290 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
41 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
14 critiques
3
8 critiques
2
4 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mathias Le Quiliec
80 abonnés
378 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 18 juin 2015
Pas mal, un film de société assez subtil, très bien pour l'époque en tout cas. Michel Simon intouchable comme d'hab', Top 10 voir Top 5 des acteurs francais toute générations confondu et il le prouve ici a nouveau. Le rôle du maquereau est insupportable, il ne fait que blablater (à l'époque il y avait toujours un vantard en costard qui gueulai dans les films à qui on veux mettre des coup de boule à travers la télé, là c'est ce mec). Des petits rebondissements plaisants ici et là mais sur 1h40 on ressent quelque longueurs tout de même. Ce film est plus triste qu'il n'y parait si l'on ne li juste que son résumé. La fin est "soulageante" mais peux diviser par sa morale, un des défaut du film a mon goût. C'est mon quatrième Renoir, celui-ci se laisse facilement regarder, je le situerai a la même hauteur que Boudu mais encore bien en dessous de La Bête Humaine. A voir
Renoir doit être un le seul réalisateur à vraiment avoir réalisé autant de chef-d'oeuvres, que ce soit Toni, Le Fleuve, French Cancan, La Grande Illusion, Une Partie de Campagne, La Règle du Jeu ou La Chienne. Cet homme est à mes yeux le plus grand réalisateur de tous les temps, car ces oeuvres sont aussi bien des peintures, des romans, des poèmes, des pièces de théâtre ou des partitions.
Le premier véritable long métrage parlant de Renoir s'avère être une grande réussite! Technique, certes, mais surtout artistique, voire psychologique. Ses personnages sont en effet extrêmement fouillés et magnifiquement bien interprétés (que le jeu des acteurs ait vieilli ou non), tout comme leurs relations sont d'une grande ambiguïté : au fond il n'y a pas de bons ou de mauvais chez Renoir, juste des êtres misérables tentés par le mal quand le bonheur leur fait défaut. Alors «La Chienne» n'est certes pas un pur chef-d'oeuvre (difficile d'égaler la «Règle du Jeu» de toute façon), mais l'humanité bouleversante des personnages en fait un très grand film, s'appuyant sur la solide maîtrise du cinématographe de Renoir, qui fait ici preuve d'inventivité quant à la mise en scène et aux mouvements d'appareil. Par bien des aspects, «La Chienne» annonce le réalisme poétique français, tout en gardant sa singularité propre, typique de l'oeuvre de Renoir. Il est toujours question d'amour déçu, de misère affective et sociale, d'injustice, de faux-semblants, ou encore de réflexion (acerbe) sur l'art... le tout évoqué avec une justesse de propos et une modernité exemplaires. Même si quelques problèmes de rythme l'empêchent de prétendre au sommet de la filmographie du cinéaste français, «La Chienne» est plus qu'en bonne position, porté qu'il est par de talentueux comédiens et la sensibilité si émouvante de Jean Renoir! A voir absolument! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
excellent et surprenant film de Renoir (parlant , de 1931) avec d'excellents acteurs et un scénario intéressant qui nous montre comment vivaient les parisiens il y a 80 ans. ce film n'a pas seulement valeur de document sociologique, car par le jeu des acteurs et la mise en scène (simple mais efficace) de Renoir , il préfigure les films qui suivront et qui seront tous des succès (la Marseillaise, le Grande illusion, le crime de Mr Lange, etc). Pour l'anecdote, l'actrice janie Marèse (lulu) qui meurt assassinée dans le film...a été réellement tuée quelques jours après la fin du tournage...par son macro Georges Flamand (Dédé) dans un tragique accident de voiture le 14/08/1931 dans le Var ! cet accident brisa net la carrière de Flamand qui fut sévèrement attaqué par la presse à l'époque ! quand la réalité rejoint la fiction.....
Le film commence comme un drame populiste triste, chronique de vies ratées entre petite bourgeoisie et demi-monde, avant de basculer dans une comédie ironique et grinçante, un peu à la manière de ce qui va être la comédie à l’italienne, avec des personnages dans l’imposture, le porte à faux ou la quiproquo. La mise en scène de Renoir est remarquable de sobriété et de discrétion, toute en petites touches et sens de l’ellipse.
Là, Mr Renoir donne une leçon de cinéma! Cadre, direction d'acteurs (M.SIMON toujours sublime et la surprise Georges FLAMAND le meilleur rôle de petite frappe maquerelle du cinéma français! Et j'en ai vu! Le George RAFT hexagonal!!!). Même le scénar n'est pas en reste, avec cet improbable clin d'oeil au marché de l'art et à ses mécanismes immuables. Un film moderne et intemporel.
Un des premiers films de Jean Renoir, «La Chienne» (France, 1931) n’est pas encore le fruit abondant du cinéma de Renoir. Poinds déjà le socialisme vaquant, c’est davantage la condition de l’artiste dans l’hypocrisie de la bourgeoisie que Renoir traite aux côtés de son trio d’acteur. Introduient par Guignol, les personnages forment un triangle amoureux vaudevillesque mais aux agissements et aux conclusions critiques. Michel Simon, sensibilité semblable là à Chishû Ryû, interprète un travailleur ordinaire passionné par la peinture. Berné par «la chienne» Lucienne (Janie Marèze) et son maquereau André (insupportable Geroges Flamand qui comble la mesure de tous ses gestes pour en assurer outre la vigueur), le personnage de Simon : Legrand se voit la risée de tous. Renoir filme un monde irrespectueux de ses artistes, embourbé par la sclérose perverse de la bourgeoisie, et fascinant grâce aux décors somptueux et une générosité essentielle de Renoir pour ses personnages. Hormis l’interprétation grandiloquente de Flamand, les jeux d’acteurs résonnent justes dans le vaudeville et fondent avec la réalisation renoirienne, une image réussie du réalisme poétique français. Ne tournant qu’avec cinq personnages, l’intimisme de l’intrigue s’ouvre soudainement in fine pour inscrire l’anecdote du commun dans les rouages de la société. Une société au jugement erronée, fruit qui tient là plus du raisonnement scénaristique que de la vraie valeur sociale. Œuvre qui pendant encore sur ses bouts de ficelles lorsque le rideau s’abaisse sur l’histoire, «La Chienne» et son drame personnelle touchera par la sensibilité de son anecdote idyllique mais aussi par son écho aux dimensions sociales. Seul le jeu de Flamand et l’écriture théâtrale du vaudeville freine la grandeur de «La Chienne» qui aurait pu en faire une œuvre aussi essentielle du cinéma de Renoir que «La Règle du jeu» (France, 1939).
Le film est daté et un peu moins efficace que le remake réalisé par Fritz Lang (Rue rouge). La chienne aurait très bien pu s'appeler "Le chien", car Michel Simon (excellent comme toujours), ce fonctionnaire gateux et naïf, inspire beaucoup de pitié dans sa dévotion et son aveuglement à l'encontre de la prostitué.
Le premier film qui a démontré le génie de la mise en scène de Renoir. Au-delà du scénario, excellent,Renoir transcende son récit par des éclairages savants, un sens du tragique hautement artistique, des mouvements d'appareils splendides. La chienne est un drame pétri d'humanité, objectivement puissant, grâce aussi à la magistrale interprétation de Michel Simon.