Premier film de Alejandro Gonzales Innaritu, Amours chiennes prédit déjà très bien ce que ce seront les deux suivants 21 grammes et Babel. Des morceaux de vies qui se croisent, s'effleurent, s'entrechoquent, se détruisent. Un scénario fort, puissant, violent, pour des dialogues percutants. Une mise en scène est grandiose, totalement maîtrisée, nerveuse, passionnante. Premier film, premier chef d'oeuvre, et ce n'était pas un coup de l'eau. Contrairement à beaucoup il a plus que confirmer par la suite ! Les débuts d'un grand !!!
Eh bien nous voilà en présence d'un des plus grands (si pas le) metteurs en scène mexicain ! Alejandro González Iñárritu débarque dans le cinéma avec ce premier film épatant. Le délire chorale, que le cinéaste affectionne tout particulièrement, se trouve un nouveau style remarquable sous la caméra d'Iñárritu. Plusieurs scénarios en un, ce vaste mot qu'est l'amour s'offre à nous sous ses formes multiples. "Amours chiennes" ou l'art de réunir différentes histoires autour d'un même thème. Du grand cinéma !
Alejandro González Inárritu maitrise son sujet aussi bien dans le déroulement de son histoire que visuellement.Il n'est pas tombé dans le piège de la démonstration esthétique,dans lequel bien des réalisateurs de la nouvelle génération se sont perdu.Cependant le film possède quelques défaut,mais le résultat reste quand même d'une très grande qualité.
Ce genre de film est extrêmement compliqué. C'est dur d'embarquer le spectateur dans toutes ces histoires différentes. Pour moi, j'ai du mal à adhérer, peut-être dû à l'histoire sur un fond d'amour un peu idiote.
Finalement, c'est peut être le premier film qui est le plus réussi d'Inarritu. Le cinéaste mexicain (ami de Cuaron et Del Toro) donne à voir dans ce film une réflexion sur l'humanité, complètement abandonné dans The Revenant, à travers notamment la relation entre les humains et leurs chiens, miroirs et béquilles de leurs maîtres. Si Inarritu tire un peu trop la corde du mélo, sa sincérité et son approche plus intimiste des personnages que ces films suivants sont un vrai plus. Ces 3 histoires, au lieu de se connecter artificiellement comme dans Babel et 21 grammes, ne font que se croiser. Le chapitre sur Valeria y Daniel sort du lot pour son scénario plus subtil et crédible que les 2 autres mais Amours chiennes est globalement très réussi.
Et si ce premier film d'Iñarritu n'était pas tout simplement son meilleur. Mieux réussi en tout cas que "Babel", même si moins maîtrisé, mais plus fort par la profondeur de son scénario, la qualité de l'interprétation et la créativité de la mise en scène. Certes, ces trois histoires imbriquées n'ont pas la même force (dieu merci, Iñarritu commence son film avec la plus forte !), mais elles parviennent toutefois, par quelques grosses ficelles scénaristiques, à créer une unité. Ardent défenseur d'un certain cinéma moderne et kaleidoscopique, Iñarritu trouve là sa meilleure inspiration, mais est loin d'égaler les maître du genre, Tarantino bien sûr, mais Kubrick avant lui ("L'Ultime razzia") et Lumet pour son exceptionnel "7h58, ce matin-là"...
Si vous avez envie de prendre une pure claque cinématographique à travers le visage, regardez Amours chiennes. Violent, réaliste, brillant poignant et fascinant, ce film au découpage parfait est absolument indispensable à ceux qui disent aimer le cinéma.
Inaritu signe un bon film, le début de ce long métrage est vraiment prenant. L'histoire de Gael Garcia Bernal avec son frère est vraiment la plus intéressante des trois. J'ai ressenti plus d'ennui sur la fin, on s'intéresse moi aux deux autres personnages. Selon moi, ce film est à ranger à côté de Babel bien qu'il soit quand même bien moins ennuyeux. Inaritu peut faire beaucoup mieux et l'a prouvé avec Biutiful qui est un véritable chef d'oeuvre. Un excellent film tout de même, le mexicain a un talent certain.
Je me suis pris une petite claque devant Amours Chiennes. On connaît Inarritu essentiellement pour Birdman et The Revenant mais ses premiers films au Mexique valent clairement le détour, particulièrement ici. On est face à une œuvre profondément ancrée dans la violence où le parallèle entre homme et chien, qui habite tout le film, est particulièrement pertinent. Les chiens, tout comme les hommes, sont par nature innocents mais si ils sont éduqués dans la violence, ils finiront uniquement par la perpétuer à leur tour, à l’image du 3e acte du film assez fou qui explicite toute la démarche de l’œuvre. Le point faible de ça c’est que certains actes sont forcément plus fort que d’autres et j’ai vraiment trouvé que le deuxième constituait un énorme coup de mou dans le film. Ce qui est bien dommage car en dehors de ça, Amours chiennes prend aux tripes avec une mise en scène et des acteurs de folie. A voir absolument !
Déjà porté par le brillant scénario de Guillermo Arriaga (qui lui offrira un peu plus tard "21 grammes" et "Babel"), Inarritu livre un premier film hypnotique, avec la réalisation et l'ambiance qui seront reprises dans les futurs films du réalisateur espagnol. "Amours chiennes" n'est malheureusement jamais aussi captivant que durant sa première heure malgré une deuxième partie intéressante malgré tout, mais beaucoup trop longue.
Premier opus d'un triptyque sur les sentiments et les destins humains, "Amours chiennes" est un premier film superbement maitrisé. En premier, ce qui fait beaucoup de son intérêt ; son découpage en scènes fortes, à recoller ensuite dans l'ordre pour saisir l'histoire. Ce montage donne à l'ensemble une unité : les douleurs, les ruptures, les accidents arrivent à tous, et leur conséquences dépendent de la manière dont on les vit. Cette sorte "d'universalité" crée du lien ; le lien entre les Hommes dans la société, les destins se croisent, se rencontrent parfois, interagissent ensemble. On trouve de tout cela dans ce film, et des chiens aussi. C'est un spectacle intense, à suivre de bout en bout, car il nous donne des clefs utiles.
On passe par toute les émotions avec ce film, Les personnages sont variés , touchants, très différents et pourtant tout se connecte, un peu comme dans la série Lost ou encore le film angle d'attaque mais sans le coté "hollywoodien" .
1er film choral de Inarritu démontrant déjà tout l'immensité de son talent. Sur un scénario du talentueux Guillermo Arriaga qu'il retrouvera sur deux autres films, il nous dresse 3 portraits que rien ne semblent lier et malgré quelques longueurs, c'est tout de même original et impressionant de suivre le recoupement de ces personnages...
Premier puzzle d'Innaritu, et quel puzzle. Une mosaïque dramatique, organique et dévastatrice d'où personne ne revient indemne. Spectateur et personnage, les jolis dégâts sont là. Et depuis, son œuvre est devenue bien plus que "Biutiful"
Un film à part ( comme le sera le tout aussi magnifique 21 grammes ), Inarritu destructure la narration pour nous offrir quelque chose de puissant. C'est ce que j'appelle du très grand cinéma. L'un des meilleurs films des années 2000.