Note moyenne
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Je suis un peu déçu par le Daim. L'idée de départ me faisait rire rien qu'à y penser. Un type et son blouson en daim qui ont un projet... pas besoin d'en dire plus, je suis au paradis... C'est tellement absurde comme concept que l'on n'a pas même pas besoin de connaître le projet du type et de son blouson pour se marrer.
Sauf que j'ai trouvé ça un peu plat. Alors qu'on s'entende bien, j'ai souri maintes fois, mais j'en aurais voulu plus. Si j'aime bien le rythme un peu lent du film, car ça permet à l'humour de s'infuser sur la durée et aux situations d'être encore plus absurde, il manque clairement un truc, un truc qui rendrait le film réellement fou, qui ferait que tout ça décolle réellement. Parce que mine de rien le film est assez redondant et c'est pas forcément ce qui est le plus drôle qui revient.
Je veux dire que j'aurais bien repris un quart d'heure de Dujardin qui parle avec son blouson en Daim de leur projet...
Le film s'arrête aussi, sans raison (Dupieux adore ça), juste parce qu'il l'a décidé et ça a un côté frustrant, marrant, mais frustrant malgré tout. Et tout ça combiné fait qu'après 1h17 de film je n'ai pas l'impression d'avoir vu grand chose, j'ai surtout l'impression d'avoir vu une ébauche pour un projet ultérieur qui sera, on l'espère, plus aboutit.
Disons que c'est juste une farce dépressive et absurde sur la crise de la quarantaine, mais qu'on aurait pu aller plus loin, qu'on aurait pu être plus ambitieux et surtout qu'on n'était pas obligé de couper le film au moment où peut-être ça allait enfin décoller.
Bref, je suis partagé, car c'est sympa, mais quand même bien vain.
Sauf que j'ai trouvé ça un peu plat. Alors qu'on s'entende bien, j'ai souri maintes fois, mais j'en aurais voulu plus. Si j'aime bien le rythme un peu lent du film, car ça permet à l'humour de s'infuser sur la durée et aux situations d'être encore plus absurde, il manque clairement un truc, un truc qui rendrait le film réellement fou, qui ferait que tout ça décolle réellement. Parce que mine de rien le film est assez redondant et c'est pas forcément ce qui est le plus drôle qui revient.
Je veux dire que j'aurais bien repris un quart d'heure de Dujardin qui parle avec son blouson en Daim de leur projet...
Le film s'arrête aussi, sans raison (Dupieux adore ça), juste parce qu'il l'a décidé et ça a un côté frustrant, marrant, mais frustrant malgré tout. Et tout ça combiné fait qu'après 1h17 de film je n'ai pas l'impression d'avoir vu grand chose, j'ai surtout l'impression d'avoir vu une ébauche pour un projet ultérieur qui sera, on l'espère, plus aboutit.
Disons que c'est juste une farce dépressive et absurde sur la crise de la quarantaine, mais qu'on aurait pu aller plus loin, qu'on aurait pu être plus ambitieux et surtout qu'on n'était pas obligé de couper le film au moment où peut-être ça allait enfin décoller.
Bref, je suis partagé, car c'est sympa, mais quand même bien vain.
Depuis Wrong, Dupieux fait partie de ces quelques réalisateurs dont j'irai toujours systématiquement voir les films, non seulement je les trouve de mieux en mieux, mais ses films me donnent envie de revoir ses premiers. Et puis c'est rassurant de voir qu'on n'est pas obligé de monter 15 plans en 10 secondes pour donner du rythme à un film.
J aime beaucoup les films de quentin dupieux (steak,rubber,au poste,réalité qui est mon prefere).
l histoire de son nouveau film est déjà très barré,
jean Dujardin quitte tout pour aller acheter chez un particulier une veste en daim,ce vêtement va être un élément centrale de l histoire.
la preuve en est,car des les premières minutes du film on voit Dujardin dans sa voiture ,en route pour aller chercher ce blouson tant convoité il allume sa radio,et la on entend la chanson si tu n existait pas une preuve que sans ce bout de tissu le personnage n a plus d épaisseur et il va peu à peu disparaître en laissant ce vêtement prendre le dessus,et va lui faire commettre des actes horribles.
d ailleurs on se posera la question tout au long du film si on est en face de la folie d un homme atteignant son paroxysme ou si le blouson a des pouvoirs maléfique.
et c est pour la patte géniale de dupieux ou la réalité,l absurde et le fantastique s entremêle sans nous donner des réponse tout du moins laisse le spectateur donner une interprétation personnel.
en conclusion je recommande le film aux adeptes du cinéaste ou les spectateurs qui veulent le découvrir même si je leur conseillerai de voir réalité en premier lieu.
l histoire de son nouveau film est déjà très barré,
jean Dujardin quitte tout pour aller acheter chez un particulier une veste en daim,ce vêtement va être un élément centrale de l histoire.
la preuve en est,car des les premières minutes du film on voit Dujardin dans sa voiture ,en route pour aller chercher ce blouson tant convoité il allume sa radio,et la on entend la chanson si tu n existait pas une preuve que sans ce bout de tissu le personnage n a plus d épaisseur et il va peu à peu disparaître en laissant ce vêtement prendre le dessus,et va lui faire commettre des actes horribles.
d ailleurs on se posera la question tout au long du film si on est en face de la folie d un homme atteignant son paroxysme ou si le blouson a des pouvoirs maléfique.
et c est pour la patte géniale de dupieux ou la réalité,l absurde et le fantastique s entremêle sans nous donner des réponse tout du moins laisse le spectateur donner une interprétation personnel.
en conclusion je recommande le film aux adeptes du cinéaste ou les spectateurs qui veulent le découvrir même si je leur conseillerai de voir réalité en premier lieu.
A part pour la toujours épatante Adèle Haenel, "Le daim" ne mérite pas le déplacement. Dujardin, laissé seul avec son blouson, a les pires difficultés à exister, le dialogue entre les deux étant d'une navrante platitude. On peut faire du grand cinéma en faisant fi du réalisme, en poussant l'absurde au bout du bout, les Monty Python l'ont prouvé et bien d'autres depuis ; encore faut-il posséder un univers un tant soit peu original et une esthétique acceptable. On pratique ici la misanthropie la plus bêtasse au service d'une cinématographie d'une rare laideur. Cela fait beaucoup et le film a en revanche toutes ses chances aux prochains Gérards du ciné.
Difficile d'en parler, tant l'objet cinématographique est étrange. Le scénario est en grande partie la cause de cette perplexité, mi-absurde (faut-il y voir du Beckett ?) mi-fantastique, avec une bonne dose d'humour noir. La fin est quelque peu insatisfaisante, comme la longueur relativement brève du film. Mais les acteurs sont excellents et la réalisation très maîtrisée.
On reconnaît la "patte" de Quentin Dupieux, mais beaucoup d'éléments semblent repris de ses réalisations précédenteq, donnant une sensation de manque d'innovation. Il n'empêche qu'il réussi toujours à rendre plus humain des personnages toujours plus loufoques ou incongrus que les acteurs eux-mêmes. Ce n'est probablement pas le meilleur de sa filmographie, mais cela reste un bon moment aux amateurs de l'absurde.
Un conte de la folie pas ordinaire.
Ceux qui ont côtoyé la schizophrénie frémiront au vu de la prise de contrôle du conscient par un inconscient morbide et dévastateur.
On dit que le public de Cannes rit aux larmes en voyant cet opus glacé, clinique et grinçant. Moi pas.
Comment une vie bascule-t-elle dans la folie ?
Comment les objets de notre quotidien prennent-ils le contrôle de nos vies ?
Comment la solitude extrême sape-t-elle une personnalité ?
Sur un mode apparemment badin ce film vous accule dans les derniers retranchements de la raison, de la solitude, de la détresse.
Jean Dujardin est glaçant de détermination absurde, de détresse déniée, de violence détachée...
Le personnage de la jeune cinéaste n'est pas moins angoissant, aveuglée qu'elle est par la poursuite jusqu'à la mort d'objectifs égoïstes et ineptes.
Sidérant.
Ceux qui ont côtoyé la schizophrénie frémiront au vu de la prise de contrôle du conscient par un inconscient morbide et dévastateur.
On dit que le public de Cannes rit aux larmes en voyant cet opus glacé, clinique et grinçant. Moi pas.
Comment une vie bascule-t-elle dans la folie ?
Comment les objets de notre quotidien prennent-ils le contrôle de nos vies ?
Comment la solitude extrême sape-t-elle une personnalité ?
Sur un mode apparemment badin ce film vous accule dans les derniers retranchements de la raison, de la solitude, de la détresse.
Jean Dujardin est glaçant de détermination absurde, de détresse déniée, de violence détachée...
Le personnage de la jeune cinéaste n'est pas moins angoissant, aveuglée qu'elle est par la poursuite jusqu'à la mort d'objectifs égoïstes et ineptes.
Sidérant.
Amis des bêtes, vous ne verrez pas (ou si marginalement..) ces charmants cervidés ("Le Daim", pourtant..) dans le nouvel opus Dupieux, mais un héros à très nette araignée au plafond !
"Georges", milieu de quarantaine fatigué, est en rupture. D'un peu tout : conjugalité, sociabilité, employabilité..... Il pille le compte commun, et part acheter (sur petite annonce) un blouson moche et démodé (avec franges), trop petit pour lui, et au prix de la haute-couture. Son vendeur, ayant sans doute un peu honte d'avoir estampé ce naïf, lui donne, en "geste commercial", en bonus, un caméscope. S'arrêtant dans une petite station pyrénéenne plutôt sinistre (on est hors saison), Georges parfait sa cristallisation "100 % daim", en accessoirisant l'objet de sa dévotion, et en mettant en scène le très exclusif objet de sa flamme. Allegro, crescendo... Sforzando... Jean Dujardin en fétichiste spoiler: (glissant en accéléré de la monomanie gentille à la psychose délirante)
sait convaincre ! Un rôle dérangeant qui lui va finalement comme un gant (en daim, bien sûr).
L'univers polémique de QD s'enrichit là d'un nouveau fleuron.... mais Dupieux, justement, on aime, ou on déteste.
Pour une fois rejoignant la critique bobo.... je me compte décidément au nombre de ses thuriféraires : inclassable, et délectable.
"Georges", milieu de quarantaine fatigué, est en rupture. D'un peu tout : conjugalité, sociabilité, employabilité..... Il pille le compte commun, et part acheter (sur petite annonce) un blouson moche et démodé (avec franges), trop petit pour lui, et au prix de la haute-couture. Son vendeur, ayant sans doute un peu honte d'avoir estampé ce naïf, lui donne, en "geste commercial", en bonus, un caméscope. S'arrêtant dans une petite station pyrénéenne plutôt sinistre (on est hors saison), Georges parfait sa cristallisation "100 % daim", en accessoirisant l'objet de sa dévotion, et en mettant en scène le très exclusif objet de sa flamme. Allegro, crescendo... Sforzando... Jean Dujardin en fétichiste spoiler: (glissant en accéléré de la monomanie gentille à la psychose délirante)
sait convaincre ! Un rôle dérangeant qui lui va finalement comme un gant (en daim, bien sûr).
L'univers polémique de QD s'enrichit là d'un nouveau fleuron.... mais Dupieux, justement, on aime, ou on déteste.
Pour une fois rejoignant la critique bobo.... je me compte décidément au nombre de ses thuriféraires : inclassable, et délectable.
D'un ennui mortel je suis sortie avant la fin malgré la prestation de Jean Dujardin
Le sujet du film était à la base originale
Le sujet du film était à la base originale
Bon j'ai du louper un truc. J'ai trouvé ça long et glauque. Autant la bande annonce est géniale, mais une bande annonce étirée sur une heure de temps, c'est ennuyeux, ça sonne même souvent creux, de nombreuses scènes étant sans intérêt.
un léger malaise subsiste une fois la salle quittée;
Il faut tout de même noté le bon jeu des acteurs.
Pas ma tasse de thé
un léger malaise subsiste une fois la salle quittée;
Il faut tout de même noté le bon jeu des acteurs.
Pas ma tasse de thé
200% Dujardaim
Un blouson, sa vie, son oeuvre, dinguement incarné par un Dujardin et une Haenel au sommet de leur art absurde !
Un blouson, sa vie, son oeuvre, dinguement incarné par un Dujardin et une Haenel au sommet de leur art absurde !
Au contraire de ses deux précédents films, Quentin Dupieux signe un film sec, linéaire, entièrement lisible. L'absurde ne vient pas se mêler dans quelques zones temporelles troubles ou dans une réflexion méta mais se concentre uniquement dans l'obsession maladive de son personnage principal : Georges, incarné par un Jean Dujardin aussi hilarant qu'inquiétant. La folie de Georges ne réside pas seulement dans l'idée d'acheter un blouson 100 % daim mais de prêter une voix à ce dernier jusqu'à imaginer des dialogues schizophréniques hallucinants, donnant en quelque sorte au vêtement une âme qui lui demande d'exterminer tous les autres blousons au monde. À ce bloc d’irrationalité s'enfermant dans ses mensonges – le personnage se disant même cinéaste – s'oppose Denise (Adèle Haenel surprenante) : jeune serveuse cinéphile, elle feint de croire Georges et noue avec lui une complicité étrange, non dépourvue de tendresse mais encore moins de naïveté. Toutefois, le mélange réussi entre comédie et dépression se dilue dans un dernier tiers décevant, tout entier voué à un slasher mécanique qui ne peut déboucher que sur une conclusion sans surprises. Beau film sur la solitude, "Le daim" est porté par un acteur qui prouve que sa palette de jeu est bien plus large que ce que certains laissent entendre mais se perd quelque peu dans sa partie horrifique.
Je remarque que des critiques de type "thèse amateur de cinéma" tendent a fabriquer du contenu, du sens, du style à des films qui en manquent cruellement. C'est le cas du Daim dont les commentaires oscillent entre thèse 5 étoiles et quelques lignes déçues. Je suis cinephile. Et quand je vais voir un film, ce n'est pas pour faire une thèse, c'est pour avoir du plaisir. Ici, le début du film était très prometteur. Mais rapidement, l(e manque d') histoire va virer au vide absolu. Rien à dire de Jean Dujardin qui a l'air de s'ennuyer, ni d'Adèle Haenel qui semble jouer dans un autre film (un polard? un film d'action). Le gore rajouté semble-t-il faute de mieux, ne rattrape rien. Au bout d'une demi-heure heure j'ai commencé à me demander si je devais sortir. Rare chez moi.
Pioooou, et ben, très bonne surprise. J'ai pas l'habitude de voir ce genre de films (en témoigne ma photo de profil) mais là, ouep, j'ai bien aimé.
Pour commencer, l'histoire, c'est totalement n'importe nawak, après fallait s'y attendre quand on lit le synopsis. Attention, n'importe nawak ne veux pas dire nul, au contraire c'est tellement illogique, ça n'a tellement aucun sens que ça en devient bon. Au début, je me suis dit que ce genre de personnes peut exister mais après plus les scènes s'enchaînent plus je me suis dit que c'était improbable. Et puis la fin...j'étais pas prêt, ça arrive tellement rapidement. Au moins, on ne peut pas lui reprocher un scénario prévisible.
L'humour, alors ça ne plaira pas à tout le monde mais moi, j'ai beaucoup ri. Que ce soit par la réaction de Georges lorsqu'il voit une pièce en daim, quand il parle de son manteau aux autres mais le meilleur reste le moment où spoiler: il demande à Denise d'enlever son manteau
. On peut aussi noter le même humour que spoiler: l'on ressent dans les films d'horreur (j'ai pas le terme exact), vous savez, c'est tellement violent que ça en devient drôle (je pense au moment où il utilise la manière très forte pour éliminer les manteaux)
. Ce moment est tellement inattendu et s'écarte du genre (un genre qui au fil du film, traverse la comédie, le thriller, le road-movie et donc, spoiler: le slasher
) posé dès le début que c'est marrant (pour moi).
Les acteurs, ça y est, c'est bon, je pense que Jean Dujardin n'a plus rien à prouver, tout en sachant qu'il joue dans un film complètement absurde, il arrive à garder son sérieux et à interpréter un personnage schizophrène-obsédé à merveille. Un des meilleurs acteurs français actuel sans hésitation. Adèle Haenel que je ne connaissais pas, m'a fait bonne impression et réussi à se faire remarquer malgré le monstre qu'est Dujardin. D'ailleurs, les interactions entre les deux marchent beaucoup et sont pour la plupart marrantes.
Les personnages, bon y'en a que deux principaux à savoir Georges et Denise. J'ai l'impression que l'évolution du personnage de Georges se fait à travers l’acquisition d'une nouvelle pièce en daim. A chaque nouvelle pièce, il devient de plus en plus fou et de plus en plus obsédé par son ensemble en daim. Le personnage de Denise, lui évolue grâce à Georges (à mon avis, ça reste MON interprétation), c'est-à-dire que sans lui, pas de boulot, pas d'objectif, pas de réussite. En fait non, y'a un troisième personnage, la veste/blouson, très personnifié grâce de un à la schizophrénie de Georges et de deux, à la mise en scène comme le champ contre champ faisant passer le manteau comme un personnage vivant, qui a un dialogue avec Georges.
Ca a déjà été évoqué par beaucoup de personnes, Quentin Dupieux à travers Georges (pas par le côté obsession mais le côté cinéaste; enfin j'espère). Un mec tout seul qui essaie de réaliser des films (bon il est pas tout seul mais il a une petite équipe, le générique dure 2-3 min) et je pense que ce qu'a dit Quentin au conducteur du tractopelle a du être à peu près la même chose que ce qu'a dit Georges, pareil avec ceux qui déposent les manteaux dans le coffre. Aussi, au moment où Adèle demande des images pour un teaser, que voit-on 5 minutes plus tard ? Oui, une image du trailer.
Voilà, mon premier Dupieux, un genre de films que je n'ai pas l'habitude de voir mais une très bonne surprise que je vous conseille si le cinéma français original vous intéresse un minimum. 4/5.
Pour commencer, l'histoire, c'est totalement n'importe nawak, après fallait s'y attendre quand on lit le synopsis. Attention, n'importe nawak ne veux pas dire nul, au contraire c'est tellement illogique, ça n'a tellement aucun sens que ça en devient bon. Au début, je me suis dit que ce genre de personnes peut exister mais après plus les scènes s'enchaînent plus je me suis dit que c'était improbable. Et puis la fin...j'étais pas prêt, ça arrive tellement rapidement. Au moins, on ne peut pas lui reprocher un scénario prévisible.
L'humour, alors ça ne plaira pas à tout le monde mais moi, j'ai beaucoup ri. Que ce soit par la réaction de Georges lorsqu'il voit une pièce en daim, quand il parle de son manteau aux autres mais le meilleur reste le moment où spoiler: il demande à Denise d'enlever son manteau
. On peut aussi noter le même humour que spoiler: l'on ressent dans les films d'horreur (j'ai pas le terme exact), vous savez, c'est tellement violent que ça en devient drôle (je pense au moment où il utilise la manière très forte pour éliminer les manteaux)
. Ce moment est tellement inattendu et s'écarte du genre (un genre qui au fil du film, traverse la comédie, le thriller, le road-movie et donc, spoiler: le slasher
) posé dès le début que c'est marrant (pour moi).
Les acteurs, ça y est, c'est bon, je pense que Jean Dujardin n'a plus rien à prouver, tout en sachant qu'il joue dans un film complètement absurde, il arrive à garder son sérieux et à interpréter un personnage schizophrène-obsédé à merveille. Un des meilleurs acteurs français actuel sans hésitation. Adèle Haenel que je ne connaissais pas, m'a fait bonne impression et réussi à se faire remarquer malgré le monstre qu'est Dujardin. D'ailleurs, les interactions entre les deux marchent beaucoup et sont pour la plupart marrantes.
Les personnages, bon y'en a que deux principaux à savoir Georges et Denise. J'ai l'impression que l'évolution du personnage de Georges se fait à travers l’acquisition d'une nouvelle pièce en daim. A chaque nouvelle pièce, il devient de plus en plus fou et de plus en plus obsédé par son ensemble en daim. Le personnage de Denise, lui évolue grâce à Georges (à mon avis, ça reste MON interprétation), c'est-à-dire que sans lui, pas de boulot, pas d'objectif, pas de réussite. En fait non, y'a un troisième personnage, la veste/blouson, très personnifié grâce de un à la schizophrénie de Georges et de deux, à la mise en scène comme le champ contre champ faisant passer le manteau comme un personnage vivant, qui a un dialogue avec Georges.
Ca a déjà été évoqué par beaucoup de personnes, Quentin Dupieux à travers Georges (pas par le côté obsession mais le côté cinéaste; enfin j'espère). Un mec tout seul qui essaie de réaliser des films (bon il est pas tout seul mais il a une petite équipe, le générique dure 2-3 min) et je pense que ce qu'a dit Quentin au conducteur du tractopelle a du être à peu près la même chose que ce qu'a dit Georges, pareil avec ceux qui déposent les manteaux dans le coffre. Aussi, au moment où Adèle demande des images pour un teaser, que voit-on 5 minutes plus tard ? Oui, une image du trailer.
Voilà, mon premier Dupieux, un genre de films que je n'ai pas l'habitude de voir mais une très bonne surprise que je vous conseille si le cinéma français original vous intéresse un minimum. 4/5.
C'est un bon film, l'acteur et l'actrice y jouent brillamment. Dupieux carbure en plein régime. Ce film visuellement pastel est décalé et n'est pas sans intérêt. Après AU Poste! hilarent, ici on rit moins mais on a le droit d'un petit suspens. À voir !
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