Etienne Chatillez qui a un peu disparu du paysage depuis que ses films font moins recettes, revient en cette année 2019 avec "Tanguy, le retour" qui permet à ceux qui ont aimé le premier film de 2001 de voir ce qu'est devenu le grand dadais près de vingt ans après son départ pour la Chine. Ses parents (André Dussolier et Sabine Azéma) coulent des jours heureux de retraités aisés quand le fiston débarque de Chine avec sa fille suite au départ brutal de son épouse. On connait la recette, les choses vont donc se mettre assez rapidement en place. La surprise n'est plus là mais on sourit encore à cette suite sans doute dispensable mais qui est loin d'être déshonorante si on la compare avec le niveau moyen actuel des comédies françaises.
18 ans après la sortie du premier "Tanguy", Etienne Chatiliez a eu manifestement envie de nous raconter la suite des aventures de cet homme qui n'arrivait pas à quitter le nid familial même à 28 ans... Tanguy a désormais 44 ans et il vit maintenant en Chine avec son épouse Meï et sa fille de 16 ans Zhu. En France, un soir que Paul et Edith vivent tranquillement leur retraite devant une série télé, Tanguy débarque : sa femme l'a quitté, il cherche asile pour sa fille et lui pour (soit disant) quelques jours... Le cauchemar du rejeton qui revient s'incruster longuement chez papa-maman recommence alors... Le film de 2001 ne m'avait pas enthousiasmé plus que cela à l'époque, on retrouve ici toutes les ficèles comiques du premier volet. Les personnages secondaires (y compris celui de Tanguy) ne sont pas vraiment convaincants, le seul vrai côté savoureux est le couple Sabine Azéma-André Dussollier délicieusement énervé de voir leur fils à nouveau à la sauce incruste. Divertissant mais pas très innovant non plus. Site www.cinemadourg.free.fr
Une suite plutôt distrayante dans laquelle on sourit plus qu'on ne rit, qui s'essouffle vers la fin mais qui vaut surtout le coup d'oeil pour le cabotinage savoureux du duo Azéma/Dussollier.
Si on retrouve les personnages avec plaisir, cette suite a cependant perdu le mordant du premier volet. La mise en place est longue et quand la guerre est enfin déclarée, ce n'est que pour recycler les gags et les vacheries du premier.
Sur le papier, on peut légitimement s’interroger sur la pertinence de faire une suite à « Tanguy ». Le premier film fut un succès mérité, et comme souvent avec Etienne Chatilliez, son sujet est devenu un mot du langage courant (on sait tous ce qu’est un Tanguy, comme on connait tous des Le Quesnoy, des Groseille ou des Taties Danielle) mais le premier film avait tout dit et avait fait le tour de la question. Sauf que depuis « Tanguy », un autre phénomène de société se répand : les quadragénaires qui reviennent chez papa-maman, poussé par les aléas de la vie. Du coup, pour Chatilliez, la tentation aura été trop forte et Tanguy est lui aussi de retour. Le film est assez court, à peine plus d’1h30 et pourtant il semble tirer un petit peu en longueur, la faute probablement à un scénario qui se répète beaucoup et met pas mal de temps à sortir du circuit fermé dans lequel il tourne. C’est honnêtement réalisé, c’est empreint d’un humour noir très efficace et au final, le film passe bien, quand on le prend dans sa globalité. Même s’il semble tourner un peu en rond comme je l’ai dit, au moins il ne connait pas de baisse de rythme. Certes, les rebondissements sont un peu téléphonés et on trouve qu’Edith et Paul mettent décidément beaucoup de temps à comprendre que leur fils n’a pas changé, mais une fois la situation bien posée, l’enchainement des évènements (ou des catastrophes, si l’on regarde les choses du point vue des parents de Tanguy) gagne en vitesse et la situation devient vite incontrôlable pour eux. C’est sans doute cette exagération qui nuit un petit peu au scénario, par rapport au premier film. C’était sans doute un défaut inévitable, si le premier film tenait la route point de vue crédibilité, le second pêche un peu. Comme je l’ai dit, le premier film ayant fait le tour de la question, il fallait aller beaucoup plus loin pour ne pas se répéter, et du coup le scénario en fait trop. Il y avait peut-être mieux à faire avec la galerie de personnages nouveaux, comme la fille de Tanguy, la très sérieuse et responsable Zhu qui est si sage qu’elle en devient inquiétante, si polie qu’elle en devient obséquieuse. C’est une autre version du premier Tanguy, en jeune fille asiatique donc forcément un peu différente. Reste que son rôle ultra stéréotypé aurait peut-être mérité mieux. Le film joue beaucoup sur l’humour noir et presque cruel de la situation, et c’est ce qu’on préfère dans les films d’Etienne Chatilliez. Edith et Paul redeviennent méchants envers Tanguy et Zhu, presque trop pour qu’on y croit vraiment spoiler: (le coup du vélo). Sauf que cette fois, le destin va leur rendre la monnaie de leur pièce avec le rebondissement le plus réussi du film que je pourrais illustrer par une métaphore à la Tanguy : « Bien mal acquis ne profite jamais ». La fin du film est plus aigre que celle du premier film, je ne sais pas si on peut parler de happy end. Elle est outrancière comme on pouvait le croire, mais elle fonctionne malgré tout. Au casting, on retrouve le trio du premier film, Eric Berger en Tanguy indécrottable est une véritable tête à claque (de ce point de vue rien n’a changé), Sabine Azéma et André Dussollier font le job avec le professionnalisme qu’on leur connait. Il y a quelques seconds rôles intéressant, outre Emilie Yili Kang dans le rôle de Zhu, il y a les copains de golf du couple qui regardent tout cela de l’extérieur et commentent les évènements à la façon des deux vieux du Muppets Show : lucides et vachars. Au final, que penser de « Tanguy le retour » ? Et bien que même si c’est une suite parfois maladroite, pas toujours d’une finesse exquise, on a malgré tout un plaisir sincère à retrouver le trio Tanguy-Edith-Paul, et le duo immaturité/méchanceté qui va avec. C’est moins pertinent mais c’est toujours très drôle, et pour une comédie, c’est déjà pas mal.
Le film met du temps à "démarrer" et il offre un scénario un peu trop similaire au premier mais en moins bien. On ne rigole quasiment jamais sauf quand spoiler: survient l'accident en vélo soit vers la fin du film. Je pense qu'ils étaient en manque d'idées pour cette suite !
Ce deuxième opus (à l'époque le premier laissa une empreinte sympathique à défaut d'être inoubliable) donne la désagréable impression de s'adonner au remplissage mais sans contenir le moindre ressort comique. Quant à la seule bonne idée du script (l'inversion des rôles avec les parents qui deviennent dépendants), elle est terriblement mal exploitée.
Cette suite est la parfaite illustration de ce qu'il ne faut pas faire : la suite d'un carton du box-office, un marqueur même de notre société. Car forcément, les comparaisons, inévitables, sont cruelles. Si l'enthousiasme des acteurs reste perceptible, il ne suffit vraiment pas à donner un allant suffisant à cette histoire, histoire qui souffre d'une écriture bâclée aux situations improbables et peu crédibles, avec des dialogues creux pour un humour surfait. Bref, un vrai carnage.
Tanguy le retour arrive à nous proposez une suite qui s'accorde au premier. Néanmoins, on retrouve le même type de situation ce qui fait que ce suite ressemble trop au premier même si elle intègre de nouveaux personnages qui donnent un peu de fraîcheur.
L’envie de faire une suite n’est pas toujours une idée de génie. La preuve avec ce Tanguy, le retour 18 ans après ! On prend les mêmes et on recommence, pas d’idée de scénario, réalisation laborieuse et gag réchauffée, le premier était moyen mais bénéficiait de la sympathie de l’histoire, ici il n’en est plus. Pourquoi ne pas avoir inversé les rôles avec un Tanguy n’arrivant pas à se débarrasser de sa fille et cherchant l’aide de ses aînés ? Ou encore, des parents âgés devant vivre chez Tanguy et lui, cherchant à les faire aller en maison de retraite. Cette vengeance par inversion des rôles aurait donner plus de piquant à cette comédie et aurait apportée une bonne conclusion.
Une suite plutôt bien réussie..mais évidemment on ne retrouve plus l’originalité du premier volet...normal...plus l’effet de surprise.... Pourtant on sourit encore ....Et Sabine Azema et Dussolier sont irrésistibles.....
une suite pas à la hauteur du premier opus, car il y a plus trop d'effet surprise mais on rigole quand même à pas mal de passages et on passe un bon petit moment. voilà, bien mais pas extraordinaire aussi.
Moins de dix minutes après son arrivée, Tanguy m'exaspérait déjà ! Je retrouvais, en moins intense, les mêmes sensations que dans le premier opus. Cet agacement de se retrouver coincé par son mioche qui refuse de prendre son envol. Insupportable ! Cette fois-ci, l'effet de surprise fonctionne moins bien, d'autant que les gags résonnent comme des répliques de l'histoire sortie dix-huit ans plus tôt. J'ai noté cependant quelques répliques en écho à ma vie, mais pas dans le sens présenté dans le film. Par exemple lorsque Paul (André Dussollier) se veut philosophe : "Si on ne peut pas compter sur ses parents en cas de coup dur, on se demande sur qui on peut compter." Oui, c'est vrai ça, on se demande... Ou encore lorsque Tanguy (Éric Berger) déclare : "Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille." Ah bon ?! Ou plus prosaïquement lorsque Édith (Sabine Azéma) s'exprime sur les affres de la vieillesse : "Après cinquante ans, si t'as mal nulle part, c'est que t'es mort." Les parents Français pourront aussi profiter d'une leçon d'éducation à la chinoise, en voyant le comportement exemplaire de Zhu (Émilie Yili Kang). Le film fait aussi la part belle aux citations tirées de la culture chinoise, qui invitent à réfléchir, comme : "Le moment que te donne le hasard vaut mieux que le moment que tu as choisi." Au final, on passe un bon moment avec ce retour, sans la surprise de l'aller.
Une suite qui reprend les mêmes ingrédients que le premier film. Sans être mauvais, ce Tanguy 2 n'apporte rien de plus à ce qui a été fait. Ca se regarde mais c'était largement dispensable.