Décidément, "Un jour sans fin" , avec son concept de boucle temporelle, n'aura cessé de faire des petits comme tout récemment le très bon "Palm Springs". Plus proche dans l'esprit d'un "Edge of tomorrow", "Boss Level" joue sur ce principe d'une journée se répétant indéfiniment à chaque décès du personnage principal. Orienté action avec une grosse dose d'humour et de second degré, ce long métrage assume son statut de série B et sa prétention ne va pas au delà. Un concentré de fun qui peut toutefois lasser par moment. On ne retrouve pas la qualité d'écriture d'"Un jour sans fin", l'excellence du montage d'un "Edge of Tomorrow" ou l'efficacité émotionnelle d'un "Palm Springs". Ici, le rendu est nerveux avec de l'action non-stop mais on aurait bien aimé un peu plus de subtilité. De quoi occuper agréablement une soirée.
Boss Level est une série B agréable. Sans révolutionner le genre, Joe Carnahan offre un hommage intelligent à l'univers des jeux vidéos. Le cinéaste a mieux compris le fonctionnement du "vivre, mourir, recommencer", que la plupart des adaptations du genre.
Bonne série B qui fait le job pendant une période d'insurrection populaire où l'Ambassade de France vous conseille de rester calfeutré chez vous. N'est pas Nolan qui veut mais hormis une fin bâclée d'une pauvreté visuelle extrême à la Bionic Man ou Super Jaimie d'il y a quarante ans ou plus, ça se laisse regarder tout en faisant une partie de golf ou de bowling virtuels en attendant le sommeil :)
Un bon petit film de sf action fun et divertissant. Un jour sans fin sauce Dead pool avec un méchant Mel Gibson et une Naomie Watts docteur ingénieur. Divertissant et accrocheur sans prise de tête.
La boucle temporelle n'est pas une thématique nouvelle, pas plus que l'idée de sauver le monde! Autour de cascades spectaculaires, d'un déferlement de combats et de fusillades, une part d'humour bien senti et de l'émotion. Malgré quelques creux et facilités, ce thriller tient sur la durée, F. Grillo assure avec poigne son personnage condamné.
Ça fait plaisir de voir un bon Frank Grillo, le film n'est pas ouf n'ont plus mais il fait le taf, Mel Gibson par contre c'est à la limite de la figuration, son rôle de colonel est plat et sans saveur, son personnage n'est même pas développé ce qui est une déception encore plus grande et la jolie Naomi Watts mis à part sa beauté ou on croirait quel n'a pas prit une ride depuis King Kong, son rôle est vraiment plus que secondaire.
Boss Level commence par jouer la carte de l’action décomplexée nourrie au second degré – marque de fabrique des productions contemporaines médiocres, incapables de prendre au sérieux leurs enjeux quand enjeux il y a – pour peu à peu réinsérer ce jeu dans une routine déshumanisante et stérile, le héros finissant par rejoindre le bar où descendre des bouteilles en attendant ses ennemis. Joe Carnahan refuse la linéarité et malmène la chronologie pour présenter, lors des séquences inaugurales, un personnage désabusé et isolé qui noie sa mission et ceux qui l’aiment dans l’alcool, avant que tout ne reparte à zéro, encore et encore. Ce faisant, le réalisateur offre une belle métaphore à la démission d’un mari et père, incapable de protéger les siens ; sa quête devient ainsi une lente rémission au terme de laquelle il se sera raccordé à l’essentiel et aura joué son rôle. Boss Level, par son titre, sa mise en scène vidéoludique et l’omniprésence des écrans, consoles et bornes d’arcade, s’empare du jeu vidéo afin de glisser du virtuel vers le réel : le héros, après que son autodestruction acceptée comme telle ne le satisfait plus si elle occasionne la disparition d’un enfant et de sa mère, prend conscience que sa partie ne l’engage pas seul mais que d’elle dépend la survie des autres. Le long métrage est alors double, à l’instar de la clausule défendue par Ready Player One (Steven Spielberg, 2018) : s’il est divertissant de jouer sa vie en mode individuel, de vivre et de mourir dans un écran, rien ne vaut pourtant le jeu en équipe et la vie construite et partagée avec ceux qu’on aime.
Il y a du Tarentino et du Guy Ritchie dans cet ovni ... On ne s'ennuie pas une minute et l'humour est omniprésent. Très divertissant (si on ne regarde pas le scénario de trop prêt) et bande son top ....
Frank Grillo, Mel Gibson, Naomi Watts, les noms des têtes d'affiches de cette production distribuée hors-cinéma sont assez séduisants. C'était la première fois que je voyais Frank Grillo dans un rôle de gentil il me semble. Comme quoi, il peut tout à fait sortir de son rôle de méchant pour faire l'inverse. A noter qu'il a tourné ce film à 55 ans et que le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a la forme comme très peu d'entre nous l'auront un jour... C'est un bon film, certes pas novateur dans le concept, puisque "Edge of Tomorrow" (2014) et bien avant, "Un jour sans fin" (1993), exploitaient la journée qui se répète encore et encore, mais on n'en passe pas moins un agréable moment, entre l'action et l'évolution du personnage principal. Mon regret ? Sa fin spoiler: car il est dommage de ne pas avoir voulu terminer l'histoire .
Très bon film d'action, le scenario est très sympa, mélange "d'un jour sans fin" et de "Taken" à qui il emprunte pas mal de choses mais à qui en plus il fait de nombreuses références.
2 heures de détente sans grande reflexion, c'est la promesse de ce film et ca me va bien.
La fin m'a quelque peu frustré mais il s'agit d'un choix artistique... ca se respecte :)
Le film est marrant par moment mais n'arrive jamais à vraiment surprendre, la cohérence de son univers ne tient pas la route, on sens aussi que le budget est limité, que les dialogues manque de panache et au vu de ce que propose le film les scènes sérieuses manquent de crédibilité et sont lourdes. Le film n'est pas à jeter mais c'est dommage tout simplement, peut être que si ils avaient joués la carte du délire, les défauts auraient été moins visible.
Bon film d actions ... "un jour sans fin" version je meurs et ça recommence... une bonne distribution, pas forcément original question scénario mais ça envoie, avec de l humour ... et c est déjà pas mal
Joe Carnahan, abonné au gang movie plus ou moins allumé, à la fois comme scénariste, producteur ou réalisateur, s’est fait connaître en 2006 pour Smokin’ Aces (Mise à prix) assez divertissant, et dont ce film reprend quelques figures de style. Comme on l’a déjà remarqué, on pense inévitablement au Un jour sans fin avec Bill Murray et au Edge of Tomorrow avec Tom Cruise. Sauf que Boss Level ne parvient jamais à en faire quoique ce soit malgré son casting honorable, sinon un répétitif game over, plombé par sa voix off, ses scènes d’action baclées et anodines. La faute en incombe surtout à Franck Grillo (remarquable dans Wheelman de Jeremy Rush) qui préfère ici rouler des mécaniques devant la caméra, plutôt que de jouer son rôle de producteur, et faire un film qui en vaille la peine. Un ratage. 2 sur 5. Merci tout de même pour le partage.