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Ciné2909
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3,0
Publiée le 23 avril 2020
Voilà une Blanche-Neige comme vous ne l’avez jamais vue ! La réalisatrice Anne Fontaine s’est ainsi lancée dans une version très sensuelle du personnage de contes de fée. La différence la plus notable est que les célèbres 7 nains sont ici remplacés par des hommes et qui ne vont pas laisser notre héroïne insensible. On s’amuse devant Blanche comme neige d’abord en découvrant ces nombreux prétendants et leurs personnalités. Il fallait trouver la parfaite incarnation de la tentation et on peut dire que c’est réussi avec l’impeccable Lou de Laâge sans oublier une Isabelle Huppert prête à surgir. Complété par un beau casting masculin avec Benoît Poelvoorde, Damien Bonnard ou encore Pablo Pauly, si ça ne donne pas forcément de croquer le fruit défendu à pleines dents, on passe un bon moment.
Je n’ai pas du tout accroché avec cette version moderne de Blanche-Neige où sa grande particularité est d’être « émancipée charnellement ». L’histoire, on la connaît tous par cœur donc de ce point de vue le scénario ne fera rien de révolutionnaire. La petite originalité bien pensée est d’avoir séparé le film en trois chapitres. Cela redonne un nouvel élan à chaque fois. Heureusement d’ailleurs car le premier me donnait envie de quitter la salle. C’est la première fois je vois Lou de Laage et je l’ai trouvé en dessous de tout. Elle est très belle s’est vraie, mais elle n’a que ça. Elle ne donne aucun relief à son personnage. Tout se joue sur son physique. J’ai aussi trouvé Isabelle Huppert éteinte même si le rôle de la belle-mère est bien construit. Une souffrance intérieure intéressante. Ce qui a réussi à me maintenir à flot, ce sont les acteurs secondaires. Avec Jonathan Cohen, Vincent Macaigne, Benoît Poelvoorde, ou encore Charles Berling. C’est du beau monde qui nous attend. Chacun va avoir sa personnalité et son impact sur le film. Leur interaction avec Lou de Laâge, à vouloir toujours la séduire, donne de l’animation. Et qui dit conte, dit un environnement particulier. L’esthétique du film a été très travaillé avec des très beaux plans. Le cadre a été parfaitement choisi dans un milieu naturel sublime.
Film intrigant, entre plusieurs genres, distillant une ambiance vénéneuse et érotique. Casting de luxe sous-employé mené par la sublime Lou de Laâge (la plus belle actrice du cinéma français?), paysages somptueux, musique inquiétante... pour un résultat finalement bien gentillet et inoffensif. Forcément un peu décevant!
Trop peu d'intérêt suscité par l'histoire et la mise en scène. Ou je suis passé à côté du film ; ou alors, il ne m'a pas reconnu. On est dans ces eaux-là... Merci néanmoins à Lou de Laâge et Vincent Macaigne. Je retiendrai cette morale : 'La montagne active le sang'. peq
Merci à Anne Fontaine d'avoir osé faire ce film, Merci à Anne Fontaine de nous avoir donné un si beau film ! Alors évidemment en ce temps de renouveau de l'ordre moral et du putanisme, tous les coincés de service se sont pris pour Tartuffe. Ignorons les.et parlons plutôt de ce film dont déjà la beauté formelle nous subjugue. La photo d'Yves Angelo est sublime que ce soit ces magnifiques extérieurs de l'Isère ou de la Drôme ou certains intérieurs dont les tons rappellent parfois les tableaux des maîtres italiens de la renaissance. L'érotisme est parfaitement intégré et dosé dans le film. On peut trouver fade la distribution masculine, à l'exception de Poelvoorde avant de s'apercevoir que ce jeu est volontaire, parce que dans ce film ce n'est pas eux qui mènent la barque c'est la très belle Lou de Laâge jouant Claire dont l'interprétation est talentueuse, sexy, décontractée, en un mot : passionnante. Quant à Isabelle Huppert elle est fascinante en méchante. Ce film est une véritable ode à la liberté sexuelle .Merci encore à Anne Fontaine et merci à Lou de Laâge
C’est l’histoire de Blanche Neige version moderne, revisitée. J’ai toujours plaisir à revoir des contes de mon enfance sous une autre forme. Donc on ne s’ennuie pas, les personnages masculins ont des caractères variés et sont plutôt attachants, mention spéciale au personnage de Vincent Macaigne, assez drôle sans en avoir l’air, comme toujours. L’interprétation des acteurs est bonne, l’atmosphère un peu mystérieuse est assez réussie. Néanmoins, si on ne s’ennuie pas, ce n’est pas non plus trépidant. Le conte est revisité mais pour autant on ne retrouve pas forcément tous les grands marqueurs de l’histoire originale (on ne sait pas précisément à quel nain certains personnages masculins correspondent - ce qui aurait pu être amusant, il manque le personnage final du Prince). Certes, on nous explique que la jeune Claire découvre le plaisir et fait le choix de s’y adonner sans hésitation, mais pour autant elle est si volage qu’on ne s’attache pas à une de ses histoires en particulier, on ne sait pas trop ce qu’on lui souhaite ni avec qui, donc peu m’a importé le dénouement finalement... Un divertissement plaisant mais pas fou non plus.
Ce film met du temps à associer les pièces du puzzle, se reportant trop sur le magnétisme qu'exerce Lou De Lâage, croqueuse d'hommes. C'est une œuvre qui se veut féministe, laissant la gente masculine assoiffée de désir pour l'héroïne. La question de la capacité à vieillir est également abordée à travers le rôle d'Isabelle Huppert, jalouse de sa belle-fille. C'est plutôt agréable à suivre avec des seconds rôles de haut vol.
Librement inspiré du conte de Blanche-Neige, "Blanche comme neige" frappe par son élan de jeunesse et de fraîcheur. Lou de Laâge croque la vie à pleines dents, à travers les diverses rencontres qu'elle fait dans ce village où sa belle-mère (Isabelle Huppert, le sourire du diable au coin des lèvres) l'a chassée. 2 jumeaux, un musicien, un vétérinaire, le libraire et son fils...7 hommes viennent à elle et elle rayonne au milieu d'eux. La phrase de Saint Augustin prononcée à un moment "Aime et fais ce que tu veux" résume bien le film.
Comme une page blanche s’épanouissant au contact de la plume qu’elle guide et maîtrise par sa grâce et ses formes, Claire incarne une Blanche-Neige résolument moderne dans sa propension à disposer de sa féminité selon ses désirs. La structure du film s’apparente ainsi à celle d’un récit d’apprentissage au terme duquel le protagoniste principal sort grandi, en harmonie avec sa nature d’être humain pour qui le sexe n’est pas un amusement, mais de la vie à part entière. L’intelligence que mobilise Anne Fontaine à brosser le portrait de Claire par une série de contrastes avec sa madone construit cette dernière par reflets successifs et lui offre une motivation tragique à la fois touchante et universelle. Ou comment Maud refuse de voir son âge porter atteinte à sa beauté et aux charmes qu’elle dispense en orchestrant la disparition de sa rivale. Pas de chance pour elle, le ravisseur succombera, à l’instar du village où la belle vivra recluse. C’est que Maud a les traits, selon les dires du libraire, d’une madone, renaissance italienne. Face à elle resplendit une beauté que l’on ne saurait figer par la peinture, une beauté qui respecte la définition baudelairienne du beau, aussi éternelle que transitoire puisque rejouée à chaque nouvelle relation. Sept amants, sept nains symboliques que forme le masculin à côté du féminin. « Avant je ne savais même pas que j’avais des désirs, et maintenant j’ai envie de les vivre », avoue Claire. Blanche comme Neige adopte l’atmosphère d’un conte pour adultes, enveloppe le village haut perché d’un brouillard derrière lequel se cache un mystère, celui que découvre Claire, le mystère de l’épanouissement par le prisme de la sexualité. Bruno Coulais compose une partition instable, oscillant entre le merveilleux et le thriller hitchcockien. Pour incarner cette relecture contemporaine du célèbre conte, deux actrices magnifiques dont les âges coïncident pour ne forment qu’une seule beauté : Lou de Laâge et Isabelle Huppert. Une œuvre originale qui, à défaut de pleinement convaincre, plonge le spectateur dans un microclimat érotique assez inhabituel. Une petite anomalie savoureuse dans le cinéma français. On ne peut que s’en réjouir.
Un film qui a pas mal d'atout en accordant une grande place à une comédie coquine mais qui reste sur le fond un thriller avec cette femme jalouse que la beauté sulfureuse de sa belle fille va pousser au crime .
Blanche neige revisitée, la fée (Isabelle Huppert) veut se venger de Lou De laage, ( la jeune fille plus séduisante qu'elle)….Le film a autant de qualités que de défauts….Les dialogues ne sont pas le point fort, ni les paysages, alors qu'on était dans un pays de montagnes….la musique ne casse pas la baraque non plus….Le scénario se suit facilement, et je trouve que Lou de Laage, galvaude un peu son charme….Elle couche avec les gars quand elles les "aiment bien" et dit c'est la vie...Le film est agréable, avec quelques longueurs cependant et deux ou trois scènes assez érotiques explicites….Question philosophie , ne cherchez pas, ce film est une fable sur la jalousie amoureuse (j'ai trouvé la danse entre Isabelle Huppert et Blanche neige, très violente psychologiquement….à part cela, ça ronronne gentiment mais pas au point de perdre le spectateur…..A vous de voir….