Guerre et Paix
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chrischambers86

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5,0
Publiée le 2 juin 2019
Oeuvre de la dèmesure, le "Guerre et paix" de Serguei Bondartchouk reprèsente d'abord, globalement, la plus belle et la plus satisfaisante des adaptations du roman de Lèon Tolstoï! Seuls des moyens illimitès d'une entreprise d'Etat permettent d'entreprendre un projet aussi ambitieux et colossal! Mais l'explorateur qu'il est, Bondartchouk ne sait trouver sa voie qu'en s'aventurant dans un univers qu'aucun autre cinèaste n'a brillè comme il l’a fait et n'a pas voulu inventer, ni rien ajouter, dans cette oeuvre de musèe divisèe en quatre parties! L'auteur de ce film mammouth est donc Tolstoï! Ce qui n'est vraiment pas certain car la mise en scène, très impressionnante, comporte plus d'une trouvaille et les scènes de bataille, de foules et de grands espaces sont de gigantesques morceaux de cinèma, souvent imitès jamais ègalès! Tout le savoir faire, toutes les possibilitès offertes par l'armèe et le cinèma ont ètè mobilisès pour montrer l'envergure de certaines scènes comme l'hallucinante bataille d'Austerlitz et surtout celle de Borodino, avec l'extraordinaire tènacitè des Russes et l'habile acharnement des français! On peut d'ailleurs remercier chaque figurant pour le travail difficile et peu ordinaire qu'ils ont fourni durant ce tournage pas comme les autres! il aurait ètè impossible par exemple de faire un tel film sans l'armèe! Suprême avantage dans ce film fleuve, les comèdiens s'expriment dans leur langue où il est difficile de ne pas craquer pour Luidmila Savelieva, complètement magique dans le rôle espiègle de Natacha, dont la camèra magnifie son visage dans la scène dèmente du bal! Acteur empesè, Bondartchouk n'en demeure pas moins un excellent Pierre Bezoukhov, traversant 400 minutes de bruit et de fureur mais aussi d'intimitè et d'illusion du bonheur! Cinèmatographiquement parlant, c'est un chef d'oeuvre digne des plus grands, où tout y est filmè avec une perfection inouïe, à l'image près, recevant à juste titre l'Oscar du meilleur film ètranger! Et ce n'est que justice tant cette fresque demeure exceptionnelle de la première à la dernière minute sans distiller le moindre ennui, et qui a dû rendre un certain King Vidor ècarlate de jalousie! Immanquable...
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2012
Pas toujours facile d’être à la hauteur de sa réputation. Film le plus cher de l’histoire du cinéma, une durée de presque sept heures (soit deux fois plus que la version de King Vidor, déjà pas un court-métrage), adaptation d’un des plus grands chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale... Il est peu dire que le réalisateur-acteur Sergueï Bondartchouk était attendu au tournant lors de la sortie en 1967.
Bonne nouvelle : la somme pharaonique dépensée durant les deux ans de tournage se ressent de manière fort positive. Décors immenses et somptueux, costumes aux couleurs resplendissantes, figurants par dizaines de milliers (dont la grande majorité prêtés par l’Armée rouge), des centaines de batteries de canons, vingt-trois tonnes de poudre, amorces et autres fumigènes pour les scènes de bataille... Nous sommes ici conviés à un spectacle impressionnant, comblant toute l’attente que nous pouvions avoir d’un tel projet. Tout aussi important (voire plus) : Bondartchouk, dans sa volonté de rester le plus proche, le plus fidèle possible au texte originel, a su retrouver l’âme, la profondeur qui rendait le roman si inoubliable, notamment en ce qui concerne les nombreux sujets traités. La mort, l’amour, le sens de la vie, la guerre, l’amitié, l’honneur, la gloire... Il semblait quasiment impossible de les traiter chacun avec autant de talent, c’est pourtant le cas, bien que certains soient logiquement plus mis en avant que d’autres. On touche même parfois au sublime lors de quelques séquences presque oniriques où le réalisateur vient par la puissance des images, la beauté de la lumière, à nous faire ressentir tout le sens de l’oeuvre d’origine. On pense alors au meilleur de Terrence Malick, aussi bien dans l’éblouissante démarche visuelle que dans la réflexion presque métaphysique, ce qui n’est pas la moindre des qualités. Hélas, le film s’avère inégal à certains niveaux. Nous songeons en particulier à l’interprétation (si Lioudmila Savelieva présente une ressemblance physique troublante avec Audrey Hepburn, la Natacha de Vidor, elle est loin d'avoir son talent), à la musique, légèrement décevante, mais surtout au fait qu’Andreï Bolkonski (plus précisément la première époque, la seconde étant bouleversante) et Pierre Bezoukhov soit un cran en-dessous des autres parties, la première pour son manque de fluidité pour passer de manière cohérente d’une séquence à une autre, la seconde pour sa vision assez primaire de l’armée napoléonienne et de son Empereur, mais aussi un discours légèrement contradictoire quant à l’absurdité de la guerre. De plus, cette volonté de rester le plus proche possible du roman de 1865 (certains parleront même de fétichisme) a aussi ses limites. Ainsi ce qui fonctionne admirablement en littérature ne réussit pas pour autant au cinéma. Nous pensons notamment à l’omniprésence de la voix-off, parfois efficace, mais trop souvent démonstrative, alourdissant la fluidité d’un propos pourtant aussi émouvant qu’intelligent. Reste que ces 400 minutes nous fascinent souvent, offrant un spectacle et une profondeur d’esprit très supérieurs à la moyenne, ainsi qu’une vision passionnante des différents enjeux historiques et géopolitiques de l’époque. Bref, de l’émotion (la scène du bal de Natacha est filmée avec une grâce et une sensibilité rare), de l’action et de la réflexion : c’est peut-être tout simplement cela, le cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mai 2010
Monumental! Grandiose! Délirant! Titanesque!
Tout les superlatif ne suffirais pas a qualifier ce film monstre du réalisateur russe Sergueï Bondartchouk adapté du chef d'oeuvre de Léon Tolstoï. Toutes les techniques, toutes les méthodes d'écriture cinématographique ont était convoqué par le réalisateur, ce qui fait que cette fresque épique est un ravissement, une expérience unique, alors certes c'est très long, c'est surcharger, l'actrice qui joue Natacha est très inférieur a Audrey Hepburn, mais rien que pour cette mise en scéne grandiose, rien que pour ces batailles, ces images marquante (l'incendie de Moscou apocalyptique a côté du quel celui d'Atlanta fait pâle figure), le film vaut la peine d'être vu, c'est un chef d'oeuvre, peu importe qu'il est vieillis, que certains passages ne serait plus fait comme ça aujourd'hui, c'est une œuvre grandiose d'une richesse pictural et thématique exceptionnel.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2014
Plus de 100 000 000 $ de budgets (sans compter l’inflation, sinon on en sera à 700 000 000), soit le film le plus cher de l’histoire du cinéma, plus de 120 000 figurants dont quelques-uns prêtés par l’armée Rouge, plus de 300 rôles, d’immenses et longues scènes de batailles d’un réalisme impressionnant, 6h44 de films, énormément de costumes réalisés avec soin… Autant le dire tout de suite, « Ben Hur », « Cléopâtre », « Les 10 commandements » ou autres grosses productions Hollywoodienne peuvent aller se rhabiller !

Finalement et bien aidé par l’état Soviétique, cette adaptation du roman de Léon Tolstoï qui nous raconte l’histoire de la Russie entre 1805 et 1820 et plus précisément durant les campagnes de Napoléon 1er tout en s’attardant sur le sort de familles de l’aristocratie russe en particulier et du peuple en général s'avère à la hauteur de tous les moyens mis en œuvre et de sa réputation.

Au bout de ses (presques) sept heures de films, on en ressort marqué, c’est (très) rare et presque unique de visionner un tel monument.

Sergueï Bondartchouk divise le film en quatre chapitres, « Andreï Bolkonski » (lui-même divisé en deux parties), « Natacha Rostov », « 1812 » et « Pierre Bezoukhov »
Déjà la longueur n’est aucunement un problème, bien au contraire il fallait au moins cela pour retranscrire la richesse du récit. Et Bondartchouk le fait à merveille, bénéficiant d’une excellente et d’une grande richesse d’écritures, il rend son récit passionnant de bout en bout, tout comme les personnages et les relations qu’ils entretiennent, notamment Pierre Bézoukhov et Natacha Rostov qui sont particulièrement attachant et intéressant. Il aborde intelligemment divers thèmes autour de la guerre, l’amour, les conventions, l’amitié ou encore le nationalisme tout en retranscrivant à merveille les enjeux qu’ils soient historique ou dramatique.

La reconstitution est extraordinaire, que ce soit au niveau des paysages, des costumes ou encore des décors et aident à rendre certaines scènes encore plus magistrales, notamment certaines batailles et surtout la fabuleuse scène de bal de Natacha. D’ailleurs, Bondartchouk ne laisse strictement rien au hasard, il est techniquement audacieux et au sommet (notamment au niveau des plan) et donne une atmosphère fascinante à son film. Il utilise aussi très bien les voix-off (comme dans cette scène de bal d’ailleurs).

Du côté des interprétations c’est impeccable et en particulier Lioudmila Savelieva (qui d’ailleurs a une ressemblance avec Audrey Hepburn, qui joue le même rôle dans l’adaptation américaine de King Vidor sorti quelques années auparavant) et Serge Bondartchouk.

Bref, c’est bel et bien un monument que nous livre Sergueï Bondartchouk, justement récompensé par l’oscar du meilleur film étranger, un magnifique et passionnant spectacle où se mêlent émotions, guerre ou encore réflexion. Du très grand cinéma.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2013
Pour le plus monumental des chefs d'oeuvre littéraires, il fallait pas moins que le plus monumental des films et cela Serguei Bondartchouk l'avait parfaitement compris. Et pour servir tout cela, on fait appel à tous les langages cinématographiques existants. Plans-séquences de gros malade, plans subjectifs, plans aériens, plans de caméra porté à l'épaule, mouvements de caméra à la grue, voix-off, etc... . En ressort comme pour le chef d'oeuvre de Léon Tolstoï, une oeuvre un peu touffue, loin d'être parfaite, mais à un tel degré de gigantisme voir même carrément de titanesque qu'on ferme sa gueule et on admire le résultat. Que dire des décors, des costumes, des accessoires, des objets, de l'ambiance (on parlait français dans la haute société russe et bien on parle français dans le film à ces moments-là tout simplement!) qui puent l'authenticité et la perfection à plein nez ??? Et de la musique ??? Et du visuel splendide ??? C'est ÉNORME. Même le plus blasé des blasés est obligé de s'incliner. Mais le mieux c'est de voir tous les films à grand spectacle hollywoodien avant celui-là car autrement là vous risquerez d'être totalement blasé devant les "Ben Hur et Cie". Les acteurs ont su rendre merveilleusement la complexité des personnages de Tolstoï, le film a su nous montrer le caractère fascinant du général Koutouzov, nous faire voir toutes les fastes de la Cour de Russie à travers une séquence de bal...mon dieu, de donner l'impression que l'équipe du film a voyagé dans le temps et a filmé en direct la Bataille de Borodino...oh là là, d'avoir su magistralement nous faire voir le côté totalement apocalyptique de l'Incendie de Moscou...ARGHHHHH (il faut voir absolument ces trois séquences pour comprendre, il y a pas de mots assez forts pour les décrire!). Et l'Âme russe qui n'a jamais été aussi bien rendue. A ce compte-là, il n'est même pas du tout exagéré de se mettre à genoux et de se signer devant ce film. Il est impossible de trouver avant et après cette oeuvre, un film qui égale et même qui s'approche d'une telle puissance. Merci Léon Tolstoï, merci Serguei Bondartchouk, merci "Guerre et Paix" et merci la Russie, c'est en voyant un tel spectacle qu'on comprend pourquoi le Cinéma est un art vraiment formidable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2011
Magistrale ! du kubrick avant l heure !
la realisation est d'une rare modernité, le choix des évènements compté est pertinent car malgré les 6 heures de film tout G&P ne pouvait y être ...
les acteurs sont très bon (Natacha...) ... c'était en 68 en URSS ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2009
ce film a été amputé de trois heures à sa sorti par les distributeurs américains du film !! il reste tout de même 7 heures. Le film de king vidor passe pour une pâle copie devant ce chef d'oeuvre russe doté de moyen gigantesque ( 20000 figurants, l'appui de l'armée rouge dont plusieurs régiments de cavalerie, la reconstitution de moscou etc..). Il faut voir l'incendie de moscou qui range celui d'atlanta de "autant en emporte le vent" au jardin des enfants... les reconstitutions impressionnantes des batailles de schongraben , austerlitz et surtout de borodino ( qui dure 45 minutes !!!), la retraite de russie sont des moments d'anthologies que peu de realisateur on put se vanter de reunir dans un seul film !! De plus les acteurs collent aux personnages du livre et le realisateur bondartchouk lui même joue admirablement le rôle de pierre bezoukof. Bref un film recompensé par un oscar, celui du film étranger, oscar au combien mérité. Certains personnages du livre ne sont pas appronfondi dans la version europeenne du fait de l'anputation de trois heures par les distributeurs américains... Dommage c'est un chef d'oeuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2009
Le plus grand film de tous les temps !
Shiba Otoko
Shiba Otoko

56 abonnés 341 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2021
La meilleure version cinématographique de Guerre et Paix, tournée en URSS, et en russe comme il se doit. Elle est la plus fidèle à la lettre et l'esprit de Tolstoï. La reconstitution de l'epoque est exceptionnelle. Le film propose une immense fresque très réussie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 octobre 2010
Un film brillant! Si on a aimé le roman de Tolstoi, on ne peut qu'avoir aimé ce film. Encore une fois, je reprends mon commentaire portant sur l'adaptation au cinéma des "Chevaliers Teutoniques" par le cinéaste polonais Alexsander Ford: ce film est rigoureusement fidèle au roman. Il va jusqu'à citer des passages dans le texte! Ainsi la déclaration d'amour de Pierre à Natasha ou encore ce merveilleux passage où le Prince Andrei parle au chêne (une splendide description de la nature même de la dépression). Bondartchuk n'a pas cherché à "améliorer" le récit de l'auteur pour le porter au cinéma, contrairement au film bien fade de King Vidor. Il l'a transcrit en le respectant scrupuleusement.

Ce film est un authentique chef-d'oeuvre tant par sa rigueur et sa construction que par sa pure beauté! Rigueur historique poussée jusqu'au moindre détail, notamment dans les uniformes (coupe, ...et boutons!). Beauté fabuleuse des décors et de la musique. Jeu extraordinaire des artistes qui rendent leurs personnages crédibles!

On est assez ébloui par la mise en scène (énorme!) de la bataille de Borodino: l'art de Bondartchuk consiste à conjuguer des gros plans très russes à des plans larges dans lesquels on retrouve les toiles des peintres de l'épopée napoléonienne. Certes! Mais que dire de cette merveilleuse scène où le père de Natasha Rostov danse? C'est tellement russe! Inimitable... Ou encore la critique sévère de la bêtise insondable de la guerre portée par le Prince Andrei... Et ce cri "Je veux vivre! J'aime la vie"!

Ce film est un monument... Ne vous laissez pas impressionner par sa longueur. Il est à l'image du roman, sans plus. Mais c'est tellement beau! A consommer sans modération!
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2012
Guerre et Paix fameux roman de Toltsoï considéré parfois comme la plus grande oeuvre littéraire jamais écrite dont la lecture m'avait plutôt ennuyé pourtant cela ne m'a jamais empêché de vouloir découvrir ses différentes adaptations surtout la plus réussie celle d'un Russe et il fallait sans doute un Russe pour retrouver l'âme du roman. J'ai enfin pu voir ce fameux film (grâce à un Allocinéen et j'en profite encore pour le remercier au passage), une adaptation grandiose de Bondartchouk j'avais adoré son extraordinaire Waterloo et dans Guerre et Paix niveau combat on est servi, ce film donne vraiment une idée de ce qu'a pu être ses batailles napoléoniennes sans oublier l'incendie de Moscou ou encore la traversée enneigée des territoires russes, je ne vous cacherais pas que ces passages du film m'ont le plus ravi ; Guerre et Paix dure prêt de 7 heures coupées en 4 parties d'inégales longueurs avec bien sur des moments un peu plus long que d'autres mais dans l'ensemble difficile de s'ennuyer devant. Donc une oeuvre remarquable magnifiquement mise en scène mais aussi jouée avec talent.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2025
Une superproduction ambitieuse, qui s’attaque à un monument de la littérature, et veut faire mieux que la version américaine. Les moyens gigantesques mis en œuvre produisent un spectacle souvent impressionnant (les scènes de déplacements d’armées et de bataille), parfois majestueux (la scène bal avec ses mouvements de caméra), qui laisse heureusement quelque place aux propos de Tolstoï sur la guerre. Mais l’ambition de faire grand a été aussi de faire long, produisant de nombreuses redites ou temps morts qui s’étirent, où l’on a peine à ne pas décrocher. Elle a généré aussi des effets inutiles ou superflus, comme l’image partagée ou les surimpressions, qui relèvent plus du tape-à-l’œil que de la nécessité. Si l’on rajoute un manque de finesse dans la narration, accentué par un jeu d’acteur souvent outrancier, on a au final une œuvre certes historiquement importante, mais de valeur cinématographique très relative : dans les mêmes années, dans cette même Russie, est tourné un autre « monument » : mais « Andreï Roublev » est, lui, un chef d’œuvre absolu !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2024
Napoléon 1er mène sa Grande Armée toujours plus loin en Russie, ce qui n’empêche nullement l’aristocratie moscovite de mener leur train de vie habituel, entre mondanités et petits scandales…

Dix ans après l’adaptation de King Vidor (1956) avec Audrey Hepburn & Henry Fonda, les soviétiques ne pouvaient pas se contenter d’une version américaine (qu’ils ne jugeaient pas fidèle). C’est donc le comédien Sergueï Bondartchouk qui s’attèle à adapter sur grand écran le roman monumental de Léon Tolstoï et en restitue une oeuvre flamboyante, une fresque grandiose et une épopée extraordinaire.

Une retranscription qui n’a pas son pareil dans l’Histoire du cinéma, de par sa grandeur étourdissante et démesurée (on compte pas moins de 120 000 figurants (dont une majorité de soldats de l’Armée Rouge) et presque autant de chevaux). La mise en scène est à l’image du film, à la fois renversante et titanesque, il n’y a qu’à voir les incroyables scènes de guerre, les rues de Moscou en proie aux flammes, les grandes envolées de la caméra qui tutoie les nuages (les plans aériens sur les champs de bataille ou lors des ballets, à l’aide de caméras télécommandées), l’utilisation du split-screen ou encore le fait que l’un des protagonistes brise le 4ème mur.

Rappelons néanmoins qu’il s’agit là d’un film de commande produit par le studio soviétique Mosfilm (intégralement financé par l’URSS), cette adaptation était un souhait du Ministère de la culture soviétique de l’époque qui ne lésina pas sur les moyens pour montrer la puissance et la grandeur de l’URSS (le budget est estimé à 100 millions de $, ce qui équivaut aujourd’hui, en prenant compte de l’inflation, à 700 millions de $) et cela transparaît dans tous les plans du film (des décors à perte de vue sur plusieurs hectares, 20 tonnes d’explosif, sans parler de l’utilisation du format 70mm appelé "Sovscope"). Si le film impressionne par sa mise en scène, l’interprétation n’est pas en reste, les premiers comme les seconds rôles nous offrent de beaux moments, mention spéciale aux trois protagonistes principaux (Sergey Bondarchuk, Lyudmila Savelyeva & Vyacheslav Tikhonov).

Война и мир / Guerre et Paix (1966) ne passe clairement pas inaperçu et vous marque la rétine au fer rouge. Quant à la durée du film (7h), en toute honnêteté, on ne les voit pas passer tant on est pris au coeur de l’histoire et subjugué par les images qui défilent devant nos yeux.

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Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2025
Extraordinaire aventure vue de Russie de la période napoléonienne. On retiendra les scènes de bataille que seul une production subventionnée d état soviétique peut réaliser : Impressionnant par le nombre de figurants mais également par le souci du décorum. L histoire de fond des acteurs russes est presque effacée devant cette fresque historique remarquable, qui n a plus été égalée par des moyens « réels /humains », aujourd’hui on passerait directement à l’IA ou effets spéciaux massifs pour sortir un équivalent et encore ….
riverainpsy
riverainpsy

42 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2020
Un film ( très) long et inégal qui vaut surtout par l'ampleur de la reconstitution, impressionnante , notamment lors des scènes de bataille et plus encore dans la mise en scène de l'incendie de Moscou et dans celle de la retraite de Russie ( avec un plan étonnant et sans doute inédit inédit ) .
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