Film qui aurait eu beaucoup plus de cachet s'il avait réalisé par un ou une français.e je pense. L'idée est bonne, la démarche honnête mais l'exécution est trop sentimentalist.
Je ne sais si Julia Roberts excellente, n’en fait pas un peu trop ou bien agit en toute liberté dans cette aventure de mère courage que le réalisateur lui confie quasiment la bride sur le cou. Elle est de tous les instants au secours de son fils junkie qu’elle veut sauver par tous les moyens, même au prix d’un sacrifice exemplaire. En délaissant alors au propre comme au figuré sa petite famille (faire valoir du drame qui se noue), la maman révèle à sa progéniture tout l’amour qu’elle lui conserve. C’est un thriller qui par moment à des éclairs de génie avant de revenir aux conventions d’un film vaguement effrayant. Ça se voit sans trop de problème, mais ça s’oublie aussi assez vite me semble-t-il… Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Quand le père (Peter Hedges) met en scène le fils (Lucas)... J'aime bien Lucas, révélé dans Manchester By the sea et Boy Erased. Ici, son jeu dramatique est un peu faible mais honnête. Il est contrebalancé par une Julia Roberts qui, elle, en fait des tonnes, pour le meilleur comme pour le pire, n'évitant pas quelquefois un certain ridicule (en passant, on ne retient pas le prénom de son personnage, Holly, puisqu'on l'appelle toujours "mom", or ça a son sens de s'appeler, à une lettre près, "Sainte"... mère). Ce film a vraiment l'allure d'un téléfilm, d'inspiration chrétienne. Sur certaines séquences, c'est très platement filmé, sans filtre, en légère plongée (l'effet fait certes plus réaliste mais ça jure avec le reste). Malgré ces déséquilibres, la sauce prend, pour qui se laisse toucher par les personnages. Pendant plus d'une demi-heure, au départ, on nous balade un peu en allongeant la mise en contexte; elle permet d'exposer la relation mère-fils et d'explorer les contours psychologiques du protagoniste, tout en offrant un bon contraste avec la deuxième partie. Mais le suspense est plutôt long à venir. Le plaisir se trouve atténué par un scénario qui se révèle somme toute, hormis certaines surprises, assez prévisible, et par une fin trop rapide, qui nous laisse un peu frustrés. L'accompagnement musical reste ténu. Les premières images du film nous plonge déréchef dans un univers de classe moyenne bourgeoise catholique traditionnelle BCBG (pour casser le cliché Whasp, bon OK on y ajoute deux noirs), histoire de nous montrer que "ça peut arriver aussi" dans ce milieu (malgré l'hypocrisie de façade, comme avec le prof), mais on nous balance ensuite l'évocation d'un passé trouble (divorce, pauvreté) pour "expliquer" le désordre du pauvre garçon. L'ensemble se regarde bien mais il y a des longueurs, pas mal de clichés et on n'échappe d'ailleurs pas à l'allégorie salvatrice chrétienne. Un divertissement social de moyen aloi.
La relation mère / fils toxico est intéressante mais elle est polluée par de trop nombreuses réactions contres nature et peu crédibles. Question de goût mais l’image numérique très brute m’a déplu.
On ne savait même pas qu’il était parti mais Ben is back ! Si on reconnaît volontiers qu’il s’agit là d’un beau rôle à la mesure du talent de Julia Roberts, en face Lucas Hedges a lui bien plus de mal à occuper l’espace. Il y a aussi de quoi se montrer perplexe concernant ce scénario qui s’appuie sur de trop grosses ficelles (ah c’est bien pratique que tout ça tombe durant les fêtes familiales !) pour qu’on adhère totalement. Malgré ses évolutions, l’histoire manque un peu d’intensité comme si le réalisateur Peter Hedges voulait avant tout se reposer sur les performances de ses acteurs. Au final, voilà qui démontre une fois encore que l’amour d’une mère n’a pas de limites ce qui n’est pas le cas de ce film.
Bon film. Excellente Julia Roberts. Après, ce n'est pas une super production, mais justement ça change. Cela met un peu de variété dans le paysage cinématographique. Je voulais le voir en VO, je me suis trompé, je l'ai vu en VF. Et bien le doublage est pas mal.
Le film de Peter Hedges, Ben is back, part des meilleures intentions pour décrire les difficiles relations entre un toxico et ses proches, mais s’embourbe dans un faux rythme de thriller peu convaincant.
Film fait pour Julia Roberts en vu de la prochaine cérémonie des Oscars. C'est l'impression que l'on ressent en sortant. Dommage. Elle reste lumineuse et grande actrice. Un rôle dramatique à sa hauteur sans pour autant retrouver l'aura de Erin Brockovich et autres bonheurs des années 90/2000. Cette femme illumine l'écran et c'est néanmoins un immense plaisir de la voir dans un tel rôle de maman super héroïne (un peu too much?). Elle joue ainsi toutes les partitions en 2h de temps. Son partenaire Lucas Hedges lui tient la dragée haute. Le film n'est pas pour autant un conte de Noël sirupeux où tout finirait bien. Il ose aller côtoyer quelques vérités sur les drogues, jusqu'aux bas fonds même. Dommage aussi que la fin s'étire avec une dernière scène peu crédible spoiler: qui, pour le coup, semble avoir voulu aller trop loin dans le misérable.
Le scénario avance un peu dans le vide, s'essoufflant rapidement en terme de dialogues et de rythme. Retour peu gagnant pour Julia Roberts mais à qui on pardonne tout !
Deux fois des événements extérieurs m'ont empêché d'aller le voir : j'ai bien fait d'insister. Alors qu'il n'aurait pu être qu'un énième drame familial sur les ravages de la drogue, « Ben is Back » apparaît d'emblée comme beaucoup plus intéressant. Sans être trop complexe (mais quand même un minimum), le scénario offre un suspense original, intéressant et relativement imprévisible. Ni trop romancé ni trop réaliste, l'intrigue fait la part belle à ses personnages tout en proposant des enjeux suffisamment forts pour que l'on s'y attache jusqu'au bout, personne (pas même l'héroïne) n'étant idéalisé, leurs doutes, leurs hésitations rendant leur comportement résolument humain. Peut-être aurait-il fallu développer légèrement les seconds rôles (et encore, il s'agit avant tout ici d'une relation mère-fils), tandis que certains trouveront sans doute la fin spoiler: consensuelle (en même temps, il n'y avait pas cinquante possibilités!), mais Peter Hedges la tourne avec beaucoup de sobriété, concision, la rendant assez touchante. Dommage, en revanche, que dans le dernier tiers, les images deviennent parfois étrangement amatrices : je ne sais pas si c'était un choix esthétique dans une logique nocturne plus naturaliste, mais j'ai trouvé ça totalement inutile, voire gênant. Maintenant, c'est la seule vraie réserve que je peux faire ici, Julia Roberts y trouvant son plus beau rôle depuis longtemps, bien secondée par un Lucas Hedges confirmant un avenir s'annonçant radieux. Une réussite.
Un drame familial poignant sur l'amour inconditionnel d'une mère (interprétée par une formidable Julia Roberts) à son fils en plein sevrage contre son addiction à la drogue. Le problème c'est quand le film se transforme en polar moisi.
Ce film est un huit clos dans le temps puisque l’action, drame haletant, se déroule en moins de 24h. Ce format est rare et apporte une certaine authenticité et beaucoup plus d’inquiétude au déroulement de cette « chasse ». Le plus est le choix des acteurs.
LE CHOIX D'AIMER. Oh bonne mère, le minot est de retour, le couteau dans la sève, écorché dans l'écorce, les yeux des funéraires. Ben et Julian ne craignent degun. Hedges père et fils droit au but.
Si le début du film se révèle être excellent, la suite ne l'est pas. C'est fortement dommageable. Il y avait matière à faire bien mieux. Le casting est intéressant même si il disparaît au fur et à mesure. L'héroïne principale est excellente et son fils dans le film n'est pas en reste. Les filles elles sont trop grosse dans le film au fur et à mesure qu'ils avancent. Du coup, c'est moins intéressant.
Julia Roberts est très convaincante en mère courage , prête à tout pour sauver son fils de l’enfer de la drogue....mais le film n’arrive pas à nous émouvoir ....pour qu’elle raison? Je ne saurais le dire....