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Sirius
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3,5
Publiée le 19 mai 2021
Un film très spécial , les deux protagonistes principaux sont convaincants. Entrer dans la tête d'un tueur en série psychopathe et psychotique reste une étrange expérience... En revanche l'esthétique est assez soignée.
Un thriller fantastique dans lequel seule Jennifer Lopez réussit à comprendre les méchants. C'est entre le film et le dessin animé pour la partie psyché, on se demande pourquoi ils réussissent, c'est juste navrant.
Premier film du clipper indien Tarsem Singh, "The Cell" aurait pu être un très bon film si le point de départ scénaristique (génialissime il faut dire) avait été exploité correctement. La performance de Jennifer Lopez est digne de ce à quoi elle nous avait habitué, c'est à dire de mauvais à très mauvais. Cela dit, quelques images surréalistes sauvent un peu les meubles, mais c'est une bien maigre consolation.
Film 100% reussi Acteurs accrocheurs Scenario abouti simple et efficace Un silence des agneaux bis, façon LSD Des images psyché completement dingues qu'on memorise a vie. Vraiment vraiment bon.
J'adore ce film, et je suis super conscient que ce n'est pas pour tout le monde, mais même 20 ans plus tard, je me souviens encore très bien d'avoir regardé la bande-annonce et la scène qui m'a convaincu de voir le film, qui était la rotation complète dans la scène du baptême. Je voulais vraiment voir ce film à cause de cette scène. Je l'ai aimé alors, et je l'aime probablement encore plus aujourd'hui. Le film est pervers et beau, plein d'images étonnantes et impressionnantes qui devraient vous calmer, mais elles vous rendent nerveux et dérangent votre subconscient. Pour moi, c'est comme un tissage parfait d'opposés: une belle et paradoxale union de choses qui ne doivent pas coexister calmement dans le même espace. Comme le cheval qui à un moment donné est une représentation de force, pleine de vie, et au moment suivant c'est la figure tordue inanimée d'une vieille peinture. Le film excelle dans ce sens et il déclenche la peur la plus fondamentale, la peur de l'inconnu mais de la manière la plus artistique...-:)
Un film au scénario spécial, le fond est gore, je me demandais l’intérêt d’en mettre autant, le malsain s’explique par une origine psychotique dans le profilage, ça dégoulinait de partout. L’esthétisme de la mise en scène n’est pas mauvaise, ça s’égare trop dans la recherche visuelle, on entrait dans un jeux vidéo cauchemardesque, c’était ennuyeux par moment.
Des ralentis par dizaines sur des hélicoptères captés depuis le sol, sur l’intervention musclée des forces de police au domicile du principal suspect, sur la descente des marches dudit suspect autoconsacré sous la forme d’un dieu antique, au service d’une réalisation épileptique qui cultive les plans courts. Le parti pris esthétique de Tarsem Singh, réalisateur issu de la publicité, a tout du tape-à-œil : soit un goût prononcé pour le clinquant qui occasionne une complaisance dans la violence gore ; ce faisant, il inscrit sa production dans la veine des thrillers paranoïaques sadiques à la Se7en (David Fincher, 1995), avec une fétichisation du tueur en série empruntée au traitement réservé au docteur Hannibal Lecter du Silence of the Lambs (Jonathan Demme, 1991). Pourtant, le film a l’originalité de penser son cauchemar comme un jeu de rôles, proche en cela des jeux vidéo, ce qui lui confère une certaine puissance d’immersion : la salle de transfert, rappelant les visions du long métrage Coma (Michael Crichton, 1978), constitue ce menu au-delà duquel la fiction se met en place au sein même de la fiction, une fiction ouverte sur des compositions surréalistes inspirées de peintres ou de plasticiens tel David Lynch. La partition musicale que signe Howard Shore confère à cette aventure psychologique une vitalité écrasante et donc menaçante, en témoigne le recours important aux percussions ; nous retrouvions une surcharge similaire sous la baguette d’Ennio Morricone lorsque ce dernier dirigeait la bande originale du film Exorcist II: The Heretic (John Boorman, 1977). Les envolées fantasmatiques au-dessus de déserts empruntent d’ailleurs à la mise en scène de Boorman, si critiquée quoique bien plus maîtrisée que celle de The Cell, divertissement trépidant mais aguicheur et à la psychologie de bazar souvent grotesque.
Visuellement époustouflant. Mélange du Silence des Agneaux et de Volte Face, ce film est véritablement réussi sur la forme. Sur le fond, on remarque que l'on a pas peur une seconde malgré les multiples scenes de violence, et que l'on aimerais plus de suspens, car ici, tout est prévisible... À noter la prestation d'actrice de Jennifer Lopez assez remarquable ! Bref, on passe juste à côté d'un film culte, parce que le suspens n'est pas au niveau... dommage.
A mi-chemin entre "Le silence des agneaux" ou plus précisément "Dragon rouge" et "Existenz" de David Cronenberg, un long-métrage qui se place quelque part entre le thriller psychologique et le film fantastique. Si les scènes de plongée dans la psyché du tueur en série offrent un visuel incroyable, riche et somptueux, la partie polar s'avère relativement plate et prévisible même si le suspense s'envole un peu dans son final. La mise en scène n'amène que peu d'originalité et a énormément vieilli. Dans un casting pourtant honorable et loin d'être inintéressant, le seul acteur qui domine vraiment les autres est Vincent D'Onofrio, toujours aussi impeccable ; Jennifer Lopez, quant à elle, est lisse et monolithique comme jamais. Malgré un potentiel assez phénoménal, une grosse déception truffée de lieux communs.
Le scénario de "The Cell" est très bon et très original, à mi-chemin entre thriller, horreur & science-fiction. "The Cell" tente l'expérience d'entrer en interaction avec les rêves, le subconscient, de quoi satisfaire les amateurs de "Matrix" ou "Inception". Cet excellent concept donnera un réel intérêt à ce qui aurait pu être une vulgaire et habituelle traque au meurtrier. L'approche est donc bien différente, le film joue de façon agréable avec l'aspect stressant du rêve, rêve dans lequel on avance à l'aveugle tant ceux-ci sont fous et remplis de mystères. Cependant, et même si le film propose une découverte intéressante de ce monde de l'absurde, il ne sera pas à la hauteur du potentiel qu'il détient, l'atmosphère n'étant pas assez travaillée, et ce malgré de belles scènes studio dans une esthétique glauque et théâtrale.
Il est de bont ton de trouver que les chanteuses actrices sont mauvaises surtout si elles sont jolies. Jennifer Lopez a une filmographie impressionnante et prouve encore avec ce thriller psychologique fantastique tout son talent d'actrice. Une psychologue qui entre dans le cerveau de ses patients pour atterrir dans des univers surréalistes et fantasmagoriques où elle essaie de trouver les clefs pour les aider. C'est visuellement et esthétiquement très réussi et construit un excellent et original film fantastique avec des images à la Pink Floyd. Le film se double d'un thriller haletant lorsque pour aider une enquête elle entre dans l'esprit d'un tueur kidnappeur psychopathe qui la piège dans son esprit. Un très bon film avec une actrice très crédible et impliquée : Jennifer Lopez
Très bon thriller surréaliste. Vu en 2015, j'avais peur que les effets visuels en aient pris un coup en 15 ans, que nenni ! On s'en prend plein la poire pendant 2h et c'est bon. spoiler: Mention spéciale au premier voyage de J Lo dans l'esprit du tueur.
C'étais un film très esthétique! J'ai aussi beaucoup aimé le monde noir et glauque du serial killer, et en plus Jennifer lopez tient très bien son rôle. Si vous voulez voir de très beau décors, regardez le !
Le synopsis de The Cell est vraiment excellent. L'idée d'envoyer une psychologue infiltrer le cerveau de ses patients pour les aider à surmonter leurs problème psychologique, c'est tout simplement génial. On peut ainsi représenter le psyché complexe d'un patient, et ça peut potentiellement être très intéressant et donner de belles images. Faire quelque chose d'esthétique, c'est très probablement ce qu'avait le réalisateur en tête, au point d'en oublier tout le reste.
Alors oui, quelques effets sont réussis. La première fois que la psychologue (jouée par Jennifer Lopez) entre dans l'esprit du tueur en série, il y a de l'idée. Le thème des poupées est bien sale et ça fonctionne. Mais non seulement c'est entaché par des mouvements de caméra bien cheap, mais en plus ce n'est jamais réutilisé par la suite. Le reste des scènes non réelles ne sont qu'un grand rassemblements d'éléments ayant ni queue ni tête, ce qui aurait pu marcher si on explorait l’inconscient du tueur, mais là on visite justement son conscient dans le but qu'il révèle où il a caché sa dernière victime (on y reviendra sur elle). Du coup on se retrouve avec des images travaillées mais complètement creuses. Ça ne raconte rien, c'est complètement vide de sens alors que le réalisateur à visiblement envie de faire du symbolisme (le coup de l'eau et des poupées sont les deux seuls qui marchent). Il passe complètement à côté de son sujet.
Les personnages ne sont pas mieux lotis. Déjà, le jeu de tous les acteurs est lamentable, et ça se voit dès les trois premières minutes, avec Jennifer Lopez qui tente de se rapprocher d'un enfant avec le sourire le plus faux du monde. Ensuite, ils sont tous incohérents et prennent systématiquement la décision la plus stupide, la palme de cette catégorie revenant encore une fois à l'héroïne. Elle est présentée comme une excellente psychologue, mais une fois à l'oeuvre c'est tout à fait risible. Elle s'approche d'un enfant qui a peur d'elle pour l'inciter à parler, elle panique dès que la situation devient plus impressionnante (pas dangereuse, impressionnante !), elle émet des jugements sur le passé des patient, etc. Le summum étant atteint lorsqu'on voit qu'elle prend de la drogue, alors que son boulot consiste à s'infiltrer dans la tête des gens et de ne pas perdre pied avec la réalité. Une thérapeute décidément très responsable !
Le scénario reste l'élément le plus minable du long-métrage. Pour commencer on fait une grosse coupure dans l'histoire de la psy pour suivre une enquête policière, qui n'a rien à voir avec ce qui a été vu précédemment pour finir par être raccordé par un petit "Hum, il faudrait renter dans l'esprit du tueur pour savoir où est la fille qu'il a kidnappé". Ensuite il y a une incohérence toute les dix minutes, pour amener des facilités scénaristiques. Par exemple, on voit la victime se faire capturer par le tueur, soit. Mais la police n'a absolument aucune preuve que ce soit lui le responsable de cet enlèvement, elle sait juste qu'il est le meurtrier d'une autre personne. C'est tellement gros que j'ai pensé jusqu'à la fin que le tueur n'était pas coupable de la disparition et qu'une autre personne était impliquée. Autre point : l'électricité est coupée et le seul générateur se trouve dans la salle où "l'inception" à lieu. De plus, la psy peut s'enfermer dans cette salle et démarrer le processus toute seule. Comme c'est pratique !
Pendant tout le film on voit la disparue enfermée dans une cellule et ayant une épée de Damoclès planant au dessus de la tête. L'effet dramatique croissant est raté et ces scènes paraissent vite répétitives et inutiles.
Le pire dans tout ça c'est que le spectateur est pris par la main du début à la fin. On nous rappelle constamment ce qu'il se passe, d'où vient tel événement... J'ai en tête le symbole vu à la fois sur une table dans la cave du tueur et à l’intérieur de son esprit. Quand on le voit la deuxième fois on se rappelle immédiatement de ce qu'il s'agit, mais les personnages croient bon de bien nous rappeler d'où il vient, au cas où on serait trop lobotomisé par le reste du film. Il y a trois/quatre moments comme cela et c'est vraiment insultant. La fin rentre dans la même catégorie, bien manichéenne avec le méchant qui a eu une enfance difficile et la gentille qui a un univers rose bonbon dans sa tête.
En soit le film ne mérite pas 0.5, ne serait-ce à cause de la musique sous exploitée d'Howard Shore et les quelques plans sympa cités en début de critique. Mais j'ai vraiment été pris pour un con pendant tout le visionnage et ça je dis non.