À partir d’une structure empruntée pour l’essentiel aux poupées russes, le dix-huitième long-métrage de Luc Besson passe son temps à complexifier une intrigue empruntée à Nikita, à malmener une chronologie recopiée sur Red Sparrow, à insérer dans ce salmigondis de décors faux ou anachroniques des thématiques à la mode où homosexualité, féminisme et bestialité masculine vont bon train, à doper le vide en recourant à de la violence gratuite – le sang ne cesse d’entacher la caméra, explose des têtes, jaillit des corps poignardés à coups de fourchette dans un restaurant –, à habiller ses actrices (ou à les déshabiller) comme s’il jouait lui-même à la poupée. Anna, et cela dès son titre, appuie sa réversibilité, les deux dernières lettres constituant le reflet inversé des premières. Or, le film est à l’image de son titre : une longue et pénible désintégration de tout ce qui faisait ou pouvait faire la maestria de Besson metteur en scène. Nous errons dans un vaste musée de cires où les actrices apparaissent et disparaissent, changent de perruque ou d’accent, de lentilles oculaires aussi. Aucun souffle, aucune âme là-dedans, seulement l’impression de sauter de séquences loupées et fort laides en séquences loupées et fort laides, d’autant plus que la caméra est réduite à capter des reflets d’images, des mouvements tronqués, amputés ou falsifiés qui jettent sur la production dans son ensemble un je-ne-sais-quoi de suspect. La mode est abordée par le prisme des programmes beauté diffusés sur certaines chaînes de la TNT, l’action multiplie les chorégraphies improbables, l’exotisme de certains plans semble tiré des mauvais catalogues de guides touristiques. Anna est certainement le produit le plus faible et laborieux de son auteur, et l’un des pires films de l’année 2019.
Vu en avant première que dire de Anna que c'est un film ou les a peu prés 20 premières minutes sont difficile à suivre et à comprendre, spoiler: car on avance puis on recule dans le temps et on fait que ça avec des personnes différentes enfin en résumé c'est très difficile à suivre et on perd très vite le fil de l'histoire. Puis, enfin le film démarre (pour moi) et pendant les 1h40 qui reste on est transporté dans l'univers d'Anna une tueuse froide qui ne laisse rien transparaître de ses intentions. Les scènes d'action pure sont rares mais intense, bien réalisé et bien pensé. spoiler: (elle me fait penser à john wick avec ses headshot si vous connaissez...). L'histoire est bien plus complexe qu'elle n'en a l'air et des révélations se font jour pendant tout le film. L'allusion des poupées matriochkas prennent alors tout leur sens dans cette histoire.
Un véritable chef d'oeuvre de Luc Besson avec pour rôle principal "Sasha Luss" qui joue à merveille. Un scénario suptile, des scènes de cascades et d'action épatante, le tout avec un bon suspense et de l'émotion. Je recommande vivement cette merveille
Quand je lis qu'il n'y a pas de scénario, que l'actrice est sans âme ??? Avons vu le même film?? NON. Luc Besson nous propose un vrai thriller/espionnage avec une heroine vive, belle et surtout inteligente une intrigue intense avec les retours en arrière qui nous explique tout. J'ai beaucoup aimé, je nai pas mis 5 étoiles car c'est pas un chef d'oeuvre mais du grand Besson. Merci !
Je croyais mettre une note encore plus mauvaise vu le flop que ce film a recueilli aux Etats-Unis. Besson n'est plus le même en tant que réalisateur ces derniers temps. Beaucoup de violence, de plus invraisemblable, ce qui fait que l'on ne rentre pas vraiment dans le film. Les flash-back sont lassants. Les acteurs ne sont pas mauvais et le scénario une espionne mi-KGB, mi-CIA pourquoi pas ? Il n'y a que la "magouille" finale qui m'a intéressée.
En ne montant pas, à dessein, le scénario sur un échelle de temps chronologique, Luc Besson a pris le risque sinon de perdre le spectateur, du moins de le troubler : 5 ans plus tôt, 3 mois plus tard, puis 5 mois avant, puis 3 ans après (je ne garantis par l’ordre de tout ça). Une grande attention est donc de rigueur, sauf à perdre le fil. Il n’est pas dit que ce soit le meilleur moyen de remplir les salles. Du côté de la trame, on retrouve de larges morceaux de ce qui a fait Nikita (1990) et son succès : mêmes types de personnages et de questionnements, presque du copié/collé, mêmes traquenards…
Vraiment tres bien, avec des rebondissements durant tout le film. Les acteurs sont bons et les scenes de corps à corps longues juste comme il faut . J'ai passé un très bon moment.
Un film efficace mené tambour battant, mais hélas le scénario qui semble déjà vu et revu ne se renouvelle pas et les révélations qui devraient surprendre tombent à plat. Divertissant et plutôt bien interprété.
Clairement le genre de film qui ne me disait rien. Et même si les multiples flashbacks et retournement de situation lassent quelque peu, c'est un bon Besson, entendre par là que c'est distrayant (un petit air de Red Sparrow, c'est vrai!).. ça reste du Besson, dans la réalisation comme dans les scènes de castagne. Pas de surprise ici, mais ça fait le job et que c'est déjà pas mal!
Voilà un thriller vraiment bien foutu et bien réussi. Le suspenses est constant, aucun risque de s'ennuyer, la réalisation est haut de gamme et l'actrice est vraiment magnifique. C'est un excellent divertissement pour l'été.
D'entrée de jeu : mise en scène millimétrée, musique choc orchestrée par Eric Serra, dynamique des plans, photographie efficace ... On sait que l'on est devant une réalisation de Luc Besson. Avec un scénario dense et bien ficelé, Luc Besson revient à ses polars purs et durs avec Anna, remake de Nikita version Moscovite. Un bon film d'action, musclé, ou l'on ne s'ennuie pas une seule minute.
Luc Besson renoue enfin avec ses premières amours cinématographiques et c'est tant mieux car ça lui réussit à merveille. En effet, le réalisateur français nous concocte un film d'action dont il a le secret (entendre « à l'américaine »), avec tout ce que ça implique d'exagération et de manque de crédibilité scénaristique. On se retrouve donc avec une époustouflante poupée Russe qui joue les « Nikita » avec une bonne volonté évidente et une plastique irréprochable. Certes l'histoire peut paraître un peu embrouillée par moment mais, si on parvient à garder le fil, les nombreux rebondissements s’enchaînent très bien et prennent alors tout leur sens. Je comprends aisément pourquoi « Anna » a fait un « flop » auprès des critiques professionnels... l'intrigue est hautement improbable, les scènes d'action bien trop caricaturales et les morts violentes trop nombreuses pour rentrer dans le cadre étriqué du cinéma hexagonal... paradoxalement, c'est tout ce qu'il faut pour en faire une belle réussite « populaire », tant mieux !
Après la démesure de "Valérian et la cité des mille planètes", Luc Besson revient à un cinéma d’espionnage moins ambitieux, centré sur une héroïne forte comme il les affectionne. "Anna" n’apporte pas grand chose de neuf à son cinéma mais Sasha Luss est charismatique et l’intrigue à tiroirs enchaîne les rebondissements sans temps mort.