Le Daim
Note moyenne
3,1
5779 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

415 critiques spectateurs

5
31 critiques
4
106 critiques
3
125 critiques
2
60 critiques
1
48 critiques
0
45 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Lacri
Lacri

4 abonnés 84 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2022
Néo-nanar surestimé d'une inutilité artistique aberrante peuplé de personnages transparents qu'on a envie d'oublier vite.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2019
Et bim ! Je viens de me ramasser un nouveau film de Quentin Dupieux dans la face et voilà maintenant qu’arrive ce moment fatidique où je dois m’efforcer de poser des mots dessus. C’est jamais évident ce genre d’exercice et ça peut très vite basculer dans une forme de pathétisme, la vidéo de Durendal à ce sujet en étant une très belle illustration. Parce qu’en effet, il est quand même un peu frappé l’ami Dupieux et c’est vraiment chose difficile que d’avoir à commenter son travail. Certes, avec le temps – et parce qu’il commence à enchaîner les films – on finit par voir chez lui quelques schémas se dégager. Seulement voilà; c’est aussi parce qu'il a cette capacité à rompre avec les schémas – y compris les siens – que Quentin Dupieux parvient toujours plus ou moins à me séduire. En tout cas, pour ce « Daim », il parait assez évident que l’ami Quentin est davantage revenu à l'esprit de ses épisodes « américains ». Alors que le retour en France qu’incarnait « Au poste » avait fait dévier son cinéma vers un vaudeville plus maniéré et convenu, on sent ici qu’avec le « Daim » il entend clairement revenir aux origines. On retrouve ainsi davantage cet humour de l’image sans le verbe, ce comique construit sur le décalage. On renoue aussi avec ce jeu sur les codes du cinéma de genre et même avec cette photographie laiteuse qui faisait l’identité de ses productions californiennes. Du coup, forcément, avec ce « Daim » reviennent les problématiques des « Rubber » et autres « Wrong ». Et le problème de ces films, pour moi, ça pouvait se résumer en une question : « jusqu’où le délire peut-il tenir ? » Parce qu’aussi absurde se veut-il être, un film reste avant tout un cheminement. Et même s’il y a un vrai plaisir à voir un auteur jouer avec les codes du cinéma comme le ferait un sale gosse, le risque est de très vite tourner en rond et de lasser le spectateur (ce qui était pour moi le gros problème de « Rubber » et, en partie mais en moindre mesure, de « Wrong »). Mais dans le cas de ce « Daim », on sent quand même que Dupieux continue de mûrir son art (à moins que ce ne soit moi qui en ai mûri la vision), puisqu’ici, au-delà des contre-pieds et ruptures avec lesquels il s’amuse, le réalisateur trublion arrive à poser un fil conducteur auquel le spectateur peut se raccrocher. Pour ceux qui ont vu ce « Daim », je parle ici notamment de spoiler: la « deerification » de Georges : véritable métamorphose vestimentaire qui suit en fait la métamorphose du personnage et du film. On sait qu’une fois la mutation pleinement accomplie, on sera à un paroxysme filmique. Et c’est tout bête mais pour moi c’est le genre d’artifice dont j’ai besoin pour me mettre en phase avec la dynamique d’une œuvre. Ça me fait plaisir que l’ami Quentin se permette ce genre de concession afin d’offrir au spectateur une voie d’accès. De mon point de vue ça ne retire rien à son exigence, mais ça le fait sortir d’une volonté d’obscurantisme qu’on pourrait qualifier d’égotique et d’égoïste.
Et puis au-delà de ça, ce « Daim » fonctionne aussi d’autant mieux sur moi qu’à ce fil conducteur s’associe un vrai propos que j’ai trouvé très intéressant d’explorer. Alors certes, à mon sens on ne retrouve pas ici la puissance et la richesse de ce chef d’œuvre (sûrement indépassable) qu’est « Réalité », mais on va clairement au-delà de films comme « Rubber » ou « Wrong » en termes de profondeur et de construction. Car ce « Daim » se veut clairement une déclaration d’amour, voire une introspection, à la démarche auteuriste dont Dupieux se réclame. Difficile d’ailleurs de ne pas voir en ce personnage incarné par Jean Dujardin une sorte de transposition du personnage qu’incarne Dupieux en dehors des plateaux de tournage. Même barbe blanchie, même décalage vestimentaire, même verbe désabusé, décalé et souvent abrupt. Georges c’est lui et son cinéma. C’est cette œuvre qu’on construit quasiment à l’arrache, guidé par une sensation pas forcément construite ni noble, et qui nous mène parfois on ne sait où. Il y a un peu de folie là-dedans, une forme de masque et de mégalomanie, beaucoup de solitude. Mais au final tout cela peut se réduire en tout et pour tout à… spoiler: un daim. C’est-à-dire un animal pas très futé qui s’agite pas mal, avec beaucoup d’insouciance, avant de mourir bêtement, sans clairvoyance sur l’existence de la menace, mais surtout sans véritable considération de la part de celui qui l’a abattu.
Alors certes, tout cela est au fond assez méta et pas mal égocentrique, ce qui n’est pas forcément mon trip à la base, mais avec Dupieux ça passe carrément. Ça passe d’abord parce que Dupieux fait l’effort de transformer son introspection en véritable objet filmique intrigant et amusant, contrairement à d’autres qui font beaucoup moins d’efforts quand il s’agit de s’autopomper la nouille (kof kof « Amour et gloire » kof kof). C’est court. C’est dense. C’est direct. Et surtout, ce film, il transpire le cinéma de partout. Cette introduction décalée, mais en même temps sèche et brute, ça m’a tout de suite fait penser à du Tarantino. Même chose pour les moments de spoiler: slasher
qui m’ont rappelé la crudité et l’efficacité des récentes productions scandinaves. Et que dire de ce final, totalement absurde, mais qui vient faire référence de manière totalement décalée spoiler: au « Deer Hunter » de Michael Cimino. Or, pour le coup, ce genre de décalage, c’est clairement de l’humour Canal comme moi je l’aime !
Et au fond, c’est ça moi qui me fait aimer le cinéma de Quentien Dupieux. Au-delà de sa personne et de ses névroses qui imprègnent ses œuvres, il y a un véritable amour du cinéma qui se ressent dans chacun de ses plans, qui s’inscrit dans ses films, et qui se transmet ensuite aux spectateurs qui savent y être sensibles. Et donc moi, rien que pour ça, je ne peux qu’aimer ce mec, aimer son cinéma. Aimer « le daim »… Oui, je l’ai dit : je t’aime Quentin Dupieux. Mais bon après, tout ça ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2019
Les films de Quentin Dupieux m'ont toujours semblé d'une certaine façon inachevés. Les intentions de loufoqueries me paraissaient toujours desservies par un scénario mal maîtrisé et une mise en scène dilettante.

La bonne surprise de ce dernier opus, c'est l'extrême cohérence du projet, qui pour une fois ne part pas en vrille, et se permet au passage une jolie réflexion sur l'art du cinéma. Le synopsis est enfin tenu du début à la fin, le décor de montagne colle parfaitement au sujet, la photographie un peu terne est parfaitement au diapason de l'intrigue.

Jean Dujardin est extraordinaire dans ce rôle. On ne peut s'empêcher de penser qu'il y a peut-être perdu un peu de sa santé mentale. Il parvient à être successivement (et parfois simultanément) drôle, inquiétant et bouleversant. Adèle Haenel, qui parfois en fait trop, semble ici se résigner à jouer un ton en-dessous de son incroyable partenaire, et c'est très bien. Elle retrouve un rôle qui rappelle celui qu'elle tenait avec brio dans Les combattants, celui de la fille cash et volontaire.

Enfin, Le daim est une réussite esthétique indéniable : son camaïeu de bruns et de marrons est un délice pour les yeux, sa bande-son une friandise pour les oreilles et sa mise en scène un régal pour l'intelligence.

Court (1h17 minutes, c'est presque un moyen-métrage), mais intense.
Travel S
Travel S

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2019
J'ai découvert Quentin Dupieux, ou plutôt MR OIZO, quand j'étais enfant.
Le personnage en peluche jaune qui était très souvent présent dans ses clips, était une mes peluches, à l'époque.

C'est des années plus tard que j'ai découvert que MR OIZO était aussi le cinéaste QUENTIN DUPIEUX, avec son premier long métrage STEAK.
N'étant absolument pas fan du duo Eric et Ramzy (hors la série H), je dois dire que j'ai mis des années à tenter de voir ce film, alors que je le trouve vraiment cool, finalement. Il a une ambiance totalement absurde et prenante. Eric Judor a vraiment du style dans ce rôle.

Puis j'ai dévouvert RUBBER, qui m'a permis à commencer à comprendre comment identifier le style inimitable de Quentin Dupieux.

RUBBER est vraiment une claque de mise en scène, je trouve.

Rendre crèdible et flippant un simple pneu, c'est hyper osé mais ça marche.

J'ai adoré cette seconde réalisation !

Puis WRONG m'a ensuite totalement embarqué !
Le personnage principal est génialissime et les dialogues sont stupides et passionnants à la fois.

La scène de dialogue au téléphone avec l'employée de la pizzeria est totalement dingue, je trouve.

Dupieux a un vrai style identifiable comme le style des frères Coen, dans l'esthétique, le grain et l'écriture des personnages.
Mais surtout, tout les castings de ses oeuvres sont parfaits ! Pour la plupart américains ou canadiens, chaque acteur choisi a une vraie gueule ! Puis ses premières réalisations tournés au Canada ou aux États Unis, rendent ses oeuvres hyper différentes et décalées dans ce qui se fait en France.

Dupieux et les Coen ont deux styles qui se rapprochent assez l'un de l'autre mais qu'on différencie très facilement.

Je n'ai pas eu l'occasion de voir WRONG COPS et AU POSTE malheureusement...

Mais parlons plutôt de sa dernière oeuvre : LE DAIM. Film qui m'a totalement embarqué, une nouvelle fois, par son scénario et ses personnages.

Cette fois, beaucoup d'éléments nous font penser aux frères Coen comme l'omniprésence de l'image terne, le silence dans les scènes et la cruauté mélangés à l'humour dans certaines scène.
Mais cela reste surtout du pur Quentin Dupieux, que même les Coen ne pourraient pas refaire.

Le blouson en daim nous fait clairement penser au pneu dans RUBBER et Jean Dujardin est génial, comme à chaque fois.
Adèle Heanel est une découverte pour ma part et un vrai coup de coeur.

Le personnage Georges, campé par Dujardin est intriguant et son obsession pour les vêtements et accessoires en daim rendent ce personnage vraiment très curieux.

Il est attachant et dérangeant à la fois, comme a pu l'être Benoît Poolvoerde dans C'EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS.

Quentin Dupieux est un cinéaste où l'originalité est omniprésent dans sa création. Que ce soit dans sa carrière musicale ou dans son Cinéma, tout est original ! D'ailleurs on peut aussi parlé des B.O dans ses films, qui sont pour la plupart signées Dupieux himself et qui sont toutes superbes.

Mais son originalité est de partout. Comme par exemple l'arme utilisée dans Le Daim, qui est carrément une pale de ventilateur ! C'est hyper bien pensé.

Le choix du fameux blouson en daim est également très curieux !
Quentin Dupieux a d'ailleurs dit qu'ils n'ont jamais pu trouvé un autre blouson similaire à celui là.

Bref, Quentin Dupieux est à mes yeux, un metteur en scène français hyper doué et hyper à part en France. J'aime son style visuel, ses personnages, son utilisation du silence et de la musique.

Un génie de cinéaste français à connaître absolument comme le grand Gaspar Noé !

Merci à lui ;)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 juin 2019
Aucun intérêt. Même invité, j'ai l'impression d'avoir vraiment perdu une heure. Cet acteur prend les gens pour des imbéciles (et des tiroirs caisse). Visiblement l'oscar sert à ça donc.
jeanclown
jeanclown

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 juin 2019
Quentin Dupieux hier sur France Inter disait qu’en France il sortait trop de film ...... de qualité douteuse ... et pour ce faire il devrait exister un filtre de façon à éviter certaines sorties ...
Je pense que pour ma part .... le daim ne devrait pas passer ce filtre !
Je ne dirais pas ..... lamentable , je dirais simplement à éviter
Rien à tirer sauf peut être la réplique sur le film ... pulp fiction qui donne à réfléchir !
dlaurent67
dlaurent67

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juin 2019
Comment comprendre ces critiques favorables. Ennui, scénario nul : tout est dit dans le synopsis. À éviter absolument.
Kinopoivre
Kinopoivre

33 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2019
J’avais aimé tous les films de Quentin Dupieux depuis « Rubber ». Mais là, non, le film déçoit. Peut-être parce que, pour une fois, il a été tourné en France, alors que Dupieux, français, faisait tous ses films aux États-Unis. Peut-être aussi parce que les célèbres coqs-à-l’âne de ses films précédents ont été laissés de côté, au profit d’une seule absurdité, la passion inexplicable de Georges pour ce blouson en daim qu’il a acheté, pour une somme colossale, à un vieillard, lequel, en prime, lui a offert un camescope ayant peu servi. Peut-être, enfin, parce que les deux personnages principaux passent leur temps à expliquer ce qu’ils veulent faire – pas à le faire.

La manie de Georges n’aboutit qu’à une situation : spoiler: il tue tous les personnages qu’il croise et qui portent un blouson,
parce qu’il veut être seul dans son cas. Et comme spoiler: il a blessé un jeune garçon qui ne faisait rien de pire que le regarder, le père du garçon, qui est le patron de de son hôtel, l’abat d’un coup de fusil
.

Jean Dujardin fait le minimum, beaucoup moins que dans les deux films sur OSS 117, dont le second est passé hier soir à la télévision.

Nous n’étions que trois spectateurs dans la salle à la toute première séance parisienne)
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2019
comment une obsession au daim peur amener un homme à la folie. entrainant a sa suite une jeune femme tout aussi disjonctée. c'est énorme et interessant , le non sens abouti à une betise absolue. heureusement que le film est tres court , car déjà on s'ennuie vite . pauvre Jean qui s'enlise dans l'absurde ridicule . triste cinéma
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2019
Une comédie tordue comme le les aime signé Quentin Dupieux !! Une histoire grinçante sur un homme qui, sur une petite annonce, achète un blouson de cowboy qu'on appelle "Le daim", qui va se faire une obsession sur ce vètement en cuir. Dans un bar, il se fait passer pour un metteur en scène travaillant seul dont les autres , par mensonge, sont en Sibérie, en discutant avec une serveuse et une prostituée. La première dernièrement citée fait des montages vidéos et croit en son projet lui donnant de l'argent car il n'a plus de sous puis le poussant a aller plus loin, j'en dis pas plus. Un long métrage drole et décalé du cinéaste et scénariste Quentin Dupieux dont c'est la première oeuvre que je visionne et qu'il me tarde de creuser le reste de sa filmographie. La musique du film est copié sur un célèbre classique du cinéma me disant quelque chose mais le titre ne me revient pas. Jean Dujardin et Adèle Haenel sont remarquables dans les roles principaux. Original et barré.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juin 2019
Jean Dujardin campe ici un personnage énigmatique de prime abord mais dont on comprend bien vite qu'il va subir l'emprise d'un ennemi qui lui est aussi intime et attaché que ce blouson qui le fascine dès le premier essayage préalable à son achat : lui-même. Le thème n'est pas nouveau et il a déjà été abordé dans la littérature et les séries télévisées, il n'est pas nouveau car il est bien connu des psychologues : si l'habit ne fait pas le moine on sait fort bien qu'il y contribue, pour le meilleur comme pour le pire et ici c'est bien au pire que le spectateur est convié. Avec un vêtement évocateur de far-west et de sang versé on se doute que l'on va vite plonger en eaux troubles, et la part de sauvagerie et de folie pure va ressurgir avec ce personnage pour lequel on pense davantage à une prise en charge psychiatrique avant toute tentative de procès. Le rôle fait penser à un précédent interprété par Jean Dujardin - "I feel good" - dans un registre très différent bien sûr, mais je m'empresse d'ajouter que j'aimerais bien voir cet acteur dans d'autres registres parce-que Quentin Dupieux n'est pas Quentin Tarantino, et aussi parce-que ce film j'aurais préféré en lire l'histoire dans un petit recueil de nouvelles sur une trentaine (ou une cinquantaine allez) de pages plutôt que d'assister en tant que spectateur à une sauvagerie débridée et à une fin ratée : la justice se faisant violence à elle même. On est dans la France profonde comme on pourrait être dans un état reculé des États-Unis, une histoire qui refléte la misère de l'âme humaine sans échappatoire aucun, triste et pathétique. A renvoyer à la chronique des faits divers.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2019
On est bel et bien dans un film de Dupieux, dans la droite lignée de ses précédents films. N'en déplaise au cinéaste, si son idée de film d'horreur réaliste semble lui importer il faut avouer pourtant qu'il reste timoré sur ces paramètres. Pas grave on adore Dupieux dans son style très personnel ! Finalement, on n'est pas surpris par cette fin inattendue sur le coup mais tout à fait logique ensuite, où on savoure ce sursaut loufoque qui rappelle que le daim est aussi un animal (!). Sans être le changement significatif tel que désiré par Dupieux, "Le Daim" reste une fable absurde et étrange comme il sait les faire et on en redemande !
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 novembre 2019
Un ratage complet, comment Jean Dujardin a t'il pu se laisser convaincre de tourner dans ce navet sans queue ni tête?
Malgré son temps relativement court (77 minutes) on a l'impression que ce film (?) dure des heures tant il ne se passe rien.
Franchement il faudra qu'on m'explique l'intérêt de suivre un gugusse qui s'est acheté une veste en daim et qui depuis lors n'a qu'une obsession, être la seule personne au monde à porter une veste, quitte pour cela à mentir, et même tuer.
Impossible de s'intéresser à cette histoire sans queue ni tête, et en plus mon dieu que c'est mal filmé certains plans étant d'une laideur ahurissante.
Ne perdez pas votre temps à visionner cette chose indigeste c'est le seul conseil que je peux vous donner dans cette critique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2019
Quentin Dupieux n’a pas son pareil pour semer dans ses œuvres les graines d’un malaise qui va crescendo, d’autant que Le Daim ose enfin la noirceur d’un mal-être nourri par la solitude contemporaine et la fascination pour les images. En ce sens, le film se rapproche du premier long-métrage d’Albert Dupontel, Bernie, auquel il emprunte bon nombre de ses scènes, notamment un aiguisage d’hélice sur une route depuis une voiture en marche (c’était une pelle en 1996). On retrouve également, en guise de point de vue, un même personnage déconnecté du monde, ou plutôt absorbé par le sien, dans lequel il erre sans véritables repères, rejouant le sens à chaque rencontre et au gré des hasards. Mais l’intérêt du film réside davantage dans l’interprétation de Jean Dujardin, employé à contre-emploi, curieusement déguisé en Quentin Dupieux qui s’offre ici un dédoublement réflexif à la fois intriguant et bien pâle ; car Le Daim n’a de cesse de bramer sa dimension méta, son soin à exhiber les coutures d’un manteau en train de se fabriquer et que le réalisateur illustre avec un désordre maîtrisé comme un enfant renverse sa bouillie et la contemple depuis sa chaise haute. Le malaise de l’œuvre pourrait aussitôt se lire tel l’aveu artistique d’une lassitude devant la création, ou alors telle la preuve d’un jeu auto-mytho-biographique, un détournement de l’image de soi mise à distance par l’image d’un autre. Le souci, c’est que Dupieux franchit le seuil du non-sens pour y placer derrière sa personne, et qu’en agissant ainsi, il pense son film comme une somme de reflets entre deux miroirs tous deux orientés vers le réalisateur. De Dupieux vers Dupieux, en passant par Dupieux. Le spectateur s’en lasse. Car le spectacle, peu intrigant et vite répétitif, échoue à imposer sur ses images une empreinte : la puissance visuelle – disons imagogène, puisqu’il s’agit ici d’une œuvre qui tourne son attention vers elle-même, qui crée les images en même temps qu’elle les met en scène – de l’ensemble est assez faible, choisit le numérique pour engendrer une succession de scènes froides et lisses, reflet complaisant de nos existences 2.0 desquelles le grain a été banni.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juin 2019
Histoire loufoque , pourquoi pas , ca peut donner de tres bonne surprise mais la ce n'est pas le cas. Passe le postulat de depart , il ne se passe quasiment rien jusqu'a la fin et donc c'est le genre de film ou l'on se pose la question du pourquoi de faire un film aussi vide et creux.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse