La Chienne
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raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2017
La Chienne, drame social anarchiste, va marquer le début d’une période réaliste pour Renoir et pour le cinéma français. Le réalisateur confirme sa maîtrise de la mise en scène, son ambition esthétique et sa fascination pour le son direct avec ce film grave, servi par une distribution parfaite.
SociN
SociN

14 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 août 2017
Un film très daté. Il est aujourd'hui (2017) difficile d'imaginer le scandale qu'a pu être à l'époque le scénario. Aujourd'hui, cela semble mièvre, on comprend mal spoiler: le geste de désespoir du personnage de Michel Simon
. Cela reste une bonne critique sociale du monde convenu des petits bourgeois. Mention spéciale au jeu d'acteur de Georges Flamand, dont on se souvient longtemps du maquereau qu'il campe.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2017
Dès son premier long-métrage parlant, Jean Renoir s’autorise une liberté de ton peu commune à l’époque. Alors que la technique du cinéma parlant est encore balbutiante, le réalisateur remplit son film de bruits d’ambiance très convaincants. Ce procédé et les savants mouvements d’appareil contribuent grandement à l’aspect très réaliste du film. D’un point de vue technique, La Chienne est une belle réussite qui préfigure la filmographie à venir du futur auteur de La règle du jeu.
Les mêmes louanges peuvent être portées au scénario et à la narration. Le drame raconté va se muer progressivement en tragédie et se nourrir des rapports de force changeants entre les personnages. Dans le rôle principal, celui de Maurice Legrand, fonctionnaire peu apprécié de ses collègues et désaimé par sa femme, Michel Simon excelle. Maurice Legrand, isolé, fragile, n’a que la peinture qu’il pratique en amateur pour échappatoire. D’abord crédule, ce personnage va évoluer au rythme d’une écriture précise et fouillée. Michel Simon donne corps avec brio à l’évolution psychologique de son personnage et domine un bon casting duquel nous pouvons regretter le sur-jeu théâtral de Georges Flamant.
Si Maurice Legrand peint notamment son propre portrait, Jean Renoir peint celui d’une société aux rouages grippés par les faux-semblants et l’injustice et avec pour toile de fond, le désert affectif et social dans lequel le personnage erre. Libre de toute intention morale, La chienne renferme une étude sociale tout aussi efficace que fascinante et qui n’a rien perdu de sa modernité.
willycopresto
willycopresto

151 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2017
"La chienne" (1931) Arte le 08.05.2017

Ce fim a aujourd'hui (2017) 86 ans. Restauré et numérisé, il est -presque- flambant neuf à l'écran (à part quelques bruits) mais tant sa réalisation que son scénario sont atteints par l'âge : il doit se regarder comme si on feuilletait les pages d'un vieux grimoire. Avec ces vues surannées de voitures anciennes vraies et non sorties restaurées d'un musée, son vieux piano bastringue électrique et mécanique dont on peut découvrir la plaque du fabricant, aussi pour ses vieux studios de Billancourt dont les décors ne font guère illusion.
L'histoire de nos jours est elle aussi devenue complètement ringarde, et qui de nos jours croirait à l'histoire de cette "chienne", entretenue par un faux bourgeois dont la femme est une marâtre, mais qui en fait est amoureuse d'un "Julot casse-croûte" qui l'exploite et la méprise... Ce Julot aux cheveux gominés est joué par Georges Flamant qui confiait avoir raté sa carrière en la prenant comme un jeu. Il interprète pourtant affreusement mal son rôle et son physique ne séduirait probablement plus les femmes de nos jours : on se demande ce qu'elles pouvaient alors trouver à ce prétentieux parvenu ? Le comédien surjoue son rôle et déclame comme s'il était au théâtre : pas du tout crédible !
Ce film aurait-il porté la poisse ? Toujours est-il que la jeune et jolie Janie Marèze (la chienne), assassinée dans le film, a réellement trouvé la mort à l'issue du tournage, et dans la fleur de l'âge. Il semble à ce sujet qu'il y ait une erreur dans les "secrets de tournage d'Allociné". En effet, le site indique que l'actrice est morte dans un accident de voiture (très mal) pilotée par Michel Simon et amoureux de la comédienne. D'autres sources indiquent elles que c'est Georges Flamant qui était tombée sous le charme de la comédienne lors du tournage. Il avait attrapé la "grosse tête" et se voyait déjà le meilleur acteur du siècle mais prenait son métier trop à la légère. Pour frimer, il s'était acheté une grosse voiture américaine (comme dans le film !) qu'il conduisait vite et mal, et avait à son bord la jeune actrice et le frère de celle-ci. Flamant eut un grave accident à Sainte-Maxime qui fut mortel pour l'actrice. On retarda ses obsèques d'un mois pour, paraît-il permettre à son frère gravement blessé lui aussi, d'y assister. Quant à Michel Simon, il s'évanouit au cimetière.
Jean Renoir et Michel Simon ne lui pardonnèrent pas ce drame et l'acteur-chauffard fut mis en quarantaine et à l'écart des studios. Il ne dut qu'à son mariage avec Viviane Romance son retour sur les plateaux... Qui s'en souvient de nos jours ?
willycopresto
pierrre s.

561 abonnés 3 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2017
Certains films vieillissent très bien, c'est le cas du drame de Jean Renoir. Porté par de bons acteurs et par une histoire de mœurs intéressante.
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2016
Un festival de personnages écœurants et minables qui tourne autour de Simon.
L'histoire est pathétique mais la réalisation vraiment molle et paresseuse. Tout fonctionne comme des tableaux posés les uns à la suite des autres sans vraiment de liens. Un film qui accuse son époque malgré le scénario passionnant.
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2016
Un film superbe, un Michel Simon grandiose, une histoire dramatique, une mise en scène et un jeu de certains acteurs datés mais qui ont leur charme. UN Jean Renoir à voir ou revoir, sans hésitation.
nanarophile
nanarophile

21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2015
Un énorme chef d'oeuvre qui montre le talent de Jean Renoir pour les films de société. Michel Simon y est grandiose et les rapports humains y sont décrits avec une justesse rarement atteinte.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2015
Jean Renoir signe son premier chef-d'oeuvre absolu avec "La Chienne", incroyable réussite technique (son réalisme provient essentiellement d'un son extrêmement riche pour un premier film parlant) autant qu'artistique (sombre conte social tourné d'une main de maître et pourvu d'une interprétation irréprochable). Le réalisateur nous habitue donc à l'inoubliable...
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2015
Maurice Legrand est un homme timide, naïf, sans arrêt houspillé par ses « collègues »de boulot et qui est marié à une femme qui le déteste profondément. Jusqu'à ce qu'une jeune femme apparaisse dans sa vie. A vrai dire, je ne sais pas vraiment par où commencer ni même quoi dire, pour la simple et bonne raison que ce film (pourtant réalisé par Jean Renoir » ne m'a pas emballé et donc inspiré plus que ça. Le fond laissait entrevoir une sordide histoire de manipulation qui se conclurait par un drame pour le personnage principal. Au final, « La Chienne » est film qui manque cruellement de force. L'idée était bonne (donc le fond aussi), mais la forme laisse très sérieusement à désirer. C'est assez mou et peu palpitant. Et l'on ne peut même pas compter sur le casting qui se révèle être d'une extrême faiblesse. Notamment un Georges Flamant difficilement supportable. Heureusement qu'il y a ce monstre sacré qu'est Michel Simon, il n'a bien entendu aucun mal à dominer de la tête et des épaules ses fades partenaires de jeu. Le film ne doit son salut qu'à la présence de Simon. Sans lui, il serait quasi impossible de regarder ce film sans craquer avant la fin. Un faux pas, ça peut arriver à tout le monde, même à Renoir qui se rattrapera l'année d'après en réalisant « Boudu sauvé des eaux » dans lequel Michel Simon prouvera encore une fois qu'il était l'un des meilleurs acteurs que le cinéma français ait compté dans ses rangs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2014
Presqu 'un film d'émancipation puisque le personnage le plus dominé et le moins armé socialement va en quelque sorte se libérer à contre courant de la société et à rebours des autres personnages qui telles des marionnettes vont subir leur destin ;On retrouve la même modernité le même humour anar et féroce que dans boudu sauvé des eaux ( l'histoire est très différente mais se conclut de la même façon ) mais aussi le même interprète michel simon qui est pour moi tout simplement le meilleur acteur de cinéma qui ait existé depuis la création du cinématographe par les frères lumières.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2014
Une jeune femme abuse de la bonté d'un homme plus âgé en manque d'amour. Croyant son béguin réciproque, il ne saura éviter le drame en découvrant le pot-au-rose. Tel est le sujet - au demeurant intemporel - du second film parlant de Jean Renoir. Interprété par le grand Michel Simon, le personnage principal, Maurice, est terrible de naïveté et de crédulité. Des traits de personnalité qu'il parviendra à gommer dans une scène centrale, en se vengeant de manière humoristique de sa compagne affreusement autoritaire et de l'ex-mari de celle-ci, venu le racketter. Mais cette inversion des rapports de force ne sera que provisoire... Un grand drame à l'ancienne.
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2014
Le scénario est excellent et la mise en scène de Renoir aussi. Par contre, la mise en image pâti de la comparaison de ses pairs de l'époque. Le montage est atroce, on n'entends que les dialogues, pas les bruits autour. La restauration numérique aurait été la bonne occasion pour revoir tout ça. Renoir n'aurait jamais fait ce film de cette façon si il avait vu un Murnau, qui sont des chefs-d'œuvre de mise en image !
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2014
C'est une histoire que l'on a désormais vue et revue mais à l'époque, Jean Renoir impressionnait par la manière dont il la traitait. Legrand, modeste citoyen, n'a qu'une seule passion : la peinture. Brimé par sa femme, il fait un jour la rencontre de Lulu, une jeune femme exploitée par un autre homme. Celle-ci va provoquer la déchéance de Legrand, bien trop heureux d'avoir une maîtresse et un peu de liberté pour se rendre compte qu'il va à sa perte... Étude sociale fascinante d'une époque doublée d'une tragédie où le destin des personnages n'est pas heureux, "La Chienne" bénéficie d'un propos étonnamment moderne qui fonctionne encore de nos jours. Renoir n'hésite pas à aborder les choses de manière réaliste et offre ici à Michel Simon un autre rôle marquant dans lequel le comédien est formidable. Parfois un peu lent, le film vaut surtout pour son dénouement, implacable et cynique.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2014
Tout comme au commencement du "Carrosse d'or", c'est une scène, qui apparaît à l'écran. Je veux dire une "autre scène", comme s'il fallait indiquer au spectateur que c'est bien à un spectacle, qu'il va assister. Dans le "Carrosse d'or", il s'agissait d'une scène de théâtre, ici il s'agit d'une scène de guignol. Dans la présentation qui précède le film, on nous raconte que Michel Simon est réellement tombé amoureux de la jeune actrice qui jouait Lucienne, Janie Mareze, qui mourrut tragiquement dans un accident de voiture peu après le tournage. Michel Simon arriva avec un révolver menaçant Renoir et l'accusant d'avoir tué son amoureuse. Renoir lui répondit qu'il avait seulement tourné un film, Michel Simon jeta son révolver à terre et les deux hommes se serrèrent la main. Ce film est immoral d'un bout à l'autre. On vit, on meurt, on souffre, on s'illusionne d'être aimé(e), on se fait manipuler, humilier, moquer, et tout cela se déroule dans la bonne humeur, la légèreté et le rire. Le phrasé de l'époque est savoureux, le trait est forcé. Jean Renoir est le second fils du peintre Auguste Renoir, faut-il voir un clin d'oeil à son père dans l'incarnation par Michel Simon d'un peintre à ses heures, qui exerce par ailleurs comme caissier un peu falot, sadisé par sa femme, mais non dénué d'esprit provocateur et d'humour. L'intrigue annoncée lors du guignol de départ, c'est l'homme, la femme et l'autre. L'autre, c'est le souteneur, une caricature de ce que c'est qu'un homme, un vrai ! Lorsqu'il se vante auprès de son acolyte, nous spectateurs savons qu'il enrobe la réalité à son avantage. Voilà un grand film, un chef d'oeuvre. Vraiment le cinéma Le Champo fait fort cette semaine avec de telles reprises ! "La Chienne" de Renoir et "Le secret derrière la porte" de Fritz Lang. Bravo, voilà un cinéma engagé pour le cinéma. Merci à eux.
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