflammé mon imaginaire que je l’espérai.
abcdetc
abcdetc

4 abonnés 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2019
"Un grand voyage vers la nuit" est aussi une magnifique ballade cinématographique.
Les amateurs de scénario classiques, de blockbusters étasuniens ou de cinéma bien de chez nous (entre autres) seront sans doute perdus. Les cinéphiles sensibles se souviendront longtemps de cette splendeur.
Bicheyrejp
Bicheyrejp

14 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2019
Etrange ! J’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. Sur la vingtaine de spectateurs présents au Rex de Blagnac, j’ai tout de même fait parti de la quinzaine qui est restée jusqu’à la fin. Certains plans sont très beaux et ne semblent pas dénués d’une poésie sauvage, d’autres plans sont plutôt glauques. L’histoire est difficile à saisir comme l’héroïne recherchée, il y a des situations absurdes, des longueurs (allez, on se réveille). Rêve, réalité, l frontière est tenue et ce film n’aide pas en tout cas à en dessiner les contours.
Hulufo
Hulufo

7 abonnés 68 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2020
"Un Grand Voyage vers la Nuit ". Un voyage vers nos rêves et nos vies antérieurs. Pluie torrentielle de sentiments. Fragments de cœur et de lumières, l'Art c'est un séisme. Bouleversant notre âme, Bi Gan créer l'impossible, une fumée tumultueuse, une alchimie antique indescriptible. Expérience irréversible dont je ne pourrais jamais plus, en réchapper. On m'avait pourtant prévenu. Le choc n'en a pas été moins assourdissant. On se retient de pleurer une fois, puis deux fois. Mais l'éphémère face à l'éternel, tend la lumière à l'obscurité. Écran Noir. Titre. Musique. Le corps fond en larme. Un mécanisme presque obligatoire face à une démonstration, tirant plus du divin que de l'humain.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 février 2019
Un très long métrage de plus de 2 heures avec une partie en 3D injustifiable qui gâte l'ambiance. Le scénario tend à s'inspirer du grand cinéma japonais mais n'atteint pas ses objectifs. Les décors sont lépreux, l'histoire mal ficelée et pourtant il se dégage une atmosphère envoûtante. Ca reste néanmoins un film très moyen bien que je sois allée au bout de la nuit après tout de même 3 piqués vers les bras de Morphée tandis que le héros avait chaussé ses lunettes en plastique. Je conseille mais avec les réserves d'usage. Après An elephant is sitting still, on peut considérer que Un grand voyage vers la nuit est un presque chef d'oeuvre.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2023
Film sorti d'une autre planète et onirique. Dès le début je savais qu'il allait falloir être très concentré pour comprendre, même en faisant cela j'ai eu du mal. En effet la narration est lente est décousue avec des personnages dont on ne sait même pas d'où ils sortent. Le tout rend la compréhension difficile. C'est dans la seconde partie que j'ai un peu compris ou il en voulait en venir . J'ai du même remettre le début en accéléré pour tout comprendre et lier le tout ensemble . Côté esthétisme, l'œuvre est réussie. Mais ça ne rattrape pas l'ensemble. Film trop personnel pour qu'on s y attache.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2025
Pour être très honnête je n'ai rien compris mais j'ai été hypnotisé pendant près de 2h.

Hypnotisé par la mise en scène où chaque séquence regorge d'idées.
Je ne vais pas vous le cacher que j'ai eu du mal à rentrer dedans tellement le récit est déconstruit.

Puis quand au bout d'une heure de film, le titre apparaît, je me suis dit: “Hein ?“ et c'est là que le film a commencé à devenir immense. Je ne sais pas comment il a réussir à faire ce plan séquence en plus en 3D à l'époque (j'aurais bien aimé voir ça). Cette descente exceptionnelle sur un genre de tyrolienne où tu découvre tout ce village, toute cette nouvelle histoire qui t'attend ou plutôt toute cette histoire qui nous a été raconté dans la première partie qui se rejoue devant nous dans une sorte de projection du rêve du protagoniste.

À mi chemin entre Le Miroir de Tarkovsky et le Mulholland Drive de David Lynch. Bref, envie de le revoir en salle pour assembler tout ce puzzle.
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