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btravis1
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2,5
Publiée le 16 mai 2019
Ce qui est assez étrange ici, c'est que le regard du film paraît très masculin. L'histoire n'est pas des plus intéressantes mais la photo est très réussie. Après difficile de comprendre la non-réaction du mari trompé et surtout ce que lui apporte cette relation maritale humiliante.
La présence de Noémie Merlant, toujours sublime au passage, qui plus est dans le plus simple appareil, ne rend en aucun cas le film regardable, film que je n'ai pas forcément compris avec ses anachronisme "voulus" au niveau musical... Dommage
Un film à l'esthétique soignée, un face à face amoureux et surtout érotique dans le Paris bourgeois du début 1900, de belles images d'un photographe qui fixe la nudité du début du siècle........le tout sur fond de musique ultra moderne .
« Curiosa » est un exercice de style intéressant, bien qu'un peu trop formel et académique à mon goût. La réalisatrice française Lou Jeunet (dont je n'avais jamais entendu parler) adapte à l'écran l'histoire vraie de Marie de Régnier et Pierre Louys, deux jeunes prodiges de la littérature française de la fin du 19ème siècle. Également passionné de photographie, ce couple illégitime explore ce nouvel art en le mêlant à un érotisme torride (pour l'époque, en tout cas). Le résultat à l'écran est vraiment superbe, d'autant que la cinéaste fait preuve d'une belle maîtrise technique et artistique... le contraire aurait d'ailleurs été totalement rédhibitoire, vu les nombreuses scènes de nudité. Le seul problème vient du manque de rythme qui fait qu'on finit par s'ennuyer un peu, malgré l'évidente qualité de l'ensemble. Ceci dit, pas de panique... bien que ce genre de film ne soit pas vraiment ma tasse de thé, je dois reconnaître que l'histoire se révèle touchante et ne manque ni de style, ni d’intérêt historique. L'engagement total (et sans doute peu évident au départ) des deux acteurs principaux n'y est sans doute pas pour rien.
C’est un film délicieusement amoral et à l’érotisme tout aussi subtil que troublant que nous offre Lou Jeunet pour son premier long métrage…Déjà en soi, l’affiche du film est plus que suggestive…Lou Jeunet assistée de Raphaëlle Desplechin adapte avec quelques libertés la passion adultère entre Marie de Heredia et Pierre Louÿs…Marie de Heredia est l’un des trois filles de José Maria de Heredia, ce grand poète de la fin du XIX ème siècle…à qui nous devons entres autres Les Conquérants « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal… » souvenirs de nos années d’école primaire…Hélas José Maria de Heredia est un panier percé…sa femme Louise veille au grain et en bonne chasseuse de dot , « vend » sans complexe sa fille Marie à Henri de Régnier (interprété par l’impeccable Benjamin Lavernhe à l’abnégation touchante), autre poète , fortuné… un peu collé monté au sens propre et au sens figuré , , un bourgeois honnête et droit, dépourvu de toute fantaisie mais conforme à leur rang et qui accepte d’éponger les dettes de son beau-père…Ce mariage est loin d’être heureux, car à peine deux ans après son mariage, Marie entretient une relation régulière avec Pierre Louÿs , poète et romancier, érotomane et grand voyageur, l’un des meilleurs amis d’Henri de Régnier, auteur entre autres de La femme et le Pantin , (qui figura parmi les tous premiers livres de poche…et lecture plus ou moins clandestine au lycée) …et qui inspira plusieurs réalisateurs, comme Joseph Von Sternberg, Julien Duvivier ou Luis Buñuel… . C’est avec lui que Marie va vivre une initiation à l’amour et à l’érotisme à travers la liaison photographique et littéraire qu’ils s’inventent ensemble…Pierre Louÿs a découvert la photographie alors naissante et entre le pygmalion et la fausse oie blanche nait une relation perverse, autour de la photographie et des séances de pose suggestives que les deux amants organisent...mais pour Pierre, les femmes ne sont que des objets qu’il collectionne et dont il consigne les performances dans un cahier qu’il est fier d’exhiber à ses amis, ....Si Marie de Régnier apprend avec Pierre Louÿs le plaisir, le désir, le feu, elle apprend aussi la liberté. Et le récit biographique entrepris par Lou Jeunet s’émancipe lui aussi progressivement du triangle amoureux, classique, pour devenir le récit d’émancipation précoce d’une jeune femme qui s’affranchit des règles par une passion initiatique. Noémie Merlant, dans ce rôle, irradie, voluptueuse, troublante et audacieuse. Elle ne s’exhibe pas, elle se met à nu dans la plénitude de la jeunesse de son corps. Curiosa est un premier film joliment sensuel, d’amour, de chairspoiler: et de cul , qui déshabille avec audace ses jeunes actrices, jusqu’à la chanteuse Camélia Jordana, dans le rôle d’une prostituée algérienne aux courbes de généreuse odalisque. Lou Jeunet redonne vie aux photographies empruntées à l’album de ce collectionneur fétichiste qu’était Pierre Louÿs, fasciné et obsédéspoiler: par le cul de la femme …. Une reconstitution d’époque soignée, et un jeu érotique subtil, passant par la photo et la littérature… dans une recherche plastique constante. Jeu sur les cadres, les textures (de la peau, des étoffes, du mobilier...), le son, tout y passe, quitte à parfois tomber dans une certaine préciosité. On ne se plaindra pas de cette envie d’images et de beau…
Bien filmé, bien monté, bien sonorisé. Mais ces chassé-croisés sexuels ne parviennent pas à maintenir l'intérêt du fait de la minceur du scénario. Il ne suffit pas de filmer de beaux corps nus (à part celui, flasque, de Camélia Jordana) pour faire un bon film.
L’intérêt de consacrer un film à Pierre Louÿs et sa muse réside peut-être moins dans la volonté d’éclairer d’un jour nouveau un artiste controversé et plutôt méconnu que dans la construction d’une histoire d’amour scandaleuse où le scandale serait partagé entre l’homme et la femme, serait introduit par lui puis prolongé et sublimé par elle. Marie de Régnier ne se présente jamais comme soumise au poète et photographe, seulement dépendante de lui comme d’un amant dont elle ne peut se passer : sa libido en dépend. Dans les bras et sous les flashs de Louÿs, la femme explore son désir sexuel en lui laissant libre cours ; elle découvre son corps et le potentiel érotique qu’il contient ; elle s’épanouit et devient autrice, soucieuse de partager cette expérience de dépossession et de reconquête de soi par les mots et ce à quoi ils renvoient. Lou Jeunet met en scène l’érotisme comme un art légitime et qui n’a rien à voir avec la pornographie, dont la finalité n’est plus esthétique mais platement sexuelle. Ce faisant, la réalisatrice refuse de disqualifier les passions éprouvées par Louÿs et son entourage au nom d’une quelconque morale : elle ne les juge pas, non elle communique et communie avec eux par l’art. Car son film est aussi iconoclaste que les mots et les images conçus par l’auteur des Chansons de Bilitis. Pour restituer l’esprit plein de décadence fin de siècle marqué par le goût pour la mystification, Curiosa rassemble les contraires et cultive les contrastes : certaines séquences tutoient l’onirisme et sont portées par une musique électronique envoûtante qui semble se nourrir de la jeunesse des personnages. Il y a une vraie impertinence, tonale d’abord, figurative ensuite, puisque la nudité est explicite, frontale, crue. Belle. Lou Jeunet ne justifie rien, elle se propose de partager une fascination pour le corps et les variations imgagogènes que la lumière exerce sur lui. On en ressort amoureux d’une actrice – formidable Noémie Merlant – et d’un acteur – formidable Niels Schneider –, amoureux de l’humain ici croqué avec volupté et talent.
Thème intéressant, casting également... un film qui commence bien ... mais qui malheureusement s épuisé et s enfoncé dans un scénario sans intérêt et convenu. Dommage
Un merveilleux film, qui nous transporte dans un Paris oublié. Très beau travail sur la lumière et les cadrages. Une histoire passionnée et sulfureuse à l'heure du début de la photographie. A ne pas manquer!
Un très beau film, subtil, raffiné, cru, émouvant, malicieux et féministe en diable ! Soutenu par un casting de choix : Noémie Merlant, Benjamin Laverhne et Amira Casar rayonnent, un scénario et une réalisation très maîtrisés par Lou Jeunet. La photo et la musique ne sont pas en reste : une grande réussite !
Le film est maitrisé de bout en bout, la direction d’actrices et d’acteurs est impeccable, tout le film est d’une grande beauté : les costumes, les intérieurs soigneusement décorés des appartements parisiens, les coiffures élaborées. On sent une œuvre travaillée, stylisée (y compris avec le travail sur la musique du film qui apporte une certaine modernité). Le seul regret est finalement que le film est trop court, le montage parfois trop efficace, les scènes trop rapides. On regrette aussi que le film ne soit pas disponible en Blu-ray, c’est difficilement compréhensible.
Quelle réussite ! Passions amoureuses, débuts de la photographie, littérature, érotisme avec des décors, des prises de vues et des costumes magnifiques. Interprétation magistrale de Nils Schneider et de Camélia Jordana, mais tous les autres acteurs sont très bien aussi. Un immense plaisir cinématographique ! Bravo à toute l'équipe !
De très beaux plans, des scènes plus que coquines ou l'érotisme flirt avec l'art. Un joli film agréable, des acteurs jouant juste mais pas transcendantalement non plus.