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Un visiteur
0,5
Publiée le 31 juillet 2013
Un film qui provoque des baillements intempestifs quand il n'est même pas l'heure d'aller dormir ne saurait être bon. L'histoire n'a pas grand interêt, les gags ne fonctionnent pas, la restauration n'est pas bonne. Et même quand on regarde avec un oeil cinéphilique ça ne fonctionne pas non plus. Travail extraordinaire sur le son avons nous lu ! Sans doute... mais pas de quoi nous passionner pendant la durée du film dont la projection a été pour moi un supplice. L'histoire du cinéma se réecrit sans cesse (comme celle de la musique, de la peinture, de la littérature...) Rien n'est figé et interrongeons nous objectivement sur la place de Tati dans cette histoire, n'ayons pas peur des tabous. La production de Tati est au moins surévalué.
Jour De Fête c'est l'histoire d'un facteur qui, après avoir vu les perfs invraisemblables de super postman américains, décide de se prouvez qu'il n'en est pas moins capable. Du grand Tati avec comme toile de fond la vie trépidante d'un village de campagne avec toute ses habitudes et ses petites originalité. C'est drôle du début à la fin, et les facéties de notre facteur préféré sont toute aussi drôles les unes que les autres. Le bar, la courses cycliste, les fameuses info au ciné... Et puis toutes ces petites chose bien observés qui font de Tati un génie du Cinéma. Toujours marrant, jamais méchant ni lourdingue, un classique intemporel qui se regarde autant de fois que l'on veut sans jamais lassé.
Ne l'ayant pas revu depuis longtemps j'avais envie de revoir Jour de fête dont j'avais gardé un bon souvenir en tête mais force est de constater que cette nouvelle vision est un peu décevante. Tati réalise une bien sympathique comédie champêtre montrant une France rurale, tendre et gentille mais les gags ont du mal à réellement nous faire rire de nos jours cependant Tati crée un film dynamique notamment dans sa dernière demi-heure, le milieu de Jour de fête possède un creux mais le début est cocasse comme ce gag simple du gars qui louche. Un classique du cinéma français à découvrir.
Une comédie réalisée par Jacques Tati en 1949, qui marque le premier long-métrage du réalisateur, et relate une fête patronale dans un village de province après la Libération. Un film champêtre et atypique, fleurant bon la douceur de vivre, qui a malheureusement perdu de sa fraîcheur, présentant un humour devenu aujourd'hui désuet, entre gags insipides et lourds, et dialogues répétitifs et soporifiques. La première réalisation d’un Jacques Tati dont l’esprit visionnaire et le génie se révéleront davantage quelques années plus tard dans "Les vacances de Monsieur Hulot" ou encore "Playtime" pour atteindre leur paroxysme dans "Mon oncle" !
Tati sait filmer et connait toutes sa grammaire cinématographique sur le bout des doigts, il n'y a au'une chose que Tati ne sache pas faire, c'est raconter une histoire ! Car ici d'histoire il y en a pas, Tati se contente de préparer des gags lourds comme des enclumes et qui tombent à l'eau. On s'ennuie a mourir, on regarde sa montre en se demandant quand va finir ce supplice. il n'y a rien qui puisse nous accrocher. Un bon travelling ne remplacera jamais un bon scénario !
Autant j'adore Playtime du même réalisateur, autant celui-la j'ai eu bien plus de mal à accrocher. C'est drôle, mais j'ai trouvé le rythme très long. Ma critique n'est pas très argumentative, mais je ne sais pas quoi d'autre ajouter. 6/10
Tati commence ici son petit parcours (dans le long métrage du moins)que d’aucuns trouvent génial. Ne partageant pas cet avis, je me contenterai de relever la pauvreté du scénario, le manque d'ouverture des images et la mégalomanie du bonhomme. Quant au fait que je n’ai pas souri une seule fois, je suis d’accord, ce n’est pas un argument !
On s'emmerde, c'est lourdingue et l'humour ne fonctionne pas, (on sourit juste un petit peu pendant le dernier quart d'heure !). De plus la restauration couleur est hideuse. A obtenu le Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise en 1949 et le Grand prix du cinéma français en 1950 ce qui en dit long sur la signification réelle de ces palmes.
Difficile aujourd'hui de regarder ce spectacle : on assiste à un enchaînement de gags façon burlesque qui ne font pas (plus?) rire. L'intérêt actuel du film peut résider dans l'aspect historique, mais que c'est ennuyeux !
Les films de Tati ont ce coté magique qu'ils ne sont pas la pour nous montrer les gentils, les méchants mais seulement de nous divertir avec des situations, des expressions et voir notre facteur chercher à augmenter sa productivité nous fait passer un bon moment.
Jacques Tati, ou le Charles Chaplin français : mélangeant comique de geste et de situation en enchaînant les blagues, Tati nous fait découvrir François, facteur qui déboule la veille dune fête foraine dans un petit village et qui décide de squatter. Il va boire ( on peut dire piccoler), rentrer dans un bar en vélo, bousculer des cochons pendant sa tournée, faire tomber le poteau de la place du village Bref, François est un simple desprit : il fait tout et nimporte quoi jusqua relever le défi de faire une tournée à laméricaine. Succession de gags pas franchement originaux ( Tati qui court après on vélo et le personnage de la grand-mère qui parle toute seule sont par contre des moments classiques) Tati nous propose un film qui prend un sacré coup de vieux malgré la restauration en couleur et qui propose une lourdeur assez soporifique par moments. Un film malheureusement trop en dent de scie et irrégulier dans sa drôlerie.
En seulement six longs métrages (de 1949 à 1974), Jacques Tatischeff dit "Tati" aura réussi à laisser une trace indélébile dans le cinéma français. Il est désormais coutume de dire que les français ont Tati comme les anglais ont Chaplin et les américains ont Keaton. Associer l'homme de "Jour de fête" à ces deux géants du muet n'est pas dénué de sens tant l'engagement de Tati pour affirmer la primauté de l'image dans l'expression cinématographique est constant tout au long de son œuvre. "Jour de fête", sorti en 1949 mais tourné en 1947 dans le village de Saint-Sever-sur-Indre non loin duquel il s'était réfugié avec son ami scénariste Henri Marquet pendant l'Occupation, est un hommage au slapstick de Mack Sennett qui a vu naître le personnage de Charlot un beau jour de 1914. François, le facteur lunaire et iconoclaste qui débarque avec son vélo Peugeot de 1911 et sa sacoche pour bousculer à son corps défendant le bel ordonnancement de la fête foraine annuelle qui anime le village est dans la lignée de ces êtres hors du temps qu'aucun de leurs efforts maladroits ne parvient à intégrer au sein des sociétés occidentales qui depuis le début de l'ère industrielle sont en perpétuelle mutation. Idem pour le gag du plantage de piquet par un homme qui louche qui est une allusion à Ben Turpin grand acteur de second rôle qui hanta les courts métrages de Charlie Chaplin, finissant sa prolifique carrière aux cotés de Laurel et Hardy en 1940 dans "En croisière" de Gordon Douglas. On le constate tout au long de "Jour de fête", l'art de Tati s'inscrit dans la grande lignée des pionniers. Lors d'une rencontre à Hollywood après la cérémonie des Oscars de 1959 avec Tati, Buster Keaton dira : "Tati a pris le comique là où nous l'avions laissé et il l'a fait avancer" C'est encore d'Amérique que va venir la burlesque distribution de courrier par François qui va illuminer toute la fin du film. spoiler: Un film de propagande sur les exploits des facteurs de la Poste américaine projeté lors de la fête va en effet inciter François à initier une transformation postale.a réalité. Malheureusement ou plutôt heureusement, les excès de la veille au soir alors que la fête battait son plein vont transformer la tentative en course folle qui marque de manière brillante et définitive les références de Tati . Comme ses prédécesseurs, Tati est un fin observateur de la société qui l'entoure. Son œil aiguisé et parfois un peu cruel est aussi rempli de tendresse et de poésie. La guerre à peine terminée, le réalisateur lucide a compris que le village qu'il filme est presque déjà une résurgence du passé. Tel Albert Kahn (1860-1940), le banquier mulhousien philanthrope et mécène qui avait envoyé dès les débuts du cinématographe des opérateurs à travers le monde pour saisir des modes de vies en train de disparaître, Jacques Tati fait œuvre de témoignage avec son style si singulier empruntant aux films "parlants" de Chaplin qui plaçait des borborygmes dans la bouche de ses personnages, leur laissant intacte une expression corporelle tout aussi parlante. Mais François le facteur moins malicieux que Charlot se trouve en parenté plus directe avec l'antihéros keatonien, subissant plus qu'il n'imprime le rythme. Ce coup d'essai qui n'est pas sans quelques défauts que Tati corrigera très vite, fait déjà la part belle à la sensibilité de l'auteur pour le monde de l'enfance revendiquant ainsi le droit à la naïveté et à la maladresse dans lesquelles il puise de divines surprises. L'immense succès du film (deuxième recette française de 1949 derrière le "Jeanne d'Arc" de Victor Fleming) confortera Tati dans son choix radical mais aussi très risqué de la pantomime associée au refus d'une intrigue linéaire. Ainsi pour être en phase avec l'urbanisation galopante qui sera le sous-texte récurrent de ses films à venir, Monsieur Hulot prendra rapidement la suite pour quatre métrages qui seront autant d'alertes sur la soumission de l'homme à un progrès technique qui petit à petit le domine.
J'ai revu sans déplaisir ce Jacques Tati du tout début (1947), mais qui me parait être beaucoup moins abouti que "Les vacances de monsieur Hulot". En plus, la pellicule a beaucoup trop vieilli, malgré les efforts des techniciens du remastering. A revoir mais sans plus.
Il y a quelques semaines, j'ai montré ce film à ma fille (9ans). Elle a rit comme sa maman. Combien de films peuvent réaliser cette prouesse ?? Monsieur Tati.... chapeau bas, enfin casquette basse... enfin bravo quoi !