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Enfin une cinéaste qui n'a pas peur de filmer les corps, tout en restant dans la délicatesse, des prises de vue inattendues, des costumes, et une photographie en adéquation avec toute la poésie qui en ressort...
« Curiosa » est un exercice de style intéressant, bien qu'un peu trop formel et académique à mon goût. La réalisatrice française Lou Jeunet (dont je n'avais jamais entendu parler) adapte à l'écran l'histoire vraie de Marie de Régnier et Pierre Louys, deux jeunes prodiges de la littérature française de la fin du 19ème siècle. Également passionné de photographie, ce couple illégitime explore ce nouvel art en le mêlant à un érotisme torride (pour l'époque, en tout cas). Le résultat à l'écran est vraiment superbe, d'autant que la cinéaste fait preuve d'une belle maîtrise technique et artistique... le contraire aurait d'ailleurs été totalement rédhibitoire, vu les nombreuses scènes de nudité. Le seul problème vient du manque de rythme qui fait qu'on finit par s'ennuyer un peu, malgré l'évidente qualité de l'ensemble. Ceci dit, pas de panique... bien que ce genre de film ne soit pas vraiment ma tasse de thé, je dois reconnaître que l'histoire se révèle touchante et ne manque ni de style, ni d’intérêt historique. L'engagement total (et sans doute peu évident au départ) des deux acteurs principaux n'y est sans doute pas pour rien.
Passez votre chemin, un film ennuyeux au possible. J'ai réussi à regarder jusqu'à la fin, un véritable exploit. Même les piètres scènes de sexe n'ont pas réussi à m'extirper de l'ennui. Je ne mets aucune étoile, tellement le scénario est ridicule.
Nul. L'histoire d'une pauvre fille très influençable qui pense qu apprendre à donner du plaisir aux hommes suffit à les rendre amoureux. Aucune empathie pour elle. Quant à camélia Jordana, bonjour la vision des algériennes de l'époque prêtes à coucher avec tous les hommes blancs qu elle croise pour pouvoir rester en France ,joli message quand on voit les causes qu elle défend dans la vie. Film niais , qualité du son digne d'un court métrage étudiant. Pourquoi faire un film là dessus ?
Librement inspirée de la relation entre les auteurs du XIXe siècle Pierre Louÿs et Marie de Régnier, "Curiosa" s'intéresse à l'initiation à l'amour et à l'érotisme d'une jeune femme. Il y a d'un côté l'amour d'une femme pour un homme et de l'autre, la passion d'un homme pour le corps des femmes. Pierre est incapable de se satisfaire d'une seule femme donc il enchaîne les conquêtes que ce soit au niveau professionnel ou privé. Une situation que Marie a du mal à accepter étant folle amoureuse de lui même si elle a dû épouser un autre homme par défaut. En parlant de l'éveil sexuel, Lou Jeunet aborde un sujet intergénérationnel et propose un film très sensuel et plein d'érotisme. La particularité, si on peut appeler ça ainsi, c'est que tout est montré et raconté à travers les actes d'un homme. On a l'impression d'assister à un fantasme masculin alors que le film est bien réalisé par une femme. En tant que tel, ça aurait été bien de développer cette emprise émotionnelle qu'à cet homme sur cette femme. C'est un point vraiment sous-développé dans le film, la réalisatrice préférant s'attarder sur le côté érotique assumé de son film. Lors de la première partie sur le triangle amoureux, le film fonctionne bien grâce à des scènes joliment filmées sans vulgarité et des acteurs qui mettent la bonne intensité dans leur jeu par contre, les faits deviennent redondants vers la moitié de l'histoire avant une dernière partie ennuyeuse et sans grand intérêt. Derrière ses scènes pleines de sensualité, "Curiosa" est un film très moyen qui ne raconte finalement pas grand-chose.
J’ai eu beaucoup de mal.
Le rythme est géré de manière très étrange et qui marche moyennement. Les idées en matière d’images et de mise en scène sont basiques, on ne voit pas vraiment où le film nous mène, on reste sur sa fin, mais pas de manière positive.
Je suis passée à côté, et je n’ai juste pas compris l’intérêt d’un tel film, autant dans la réalisation que dans le fond.
En revanche, la temporalité est assez intéressante.
Après il reste à voir, pour se forger sa propre critique.
Le rythme est géré de manière très étrange et qui marche moyennement. Les idées en matière d’images et de mise en scène sont basiques, on ne voit pas vraiment où le film nous mène, on reste sur sa fin, mais pas de manière positive.
Je suis passée à côté, et je n’ai juste pas compris l’intérêt d’un tel film, autant dans la réalisation que dans le fond.
En revanche, la temporalité est assez intéressante.
Après il reste à voir, pour se forger sa propre critique.
Un très beau film, passé inaperçu et qui est pourtant une perle rare dans le cinéma français. Tout d’abord un sujet très intéressant : le trio principal, quoique très célèbre, n’est plus très présent dans l’histoire : J.M. De Hérédia, poète , membre de l’académie française, , n’est plus étudié , Pierre Louys, reste surtout connu par les adaptions cinématographiques de ses livres « Bilitis » de Hamilton ou la « Femme et le pantin », de Buñuel, et Marie de Reigner , très célèbre à son époque , est une écrivaine oubliée. Mais le film est une réussite par sa mise scène, moderne, impressionniste, illuminée. Un mélange de genre, film en habit ; costumes et décors d’époque, mais alternant le moderne, des angles de prises de vue très originaux, des gros plans , des digressions poétiques.. Et surtout un érotisme flamboyant, onirique, c’est le premier film de femme où je ressens un érotisme « différent », les jeux avec la chevelure de Camilla Jordana (très bonne), des plans de miroir montrant des toisons luxuriantes, des poses lascives pour des séances photos très belles, des plans de nus masculins aussi du très beau Niels Schneider , on ne dénude pas que le corps des femmes, mais aussi les attributs masculins. C’est radieux et envoutant. Au niveau musique : une superbe bande son électro de Arnaud Rebatini, que j’ai découvert à cette occasion et dont je me régale maintenant. Lou Jeunet a réellement un grand talent et tout le film est un régal, comme un cadeau inattendu du cinéma français, une pépite. Bien sûr les trois acteurs principaux sont excellents , Benjamin Lavernhe en mari impuissant , mais voyeur excité, et la très belle Noémie Merlant éblouissante , sexy, envoutante , au corps profondément sensuel , qui a tout d’une très grande. . . Bravo encore à Lou Jeunet, en attendant impatiemment un prochain Opus .
L’intérêt de consacrer un film à Pierre Louÿs et sa muse réside peut-être moins dans la volonté d’éclairer d’un jour nouveau un artiste controversé et plutôt méconnu que dans la construction d’une histoire d’amour scandaleuse où le scandale serait partagé entre l’homme et la femme, serait introduit par lui puis prolongé et sublimé par elle. Marie de Régnier ne se présente jamais comme soumise au poète et photographe, seulement dépendante de lui comme d’un amant dont elle ne peut se passer : sa libido en dépend. Dans les bras et sous les flashs de Louÿs, la femme explore son désir sexuel en lui laissant libre cours ; elle découvre son corps et le potentiel érotique qu’il contient ; elle s’épanouit et devient autrice, soucieuse de partager cette expérience de dépossession et de reconquête de soi par les mots et ce à quoi ils renvoient. Lou Jeunet met en scène l’érotisme comme un art légitime et qui n’a rien à voir avec la pornographie, dont la finalité n’est plus esthétique mais platement sexuelle. Ce faisant, la réalisatrice refuse de disqualifier les passions éprouvées par Louÿs et son entourage au nom d’une quelconque morale : elle ne les juge pas, non elle communique et communie avec eux par l’art. Car son film est aussi iconoclaste que les mots et les images conçus par l’auteur des Chansons de Bilitis. Pour restituer l’esprit plein de décadence fin de siècle marqué par le goût pour la mystification, Curiosa rassemble les contraires et cultive les contrastes : certaines séquences tutoient l’onirisme et sont portées par une musique électronique envoûtante qui semble se nourrir de la jeunesse des personnages. Il y a une vraie impertinence, tonale d’abord, figurative ensuite, puisque la nudité est explicite, frontale, crue. Belle. Lou Jeunet ne justifie rien, elle se propose de partager une fascination pour le corps et les variations imgagogènes que la lumière exerce sur lui. On en ressort amoureux d’une actrice – formidable Noémie Merlant – et d’un acteur – formidable Niels Schneider –, amoureux de l’humain ici croqué avec volupté et talent.
J'ai trouvé ce film formidable et nous fait plonger a l'epoque ..... de très belles scenes , de bonne musiques ...On est envouté .. .Je recommande de le voir a 100% .... bravo .
Un film qui se regarde comme une peinture, grâce à des plans sublimes, sensuels, sulfureux. Noémie Merlant est magnifique, d'un naturel et d'une beauté exceptionnels. Agréable à visionner grâce à une somptueuse photo et une brochette d'acteurs et d'actrices excellents.
Voilà un beau film, un érotisme et une sensualité vraiment bien maîtriser, la photo vraiment soigné, acteurs et scénario agréables a voir. Mérite mieux.
film très pauvre, assez niais et creux. Prétexte à des scènes érotiques d'un commun sans égal. Il fallait vraiment qu'il pleuve pour que je ne sorte pas de la salle.
Un film très intéressant ! Il raconte la relation clandestine qu'entretient Marie de Heredia avec le poète, photographe, érotomane Pierre Louys. Follement éprise, Marie souffre du comportement de Pierre Louys. C'est bien interprété, très bien éclairé. La musique contemporaine s'intègre très bien au film . Les comédiens sont très justes. Bref : un film a voir (Un seul bémol : je trouve que la comédienne interprétant Marie manque de sensualité et ainsi manque de crédibilité dans ce rôle-ci ... )
Une photographie poétique avec des plans floraux intercalés. Une bande son détonante et pourtant adaptée à l'atmosphère labyrinthique. L'histoire érotique d'une artiste qui s'épanouit dans la volupté.
Singulier triangle amoureux et littéraire que celui de Curiosa avec l'écrivain Paul Louÿs, la romancière Marie de Heredia et le poète Henri de Régnier. Le premier est l'amant de la deuxième qui est l'épouse du troisième lequel est le meilleur ami du premier. S'y ajoutent ponctuellement la maîtresse algérienne de Louÿs et sa future femme, soeur de Marie. Ouf. Outre ses talents d'auteur, Paul était un séducteur patenté et un érotomane distingué. C'est principalement cet aspect-là, via la photographie, que met en avant le premier long-métrage de Lou Jeunet de même que sa liaison passionnelle avec Marie qui y acquiert son émancipation sexuelle. Il faut bien que les corps exultent mais la chair est plus triste que sensuelle malgré les efforts de la réalisatrice qui habille la nudité des amants par une musique électronique volontairement anachronique. Modernité que de crimes on commet en ton nom. Faussement osé, d'un érotisme répétitif et plat, le film cache sous ses atours audacieux un scénario banal qui ne parvient pas à faire comprendre la personnalité profonde de Louÿs et de sa très chair amie, pas plus que du mari trompé et complaisant. Ce pourrait être un vaudeville mais le film se prend très au sérieux avec sa reconstitution d'époque, sa mise en scène souvent maniérée et ses dialogues ampoulés. L'interprétation de Noémie Merlant (qui est beaucoup plus vibrante dans Portrait de la jeune fille en feu) et de Niels Schneider, même fréquemment dépouillés de leurs vêtements, donne quelques couleurs à Curiosa mais ne l'empêche pas d'être assez ennuyeux.
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