Les Proies
Note moyenne
3,9
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115 critiques spectateurs

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27 critiques
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13 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2019
J’ai failli lâcher le film après moins d’un quart d’heure, gêné par les couleurs glauques, le style très années 70 (dans ce que ça peut signifier de pire), et en particulier par les brefs passages en voix off ou flashbacks qui m’ont paru d’un goût très douteux. Heureusement, je suis allé jusqu’au bout de ce qui est probablement l’un des meilleurs scénarios que j’aie pu voir porter à l’écran, qui transcende lentement mais sûrement son petit programme initial pour mieux en essorer toute la cruelle ironie. Je maintiens que c’est visuellement assez laid, parfois même kitsch, mais en même temps suffisamment habile et maîtrisé pour distiller un malaise croissant, jusqu’à une scène d’opération presque insoutenable. Un coup de cœur inattendu, avec en prime un casting parfait, qui m’a permis de découvrir l’impressionnante Geraldine Page.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2012
Une mise en images glauque, troublante, dérangeante dans son aspect caméléon semblant reformater en permanence un personnage préférant satisfaire dans le mensonge sa gloutonnerie féminine plutôt que d'offrir ses sentiments à une seule personne.

Cette impossibilité ayant pour conséquence de mettre en service un panier de crabes féminin jaloux et revanchard montant en puissance pour retrouver sa communauté de départ dans l'acte final.

Enfin un rôle trouble pour un comédien évacué de personnages forts se retrouvant fragile et diminué dans un contexte accueillant changeant peu à peu de peau.

Les passions féminines s'éveillent en gommant toute la perception d'une mission humanitaire pour élaborer en commun dans une collectivité retrouvée, une machine à tuer.

Une bombe à retardement passionnelle actionnée par un instable incapable de manager ses pulsions.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 novembre 2018
L'introduction historique composé d'archive est bien fait, une ambiance inquiétante et étouffante, la musique donne le ton, ce style de cinéma est atypique. Une étrange histoire pour des personnages compliqués, des idées fortes intelligentes, la déviance de la nature de l'homme et de la femme, pendant la guerre de sécession. Une scène choc invraisemblable, la fin me laisse perplexe, beaucoup de question sur la provocation irrémédiable de la fatalité, Clint Eastwood est un acteur aussi surprenant pour un rôle singulier et dans des situations cocasses.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2011
Sorti quelques mois avant le raz de marée "Dirty Harry", cet OFNI représente, peut être, ce que le cinéma américain a pu donner de plus atypique. Extrêmement dérangeante, cette histoire vénéneuse (un soldat nordiste "prisonnier" d'un internat de jeunes filles) surprend de bout en bout et laisse le spectateur pantois. Une galerie de personnages féminins hallucinés comme on en a rarement vue. Méconnu mais non moins incontournable !
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2019
Un très bon film avec Clint Eastwood sur la guerre de Sécession. Don Siegel est un très bon réalisateur de légende.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2018
La première adaptation du roman éponyme de Thomas Cullinan a le mérite d’avoir été remis au goût du jour par le remake de Sofia Coppola en 2017. Sinon il est très probable que je serai passé à côté. En effet, cette production aujourd’hui endormie ne compte pas parmi les films majeurs de Clint Eastwood, principalement à cause de l’échec commercial amené par une très mauvaise promotion. Pourtant, c’est un film pas si mal que ça : le générique de début nous plante le contexte avec une efficacité redoutable, en faisant entrer le spectateur dans le contexte de la Guerre de Sécession par le bruit des pas cadencés, le sifflement d’un train, la musique, de vrais faux clichés photographiques d’archives, puis le déferlement des armes à feu et pièces d’artillerie. Puis vient ensuite la première maladresse, avec le secours un peu facile d’un soldat de l’Union par une jeune fille de tout juste 12 ans. Au moins, on ne peut pas dire que le scénario s’encombre d’entrée en matière des plus détaillées. Au contraire, on vient rapidement au fait et on a vite fait de deviner qui sont les proies. Et le développement de l’intrigue va suivre cette voie-là, sans s’attarder plus que ça sur l’évolution des blessures du soldat, ni sur la naissance des sentiments. Allons, allons, il n’y a guère d’opération de séduction avant que toutes ces femmes jeunes et moins jeunes ne tombent à genoux devant leur Apollon. Par je ne sais quel miracle, elles tombent toutes raides dingues de ce soldat. L'opération du Saint-Esprit sans doute... En revanche, et c'est assez paradoxal, la psychologie des personnages est bien travaillée, illustrée notamment par des flashbacks. Honneur a été donné à la dimension psychologique (devrais-je dire « l’emprise » pour être plus précis et mieux me faire comprendre) dans un pensionnat de jeunes filles sudiste dans lequel on enseigne bon nombre de choses, dont les codes de bonne conduite. L’avantage est que cette approche donne du liant au développement de l’histoire, en personnifiant l’objet de désir irrésistible, ce qui ne va pas manquer de perturber le bon fonctionnement de l’établissement, promu véritable vivier de proies faciles. Convoitises, désirs, rivalités vont peu à peu constituer le nouveau rythme de vie de ce havre de paix au féminin… au point de transformer ces femmes malgré elles en prédatrices ? En hébergeant un homme contrairement à leur éthique liée à leur appartenance politique, vont-elles finalement transformer leur invité impromptu en proie ? Vous trouverez la réponse en regardant ce film. Intéressant, mais il y a des choses qui auraient méritées d’être creusées, comme dit plus haut.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2017
Je découvre l'autre version après celle de Sofia Coppola. La trame demeure bien identique, mais le film creuse d'avantage les personnages principaux notamment grace à des flash backs. On cerne du coup beaucoup mieux les personnages, là ou le doute subsiste dans la nouvelle version. Rien à dire sur la réalisation et le jeu des acteurs, mais du coup on se demande le l'interet de la nouvelle version. Il ne reste plus qu' à lire le livre pour aller plus loin dans l'histoire.
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2016
Un film nous proposant un Clint Eastwood assez loin des rôles qu'on lui connait habituellement. Sorte de huis clos psychologique, d'abord gentillet, il verse de plus en plus vers la folie au fur et à mesure que l'intrigue avance. Les personnages présentés dans ce film ont tous une part sombre, même ceux qui semblent les plus innocents. L'histoire est vraiment captivante et on se laisse entrainés vers une fin... surprenante (à mon grand plaisir!). Un très bon film.
Le Loubar
Le Loubar

47 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2017
Bien que cette nouvelle collaboration entre Don Siegel et Clint Eastwood se déroule pendant la Guerre de Sécession, celle-ci ne sert que de toile de fond à un pur drame psychologique. Un soldat nordiste se retrouve gravement blessé lors d'un combat en forêt et est retrouvé agonisant par une petite fille qui va la conduire à son pensionnat pour le faire soigner. La situation devient alors très ambigüe car, en plus de se trouver en territoire sudiste, l'homme n'a pas vu de femme depuis des lustres et vice-versa.. Le film s'intéresse à la nature humaine, à ses tentations et pulsions et à ses mensonges. Tous les personnages du film sont d'une densité remarquable, chacun ayant ses objectifs au début mais finissant par tout gâcher à cause de ses péchés : spoiler: le caporal voulait juste guérir mais finit par désirer plusieurs femmes du pensionnat, la directrice voulait le livrer aux sudistes après sa guérison mais finit par s'attacher à lui, ... La fin du film, surprenante et dramatique, retourne le titre "Les proies" pour faire de ses jeunes femmes prétendument innocentes le prédateur de McB (la fausseté de cette innocence est très bien représentée par le plan où McB commence à avoir des nausées suite à son empoisonnement et où elles sont toutes le visage baissé, refusant d'affronter la réalité, mais aussi par la scène de son enterrement où les responsables de sa mort, la plus vieille comme la plus jeune, refusent d'assumer leur acte). Les femmes seraient donc des démons cachés, dissimulant leur violence (ordinairement attribuée aux hommes qui font la guerre) par des masques de beauté et d'innocence !
Le film brasse des thématiques assez sombres, notamment l'inceste et le viol, ce qui est plutôt osé. La performance de Clint Eastwood est vraiment remarquable, l'acteur délaissant son rôle habituel de héros mystérieux pour incarner ici un personnage a priori sympathique mais sombrant petit à petit dans le péché. Un film intense et angoissant qui porte un regard assez pessimiste sur la nature humaine !
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2019
Alors qu'il sort de son rôle d'éternel cow-boy amorcé dans la série "Rawhide" puis dans la Trilogie du Dollar, Clint Eastwood casse son image de beau gosse invincible et tourne pour la première fois avec Don Siegel dans Les Proies. Cette œuvre très méconnue est pourtant un drame très noir et violent, situé en pleine fin de Guerre de Sécession, où notre beau Clint incarne un soldat nordiste, véritable ennemi recueilli dans un collège pour filles sudiste. Afin de se libérer et de calmer les tensions, le soldat va jouer de son charme ravageur et mentir en long, en large et en travers pour s'en sortir... Réalisé avec soin et précision (le début du film est magnifique, la couleur sépia s'estompant progressivement), Les Proies est surement le film le plus controversé de Clint Eastwood, d'abord de par son histoire très sombre où se mêlent pédophilie, racisme et dévergondage sexuel, puis de par cette brisure d'image qu'opte l'acteur, devenant un vrai salaud manipulateur n'hésitant pas à embrasser une fillette de 12 ans pour l'apitoyer, coucher avec une adolescente et charmer la directrice. Il incarne avec brio ce soldat destructeur atrophié qui sème peu à peu une véritable zizanie au cœur de ce havre de paix exclusivement féminin. De son début brusque, fin d'une séquence de guerre ancienne, à son apogée nihiliste, le long-métrage est totalement surprenant, Eastwood étant bien entouré par une ribambelle d'actrices au talent étonnant. Siegel, lui, ose tourner certaines scènes véritablement choquantes pour l'époque comme une partie à trois ou une séquence de chirurgie improvisée à s'en grincer les dents. En somme, un film injustement méconnu, magnifiquement mis en scène et au scénario très malin, sorte de thriller diabolique sous fond de triangle amoureux. Une perle dans la carrière d'Eastwood.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 septembre 2012
Malgré le classicisme de Don Siegel dans une oeuvre avec des sujets très osés l'ensemble est une réussite. Le scénario est composé d'un huis-clos avec de nombreuses tensions sexuels et psychologiques. Certaines scènes sont très anxiogènes (comme celle de l'amputation ou la scène finale). En plus on y voit Clint Eastwood dans un rôle inhabituel.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 mars 2011
Le premier rôle dramatique d'Eastwood.
Avec son copain Don Siegel à la réalisation (ce n'est pas leur première collaboration : "L'inspecteur Harry" est le plus gros succès.), Clint apporte son savoir-faire au casting. L'atmosphère qui s'en dégage est fantômatique.
La caméra de Don arrive à capter les sentiments des personnages tout en les effleurant. Dommage.
Ce huis-clos, sous fond de guerre de Sécession (comme dans "Le bon, la brute et le truand"), souffre de la lourdeur de l'atmosphère dégagée et d'un casting quasi-inexpressif.
On reste attentif jusqu'à la fin malgré un final bâclé.
Vraiment dommage...
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2012
Clint Eastwod dans un rôle dans lequel on a pas vraiment l'habitude de le voir et ça fait plutôt plaisir je dois dire. C'est un chanceux le Clint, il se fait chouchouter par des jeunes filles ( une vieille aussi ), franchement y'a de quoi vouloir être à sa place surtout quand ces demoiselles veulent céder à la tentation. Un suspense sexuel terriblement efficace, à l'ambiance étrange grâce à une superbe photograhie. Don Siegel m'a plutôt surpris c'est pas un genre dans lequel je l'attendais et il s'en sort très bien.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2014
Je ne peux voir passer une affiche de film avec Clint Eastwood sans être animé d'une indicible envie de le voir et je n'ai encore jamais été déçu. avec "les Proies" non plus. Pourtant, première critique : je ne sais qui a trouvé ce titre mais il a déjà été utilisé plusieurs fois : manque d'originalité ?
En tout cas, il manque d'accroche. L'histoire est pourtant passionnante à suivre, avec de nombreux rebondissements, de suspense. De cette institution de jeunes filles, et du soldat nordiste (nous sommes en pleine guerre de sécession) on ne sait jamais qui domptera l'autre sinon au moment du dénouement que je me garderai bien de révéler. L'histoire d'un coq parachuté dans un poulailler.
Et Clint Eastwood est vraiment un "self-made-man" : on le trouve souvent sur son cheval, toujours prêt à dégainer en machouillant son éternel cigare, mais il est utilisé ici (avec bonheur) dans un rôle totalement à contre-emploi : celui d'un salaud qui ne veut pas résister aux tentations de la chair fraîche !
Un film qui ne peut laisser insensible.
willycopresto
jamesluctor
jamesluctor

167 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2011
J'ai horreur des western, c'est un fait. Mais ici, ce n'est qu'un contexte historique. L'histoire qui se déroule pourrait avoir lieu à maintes autres époques, et son mécanisme implacable fait froid dans le dos. On pense même à du Zyke par moment, à tel point que ça en est miraculeux. On peut saluer les performances des acteurs et leur courage pour s'engager dans un film aussi tortueux psychologiquement, où l'ambiguité des personnages atteint des sommets rarement vus au cinéma (on a de l'inceste, du désir refoulé, de la tentation... Le collège de jeunes filles comme on l'aime, quoi). Vraiment, ce film est un délice comme on n'en voit que rarement. A voir de toute urgence, vite !
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