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Jipis
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3,5
Publiée le 21 juillet 2012
Une mise en images glauque, troublante, dérangeante dans son aspect caméléon semblant reformater en permanence un personnage préférant satisfaire dans le mensonge sa gloutonnerie féminine plutôt que d'offrir ses sentiments à une seule personne.
Cette impossibilité ayant pour conséquence de mettre en service un panier de crabes féminin jaloux et revanchard montant en puissance pour retrouver sa communauté de départ dans l'acte final.
Enfin un rôle trouble pour un comédien évacué de personnages forts se retrouvant fragile et diminué dans un contexte accueillant changeant peu à peu de peau.
Les passions féminines s'éveillent en gommant toute la perception d'une mission humanitaire pour élaborer en commun dans une collectivité retrouvée, une machine à tuer.
Une bombe à retardement passionnelle actionnée par un instable incapable de manager ses pulsions.
Les Proies est le meilleur film de Don Siegel, déjà réal de l'excellent Dirty Harry. Aidé par un scénario très bien écrit où tous les personnages sont bien développés, Siegel filme donc les mésaventures d'un soldat de la guerre de Sécession en proie non pas à la guerre...mais à une bande de femmes. C'est là tout l’intérêt de cette œuvre qui, plutôt que de raconter une guerre entre Nordiste et Sudiste, se sert du personnage interprété par Eastwood afin que ces femmes règlent leur compte avec elles-mêmes, à base de jalousies, de frustrations sexuelles, de passé morbide et d'envie castratrice. Les Proies raconte la guerre de ces femmes qui livrent à ce soldat une guerre des nerfs, psychologique et sentimentale. L'interprétation est brillantissime, l'atmosphère pesante, Don Siegel est au sommet.
Film surprenant qui méritait sa reprise 35 ans après sa sortie et qui avait choqué les pompidoliens bien pensants. En effet le scénario est original, les rebondissements (surtout pour Clint Eastwood dans un escalier !) sont nombreux, les tensions sexuelles bien enfouies sous les tabous de l’époque (ga guerre de Sécession). Certains passages relèvent de la psychanalyse mais rassurez-vous, rien d’ennuyeux ! Dans ce huis-clos féminin, Geraldine Page domine l’écran comme son personnage domine son collège. Quant à Clint Eastwood, voilà probablement son premier grand rôle de véritable acteur. Un film curieux, qui rappelle certains Bergman mais nous laisse sur notre faim mais qui nous marque. Un film qu’on oublie pas… sans trop savoir pourquoi !
Un nouveau Clint Eastwood que je vois en quelques jours et celui-ci m'a vraiment beaucoup plu. Le film "Les proies" marque la première collaboration entre Don Siegel et Clint Eastwood avant "L'inspecteur Harry" qui apporta à l'acteur une renommée mondiale. Un long-métrage très intéressant qui conte le sauvetage d'un soldat nordiste durant la guerre de sécession par un collège de femme sudiste, l'action est très bien racontée, très bien mise en scène avec un Clint Eastwood dans un rôle que l'on ne lui connait pas forcément mais qui s'avère très efficace. L'intrigue ainsi que le scénario sont très bons avec plusieurs rebondissements. Un film que je recommande !
Clint Eastwod dans un rôle dans lequel on a pas vraiment l'habitude de le voir et ça fait plutôt plaisir je dois dire. C'est un chanceux le Clint, il se fait chouchouter par des jeunes filles ( une vieille aussi ), franchement y'a de quoi vouloir être à sa place surtout quand ces demoiselles veulent céder à la tentation. Un suspense sexuel terriblement efficace, à l'ambiance étrange grâce à une superbe photograhie. Don Siegel m'a plutôt surpris c'est pas un genre dans lequel je l'attendais et il s'en sort très bien.
Ambiance très sympatoche au pensionnat de jeunes filles sur fond de on-sait-pas-qui-manipule-qui, d'obsession sexuelle, d'inceste, de sado-masochisme, de viol et peut-être même de saphisme le tout avec un goût fort vénéneux (le terme est plus qu'approprié ceux qui ont vu le film le comprendront parfaitement !!!) pour ce qui est sans conteste un des meilleurs films de son réalisateur et aussi un de ses plus audacieux. Clint Eastwood joue pour la première fois de sa carrière une pourriture et cela lui va comme un gant, Geraldine Page dans un rôle tout aussi négatif montrait encore une fois qu'elle était une des plus grandes actrices américaines, les autres actrices font le reste. Extrêmement tordu, cruel, malsain, un film qui assure excellemment sa mission jusqu'au bout.
Encore un western insipide avec Clint Beauregard Augrandcoeur, dans lequel le beau, le grand, le fier passe encore une fois, comme toujours à chaque fois, la moitié du temps à jouer le mérou crevé toujours bien coiffé et l'autre moitié à faire encore le justicier des tords perdus, toujours aussi désintéressé, honnête, bon, juste, vertueux, intègre, probe, loyal, aimable, charmant, gentil, doux, attentionné, mielleux, affable, amène, que dis-je, une péninsule. Tous les synonymes du monde ne suffiront jamais à décrire un tel débordement de mièvrerie pseudo anti-manichéen. Tout ça est est tellement agaçant, assommant, chiatique, emmerdant, ennuyeux, enquiquinant, esquintant, fastidieux, fatigant, gênant, gonflant, insupportable, lassant, monotone que j'en dégueule toutes mes paraphrases. Beurk.
Le tandem Eastwood-Siegel à encore frappé dans ce "faux" western très particulier. On suit avec un plaisir coupable cette manipulation qui ne peut se terminer que dramatiquement. La scène de l'amputation, suggérée, reste encore aujourd'hui effroyablement saisissante.
Un des plus beaux films avec Clint pour certains, en effet il décide de prendre un virage avec danger, il joue un personnage antipathique, un nordiste pendant la guerre de Sécession. Pour ma part une déception assez conséquente. Enorme potentiel par son sujet, la haine raciale, le sexuel est de mise aussi, mais avec des acteurs inexpressif sauf pour Clint. Au bout de la demi-heure nous devenons la proie de ce long-métrage et il nous pète la jambe bien comme il faut par son ambiance huis-clos trop étouffer.
Malgré le classicisme de Don Siegel dans une oeuvre avec des sujets très osés l'ensemble est une réussite. Le scénario est composé d'un huis-clos avec de nombreuses tensions sexuels et psychologiques. Certaines scènes sont très anxiogènes (comme celle de l'amputation ou la scène finale). En plus on y voit Clint Eastwood dans un rôle inhabituel.
Don Siegel signe ici un film fascinant et intriguant qui permet à Clint Eastwood de trouver son rôle le plus complexe et le plus ambigu. Le scénario est brillant, bourré d'éléments sexuels osés pour l'époque et joue constamment avec les nerfs du spectateur jusqu'à nous offrir un final cruel souligné par une mise en scène efficace et admirablement travaillée, magnifiée par la photo de Bruce Surtees. Un grand classique trop méconnu à voir d'urgence, véritable moment de tension mettant en exergue toutes les névroses d'un groupe de femmes trop longtemps laissées à l'abandon.
La haine de l'homme, qui est depuis toujours selon quelques critiques bien informées, le sujet de ce classique; en fait un film à voir. En effet en dépit de, il est vrai, quelques détails très pénibles pour les âmes sensibles, on s'y croirait presque et tout se demandant tout le long comment ce soldat-guerrier va se sortir de ce thriller psychologique jusqu'au dénouement final.
J'ai horreur des western, c'est un fait. Mais ici, ce n'est qu'un contexte historique. L'histoire qui se déroule pourrait avoir lieu à maintes autres époques, et son mécanisme implacable fait froid dans le dos. On pense même à du Zyke par moment, à tel point que ça en est miraculeux. On peut saluer les performances des acteurs et leur courage pour s'engager dans un film aussi tortueux psychologiquement, où l'ambiguité des personnages atteint des sommets rarement vus au cinéma (on a de l'inceste, du désir refoulé, de la tentation... Le collège de jeunes filles comme on l'aime, quoi). Vraiment, ce film est un délice comme on n'en voit que rarement. A voir de toute urgence, vite !